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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 20:38
« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !
« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !

« Fraternité »

Ce beau mot de « fraternité » est présent dans la devise de notre pays et on le retrouve encore au fronton de nos mairies : Liberté, Égalité, Fraternité. Sa place terminale dans l'énumération de ces valeurs suggère qu'elle est le fruit des deux premières, arrivant au bout d'une quête pour la liberté, la justice et la paix.

Pour nous Chrétiens cette fraternité n’est pas d’abord le fruit de notre bonne volonté ou de notre générosité ; elle en appelle à notre foi au Christ qui nous révèle que son Père est le Père de tous les hommes et qu’ainsi nous sommes tous frères et sœurs !

Nous savons, par le récit de la Pentecôte, (Livre des Actes des Apôtres 2/1-11) que la diversité n'est pas un obstacle à la fraternité, bien au contraire. Nous savons même que la diversité est l'œuvre de Dieu et que c'est à travers elle qu'est manifesté l'Esprit Saint !

Dans le diocèse d'Evreux, à l'occasion de la Fête de Pentecôte, « l’Eure du Cœur », (l'année du grand Jubilé, les 10 et 11 juin 2000) nous avons réalisé, sous l'impulsion de notre Évêque d'alors, le Père Jacques David, une Grande Fête de la Fraternité en partenariat avec le Conseil Général de l’Eure, la Ville d’Evreux, avec des entreprises publiques et privées et avec plus d'une centaine d'associations confessionnelles et non confessionnelles. Nous avons fait l'expérience qu’à la Pentecôte cette fête de la fraternité dans nos diversités prend tout son sens. Grâce à l’action de plus de 200 bénévoles pilotés par une équipe de 30 personnes. La messe télévisée a été retransmise en Eurovision depuis un chapiteau abritant 3.000 personnes !

Nous avons accueilli plus de 15.000 participants sur 2 jours.

Des écrivains et des artistes ont accepté de parrainer cette fête : Didier Decoin, Martial Murray , Jean Debruynne, Marielle Debouverie, Daniel Rouvière, Janou Legoy etc

 

La fête de la fraternité à la Pentecôte 2000 Pré du Bel Ebat à Evreux, les 10 et 11 juin 2000 :

« Deux journées festives pour se rencontrer, se connaître et s’apprécier. »

Samedi 10 Juin 2000

9 heures : Quatre groupes de marcheurs venus des quatre points cardinaux convergent le Samedi à 16 heures sur Evreux - le Bel Ebat. Chaque groupe permettra une rencontre originale :

1) Rencontre entre français et étrangers : Marche Eure et Régions du monde

2) Rencontre entre jeunes et adultes : Marche du Levant

3) Rencontre entre “actifs” et “sans emploi” : Marche Particip’action

4) Rencontre entre malades, handicapés et “bien portants ” : Marche Défi Santé

La "Marche du Levant" à Huest

La "Marche du Levant" à Huest

Marche "Défi Santé"

Marche "Défi Santé"

Le passage d'une marche au Centre Ville d'Evreux

Le passage d'une marche au Centre Ville d'Evreux

L'arrivée des marches

L'arrivée des marches

13 h - 20 h : Découverte du “village de la fraternité” : de nombreuses associations socioculturelles, caritatives, humanitaires du département animent des espaces de rencontre et de convivialité, sous les tentes et chapiteaux du village.

16 heures 30 : Sous le grand chapiteau de 3000 places, au Pré du Bel Ebat : Cérémonie d'ouverture de la fête de “ L'Eure du Cœur” avec danseurs et musiciens.

« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !
« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !
L'école intercommunale de musique de Coudres, Saint André de l'Eure : "La Chacoulienne"

L'école intercommunale de musique de Coudres, Saint André de l'Eure : "La Chacoulienne"

L'animation du Centre Social "Jeune Cité"

L'animation du Centre Social "Jeune Cité"

L'une des animations du village : "La Santé"

L'une des animations du village : "La Santé"

Le Chalet de "La Poste" qui a posté de très nombreux courriers estampillés d'un cachet crée pour l'occasion

Le Chalet de "La Poste" qui a posté de très nombreux courriers estampillés d'un cachet crée pour l'occasion

21h - 23h : Concert de Liz Mc Comb (chanteuse de Gospel, noire américaine). Prix d’entrée : 100 F adultes, 50 F jeunes de 11 à 18 ans, gratuit jusqu'à 10 ans.

23h30 : Spectacle de Son et Lumières, en plein air et gratuit : embrasement de la Cathédrale d’Evreux

Concert de Liz Mac Comb sous le chapiteau

Concert de Liz Mac Comb sous le chapiteau

Sons et Lumières à la Cathédrale

Sons et Lumières à la Cathédrale

« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !
« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !

Dimanche 11 Juin 2000 :

9h - 17h30 : Rencontres et animations aux stands du “ village de la fraternité”

11h - 12h : Messe de la Pentecôte, sous le chapiteau, retransmise en EUROVISION par “Le Jour du Seigneur” et France 2.

12h30 : Prière interreligieuse pour la paix et la fraternité, rassemblant des croyants de confessions diverses.

13h - 14h : Repas festif sur le site du Bel Ebat et dans d’autres espaces repas : Halle des expositions et Cafétéria CORA.

14h - 17h : “ Fête des peuples” sous le chapiteau central du village : Musiques, chants, poèmes et danses du monde avec divers groupes du département.

17 - 17h30 : Cérémonie de clôture avec la participation de 800 “ choristes” de tout le département, direction : Marielle Debouverie.

L'assemblée sous le chapiteau lors de la messe de Pentecôte

L'assemblée sous le chapiteau lors de la messe de Pentecôte

Monseigneur Jacques DAVID

Monseigneur Jacques DAVID

Les concélébrants de la messe de "l'Eure du Coeur"

Les concélébrants de la messe de "l'Eure du Coeur"

La gestuelle du "Gloire à Dieu"

La gestuelle du "Gloire à Dieu"

La Prière "Interreligieuse"

La Prière "Interreligieuse"

« L’Eure du Cœur », Fête de la Fraternité, à Evreux les 10 et 11 juin 2000, il y a 20 ans !
Les 800 choristes

Les 800 choristes

Voici le message du Père Jacques David, Evêque d’Evreux, adressé à l’équipe de pilotage à l’issue de cette « Fête de la Fraternité » :

« Grâce à vous, à l’occasion de cette fête de l’Eure du Cœur, j’ai découvert une nouvelle manière de vivre l’Eglise dans la rencontre et le dialogue avec le plus grand nombre » !

Jacques David »

 

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 08:40
Jean-Paul Vesco. Evêque d’Oran : «La béatification des martyrs chrétiens d’Algérie est un signe de fraternité !»

La célébration de la béatification de Monseigneur Claverie et de ses 19 compagnons — parmi lesquels les 7 moines de Tibhirine — aura lieu le samedi 8 décembre 2018, en la basilique de Santa Cruz à Oran. Aussi, c’est dans ce contexte que l’actuel évêque d’Oran, Mgr Jean-Paul Vesco, a bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions.

 

Vous êtes l’évêque de la ville d’Oran. quel est votre rapport à la société oranaise et comment voyez-vous «le vivre-ensemble» dans une société comme Oran ?

Depuis l’indépendance de l’Algérie et l’appel du cardinal Duval lancé aux prêtres, religieux et religieuses de rester en Algérie afin de participer à la construction d’une société nouvelle, notamment en maintenant ouverts les dispensaires et les écoles à la rentrée 1962, l’Eglise catholique n’a eu de cesse d’être autant qu’elle le pouvait un acteur constructif de la société civile.

Bien que constituée majoritairement de personnes qui ne sont pas de nationalité algérienne, l’Eglise catholique se veut une église citoyenne, non pas au sens où elle revendique des droits politiques, mais au sens où elle revendique le droit d’exercer pleinement ses devoirs de citoyen. C’est un bonheur pour moi, à Oran, de sentir auprès des autorités de la ville et de la wilaya, des acteurs du monde associatif, des autorités spirituelles que notre présence est en général bienvenue dans la vie sociale et culturelle de la ville. C’est une manifestation très concrète et très signifiante de cette volonté de «vivre ensemble» qui est un enjeu vital à l’échelle mondiale.

Le centre Pierre Claverie d’Oran, situé à St-Eugène, ne se contente pas d’être une simple église dédiée aux pratiquants de confession catholique. Il s’agit également d’un véritable centre culturel qui organise, périodiquement, plusieurs activités (conférences, spectacles, etc.), et à chaque fois l’engouement du public est toujours le même. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Le centre diocésain Pierre Claverie, siège de l’évêché et de la cathédrale, est un des lieux principaux de prière des chrétiens le vendredi. Mais les six autres jours de la semaine, c’est un lieu mis au service de la société civile de bien des manières : centre d’artisanat féminin, bibliothèque et activités pour enfants, aide d’urgence aux personnes en migration, accueil d’activités d’associations partenaires, conférences… J’aime voir ce lieu ouvert sur l’extérieur et je suis reconnaissant de la confiance qui nous est faite.

Que voulez-vous dire en parlant de confiance ?

Il en faut de la confiance à des parents pour nous confier leurs enfants, même le temps d’une après-midi. Cette confiance me bouleverse et elle n’est pas déçue. Dans leur simplicité apparente, ces activités ont beaucoup de prix. Parfois, le Français que je suis essaie d’imaginer une petite ville de France ou d’ailleurs en Europe et des parents de tradition chrétienne qui confieraient leurs jeunes enfants à la mosquée, en toute confiance, parce qu’ils penseraient que c’est bon pour eux… difficilement imaginable, tant il faudrait que des barrières tombent de part et d’autre. C’est possible ici en Algérie, et c’est un bien précieux dont il faut prendre soin. C’est dans ce même esprit que nous avons eu à cœur de placer notre salle de conférence sous le patronage de l’Emir Abdelkader.

Pourquoi le choix de la béatification des 19 martyrs chrétiens d’Algérie s’est-il porté sur la ville d’Oran et non sur Alger ou Annaba ?

Le choix de la ville d’Oran en Algérie a été motivé par le fait que parmi les 19 religieux, il y a Pierre Claverie qui était évêque d’Oran, et c’est lui, en tant qu’évêque, qui est placé en tête des 19 bienheureux d’Algérie. C’est la motivation formelle du choix d’Oran. Mais il en est une autre : Pierre Claverie a été tué dans la nuit du 1er août 1996 par une bombe placée contre la porte de l’actuel évêché. Son sang a été mêlé à celui d’un jeune musulman de Sidi Bel Abbès, Mohamed Bouchikhi, qui était allé le chercher à l’aéroport cette nuit-là. Ce signe du sang mêlé est riche de sens et le choix de la ville d’Oran est là pour le signifier.  A vrai dire, les débats n’ont pas porté sur le choix de telle ou telle ville en Algérie, mais sur le fait de célébrer cette béatification en Algérie ou hors d’Algérie. Le souhait des évêques d’Algérie était de pouvoir vivre cet événement en Algérie, et nous sommes heureux que ce souhait ait été aussi celui des autorités du pays. Il n’y aurait guère eu de sens de vouloir faire mémoire de la volonté de ces 19 membres de l’Eglise de rester dans un pays et auprès d’un peuple au prix de leur vie, et de célébrer cet événement en dehors de ce pays et loin de ce peuple qu’ils aimaient et qui les aimait !

L’église de Santa Cruz fait partie intégrante du patrimoine d’Oran. Elle vient d’être restaurée «dans les règles de l’art». Racontez-nous comment est né le projet de sa restauration et les différents «périples» par lesquels vous êtes passés avant la réception de l’édifice restauré le printemps dernier ? 

Ce projet de restauration s’inscrit dans la suite de la restauration de Notre-Dame d’Afrique à Alger. Ebranlée dans ses fondations par le séisme de 2003, la basilique nécessitait des travaux de grande ampleur qui ne pouvaient pas être assumés par l’Eglise. C’est dans ce contexte qu’a été imaginé et mis en œuvre un partenariat public-privé impliquant des partenaires algériens et étrangers. C’est un modèle assez inédit pour permettre la sauvegarde du patrimoine historique et culturel du pays. L’architecte et l’entreprise générale ont été choisis pour leur expertise en matière de restauration de monuments historiques, notamment la basilique Notre-Dame de la Garde à Marseille. C’est ce modèle de partenariat, avec le même architecte et la même entreprise, qui a ensuite été retenu pour la restauration de la basilique Saint Augustin à Annaba, puis pour celle de Notre-Dame de Santa Cruz. Le sanctuaire Notre-Dame de Santa Cruz était en effet menacé lui aussi dans sa structure et avait besoin d’une restauration en profondeur. Nous avons été fortement encouragés et soutenus dans ce projet par le wali d’Oran.  Le soutien humain et financier des pouvoirs publics, tant au niveau local que national, a été décisif dans la période de récession économique que le pays a connue ces dernières années. Sans ce soutien, le projet n’aurait pas pu être mené à son terme dans de telles conditions de qualité.

Y a-t-il des projets pour la restauration d’autres églises à Oran, ou même dans le reste du pays ?

A ce jour, il n’y a pas de projet en cours pour de nouvelles restaurations d’édifices religieux chrétiens. Il nous faut faire vivre et entretenir ceux qui ont été restaurés ! Notre-Dame d’Afrique vient de faire l’objet de travaux d’entretien conséquents, dix ans après sa réhabilitation, ce sont des choses normales. Mais les trésors patrimoniaux ne manquent pas en Algérie et ce type d’entreprises et de partenariats entre les pouvoirs publics et les initiatives privées sont à encourager. Ils permettent de décupler les énergies, chacun pouvant donner ce qu’il a à donner.

Il y a quelques mois de cela, certaines rumeurs affirmaient que le pape François allait faire le déplacement en personne à Oran pour procéder à la béatification des martyrs chrétiens assassinés durant la décennie noire. Finalement, ce sera son envoyé personnel, en l’occurrence le cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation des causes des saints, qui fera le déplacement. Pourquoi le Pape ne viendra-t-il pas ?

C’est vrai que nous souhaitions, et souhaitons toujours, la visite du pape François en Algérie. Il nous semblait que la béatification des 19 membres de l’Eglise catholique tués entre 1994 et 1996 pouvait être une belle occasion. Le Pape est à la fois une autorité spirituelle et un chef d’Etat. En tant que responsables religieux, les évêques d’Algérie ont invité l’autorité spirituelle, le reste n’était pas de notre ressort et mettait en jeu beaucoup de considérations qui nous dépassent. Nous espérons vivement que le moment opportun pour l’Algérie et pour le pape François se présentera dans un temps prochain !

Un dernier mot pour finir…

La célébration à Oran de la béatification de Monseigneur Pierre Claverie, des 7 moines de Tibhirine et des 11 autres sœurs et pères est un événement absolument inédit non seulement en Algérie, mais dans l’histoire de l’Eglise catholique. Je veux croire qu’elle dessinera un grand signe de fraternité dans le ciel d’Oran à destination du monde entier !       

AKRAM EL KÉBIR

 

 https://www.elwatan.com

 

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 15:38
Il y a 15 ans lors de la Pentecôte 2000 grande Fête de la Fraternité : "L'Eure du Cœur", à Evreux

Donnons un sens au troisième millénaire

Fête de la Fraternité

10 et 11 Juin 2000

à Evreux - Pré du Bel Ebat

Village de la FRATERNITE

Concert de Gospel : LIZ Mc COMB

ANIMATIONS par plus de 70 associations

Spectacle SON ET LUMIERES sur la CATHEDRALE

Concert de 800 CHORISTES venus de tout le département

Samedi 10 Juin 2000

9 heures : Quatre groupes de marcheurs venus des quatre points cardinaux convergent le Samedi à 16 heures sur Evreux - le Bel Ebat. Chaque groupe permettra une rencontre originale:

1) Rencontre entre français et étrangers : Marche Eure et Régions du monde

2) Rencontre entre jeunes et adultes : Marche du Levant

3) Rencontre entre “actifs” et “sans emploi” : Marche Particip’action

4) Rencontre entre malades, handicapés et “bien portants ” : Marche Défi Santé

13 h - 20 h : Découverte du “village de la fraternité” : de nombreuses associations socioculturelles, caritatives, humanitaires du département animent des espaces de rencontre et de convivialité, sous les tentes et chapiteaux du village.

16 heures 30 : Sous le grand chapiteau de 3000 places, au Pré du Bel Ebat : Cérémonie d'ouverture de la fête de “ L'Eure du Cœur” avec danseurs et musiciens.

21h - 23h : Concert de Liz Mc Comb (chanteuse de Gospel, noire américaine). Prix d’entrée : 100 F adultes, 50 F jeunes de 11 à 18 ans, gratuit jusqu'à 10 ans.

23h30 : Spectacle de Son et Lumières, en plein air et gratuit : embrasement de la Cathédrale d’Evreux

Dimanche 11 Juin 2000:

9h - 17h30 : Rencontres et animations aux stands du “ village de la fraternité”

11h - 12h : Messe de la Pentecôte, sous le chapiteau, retransmise en EUROVISION par “Le Jour du Seigneur” et France 2.

12h30 : Prière interreligieuse pour la paix et la fraternité, rassemblant des croyants de confessions diverses.

13h - 14h : Repas festif sur le site du Bel Ebat et dans d’autres espaces repas : Halle des expositions et Cafétéria CORA.

14h - 17h : “ Fête des peuples” sous le chapiteau central du village: Musiques, chants, poèmes et danses du monde avec divers groupes du département.

17 - 17h30 : Cérémonie de clôture avec la participation de 800 “ choristes” de tout le département, direction : Marielle Debouverie.

Plus de 15.000 participants sur 2 jours. Plus de 200 bénévoles ! Une équipe de pilotage de 30 personnes. Une messe télévisée en Eurovision sous un chapiteau abritant 3.000 personnes !

Voici le message que je viens de recevoir de Jacques David, Evêque d’Evreux lors de la Pentecôte 2000 qui se rappelle cette grande fête de la Fraternité, il y a 15 ans !

« Denis, Cette fête de Pentecôte me rappelle qu’il y a 15 ans vous avez magnifiquement organisé la grande fête d’Evreux. Comment oublier cette journée pour laquelle vous avez tant travaillé et qui vous doit sa réussite ?

Dans le livre de l’Office j’ai une photo qui me rappelle cette célébration...

Je ne sais trop quelles sont vos occupations actuelles ; je pense que vous continuez à vouloir élargir les horizons de l’Eglise.

J’avais le désir de vous adresser un salut d’amitié fidèle et reconnaissante.

Lumineuse fête de Pentecôte !

Jacques David »

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 21:15
Carême 2015 : Le défi évangélique de la fraternité

« L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent » (Message de Carême du pape François).

Telle est l’invitation que le pape François nous adresse pour le Carême et que nous sommes heureux d’entendre au moment où nous voulons faire de 2015 l’Année d’une plus grande fraternité.

La fraternité est la marque distinctive de l’Eglise que nous formons autour du Christ. Elle donne un visage concret à la communion qui unit les disciples du Christ vivant et témoignant de son Evangile, hommes et femmes heureux de partager ce qu’ils ont reçu de Dieu dans le Christ. « Vous n’avez qu’un maître et vous êtes tous frères » (Mt 23, 8).

Aussi le Carême, temps privilégié où, en reprenant nous-mêmes le chemin de notre baptême, nous accompagnons les catéchumènes qui se préparent aux sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, confirmation et eucharistie), est un temps privilégié pour s’interroger sur la qualité de notre fraternité et sur les initiatives à prendre pour la rendre plus visible et crédible.

« Dieu n’est pas indifférent […] au monde. […] A travers l’incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre, s’est définitivement ouverte. Et l’Eglise est comme la main qui maintient ouverte cette porte » (ibid.).

L’actualité dramatique de ces dernières semaines et les tensions sociales que nous connaissons en montrent l’urgence.

Les adultes qui demandent le baptême sont bien la preuve que nous savons garder ouverte la porte de l’Eglise.

Par les sacrements de l’initiation chrétienne qui supposent une vraie liberté en même temps qu’ils la permettent, hommes et femmes qu’unit déjà une commune humanité, nous devenons pleinement frères et sœurs du Christ, égaux en droit et en dignité.

Notre fraternité ne saurait donc se limiter à un cercle restreint de personnes qui s’entendraient facilement. Elle doit être à la mesure de l’amour dont Dieu nous aime, c’est-à-dire sans mesure.

Aussi la fraternité que nous désirons, passe aujourd’hui par le dialogue avec l’ensemble des religions et des traditions qui tissent la société française et colorent sa culture.

La solidarité ou la charité, expressions concrètes de notre fraternité ne se résument pas en effet à une simple assistance. Elles sont animées de la foi et de la confiance en la capacité de l’homme et de tout homme à se relever. Et les initiatives qui sont prises depuis le début de l’année pastorale, montrent que, lorsque nous le voulons nous savons être inventifs. Je pense à Agapé réunissant chaque mois les étudiants isolés, au concours de poésies organisé à Saint Etienne du Rouvray, à la charte de la fraternité du doyenné de Rouen Ouest parmi bien d’autres propositions originales, au prochain rassemblement des jeunes Ose la fraternité le 21 mars à Yvetot mais aussi aux nombreuses tables ouvertes et repas paroissiaux ou inter-paroissiaux afin que se rencontrent et soient remerciés les chrétiens sans le bénévolat desquels l’Eglise n’existerait pas vraiment.

La fraternité qui rend visible notre communion passe par des actions toutes simples : se saluer, se sourire, se parler, s’intéresser d’une manière vraie (et non par simple politesse même si c’est déjà un début) à ce que pensent et vivent ceux et celles qui nous sont proches par le travail, les études, l’habitation ou les loisirs, ceux et celles que nous rencontrons le dimanche à l’église. Et, en même temps nous savons aussi combien, à l’intérieur même de nos communautés, nous nous plaignons parfois d’un manque d’accueil et combien nous regrettons que nos relations manquent pour le moins de simplicité et de chaleur. La fermeture sur soi, sur sa communauté, sur sa paroisse est une tentation permanente.

Viendrait-il à l’esprit de quelqu’un qui arriverait à l’improviste dans une église au moment où commence une célébration, de penser ce que l’on disait des premières communautés chrétiennes : « Voyez comme ils s’aiment » ? Et pourtant bien des gens venus d’ailleurs pour leurs études ou leur travail, des étrangers, des immigrés attendent que nous répondions fraternellement à leurs questions et que nous soyons attentifs à leurs préoccupations.

Dieu est une communion harmonieuse qui n’ignore ni les différences irréductibles ni les tensions : le Fils ne sera jamais le Père, ni le Père le Saint-Esprit : « Père, éloigne de moi cette coupe ; cependant non pas ce que je veux mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 36) ; « C’est votre intérêt que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous » (Jn 16, 7) ; « Tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17, 10).

La fraternité chrétienne, celle qui vient du Christ, abolit les frontières humaines, les distinctions sociales et religieuses car elle nous vient de Dieu. Mais elle respecte les différences. L’histoire de l’humanité nous rappelle tristement que chaque fois que les différences entre les hommes sont niées, la fraternité est non seulement mise à mal mais, dans un certain nombre de circonstances tragiques, purement et simplement détruite.

On choisit ses amis. On ne choisit pas ses frères. Ils nous sont donnés. La famille est d’ailleurs le premier lieu où s’apprend la fraternité puisqu’elle est une communion de personnes, comme un sacrement de la « communion du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2205). Certes il peut y avoir des moments où la fraternité se défait et il est sans doute illusoire de rêver à des réconciliations magiques. Mais, parce que notre fraternité vient du Christ, même meurtris, nous ne sommes jamais situés définitivement et irrémédiablement les uns contre les autres ; nous demeurons les uns auprès des autres, jusqu’au jour où nous pourrons de nouveau être pleinement en vérité les uns pour les autres, vivre les uns grâce aux autres.

Dieu est amour mais il est invisible. La fraternité qui nous unit au Christ et les uns aux autres rend visible cet amour.

Le temps du Carême nous est donné pour resserrer nos liens avec Dieu dans la prière, la pénitence (les renoncements divers que nous consentons) et le partage. Que nos initiatives et nos engagements enrichissent notre fraternité en dépit des drames, des conflits, des menaces, des épreuves et des solitudes qui peuvent conduire à en douter. Etre aimé et aimer sont possibles. Dieu est plus fort que toutes les forces de mort.

Alors quand nous dirons à Dieu Notre Père, le matin et le soir ou avant de communier, rappelons-nous que cette prière nous insère dans un ensemble vivant qui fait un avec le Christ et qui est animé par l’Esprit, et qu’en nous reliant à Dieu elle nous relie les uns les autres dans une fraternité chrétienne.

Jean-Charles Descubes Archevêque de Rouen

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 11:08
« Des signes de fraternité » par Laurent Grzybowski

Près de 2 millions de personnes ont défilé dimanche 11 janvier 2015 dans les rues de Paris, entre République et Nation, pour un rassemblement républicain qui restera un évènement historique. Un grand moment de fraternité. L'occasion de reprendre cette chanson écrite en 2000 pour les Scouts et Guides de France.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:40
A la Sainte Catherine, l'Amour prend racine !

« A la Sainte Catherine, tout prend racine »

Ce dicton très populaire de mon enfance me rappelle qu'en ce 25 novembre nous sommes à l’époque des « plantations ». Alors que voici le cœur de l’automne, automne qui cette année ressemble plutôt à un printemps du fait de la douceur du climat, au lieu de nous morfondre sur la rigueur et la nuit de l’hiver qui vient, il nous faut au contraire penser « plus loin » : Penser à la vie qui prépare dans le secret de l’hiver les fruits de la belle saison, cette vie qui survient toujours inattendue et qui nous bouscule sans cesse !

Dimanche nous entrons en « Avent » : quatre semaines de préparation à ce moment unique, exceptionnel : la venue de Dieu parmi les hommes – un enfant né dans une étable et déposé dans une mangeoire, un petit enfant sans grade et sans noblesse …

Creuser profond en nous l’attente pour que prenne racine – en plein cœur de l’hiver - cet « arbre de la fraternité » qui portera des fruits à la belle saison, celle où les femmes et les hommes de tous temps, de toutes races et de toutes cultures reconnaîtront qu’ils sont tous frères et soeurs et enfants d’un même Père !

Denis Chautard

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