Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
  • Contact

Recherche

Articles Récents

29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 19:57
Déclaration de l’association DIRE : Osons la fraternité !

Membres de l’association DIRE (Dialogue interreligieux dans l’Eure), comme l’ensemble de la communauté nationale nous avons été sidérés par l’horrible assassinat dont a fait l’objet Monsieur Samuel Paty dans l’exercice de sa profession d’enseignant et dans sa fonction de transmettre à des jeunes les valeurs essentielles de la République comme la liberté d’expression, le respect fondamental dû à toute personne humaine, la laïcité. Dans cette agression contre un professeur, nous nous sommes sentis tous blessés dans cette identité qui, par l’école, fait de nous des citoyens français. 
Musulmans et chrétiens, nous sommes convaincus que nous faisons ensemble partie de la grande famille humaine qui prend sa source dans l’acte Créateur de Dieu et qui fait de nous des frères et des sœurs qui s’enrichissent mutuellement de leurs différences de culture et de croyances.
Nous sommes d’autant plus touchés que l’agresseur qui a ôté la vie à cet enseignant habitait à Evreux, la ville où nous nous efforçons de développer des liens d’amitié entre musulmans et chrétiens.
Nous voulons avec toute la foule qui s’est rassemblée autour de la mémoire de ce professeur, exprimer notre attachement à toutes ces valeurs qu’il a défendues au prix de sa vie et témoigner à sa famille, ses collègues et ses amis de notre soutien et de notre sympathie.
Il y a cinq ans, après l’attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo et de l’hypermarché Cacher, nous avions lancé notre association à Evreux à partir de cette déclaration commune : « Rien ne nous empêchera de vivre ensemble ».
Notre détermination à œuvrer ensemble pour la construction d’une fraternité dans le respect de nos différences et dans une connaissance mutuelle est relancée par cet événement dramatique.
Comme citoyens, ensemble, nous dénonçons cette atteinte au droit fondamental de notre République qu’est la liberté d’expression, même si, pour nous, celle-ci doit toujours s’exercer dans le respect d’autrui.
Comme croyants, ensemble, nous ne pouvons pas accepter de voir le nom de Dieu vers qui nous nous tournons dans la prière chacun à notre manière, associé à une œuvre de mort.
Avec le Pape François et le grand imam d’Al Azhar qui ont publié une déclaration commune sur la fraternité, nous croyons que « Dieu est le Créateur qui nous a modelés avec sa sagesse divine et nous a donné la vie pour la préserver. Un don que personne n’a le droit d’enlever, de menacer ou de manipuler à son gré ».(1)
Mais nous sommes conscients que cette fraternité est difficile à mettre en œuvre dans notre vie de chaque jour et parfois terriblement ébranlée.
L’expérience des années passées nous a montré que sans une volonté explicite et sans cesse relancée de nous rencontrer, de dialoguer et de mieux nous connaître, nous sommes tentés de reprendre nos habitudes et de vivre à distance les uns des autres…
Des trois valeurs inscrites au fronton de nos mairies : Liberté – Egalité - Fraternité, il nous semble que la plus difficile à mettre en œuvre aujourd’hui, c’est la fraternité.
C’est pourquoi, à l’occasion de ce drame, dans chacun des espaces de la vie quotidienne - famille, école, travail, santé, vie associative et culturelle,… - nous lançons un appel à relever ce défi : « quelle que soit notre conviction, notre culture ou notre religion, osons la fraternité ! ».

Contacts :     Mohamed CHERQAOUI – 06 29 27 75 22
    Paul MAGNAN – 06 77 02 95 65

 (1) Document sur la fraternité humaine signé le 4 février 2019 par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayyeb
 

Partager cet article

Repost0
21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 18:15
Hommage à Samuel PATY sur la place de la mairie à Vernon ce mercredi 21 octobre à 18h

Hommage à Samuel PATY sur la place de la mairie à Vernon ce mercredi 21 octobre à 18h

Nous sommes un groupe amical constitué d'imams et de prêtres de Marseille, auxquels s'ajoutent une croyante musulmane et une religieuse catholique. De manière régulière, depuis 10 ans, nous nous rencontrons pour échanger, partager et approfondir ensemble par l'écoute, la réflexion, le questionnement des éléments de notre foi, de notre culture, des faits de société.  
 Nous sommes convaincus que nous appartenons à la même humanité, que nous sommes des êtres de relation et que nos origines, nos opinions, nos courants politiques et nos religions sont des lieux de découvertes et d'enrichissement mutuels.   
 Comme l'ensemble de la communauté nationale française, nous sommes profondément choqués par l'horrible assassinat dont a été victime Monsieur Samuel Paty, professeur d'histoire du Collège de Conflans Sainte Honorine. Cet assassinat lâche et abject d’un enseignant porte atteinte à des principes fondamentaux de la République comme la liberté d’expression, la liberté de conscience, la laïcité. Nous sommes profondément convaincus du bien-fondé de ces principes. Nous voulons exprimer notre soutien à la famille de Monsieur Samuel Paty, à ses proches et à tous les personnels de l’Éducation Nationale. Nous reconnaissons l'importance de leur travail.  
 Notre groupe est modeste mais il est un signe parmi d'autres que c'est dans le dialogue mené avec franchise et respect que les ignorances, les amalgames, les préjugés reculeront et laisseront davantage place à un vivre ensemble plus pacifié et plus fraternel. L'ouvrage est devant nous et il a besoin de chacun. 
 Plus que jamais parlons ensemble, comme citoyens et comme croyants, du civisme, de laïcité, du fait religieux, de la place des religions, de la violence, du terrorisme, dans le débat public et dans tous les lieux d’éducation de jeunes, y compris, sur invitation, dans les établissements scolaires publics et privés. Ce n'est qu'en mettant des mots que l'on fera reculer l’ignorance et le barbarisme.  
Nous sommes inquiets du climat qui s’alourdit dans notre pays et cible les musulmans et leurs structures qui travaillent dans un cadre républicain. 
Nous sommes disponibles pour toute initiative qui nous conduirait à témoigner ensemble, avec des croyants des autres traditions religieuses et des agnostiques, de ce qui nous pousse à servir la devise républicaine dans ses trois dimensions « liberté, égalité, fraternité ». 
Nous ne voulons pas céder à la peur ou à la division. 
Nous avons décidé de vivre ensemble, unis dans la fraternité et unis dans le défi et le bienfait d’accueillir nos diversités. 
 
Marseille, le 21 octobre 2020 
 
Messieurs Azzedine Aïnouche, Farid Bourouba, Salim Bouzred, Haroun Derbal,Nassurdine Haïdari, Mohsen Ngazou, Abdessalem Souiki, Madame Saïda Driouiche. 
Pères Thierry Alfano, Jean-Louis Barrain, Philippe Barrucand, Martin Durin, Jean Lahondès, Jean-Pol Lejeune, Laurent Notareschi, Christophe Roucou, sœur Christine Pousset. 
 

Partager cet article

Repost0
17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 07:05
Message du Service National des Relations avec le Judaïsme à l’occasion de la fête de Rosh Hashana

« Chers Amis,
À l’occasion de Rosh Hashana, célébrée cette année du 19 au 20 septembre 2020,
nous sommes heureux de vous adresser tous nos vœux.
Soyez inscrits pour de longues années dans le Livre de la Vie.
Ensemble, formulons des souhaits de santé et de concorde.
Que le Tout-Puissant nous accorde le désir infatigable de promouvoir la paix et de renforcer les liens cordiaux de fraternité entre nous. »
Père Christophe Le Sourt et toute l’équipe du SNRJ

En hébreu, « Rosh Hashana » signifie littéralement « la tête de l’année » et, comme son nom l’indique, il s’agit du début de l’année dans le calendrier juif.

Cette fête a plusieurs significations : c’est le jour anniversaire de la création de l’homme. L’appel pour celui-ci à faire un retour sur lui-même et de mesurer son péché. Certes, il connait sa faiblesse mais aussi la miséricorde de l’Eternel.

C’est aussi par la sonnerie du Chofar, faite avec la corne de bélier, le rappel à la fois de la ligature d’Abraham au Mont Moria et de la révélation au Sinaï et l’annonce de la délivrance future d’Israël et de l’humanité tout entière.

Pour l’exprimer, on se souhaite une bonne année « Shana tova ». Lors des festivités on mange des aliments doux. Ils sont à l’image des vœux de bonheur que l’on présente aux uns et aux autres. Ils symbolisent la douceur, les bénédictions et l’abondance.

A la synagogue, pour les offices, le blanc est de rigueur. Il est à l’image du désir de l’homme de se rapprocher de Dieu, et ce, en se purifiant de ses péchés. Sont blancs, aussi, les vêtements des célébrants, ainsi que les divers tissus liturgiques, de même, dans la mesure du possible, pour les vêtements des fidèles.

La fête de « Rosh Hashana » rappelle à l’homme son statut de créature soumise au jugement de Dieu. Du reste, elle précède les « 10 jours de pénitence » qui préparent à la solennité de « Kippour », jour du « Grand Pardon ». Ensuite, le pardon est scellé par l’inscription dans le livre de la Vie.

Le cycle de ces fêtes, dites d’automne, se poursuit avec « Souccot » « la fête des cabanes » et se conclut par la fête de « Simhat Tora » « la joie de la Tora ».

Lien à la Source
 

Partager cet article

Repost0
25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 22:00
- J'ai fait l'expérience de la rencontre - par Olivier Lemaitre, diacre permanent à Privas (Ardèche)

Olivier Lemaitre a été ordonné diacre permanent à l’église Saint Thomas de Privas (Ardèche) par l’évêque de Viviers, Jean-Louis BALSA, le dimanche 7 octobre 2018. Il est professeur au conservatoire de musique de Privas et il est marié à Fatima, une musulmane pratiquante. Voici l’article paru dans « Eglise de Viviers » du mois de septembre 2019 où il donne le témoignage d’un voyage au Maroc dans la perspective d’un dialogue et d’une rencontre avec les Musulmans :
J'ai fait l'expérience de la rencontre
Parce que je crois à la force du témoignage, j'aimerais vous partager l'expérience que j'ai vécue cet été, avec mon épouse Fatima. Au soir de mon ordination, il y a bientôt un an, le père évêque m'a remis ma lettre de mission. Celle—ci précisait : « que nous étions envoyés, Fatima et moi-même, au nom du diocèse, pour nous former à l'islam »Image
Des mois ont passé et les choses se sont précisées. Cet été, nous avons suivi un séminaire d'islamologie à Rabat au Maroc. Quinze jours pour découvrir l'islam, pour se laisser surprendre, pour balayer les préjugés et les idées reçues, pour ne pas avoir nos propres références en modèle. Mais pour nous ouvrir et accueillir. C'était un beau partage. D'abord entre les Stagiaires, une vingtaine de personnes aux nationalités différentes. Beau moment de partage ensuite avec les formateurs, tous compétents et bienveillants. Enfin, avec les autochtones qui nous recevaient dans leur Royaume. Nous avons poursuivi ces quinze jours par dix jours dans la famille de Fatima, et dix jours en circuit, arpentant le Maroc du Nord au sud et de l'est à l'ouest, en passant par le Moyen Atlas, Où j'ai eu la grâce de rencontrer le dernier survivant du monastère de Tibhirine, le père Jean-Pierre Schumacher.
Je me suis senti démuni. J'allais être l'étranger, celui qu'on allait regarder, juger. J'allais perdre mes repères. J'ai eu l'impression que j'allais renoncer à quelque chose Que quelque chose auquel je tenais était en danger. Je ne lui ai pas dit, mais en y réfléchissant. j'ai admiré mon épouse, elle, une musulmane qui a suivi pendant quatre années la formation au diaconat avec un grand intérêt et un grand respect pour Jésus. Elle avait su faire appel à une capacité d'adaptation, d'ouverture incroyable...
Je bredouille trois mots d'arabe, alors quand je ne savais pas répondre aux questions que l'on me posait, j'ai parlé avec mes mains.
Quand je ne comprenais pas quelque chose, quand je me sentais perdu ou poussé dans mes retranchements, j'ai souri.
Comme je n'ai pas pu aller aux célébrations eucharistiques, il y en avait peu dans ces mois de vacances, j'ai prié, en communion avec mes frères musulmans à chaque appel du muezzin. Certes, pas comme d'habitude, mais peu importe. Ma vie, en lien avec eux, dans cette mission confiée, était un sacrement à part entière et l'important c'était de rendre grâce à Dieu.
J'ai changé mes habitudes culturelles ne mangeant plus à table mais par terre autour d'un plat, souvent avec mes mains, renonçant au café pour le thé à la menthe... n'écoutant plus de musique classique mais du folklore local. 

Qu'importe, le beau Vient de Dieu !
J'ai fait l'expérience de la rencontre. L'Évangélisation c'est ça. Être missionnaire, c'est faire l'expérience de la rencontre. Mes frères musulmans ont vu qu'un chrétien était en capacité de se laisser déplacer, par respect, par estime, par amour. Comme les moines de Midelt, je n'attendais rien de précis, je témoignais de ma vie de chrétien, simplement par ma présence dans ce pays musulman.
Le Christ nous y invite à être libre et heureux.
Dans la vie, il y a les paroles et il y a les actes. A nous maintenant de poser les actes.
Dans la joie de l'Évangile, le pape François nous dit en parlant du dialogue interreligieux : « Ce dialogue est, en premier lieu, une conversation sur la vie humaine, une attitude d'ouverture, partageant leurs joies et leurs peines. Ainsi, nous acceptons les autres dans leur manière d'être différente, de penser et de s'exprimer... La vraie ouverture est de se maintenir ferme sur ses propres convictions, mais ouvert à celles de l'autre et en sachant que le dialogue peut être une source d'enrichissement pour chacun. »
En allant au Maroc, je n'ai rien perdu Je me suis enrichi.
Alors, c'est ce que je nous souhaite pour l'année qui s'ouvre. De nous enrichir. Par notre courage et notre audace, par notre ouverture, notre accueil, par la bienveillance entre nous et avec les autres et enfin, par la confiance en nous-mêmes et dans le Seigneur.
Les méthodes comptent peu. Nous avons pour mission de favoriser la rencontre avec Jésus.
C'est important. Toute une vie peut en être transformée.


Olivier Lemaître (diacre)

Lien à la Source

Partager cet article

Repost0
18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 06:28
Les religions pendant et après l’épreuve : quels regards sur l’avenir ?

Le 23 juin 2020

Collège des Bernardins à Paris

La rencontre organisée par l’IHEMR et le Collège des Bernardins sera un moment exceptionnel et unique réunissant tous les représentants des cultes en France pour une relecture de ce temps extraordinaire que nous venons de vivre et de ce que nous pouvons en faire pour notre plus grand bien commun.

La dernière crise Covid est de l’ordre des grandes épreuves que traverse parfois l’humanité. Cependant, elle présente une singularité tout à fait incroyable : toute la planète aura été frappée quasiment dans le même temps; la réponse apportée aura été pour la première fois, dans toute l’histoire de l’humanité, homogène et globale avec l’arrêt partiel de nos activités devenu indispensable pour préserver les plus fragiles et éviter une hécatombe.

Or, dans toutes les traditions religieuses, la notion d’épreuve est très présente et nourrit une profonde intelligence d’accueil et de mémoire de ces moments, de leur « sens » à la fois individuel et commun.

Ce moment singulier et extraordinaire, premier dans l’histoire humaine, appelle donc tout particulièrement la parole des représentants des cultes.

Comment suivre le direct ?

Vous pourrez suivre le direct à 18h le jour de l’événement sur notre site, sur la page Facebook du Collège des Bernardins ou sur Youtube (il n’est pas nécessaire d’avoir un compte pour suivre le direct).

Vous pourrez poser vos questions le soir du débat en direct sur la page Facebook ou Youtube du Collège des Bernardins.

Avec :
– Mgr Emmanuel Adamakis, 
Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France
– François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France
– Haïm Korsia, Grand Rabbin de France
– Mgr Eric de Moulin Beaufort, Président de la Conférence des Evêques de France
– Mohamed Moussaoui, Président du Conseil Français du Culte Musulman
– Minh Tri Vô, Présidente déléguée de l’Union Bouddhiste de France

 

Lien à la Source

 

Partager cet article

Repost0
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 10:24
Le dessin est extrait de la page Facebook de Pierre Hédrich, Un dessin par jour pendant le confinement.

Le dessin est extrait de la page Facebook de Pierre Hédrich, Un dessin par jour pendant le confinement.

Pour Christophe Verrey, pasteur du Foyer de Grenelle, Carême, Ramadan, confinement sont des moments de tentations mais aussi d’apprentissage de la patience et de la résistance.

40ème jour de confinement… Aujourd’hui, apparemment, le carême est décalé en englobant Pâques, avec Pessah, et bientôt le Ramadan ! qui a commencé hier… Pour les chrétiens comme pour les juifs ou les musulmans, ce temps est traditionnellement attente et ressourcement.

Outre le jeûne, qui pour les chrétiens est plutôt du maigre et qui pour l’islam s’interrompt la nuit, c’est normalement un temps pour se rapprocher de Dieu.

Et même si les protestants ont généralement laissé tomber les rites alimentaires, cela ne les empêche pas de rester liés à Dieu. En se souvenant des 40 jours de Jésus au désert.

40 jours au désert

Le désert, apparemment, c’est le contraire du confinement.
Mais ce qui l’en rapproche, c’est que Jésus n’y n’était pas seul, mais en promiscuité avec le diable, et quelques anges serviteurs : 40 jours de tentation ? Pas seulement ! Ce furent surtout 40 jours de préparation à son futur ministère, avec le doute, le dialogue intérieur et la tentation !

Des tentations nous guettent dans notre désert :

– l’alcool, par exemple, toujours redoutable  – Le découragement, aussi. Pour tous ceux qui ont tout perdu en interrompant leur activité, même si certains, bien déclarés, ont reçu quelques indemnités. Je pense ici en particulier ou vendeur, vendeuse, aux serveurs et serveuses, … Qui ne peuvent plus travailler et ne voient guère de perspective de le faire à cours terme. Il faut tenir bon, ne pas baisser la garde.

– L’agressivité et la colère, qui enveniment les relations dans la promiscuité.

Il faut retrouver patience et respect les uns des autres. Il faut arriver à résister ! Lâcher prise n’est pas tout lâcher !

Résistance et patience

Et je repense encore une fois à cette fameuse protestante nommée Marie Durand, qui resta prisonnière 26 ans à la tour de Constance, à Aigues-Mortes, pour ne pas renier sa foi protestante !

Ou aux poilus de 14 : quatre ans les pieds dans la boue, au coude à coude avec d’autres pas forcément amis, et le feu de la mitraille, les ennemis, les prisonniers… ! Eux encore n’avaient pas trop le choix et quelques permissions… Mais ceux qui en sont revenu entiers ont bien connu la patience devant la terreur.
Patience donc, et persévérance, car comme le dit l’apôtre Paul : « la détresse produit la patience, la patience produit la résistance à l’épreuve et la résistance nous amène à l’espérance » (Romains 5 v 3-4).

Christophe Verrey, pasteur – équipier du Foyer de Grenelle, Paris 15e, 24 avril 2020 – 40ème jour de confinement.

Lien à la Source

 

Partager cet article

Repost0
4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 11:18
Message du Rabbin Philippe HADDAD pour les fêtes juives et chrétiennes de Pessah et de Pâques

Chers fidèles amis,

Nous allons fêter la semaine prochaine les fêtes de Pessah et de Pâques.

Faute de rencontre dans nos lieux habituels, nous voulions vous faire parvenir ce simple message : L’espace et le temps sont des réalités relatives, nous sommes plus proches par nos confinements que nous n’avons jamais été en pouvant nous déplacer à l’extérieur.

L’Humain se trouve où sa conscience est, où son cœur est, où sa foi est, où son espérance est.

Par le cœur, par l’étude de la Parole, par la prière, par l’amour, nous allons, chacun chez soi, aborder ces fêtes, confiants dans la Promesse de l’Eternel, et dans l’Espérance que la libération viendra et que la vie triomphera de la mort.

Nous pensons tout particulièrement à celles et ceux touchés par la maladie, parmi vous ou autour de vous, et nous prions tous ensemble, dans nos fois respectives, mais à l’unisson, pour eux, comme nous prions pour le repos de l’âme de celles et ceux qui ont quitté ce monde.

Pour ne pas perdre le lien, je propose un petit mot sur ma chaîne Youtube Ulif Torah chaque matin et aussi sur Jésus Thora.

A chacun d’entre nous, seul ou en famille d’inventer cette année sa façon de fêter ! Nous pensons à vous tous et à chacun et chacune.

Dans l’amitié et l’Espérance ...

 

Philippe Haddad

Rabbin de la Synagogue Copernic, Paris

 https://copernic.paris/fr/

 

 

Partager cet article

Repost0
29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 20:03

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 22:31

Documentaire de 55min sur la chaîne TV Public Sénat

Comment imaginer un imam, un rabbin, un prêtre, un pasteur et un bouddhiste parler ensemble de laïcité, d´avortement, d´art, de l´égalité entre les femmes et les hommes et de tous les sujets sensibles avec une totale liberté de parole et de ton ? En poussant la porte d´Emouna, l´Amphi des religions, et en s´installant avec eux pendant un an. Cette formation unique au monde réunit depuis 2016 à Sciences Po Paris une trentaine d´étudiants issus des six grandes religions présentes en France. Elle a été initiée par un groupe de leaders religieux en septembre 2016, en réaction aux attentats de 2015.

Juifs, musulmans, protestants, bouddhistes, catholiques et orthodoxes, les étudiants acceptent de relever le défi et d´étudier ensemble les rapports entre les religions et la société (laïcité, valeurs républicaines, extrémismes religieux, grands débats citoyens...), et de se former au leadership et au management éthique de leurs communautés.

Au fil des semaines, le film saisit la dynamique à l´oeuvre entre ces femmes et ces hommes que rien ne prédisposait à se rencontrer. De la réserve polie des premiers jours aux grandes embrassades et à la jubilation de se retrouver au cours des mois qui suivent, quelque chose se passe sous nos yeux. A travers des rencontres humaines, des échanges interconfessionnels, des débats d´idées passionnés, des ateliers et des jeux de rôles inattendus, le film observe les multiples étapes vers une ouverture à l´altérité. Un mouvement qui relève d´une véritable découverte entre des spiritualités, d´un dialogue entre des citoyens pas tout fait comme les autres car cette première génération se sait porteuse d´une grande responsabilité : faire rayonner le savoir et les valeurs véhiculées par cette formation. Un art de la rencontre et de l´échange qui pourrait représenter l´image même de ce bien vivre ensemble que les sociétés occidentales cherchent désespérément à (re)construire dans une époque marquée du sceau de la violence des faits religieux.

Une histoire hors normes dont il est urgent de rendre compte pour montrer que tout est encore possible.

Un documentaire d'Annick Redolfi.
Une production Yuzu Productions.

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 09:37
Taizé : Week-end d’amitié entre jeunes musulmans et chrétiens

 

DU 22 AU 25 AOÛT 2019

Nous sommes heureux de vous inviter à un week-end d’amitié entre jeunes chrétiens et musulmans. Les personnes qui ont l’habitude de venir à Taizé sont appelées à transmettre cette invitation à leurs amis musulmans. Sont invités en particulier les jeunes de 18 à 35 ans. En plus de la vie commune telle qu’elle est vécue d’ordinaire à Taizé, auront lieu des rencontres et des ateliers ayant trait à la connaissance réciproque entre chrétiens et musulmans.

– Qui peut venir à ce week-end ? ↓

Sont invités les jeunes de 18 à 35 ans. Il n’est pas nécessaire d’être chrétien ou musulman pratiquant pour participer. Toute personne qui sent un intérêt à cette rencontre est la bienvenue, y compris les personnes sans lien avec la religion ou venant d’une autre tradition religieuse.

Pour les autres tranches d’âge, mieux vaut participer au programme habituel de Taizé. Informations sur cette page.

Les jeunes de 17 ans peuvent venir s’ils sont accompagnés par des amis majeurs (et muni d’une autorisation parentale.)

Pour les prières des musulmans, une salle ouverte en permanence sera mise à disposition dans les bâtiments dédiés à l’accueil au sein de la communauté.

Tous sont invités à la prière des frères de la communauté de Taizé. La prière est essentiellement composée de chants méditatifs, dont la plupart des paroles sont des versets bibliques. Chacun se sent libre de chanter ou non. Les chrétiens peuvent assister à la prière des musulmans. Une manière respectueuse est d’être présent au fond de la salle, sans toutefois participer aux gestes corporels de la prière.

– Inscription ↓

En ligne à partir de maintenant en mentionnant dans les commentaires : « Week-end d’amitié entre jeunes musulmans et chrétiens ». Lien pour l’inscription

Si vous avez des questions pratiques, n’hésitez pas de nous écrire.

NB : Depuis certains pays, les navettes de bus vous amènent et vous reprennent à Taizé les dimanches. Si cela est plus facile pour vous de prendre l’une de ces navettes, vous pouvez vous inscrire pour la semaine, commencer en début de semaine à participer au programme habituel de Taizé, puis le vendredi changer pour le programme spécial islamo-chrétien. Dans ce cas, repassez à l’accueil le jeudi après-midi 22 août pour recevoir les informations relatives au programme de la fin de semaine.

Nous nous réjouissons d’avance de vous accueillir ! Ahla wa sahla !

 

Lien à la Source

 

Partager cet article

Repost0