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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 19:50
Vendredi 15 août 2014, Fête de l’Assomption de Marie, par Frère Aloïs de Taizé

« Nous célébrons aujourd’hui une belle fête. Déjà hier soir, pendant l’eucharistie, nous avons remercié Dieu pour Marie, la mère de Jésus. Elle est la première à avoir dit oui à la venue du Christ.

Marie nous aide à comprendre l’humilité de Dieu. Que Dieu ait choisi une jeune fille de Nazareth pour devenir la mère de Jésus, c’est merveilleux ! Et dans cette jeune fille, quel dynamisme, quelle confiance ! Elle a cru que pour Dieu rien n’était impossible. Pourtant personne dans son entourage ne s’est rendu compte que quelque chose d’inouï se passait.

Ici dans l’église, près de l’icône de la Vierge brille une lampe. Des jeunes de Palestine, le pays où Jésus est né, nous l’ont apportée il y a bien des années. Cette petite flamme soutient notre prière pour la paix au Moyen Orient, et ce soir spécialement pour le peuple d’Égypte où ces derniers jours des violences ont repris.

Oui, la grandeur de Dieu s’est montrée quand il s’est fait tout petit pour venir parmi nous. Dieu ne s’est pas imposé, il a attendu le oui libre de Marie. La suite de l’histoire a été parfois douloureuse pour elle. Mais elle a fait confiance, même quand l’incompréhensible souffrance de la croix a semblé contredire définitivement son espoir.

Frère Roger disait de Marie : elle a accueilli son fils, elle l’a porté en elle, puis elle ne l’a pas gardé pour elle, mais elle l’a donné au monde. Frère Roger y voyait une image de ce que nous devons vivre comme communauté par rapport aux jeunes qui viennent sur la colline.

Nous voulons vous accueillir, vous accompagner un moment, puis non pas vous garder fixés sur Taizé, mais vous suggérer de repartir dans le monde, là où vous vivez. Dieu est avec vous, il vous attend à la maison, dans votre vie quotidienne.

Cela suppose que vous cherchiez un appui dans votre communauté locale, et nous voudrions vous y encourager. Que dans vos groupes d’amis vous vous portiez mutuellement ! Que vous échangiez sur vos joies et vos difficultés, que vous vous aidiez mutuellement à vivre la confiance en Dieu ! »

Frère Aloïs de Taizé

Jeudi 15 août 2013

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 21:46
Mercredi 6 août, Fête de  la Transfiguration

Dans les Évangiles, la Transfiguration se situe après la multiplication des pains, au moment où les disciples, Pierre en particulier, reconnaissent en lui le Messie. Jésus a déjà annoncé une fois qu'il doit mourir et ressusciter 3 jours après, et qu'il doit se rendre à Jérusalem. Il l'annoncera encore deux fois après sa Transfiguration. Il semble que ce soit au cours de la fête des tentes que cet épisode se déroule.

Jésus, rendu sur une montagne avec ses disciples Pierre, Jacques et Jean, se trouve métamorphosé : l'aspect de son visage change et ses vêtements deviennent d'une blancheur éclatante. Cette description rappelle celle de la descente de Moïse du mont Sinaï (La peau de son visage rayonnait Ex 34. 29-30) et celle qui est faite, dans les textes apocalyptiques, des anges envoyés du Seigneur.

Aux côtés de Jésus se tiennent deux grandes figures bibliques : Élie et Moïse.

Léon Le Grand dit que par ce passage, Jésus révèle la bonté du Père qui a donné la vie éternelle et à son Fils, et à tout humain. Le docteur de l'Église cite saint Matthieu : « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Mt 13. 43), et, saint Jean : « car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jn 1. 17). L'Ancien et le Nouveau Testament trouvent là leur concordance, tout comme l'ancienne et la nouvelle Alliance. Une espérance nouvelle et divine est ainsi créée1.

Benoît XVI dans son homélie du 4 mars 2012 confirme que cette transfiguration est le signe de la résurrection. Il écrit : « Saint Augustin résume ce mystère en utilisant cette très belle expression, il dit : "Ce qu’est ce soleil pour les yeux de la chair, Jésus l’est pour les yeux du cœur" (Sermons 78, 2 : pl 38, 490) »2.

Le lieu de la Transfiguration

Le lieu traditionnel de la transfiguration est le mont Thabor près du lac de Tibériade. Certains exégètes situent l'événement au Mont Hermon, puisque les épisodes évangéliques qui l'encadrent se situent dans cette région. Le mont Thabor aurait été choisi à l'époque byzantine pour sa proximité avec Nazareth et le lac de Tibériade. Selon les maronites, la Transfiguration aurait eu lieu dans la région de Bcharré, sur le Mont-Liban.

La fête de la Transfiguration

Elle a lieu dans toutes les Églises le 6 août. Une corrélation est possible avec la fête juive du 15 Av, qui a lieu au même mois et comporte certaines ressemblances3.

L'Église catholique fête la Transfiguration le 6 août mais cette fête peut être avancée ou reculée au dimanche le plus proche. Les Églises d'Orient ont les premières célébré cette solennité, qui devint une grande fête universelle en Occident après lavictoire de Belgrade en 1456 où l'avancée turque fut stoppée pour 70 ans4.

L'Église orthodoxe fête elle aussi la Transfiguration le 6 août. Pour les Églises qui utilisent le calendrier julien, elle tombe actuellement le 19 août du calendrier grégorien. C'est une grande fête où l'on jeûne bien que située avant la période de jeûne de la Mère de Dieu du 14 août au 28 août.

Dans l'Église d'Éthiopie, la fête est appelée Buhe. Elle est célébrée avec éclat le 6 août selon le calendrier julien.

Dans l’Église arménienne, la fête de la Transfiguration est fêtée dans le mois de juillet (le 7 pour 2013) en correspondance avec l'ancienne fête païenne de Vartavar.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:00
Fête de Saint Pierre et Saint Paul – 29 juin 2014

Actes 12, 1-11 ; Psaume 33 ; 2 Timothée 4, 6-18 ; Matthieu 16, 13-19

Pierre n’est pas seulement un porteur de clés, il n’est pas seulement un concierge de paradis, il est d’abord un homme clé. Il est lui-même une clé. Dans la première lecture, il a même vu des portes s’ouvrir toutes seules devant lui, sans avoir à sortir un trousseau : l’ange et lui, « franchirent un premier poste de garde, puis un second, et parvinrent à la porte de fer qui donne sur la ville. D’elle-même, elle s’ouvrit devant eux ». Dans l’Évangile, il va recevoir les Clés du Royaume. Pourquoi lui ? Sans doute parce qu’il est celui qui a su voir plus que le visible en Jésus. Les autres ont cherché des réponses dans le passé. Ils ont fait de l’étiquetage. Qui est le Fils de l’homme ? C’est Jean-Baptiste ou bien Elie, ou bien Jérémie. Ils ont fait de l’étiquetage, du classement. Et quand une affaire est classée ! Lui, Pierre, voit le présent et l’avenir. Il voit l’invisible, le possible, le mystère de la personne. Il a le regard du respect, celui qui envisage au lieu de dévisager. Beaucoup veulent voir pour croire. Ici, c’est parce qu’il croit que Pierre voit plus loin. “Heureux es-tu” de voir l’invisible, dit Jésus. Avec des gars comme toi, l’Eglise ne craint rien.

Pas besoin de s’appeler Pierre pour être capable de ce regard ? Je repense à ce garçon de la campagne qui commençait l’école au temps où on labourait avec les bœufs ou les chevaux. Le petit fut longtemps seul dans son coin, ne disant pas un mot, jusqu’au moment où quelqu’un se mit à croire qu’il y avait en lui du possible à rejoindre. Après plusieurs essais, ce fut la bonne question : “Ton papa, il a un tracteur ?” Tilt. Le visage s’éclaire. Le mot clé a été trouvé. Le voilà reconnu. Il peut alors rencontrer, ouvrir un peu de son mystère. Je me souviens aussi cette famille où il y avait une grande fille handicapée. Un voisin racontait : “On n’osait pas aller chez vous.” Il n’avait pas trouvé la clé pour y aller. “Et puis on a compris ce que c’était pour vous que la vie avec tous vos enfants.” En fait, le plus souvent, la clé c’est quelqu’un : “J’était seule. Cécile m’a introduite dans un club. Maintenant, j’ai d’autre amis et je vis mieux.” Ils avaient été une clé les uns pour les autres. Tous on a vocation à être des clés, c’est à dire des médiateurs de la confiance et du respect.

Pierre croit. Il a confiance. Alors il devient celui contre qui la mort ne pourra rien. Il a les clés de la rencontre avec Jésus qui lui donne un nouveau nom et lui confie l’Eglise : “Tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon Église ; et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle.” Son nouveau nom est très étonnant : la pierre, le rocher, c’est le nom que le peuple hébreu réservait à Dieu et aussi un des titres qu’on réservera au Messie, la pierre angulaire, rejetée par les hommes, mais choisie par Dieu. En lui confiant l’Eglise Jésus laisse clairement entendre qu’elle sera le rassemblement de gens contre qui la mort elle-même ne peut rien.

Aujourd’hui, c’est la fête de Pierre mais aussi celle de Paul, deux hommes aussi différents qu’on peut l’être. Tout semblait même les opposer :

- Pierre est un simple pêcheur, généreux et simple. Paul un intellectuel, passionné et audacieux.

- Pierre est rural. Paul citadin, citoyen romain de naissance.

- Pierre est un poltron qui se soigne. Paul un orgueilleux qui se corrige.

- Pierre est marié. Paul est célibataire ou peut-être séparé de sa femme.

- Leurs routes se croisent peu : Pierre est à Jérusalem et à Rome ; Paul parcourt en tout sens le nord-est du bassin méditerranéen. Leurs rencontres sont rares et à chaque fois ils sont en conflit.

- Pierre s’est spontanément porté vers les juifs devenus chrétiens et a organisé les premières communautés. Paul, lui, est devenu “par ordre du Seigneur” évangélisateur des païens. Tous les deux ont un grand amour pour le Christ. Pierre grandira, avec des hésitations et même un reniement, avant de craquer totalement : “Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime” (Jean 21, 17). Paul sera retourné sur son fameux chemin de Damas. Tous deux ont eu un regard qui voit l’invisible. Tous deux ont été de ceux qui osent, comme l’écrivait Luc Stein : “Il est grand temps de se rendre compte que le Royaume de Dieu est donné à ceux qui osent faire de chaque jour un nouveau temps de semailles, à ceux qui osent croire que l’amour est le seul défi qui en vaille vraiment la peine…”

Au fait, les professionnels du bâtiment, quand il parlent des fenêtres et aussi des portes, il disent : les ouvertures. Et si nos clés étaient des clés, non pas de portes, mais d’ouvertures !

Robert TIREAU, Prêtre du Diocèse de Rennes

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 06:15
16 juin, fête de Jean-François Régis, Apôtre des Ardéchois

Saint Jean-François Régis 1597-1640 Apôtre du Vivarais et du Velay

Jean-François Régis est né à Fontcouverte dans l'Aude près de Narbonne, le 31 janvier 1597, dans une famille de nobles ruraux assez aisés et profondément chrétiens. Il commence des études au Collège des Jésuites de Béziers. Il est apprécié pour son travail et son esprit de bonne camaraderie. Il devient membre de la Congrégation de la Sainte Vierge.

Jean-François Régis entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Toulouse en décembre 1616. Après ses premiers vœux en 1618, il poursuit la longue formation des Jésuites, coupée par des périodes où il se rend à Cahors, à Tournon (de 1622 à 1625), au Puy et à Auch. En 1624, les Jésuites du Collège de Tournon envoyèrent deux religieux pour aider le curé d'Andance. Le plus jeune qui était alors encore élève, se nommait Jean-François Régis. Andance fut donc le lieu de sa première Mission. En souvenir, la Confrérie du Saint Sacrement créée par Jean-François Régis fit édifier un porche de quatre colonnes où figure la statue du Saint, devant la porte de l'église.

Ses études théologiques terminées à Toulouse il est ordonné prêtre en mai 1630.

Après les sanglantes guerres de religion, c'est l'époque de la Contre-réforme: les évêques envoient à travers leurs diocèses des "missionnaires" chargés moins de convertir les Protestants irréductibles que de ranimer la foi catholique dans les campagnes mise à mal par les calvinistes. Humble et chaleureux, il gagna rapidement les cœurs des habitants.

En 1632, il est envoyé à Montpellier comme missionnaire, il y prêche beaucoup et s'occupe des pauvres, il se rend à Sommières et aux environs. En 1634, il est mis à disposition de l'évêque de Viviers, Monseigneur de la Baume de Suze, dans la visite de son diocèse. Il va de village en village, préparant la venue de l'évêque. C'est dans les rudes montagnes des Boutières qu'il montre particulièrement ses qualités de missionnaire "vivant à l'évangélique".

Jean-François Régis, par son humilité et sa flamme, sa grande bonté et sa parole, sait gagner le coeur des populations simples et farouches des Boutières et des hauts plateaux du Vivarais et du Velay. Jean-François Régis remporta un immense succès, sans doute parce qu'il parlait et comprenait, en tant que languedocien, la langue de ses auditeurs.

……

Pendant quatre hivers, François Régis visite de nombreux villages des montagnes du Vivarais et du Velay. Il fait la route à pied, loge chez les paysans, prêche dans les églises et à la croisée des chemins. Il est attentif aux besoins spirituels et matériels de tous. On l'appelait le "Saint Père".

Il meurt d’épuisement, de froid et des suites d’une pleurésie alors qu’il se donnait totalement à sa mission à La Louvesc le 31 décembre 1640. Il allait avoir 44 ans.

L'église mit le Père Jean-François Régis au rang des Bienheureux en 1716 et au rang des Saints (canonisé) en 1737. Il est le saint patron des Jésuites de la Province de France.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 20:12
La Pentecôte : Babylone à l’envers !

Actes des Apôtres 2,1-11

« Quand arriva la Pentecôte... ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors, ils furent tous remplis de l'Esprit saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Egypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »

L'heure est venue. » Jésus a disparu. Ses disciples les plus proches se sont enfermés dans un espace clos. Que vont-ils faire maintenant? Vivre de nostalgie ou de regret ? Se replier sur eux-mêmes et se protéger ? Retourner à leur point de départ? Mais quelque chose advient. Le mythe de la Pentecôte raconte qu'il y eut un grand bruit, comme un violent souffle. La communication interne au groupe est donc troublée : les disciples ne peuvent plus s'entendre entre eux. Il leur faut inventer un nouveau mode de communication.

Là où entre l'Esprit, les cénacles fermés deviennent inhabitables. Il est la surprise de Dieu, le trouble-fête qui met en mouvement et suscite un départ. Il est le passe-muraille des bastions les plus verrouillés. Les disciples sortent et se mettent à parler en une variété de langues. La rumeur concernant Jésus va devenir multiculturelle, pluriethnique, multiraciale. Luc, l'auteur des Actes, concentre deux dimensions de cette dilatation. La première est qu'elle se passe à Jérusalem : c'est honorer l'indépassable origine juive de l'Eglise. La seconde est l'émergence d'un peuple polyglotte et fourre-tout, ouvert à toutes les contrées et à tous les individus. Un corps social, un peu à l'image du cœur de Dieu, en qui coexistent plusieurs demeures.

La Pentecôte inverse Babel. Elle inaugure un peuple sans frontière, porteur de l'utopie de la communauté rare, là où l'on se parle dans l'estime. Habiter et aimer la diversité humaine. Eh bien ! Que souffle cet Esprit. Qu'il habite la polyphonie humaine. Qu'il soit le trait d'union de nos langages, de nos cris de colère et de révolte, de nos chansons d'espoir et de liberté, de nos aveux d'amour, de nos rires de joie, des délires des fous, des poèmes de nos beaux jours et de ceux de nos tristesses, des musiques et des danses de toutes les fêtes.

Merveilleuse la terre qui s'orchestre en une symphonie de langues. Vue à partir de cet horizon, l'Église apparaît comme pouvant faire savourer l'avant-goût d'une humanité réconciliée avec ses différences. Etrange identité chrétienne : bariolée, comme revêtue d'un manteau d'arlequin, sans cesse mouvante et instable, car ouverte sur l'autre.

Elle se construit de la dynamique de la communication. Elle s'essouffle et s'étiole quand elle se protège de ceux qui sont au loin. Peut-être est-elle en mesure de déchiffrer le message spirituel qui est dans l'air de notre époque et qui nous annonce que nous devons changer notre manière de vivre et de penser, de telle sorte que la coexistence des diversités avec une humanité désormais globale soit possible ? Car nous vivons une période où l'universalité devient partout concrète. En chaque espace, l'étranger est là, devenu notre voisin. Il nous faut donc trouver les moyens d'une coexistence qui est inédite à l'échelle de l'histoire. Des nations cherchent à construire des murs. Mais elles n'empêcheront pas l'inexorable mouvance des peuples qui les conduit à se mêler et à partager le monde désormais commun.

Jean-Yves BAZIOU

Témoignage Chrétien N°3590 DU 5 JUIN 2014 page 4

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 19:41
Bonne Fête de Pentecôte, dimanche 8 juin 2014

Le jour de la Pentecôte, l'Esprit saint remplit les disciples d'une force intérieure nouvelle. Ces hommes qui, il y a seulement quelques semaines, se terraient toutes portes closes, par peur, les voici debout, témoignant publiquement devant tout Jérusalem que Jésus est ressuscité. Leurs peurs ont disparu, balayées par le Souffle de Dieu.
Nous sommes souvent enfermés dans nos peurs : peur de l'autre, de la différence, de l'échec, peur d'être critiqué, peur de notre propre faiblesse. Nous manquons de confiance en nous et nous laissons envahir par la tristesse et la dépression, ou cherchons à prouver avec agressivité que nous avons raison. Nous voulons réussir et être reconnus. Ces peurs et ces désirs, ancrés dans la fragilité et les blessures de notre être, nous empêchent d'accueillir nos difficultés dans la vie relationnelle. Souvent, nous avons une image négative de nous-mêmes et nous cachons notre pauvreté, de peur qu'elle ne soit révélée au grand jour. Jésus nous promet le Paraclet, " celui qui répond au cri ". Il ne nous donne pas l'Esprit parce que nous sommes bien formés théologiquement et spirituellement, forts et capables d'assumer des responsabilités, ou parce que nous sommes naturellement sympathiques, prêts à répondre aux besoins des autres. Le Souffle de Dieu nous est donné parce qu'il y a un décalage entre ce que nous sommes capables d'être et de faire par nous-mêmes, et ce que nous sommes appelés à être, à faire et à vivre. L'Esprit vient dans notre manque, dans notre fragilité, dans notre faiblesse, en réponse à notre prière.
C'est la réponse de Jésus au cri de Paul qui le suppliait de retirer l'écharde de sa chair : " Ma grâce te suffit. Ma force se déploie dans la faiblesse " (2 Co 12, 9). Quelle était cette écharde ? Personnellement, je crois que Paul souffrait de violentes colères, comme la dispute avec Barnabé à propos de Marc (Actes 15, 36). Ces colères, sûrement nées d'une angoisse, étaient la faiblesse de Paul, face à laquelle il savait son besoin de la force et de la tendresse de l'Esprit Saint pour ne pas succomber à la tristesse, la dépression, le manque de confiance en soi.
Dans nos communautés de l'Arche et de Foi et Lumière, nous sommes constamment confrontés à la faiblesse. Les personnes que nous accueillons sont dépendantes ; certaines se déplacent difficilement, ont peu ou pas de mots pour exprimer ce qu'elles ressentent ; certaines ont souffert du rejet et du mépris subis du fait de leur handicap. Cette souffrance a fait naître en elles une colère ou une forme de dépression. Toutes ont besoin d'un soutien, d'une présence, d'une communauté.
Leur cri pour une relation chaleureuse de confiance et d'écoute ouvre le cœur de ceux qui partagent leur vie. Leur faiblesse éveille les cœurs. Il ne s'agit pas d'abord de faire quelque chose " pour " elles, mais d'entrer dans une relation de cœur à cœur " avec " elles. Cette relation semble guérir le cœur de gens apparemment plus forts, les aidant à accueillir et à accepter leurs propres faiblesses cachées et à cheminer vers une plus grande unité intérieure. Combien de ceux qui sont passés à l'Arche peuvent témoigner que Marie-Jo, Raphaël ou Loïc ont changé leur vie. Jusque-là, ils avaient grandi dans un monde de compétition, de réussite à tout prix. En vivant avec les personnes plus faibles, ils ont découvert l'importance de l'écoute et la réciprocité de la relation.
Lorsque nous sommes forts et capables, nous tendons à nous suffire à nous-mêmes. Nous risquons d'écraser les autres par notre suffisance ou de nous en protéger. La force isole. La faiblesse, au contraire, est source d'unité. Si nous reconnaissons que, par nous-mêmes, nous ne pouvons pas faire face, alors nous demandons de l'aide. Et l'autre peut nous tendre la main. Voyez Jésus entrant en relation avec la Samaritaine. Il est fatigué, il a soif. Il a besoin d'elle : " Donne--moi à boire. " Un dialogue se noue. La douceur, l'humilité, la vulnérabilité de Jésus permettent à cette femme de reprendre confiance.
De même que la peur et le mépris éveillent la peur et le mépris, l'amour et la confiance éveillent l'amour et la confiance. Dans nos communautés, nous accueillons des hommes et des femmes très divers par l'éducation, la culture, le tempérament, l'appartenance religieuse. Face à celui qui est différent, nous pouvons voir tout ce qui nous sépare, ou reconnaître d'abord ce qui nous unit : cette humanité commune que nous partageons. Nous sommes appelés à marcher ensemble et à grandir dans l'amour les uns avec les autres, les uns par les autres.
A cause de nos blessures intérieures, de nos angoisses et de nos préjugés, il y a toujours des gens pour qui nous avons une sympathie ou une antipathie particulières. Pour accueillir chacun dans sa différence, avec ses richesses et ses difficultés, nous avons besoin du don de l'Esprit Saint. Alors, à travers notre accueil, notre amour doux et humble, l'unité grandit. Nous nous aimons, non pas d'un amour " naturel ", " spontané ", mais d'un amour qui est don de Dieu. " Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu " (1 Jn 4).
Ce qui a touché le monde lors du voyage de Jean-Paul II en Terre sainte, c'est le respect et l'amour avec lequel cet homme âgé, faible et malade, mais paisible et souriant, a regardé et écouté chacun juifs, musulmans, chrétiens. Il était vu comme un homme de Dieu, humble. Il n'est pas venu apporter des solutions ; il n'est pas venu prêcher. Il est venu en artisan de paix, désireux d'établir des relations de confiance, de faire descendre les murs qui nous séparent. Sa faiblesse, son humilité et sa demande de pardon ont éveillé les cœurs et créé l'unité. Il nous montre un chemin d'amour et de respect, d'humilité et de vérité, enraciné dans la faiblesse. La faiblesse accueillie devient, par le don de l'Esprit Saint, chemin d'unité.

Marie -Hélène Matthieu est éducatrice spécialisée, fondatrice de l’Office Chrétien des personnes Handicapées (OCH) et co-fondatrice du mouvement international Foi et Lumière avec Jean Vanier.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 11:16
Jean-Noël Bezançon : 27 décembre 1936 – 18 mai 2014

J’ai rencontré Jean-Noël Bezançon, prêtre du Diocèse de Paris, alors qu’il était l’un des théologiens des « Groupes de Formation Universitaire » (1) dont j’ai suivi le parcours de 1969 à 1973. Je l’ai connu également alors qu’il était professeur de Christologie au séminaire Saint Sulpice à Issy les Moulineaux qui a été, pour une année, le Centre de Formation Théologique des futurs prêtres de la Mission de France en 1973/1974.

Je reste marqué par sa foi, son humour, son humanisme, son bon sens proche des gens « du peuple », son extraordinaire intelligence et sa très grande ouverture d’esprit.

Ses funérailles ont été célébrées lundi 26 mai à 10h à l’église Saint Jacques du Haut Pas à Paris.

Avant de laisser sa charge du fait d’une grave maladie Jean-Noël était curé de deux paroisses du Val-de-Marne. Mais il était originaire de Paris, où il a été aumônier de lycée, directeur de l'Œuvre des Vocations, curé de Notre-Dame d'Auteuil puis de Saint Jacques-du-Haut-Pas. Il a enseigné pendant dix ans au séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux et, pendant vingt ans, à la faculté de théologie de l'Institut catholique de Paris, notamment comme directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique (ISPC).
Parmi ses publications : « Le Christ de Dieu » (1980), « Dieu sauve » (1985), « Dieu n'est pas bizarre » (1996), « Dieu n'est pas solitaire », « La Trinité dans la vie des chrétiens » (2000), « Jésus prend la porte » (2001), « Un chemin pour aller ensemble au cœur de la foi » (2006), « Jésus et son Dieu, une catéchèse pour tous » (2008).

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  1. Les Groupes de Formation Universitaire : un premier cycle de formation au ministère de prêtre pour des jeunes étudiants qui poursuivent simultanément leurs études « profanes »

http://www.seminairegfu.fr/

« La distinction du sacré et du profane n'a plus sa place puisque « tout appartient à Dieu et que tout est confié à l'homme », mais la tentation est grande d'ériger à nouveau des barrières et de restaurer le culte du sacré avec tout ce qu'il comporte d'exclusion. Pourtant, « le christianisme a libéré du sacré envahissant des religions païennes ».

Jean-Noël Bezançon, La Messe de tout le monde Editions du Cerf, 2009 173 pages

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 20:16
Le "Mystère de l'Ascension" par Michel Dubost, Evêque d’Evry

L'Ascension, c'est le départ, « la montée » et l'arrivée du Christ dans la gloire de Dieu.
Notre époque aime broyer du noir et s'arrête volontiers sur le départ.
Il est incontestable. Il est quelquefois difficile à supporter.
Dieu est absent de notre monde. Et Jésus n'est plus là, visiblement.

Et pourtant, juste après l'Ascension, Luc affirme que les apôtres étaient « joyeux » (Lc 24. 52).
Cette joie est, sans aucun doute, la prise de conscience de « l'arrivée ».
Un homme, Jésus, est en Dieu, vivant pour toujours.
Et pour toujours, celui qui est en Dieu, Dieu, veut demeurer frère des hommes.
Cette joie est celle de la victoire de l'humanité.

Cette victoire est acquise : Jésus rassemblera toute l'humanité dans la paix.
Et cette victoire se profile déjà à qui sait la voir.
Nous croyons que, à la suite de Jésus, l'humanité est dans son ascension vers le Père.
Ah, si les chrétiens étaient capables de chanter cette « montée » du corps du Christ vers Dieu !

Où trouver les traces de cette montée ? Partout.
Lorsque l'homme invente pour faciliter la vie quotidienne,
pour mettre en communication les uns et les autres,
pour atténuer la douleur,
pour diminuer la misère
pour faire grandir les enfants,
alors, quelque chose de l'Ascension se vit déjà.

Saint Paul demande aux chrétiens d' « accomplir le ministère du Christ, jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu à l'état d'adulte, à la taille du Christ, dans sa plénitude. » (Ep 4. 13).

Le véritable mystère de l'Ascension, c'est ce don, cette capacité donnée à chacun d'entre nous
d'avoir le désir de grandir et de faire grandir les autres, et l'humanité tout entière.
Jusqu'à la perfection.

Mgr Michel Dubost
Évêque d'Évry - Corbeil-Essonnes

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 19:51

Beautiful song to express our gratitude to God.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 15:44
Homélie du Pape François du 13 mai :«Qui croit tout savoir ne peut pas comprendre Dieu»

«Les choses de Dieu ne peuvent pas seulement se comprendre avec l'intelligence, il faut aussi ouvrir son cœur à l’Esprit Saint». C’est ce qu’a affirmé ce mardi matin le Pape lors de la messe célébrée en la chapelle de la maison Sainte-Marthe. Le Souverain Pontife a souligné que la foi est un don de Dieu mais nous ne pouvons pas la recevoir si nous vivons « détachés » du peuple, de l’Église.

Les lectures du jour, a observé le Pape François, nous montrent «deux groupes de personnes». Dans la première lecture, « il y a ceux qui ont été éparpillés à cause de la persécution qui a éclaté » après qu’Étienne ait été tué. « Ils se sont éparpillés avec la semence de l’Évangile- a dit le Pape- et ils la portent partout ». Au début, ils s’adressent seulement aux judéens. Ensuite, « de façon naturelle, certains d’entre eux » ayant rejoint Antioche, « commencèrent à s’adresser aussi aux grecs ». Et ainsi, lentement-, et c’est la réflexion du Pape-, « ils ont ouvert les portes aux grecs, aux païens ». Une fois la nouvelle arrivée à Jérusalem, a-t-il repris, Barnabé fut envoyé à Antioche « pour effectuer une visite d’inspection ». Et tous, a-t-il constaté, « étaient contents » parce qu’« une foule considérable rejoignit le Seigneur ».

Ces gens, a souligné le Pape François, « ne se sont pas dit 'allons tout d’abord chez les habitants de Judée et ensuite chez les grecs, chez les paiens et chez tout le monde'. Non! Ils se sont laissés porter par l’Esprit Saint! Ils ont été dociles à l’Esprit Saint'. Ensuite, a-t-il poursuivi, « une chose en entraînant une autre », « ils finissent par ouvrir leurs portes à tout le monde : aux païens, qui de par leur mentalité étaient impurs », « ils ouvraient les portes, à tout le monde ». Ceci, a-t-il répété, « est le premier groupe de personnes dociles à l’Esprit Saint ». « Parfois,-a-t-il ajouté, -l’Esprit Saint nous pousse à faire des choses fortes : comme il a poussé Philippe à baptiser « le ministre éthiopien » et « comme il a poussé Pierre à baptiser Corneille ».

Ne pas résister à l'Esprit Saint

D’autre fois, l’Esprit Saint nous porte doucement et la vertu est de se laisser porter par l’Esprit Saint, de ne pas opposer de résistance à l’Esprit Saint, d’être docile à l’Esprit Saint. Et l’Esprit Saint agit aujourd’hui dans l’Église, il agit aujourd’hui dans notre vie. L’un d’entre vous pourra me dire : « Je ne l’ai jamais vu ! ». « Mais fait attention à ce qu’il se passe, à ce qu’il te vient à l’esprit, à ce qu’il te vient dans le cœur. De bonnes choses ? C’est l’Esprit Saint qui t’invite à suivre ce chemin. Il faut de la docilité ! De la docilité à l’Esprit Saint ».

Le second groupe présenté dans les Lectures est celui des “ intellectuels qui approchent Jésus dans le temple: ce sont des docteurs de la loi”. Jésus, a remarqué le Pape, a toujours eu des problèmes avec ceux-ci”, “parce qu’ils ne comprenaient pas : ils tournaient toujours autour des mêmes choses car ils croyaient que la religion était seulement une chose cérébrale, qui regardait la loi. Pour eux, il fallait « accomplir les commandements et c’est tout. Ils n’imaginaient pas l’existence de l’Esprit Saint ». Ils interrogeaient Jésus, ils voulaient discuter. Tout était dans la tête, tout est de l’intellect ». « Chez ces gens- a-t-il ajouté- il n’y a pas de cœur, il n’y a pas d’amour et de beauté, il n’y a pas d’harmonie », ce sont des gens qui cherchent seulement une explication.

Tu leur donnes des explications et eux, non convaincus, reviennent avec une autre question. Et ainsi : ils tournent, ils tournent… comme ils ont tourné autour de Jésus toute la vie, jusqu’au moment où ils ont réussi à le prendre et à le tuer ! Ils n’ouvrent pas leurs cœurs à l’Esprit Saint ! Ils croient que les choses de Dieu peuvent seulement se comprendre avec la tête, avec les idées, avec leurs propres idées. Ils sont orgueilleux. Ils croient tout savoir. Et ce qui n’entre pas dans leur intelligence n’est pas vrai. Tu peux ressusciter un mort devant eux, ils ne te croient pas !

Aller de l'avant, être créatif et joyeux, à la suite de Jésus

Jésus, a t-il ainsi mis en évidence, «va outre» et dit «quelque chose de très fort» : “Vous ne croyez pas parce que vous ne faites pas partie de mes brebis! Vous ne croyez pas parce que vous n’appartenez pas au peuple d’Israël. Vous êtes sortis de ce peuple. Vous faites partie de l’aristocratie de l’intellect ». Ce comportement, a-t-il avertit, « ferme le cœur ». Ils ont renié leur propre peuple :

Ces gens s’étaient détachés du peuple de Dieu et c’est pour cela qu’ils ne pouvaient pas croire. La foi est un don de Dieu ! Mais la foi vient si tu appartiens au peuple. Si tu es-maintenant-dans l’Église, si tu es aidé par les sacrements, par les frères, par l’assemblée. Si tu croies que cette Église est le peuple de Dieu. Ces gens s’étaient détachés, ils ne croyaient pas au Peuple de Dieu, ils croyaient seulement leurs choses et s’étaient construit tout un système de commandements qui chassaient les gens : ils chassaient les gens et ils ne les laissaient pas entrer dans l’Église, dans le peuple. Ils ne pouvaient pas croire ! C’est le péché de résister à l’Esprit Saint ».

“Deux groupes de gens”, a repris le Pape, ceux “de la douceur, des gens doux, humbles, ouverts à l’Esprit Saint” et l’autre, des gens “orgueilleux, suffisants, superbes, détachés du peuple, faisant partie de l’aristocratie de l’intellect, qui ont fermé les portes et résistent à l’Esprit Saint”. « Ce n’est pas de l’entêtement, a-t-il dit, c’est plus que cela : c’est avoir le cœur dur ! Et c’est encore plus dangereux ! Regardant ces deux groupes de personnes, « demandons au Seigneur la grâce de la docilité à l’Esprit Saint pour aller de l’avant dans la vie, pour être créatifs et être joyeux, parce que les autres personnes n’étaient pas joyeuses ». Et lorsqu’ « il y a tant de sérieux- a-t-il affirmé-il n’y a pas l’Esprit de Dieu ». Nous demandons, donc, « la grâce de la docilité et que l’Esprit Saint nous aide à nous défendre de cet autre mauvais esprit de la suffisance, de l’orgueil, de la fierté, de fermer son cœur à l’Esprit Saint ».

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