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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 07:19
Réunion à  l’Institut catholique de Paris, le 24 mai 1968. / Archives Ciric

Réunion à l’Institut catholique de Paris, le 24 mai 1968. / Archives Ciric

Pour la première fois, une vaste étude sociologique s’intéresse à la participation massive des chrétiens, et notamment des catholiques, à la mobilisation des « années 68 ».

Pour combien de jeunes ou moins jeunes chrétiens, prêtres, religieux ou laïcs, Mai 68 fut synonyme de révélation sur les exigences d’une vie authentiquement évangélique, voire de « Pentecôte » pour des fidèles recevant soudain le souffle de l’Esprit et découvrant la force d’une parole libre ?

Cette année encore – mais peut-être pour la dernière fois –, ceux qui l’ont pleinement vécu raconteront la surprise devant un mouvement à la fois espéré et que l’on « n’a pas vu venir », le ras-le-bol devant les excès d’une société de consommation qui paraissait déjà triomphante et l’envie de bâtir un monde meilleur…

Incroyable liesse

C’est une incroyable liesse et une immense pagaille qui ont saisi les étudiants puis, au-delà d’eux, une partie de la société française pendant ce mois de mai 68, ébranlant durablement l’Église au même titre que toutes les institutions. Comme les autres, les chrétiens s’engagent avec ferveur dans ces discussions à n’en plus finir avec la volonté de se laisser « saisir » par la révolte en cours, de répondre aussi à l’appel, lancé par 14 personnalités catholiques et protestantes (dont Paul Ricœur) le 21 mai dans Témoignage chrétien : « La présence des chrétiens à la révolution suppose et requiert la présence de la révolution à l’Église. » Ou à celui, trois jours plus tard, de « 100 prêtres parisiens » qui encourageaient la contestation du clergé…

Prêtres donnant en chaire des consignes de vote, autels installés au fond de l’église, homélie « dialoguée avec des étudiants ou des ouvriers », intercommunion œcuménique sous forme de verres de vin posés sur une table de salle à manger, ou même actions coup-de-poing menées par le Comité d’action pour la révolution dans l’Église, mais aussi déception devant les pesanteurs de l’institution et, quelques semaines plus tard, incompréhension lors de la publication, fin juillet, de l’encyclique Humanae vitae… Dans l’Église comme ailleurs, rien ne pouvait plus être comme avant.

Mai 68-mai 98 : la révolution des familles

 

« Certes, il a pu y avoir des excès, des erreurs, comme dans tout sursaut de vie. Mais les perspectives ouvertes étaient belles », résume le père Gui Lauraire, alors jeune vicaire dans une paroisse de Sète (Hérault), chez qui « l’explosion de Mai 68 » a fait naître « une immense espérance, qui rejoignait celle soulevée par Vatican II » (1). Recueilli parmi d’autres dans un ouvrage à paraître bientôt, son témoignage illustre les espérances suscitées, chez une partie des catholiques, par « les événements ».

40 % sont passés par le scoutisme

Au-delà du récit, ce cinquantième anniversaire pourrait bien être enfin l’occasion d’une approche historique et sociologique renouvelée sur le rôle des chrétiens dans la contestation. En effet, « longtemps mésestimée », selon l’historien Denis Pelletier, en raison du poids de la gauche laïque et du gauchisme sur la mémoire collective, et sans doute aussi du silence d’une partie des institutions ecclésiales, leur participation est mesurable pour la première fois.

À Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Rennes, une trentaine de chercheurs ont interrogé 400 acteurs qu’ils ont répartis en trois groupes : syndicalistes, féministes et gauchistes alternatifs (2). Surprise : parmi ces derniers, « 40 % sont passés par le scoutisme, 43 % par la JEC et 20 % par la JOC », énumère Isabelle Sommier, maître de conférences en science politique à l’université Paris 1 et directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne. « Un peu plus âgés » que la moyenne, « plus souvent des femmes » et « plus souvent en couple », les manifestants catholiques se disent mus par la quête de « la justice », « la solidarité »plus que par « la colère, qui ressort davantage du discours des plus jeunes », remarque la sociologue.

Ni dedans ni en dehors

« Les chrétiens n’ont donc ni rejoint ni précédé les “enragés” de Nanterre. Ils n’étaient ni en dedans ni en dehors de ce qui se passait. Il y avait une révolution en marche dans l’Église, des chrétiens s’y mobilisaient au nom du Christ et en solidarité avec les peuples du tiers-monde », analysait déjà en 2012 l’historien Yann Raison du Cleuziou (3). Sans doute se trouve là l’autre éclairage utile apporté par les travaux universitaires récents : pour les catholiques opposés à la guerre d’Algérie, partisans des « ouvertures » du concile de Vatican II ou militants de la « nouvelle gauche », et même pour les tenants de l’extrême gauche catholique révolutionnaire, l’aspiration au changement est bien antérieure au « chahut » des étudiants de Nanterre.

D’une certaine manière, et comme vient de le rappeler l’historien Guillaume Cuchet (4), le concile Vatican II manifestait déjà la crise dans laquelle les changements socio-économiques plongeaient l’Église… et que l’encyclique Populorum Progressio tentait de traiter en 1967. Cette crise que l’Église catholique pensait sans doute « régler » grâce au Concile « mais dont elle n’est en réalité toujours pas sortie », remarque Jean-Louis Schlegel.

Un débat qui n’est pas clos

De fait, pour l’Église, la remise en cause est rude : critique virulente de l’institution considérée comme étouffée par sa hiérarchie, éloignée de ses fidèles et figée dans ses traditions ; « libération » de la parole et « avènement du catholique qui dit ”je” » (Jean-Louis Schlegel) ; désir d’une vie communautaire renouant avec les sources évangéliques… Les départs de religieux et de prêtres, qui s’étaient amorcés dans les années précédentes, se transforment « en hémorragie » après 68. Mais même avec ceux qui restent, tout a changé.

Dès le mois de juin, au grand séminaire d’Arras, « il n’était plus question d’interdire de fumer ni d’obliger à prier. Chacun demandait qu’on lui fasse confiance », résume en une formule saisissante Mgr Jacques Noyer, évêque émérite d’Amiens qui hésite encore sur le sens de ces événements et l’avenir qu’ils dessinent (1). « Est-il possible que l’oiseau qui se forme dans un œuf puisse naître sans brutalement briser la coquille ? Si cela est vrai, faut-il se réjouir que Mai 68 ait tout cassé pour permettre à l’Église conciliaire de venir au monde ? » Le débat n’est pas près d’être clos.

Les grandes dates de Mai 68

22 mars. Les premiers incidents annonciateurs de la crise se produisent début 1968 à la faculté de Nanterre, ouverte en 1963 pour décongestionner la Sorbonne de Paris. Naissance du mouvement du 22 mars, autour de Daniel Cohn-Bendit.

2 mai. L’université de Nanterre est fermée.

3 mai. Un meeting se tient dans la cour de la Sorbonne. La police effectue près de six cents interpellations. Premiers gaz lacrymogènes, premiers lancers de pavés et premières barricades dans le Quartier latin.

10 mai. Nuit des barricades. Les étudiants et policiers s’affrontent en de véritables combats de rue, faisant des centaines de blessés. Les syndicats appellent à la grève générale pour le 13 mai.

13 mai. Grève générale dans toute la France. 7 millions de grévistes (2 millions en 1936).

14 mai. Le théâtre de l’Odéon et l’école nationale des beaux-arts de Paris sont occupés.

22 mai. Cohn-Bendit est expulsé de France.

27 mai. Signature des accords de Grenelle : augmentation du SMIG et des bas salaires, réduction progressive de la durée du travail en vue d’aboutir à la semaine de 40 heures, abaissement de l’âge de la retraite, révision des conventions collectives, reconnaissance de la section syndicale d’entreprise et augmentation des droits syndicaux…). Les ouvriers votent la poursuite de la grève.

29 mai. La crise sociale devient politique. De Gaulle part à Baden-Baden sans que personne ne soit au courant.

30 mai. « Je ne me retirerai pas », déclare à la radio le général de Gaulle, qui dissout l’Assemblée nationale. Plusieurs centaines de milliers de personnes défilent sur les Champs-Élysées en soutien à de Gaulle. Les élections des 23 et 30 juin 1968 voient la très large
victoire des gaullistes.

Anne-Bénédicte Hoffner

 

 (1) Mai 68 raconté par des catholiques. Préface de Denis Pelletier, postface de Maurice Bellet. Éd. Le Temps présent (153 p., à paraître le 20 avril, 14 €).

(2) Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France. Actes Sud, 1 118 p., 28 €.

(3) À la gauche du Christ. Les chrétiens de gauche en France de 1945 à nos jours. Points Histoire, 711 p., 12,30 €.

(4) Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Seuil, 279 p., 21 €.

 

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 16:35
Orléans choisit une métisse pour incarner Jeanne d’Arc

Mathilde Edey Gamassou, d'ascendance béninoise, a été choisie pour incarner l'héroïne française Jeanne d’Arc lors des 589e Fêtes johanniques, qui se dérouleront du 29 avril au 8 mai à Orléans, dans le centre de la France. Face aux critiques de certains internautes, l'organisation de l'événement affirme que « l'excellence n’a pas de couleur de peau ».

Incontournable rendez-vous à Orléans (Centre-Val de Loire), les Fêtes johanniques ont été créées afin de fêter la délivrance par Jeanne d’Arc et son armée, le 8 mai 1429, de cette ville assiégée par les Anglais durant la Guerre de Cent Ans.

Depuis 1945, un jury constitué par l’association Orléans Jeanne d’Arc désigne une jeune femme pour incarner la « Pucelle d’Orléans » lors de ces célébrations. Cette année, c’est Mathilde Edey Gamassou qui a été choisie.

Un cadeau d’anniversaire en avance pour la jeune métisse, qui fêtait hier ses 17 ans. Sélectionnée parmi 13 candidates, cette lycéenne en classe de première littéraire vit à Orléans depuis 2003. Née à Paris, aînée d’une famille de cinq enfants, Mathilde est d’origine polonaise par sa mère, et béninoise par son grand-père.

Un choix critiqué sur les réseaux sociaux

Une ascendance remarquée sur la toile, non sans amusement, en référence à l’hommage à Jeanne d’Arc célébré depuis 1979 par le Front national, parti français d’extrême droite.

La présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc, Bénédicte Baranger, mentionne pourtant que ce n’est pas ce qu’il faut retenir de cette désignation, rappelant les nombreuses qualités de la jeune femme qui ont mené à sa désignation. Et d’ajouter que « l’excellence n’a pas de couleur de peau ».
 

Une jeune femme « superbe »

Engagée auprès de différentes associations, comme les guides et scouts d’Europe et « Sainte Jeanne d’Arc hier, aujourd’hui et demain », la jeune femme ne néglige pas pour autant ses passions : l’escrime et le chant lyrique.

Concernant le choix, « toujours délicat », de la jeune femme devant incarner Jeanne d’Arc chaque année, Bénédicte Baranger invoque le « secret des débats », tout en rappelant que les candidates « sont toutes superbes ». Il y a cependant des critères immuables, que l’association a cru bon de rappeler face aux réactions désobligeantes de certains internautes.

La présidente estime par ailleurs que les racines béninoises de Mathilde, tout autant que ses origines polonaises, « portent les valeurs de Jeanne d’Arc au-delà du simple microcosme orléanais ».

Solène LEROUX

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Orléans choisit une métisse pour incarner Jeanne d’Arc

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 07:00
« Le vœu des échevins de Lyon » ce jeudi 8 septembre 2016

Comme chaque année, les autorités civiles (Gérard Collomb, maire de Lyon et ses adjoints) et religieuses de Lyon se sont réunies le 8 septembre, fête de la nativité de la Vierge Marie, pour le renouvellement du vœu des Echevins.

La messe du vœu des Echevins a eu lieu à 17h30 à la basilique de Fourvière et a été suivie de la bénédiction de la ville.

La célébration était présidée par le cardinal Philippe Barbarin et concélébrée notamment par Mgr Patrick Le Gal, recteur de la basilique de Fourvière.

Un peu d’histoire :

Nous y sommes si bien accoutumés que nous ne remarquons plus ce qu'a d'insolite, en notre siècle de séparation et de laïcité, la cérémonie du Vœu des échevins, le 8 septembre.

Chacun sait qu'elle tire son origine du vœu fait par les échevins, le 12 mars 1643, pour conjurer la peste incessante, d'ériger à la Vierge deux statues, et de monter à Fourvière chaque année, le jour de la Nativité, pour offrir au sanctuaire, au cours d'une messe, un écu d'or et sept livres de cire blanche. Les statues furent érigées (l'une existe encore, dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu), et le pèlerinage annuel fut ponctuellement accompli, depuis le 8 septembre 1643 jusqu'en 1789. De même que fut offert par le Consulat un cierge de sept livres et l'écu d'or (remplacé, vers 1670, par une somme de monnaie versée à l'offrande).

La Révolution balaya tout : consulat, échevins, vœux, chanoines de Fourvière. Le vieux sanctuaire fut bien rouvert au culte par le pape Pie VII en personne, le 19 avril 1805, et de nombreux Lyonnais, à coup sûr, rêvèrent de restaurer la vénérable tradition. Mais les administrations publiques n'étaient plus guère portées à la dévotion. L'Empire passa, puis la Restauration, puis la Monarchie de juillet : le vœu semblait définitivement éteint.

Le 14 novembre 1848, pourtant, le cardinal de Bonald, afin de réchauffer la piété mariale, rétablit l'antique confrérie de Notre-Dame de Fourvière, dont la messe patronale devait statutairement se célébrer le 8 septembre. Il en profita pour restaurer l'ancienne consécration de Lyon à la Vierge. (Dès 1840, la Congrégation des Hommes avait institué un pèlerinage privé du 8 septembre, à Fourvière, en souvenir du vœu des échevins. Il n'est pas impossible qu'elle ait suggéré au cardinal de Bonald de le reprendre en public). N'ayant évidemment aucune qualité pour fixer la conduite des pouvoirs publics, l'archevêque décida que la ville serait représentée par des délégués de chacune de ses paroisses, qui offriraient, comme jadis les échevins, le cierge et le louis d'or. Sans doute revenait-il aux conseils de fabriques de désigner les délégués. Dès 1849, le nouvel usage prit naissance, et se perpétua.

Pendant la première guerre mondiale, pour marquer l' « Union sacrée », on invita le conseil municipal à la cérémonie du 8 septembre 1915. Plusieurs conseillers répondirent, et des places leur furent réservées dans le chœur. Simples invités d'honneur, ils assistèrent à l'offrande, toujours présentée par les paroisses. Subtilement amendée, la tradition poursuivit ainsi sa route.

C'est sous l'Occupation, à l'occasion du troisième centenaire du vœu, que la participation municipale se fit officielle et active. Le 8 septembre 1943, le maire Pierre Bertrand, accompagné de plusieurs conseillers, offrit lui-même le louis d'or, tandis que les paroisses présentaient le cierge. Mais c'était là une circonstance exceptionnelle. De plus, l'année suivante, ce fut la Libération, les 2 et 3 septembre. Tous, alors, pensaient à tout autre chose qu'aux traditions ! Le 8, un Te Deum fut chanté à Fourvière, en présence de toutes les autorités civiles et militaires : il ne fut pas question d'offrande.

Et nous voilà en 1945 : les choses reprenaient leur cours, à petits pas ; qu'allait-on faire ? Impossible de répéter le geste de la municipalité nommée par Vichy. De plus, on n'imaginait guère Edouard Herriot en dévotion publique devant la Vierge. Pourtant, il désirait des rapports de courtoisie avec l'Eglise et le cardinal Gerlier. On trouva une solution intermédiaire entre la formule d'avant-guerre et celle de 1943 : le 8 septembre 1945, une simple délégation officieuse du conseil municipal prit place dans le chœur de Fourvière, mais elle offrit le louis d'or, par les mains de l'adjoint Montrochet, les paroisses continuant de présenter le cierge.

Par la suite, la délégation municipale est peu à peu devenue pratiquement officielle : d'abord, quand le premier adjoint Tapernoux prit l'habitude de se mettre à sa tête ; ensuite et surtout, quand le maire Louis Pradel, en 1970, offrit en personne le louis d'or. Geste renouvelé par lui-même en 1971 et 1975, et par ses successeurs depuis 1977.

Ainsi, par petites touches, s'est établie une coutume dont l'équivalent ne doit pas se voir en beaucoup de villes françaises.

Henri HOURS

Eglise à Lyon, 1995, n°4

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:29
17 juin 1789 (il y a 225 ans), les Etats Généraux deviennent l’Assemblée Nationale

Le 17 juin 1789, à Versailles, les députés du tiers état, renforcés par quelques curés représentant le clergé, se proclament «Assemblée nationale» sur une proposition de l'abbé Sieyès.

L'autorité du roi bafouée

Quelques semaines plus tôt, le roi Louis XVI a réuni les états généraux en vue de trouver une solution à la faillite qui menace le gouvernement. Héritée d'une tradition médiévale, l'assemblée des états généraux comporte des représentants des trois ordres : clergé, noblesse et tiers état.

Le tiers état représente les Français qui n'ont droit à aucun privilège particulier. Ses députés sont issus de la bourgeoisie. La majorité est composée d'avocats. Considérant, selon le mot de Sieyès, qu'ils représentent les «quatre-vingt-seizièmes de la Nation», ces députés bafouent la division en trois ordres en se proclamant assemblée nationale.

Ils s'arrogent le droit d'autoriser la perception des impôts et envisagent de fixer par écrit les futures règles de gouvernement et les attributions de chacun (roi, ministres, députés...) dans une Constitution, à l'imitation des conventionnels américains(1789)... et des indépendantistes corses (1735)

Le roi Louis XVI prend fort mal la chose et, sur les conseils de son entourage, fait fermer la salle des Menus Plaisirs où les députés ont pris l'habitude de se réunir.

Qu'à cela ne tienne. Le 20 juin, les députés se retrouvent dans une autre salle de Versailles, au Jeu de Paume, où ils font le serment «de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l'exigeraient, jusqu'à ce que la constitution du royaume fût établie et affermie par des fondements solides». La Révolution française commence...

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