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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 06:49
Paris, le 18 janvier 2021. François Clavairoly, pasteur de l'Église protestante unie de France et président de la Fédération protestante de France. MARION ESQUERRE POUR LA CROIX

Paris, le 18 janvier 2021. François Clavairoly, pasteur de l'Église protestante unie de France et président de la Fédération protestante de France. MARION ESQUERRE POUR LA CROIX

Les faits Fraternité, projet de loi « séparatisme », dialogue interreligieux, bioéthique… Conviés à la cérémonie des vœux de la Fédération protestante de France, les responsables religieux se sont exprimés, dans une vidéo diffusée mercredi 27 janvier, sur leurs espoirs pour 2021.
Un « moment fraternel interreligieux », avec des interventions émouvantes des responsables des cultes en France. Cette année, la traditionnelle cérémonie des vœux de la Fédération protestante de France (FPF), organisée jeudi 21 janvier à la Maison du protestantisme (Paris 9e) et diffusée mercredi 27 janvier, a fait peau neuve. En raison de la pandémie, elle s’est tenue en petit comité, sans invité politique, mais en présence des autres représentants religieux français et d’une délégation protestante (1).
« Cette année 2020 aura été celle d’une crise terrible, provoquée par la pandémie (…). Elle aura aussi été, nous en sommes tous témoins, celle de la fraternité. Tant de gestes, tant de mots, nous ont fait comprendre et vivre l’humanité dans l’attention à l’autre (…) », a introduit le pasteur François Clavairoly, président de la FPF.
Vœux pour 2021
« Et cette année aura aussi enfin été celle d’une conscience renouvelée de la spiritualité. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, nous avons convenu d’inviter les responsables des principales religions de ce pays », a-t-il poursuivi, « au fond, cette épreuve (…) nous replace chaque jour qui vient devant des questions spirituelles que nous croyons oubliées, ou que nous avions peut-être enfouies : la peur de l’autre, de soi, de la mort, la solitude, la fragilité, l’interdépendance de nos vies mêmes, de nos systèmes. »
Le pasteur a formulé trois vœux pour l’année à venir. Celui, d’abord, de « mieux respirer les uns et les autres [..]. Que nous ne portions plus de masques, mais que l’espérance qu’ils cachaient soit à nouveau rendu visible ». Celui, ensuite, de « démasquer » la joie des rencontres interreligieuses, dans une « laïcité qui ne serait pas celle du soupçon, mais des Lumières (…) ». Et celui, enfin, de ne pas être effrayé par les défis à venir en cédant à la tentation du repli, à l’aune notamment des débats sur le projet de loi « séparatisme ».
« Apporter de la lumière »
Les autres responsables des cultes ont tour à tour pris la parole. « [Pendant cette crise], tous les responsables des cultes ont toujours travaillé à créer du lien. C’est notre responsabilité, dans la déliquescence de la société, de retisser maille après maille le lien qui se défait », a ainsi réaffirmé Haïm Korsia, le Grand rabbin de France. « Notre mission première est de prier (…) les uns pour les autres, dans l’harmonie des cœurs », a abondé Mgr Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France a lui souhaité que « nous puissions percevoir cette année, à travers toutes les ombres, la lumière qui vient quand même à nous, et que nous osions croire que nous avançons vers un chemin de paix ». Il a insisté sur la possibilité qu’ont les croyants d’« apporter de la lumière » dans trois directions : la liberté, la diversité religieuse dans la société, et enfin dans les débats bioéthiques.
Dans son message, Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a assuré avoir « une pensée particulière pour toutes les victimes du terrorisme assassinées au nom de [sa] religion ». « Nous devons redoubler d’efforts (…) pour préserver l’humanité de ces crimes. À la tête du CFCM, je ne ménage pas mes efforts contre la propagande extrémiste », a-t-il tenu à rappeler.
Malo Tresca


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(1) Avec des interventions notamment de Geneviève Jacques, ancienne présidente de la Cimade, du Colonel Daniel Naud, président de la fondation Armée du salut, et de bien d’autres responsables de pôles de la FPF. La pasteure Emmanuelle Seyboldt, présidente de l’Église protestante unie de France, a clôturé la cérémonie.

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 20:41
Une quarantaine de personnes étaient rassemblées autour de la cathédrale d'Auxerre ce dimanche 1er novembre 2020. (RADIOFRANCE / MARION BOTHOREL)

Une quarantaine de personnes étaient rassemblées autour de la cathédrale d'Auxerre ce dimanche 1er novembre 2020. (RADIOFRANCE / MARION BOTHOREL)

Alors que les chrétiens célèbrent la Toussaint dans un contexte particulier après l'attentat de Nice, dans divers communes françaises, des membres de la communauté musulmane ont tenu à être à leurs côtés ce dimanche.
À l'occasion de la Toussaint, dimanche 1er novembre, des musulmans et des catholiques se sont rassemblés dans divers communes françaises pour montrer leur unité face aux actes terroristes comme celui qui a visé la basilique Notre-Dame de Nice jeudi 29 octobre 2020. 
"un cordon symbolique" autour de la cathédrale d'Auxerre
Une quarantaine de personnes, des musulmans et des catholiques, se sont par exemple rassemblées devant la cathédrale d'Auxerre (Yonne), rapporte France Bleu Auxerre."Si on touche aux chrétiens, on touche aux musulmans", voilà ce que sont venus dire ces quarante croyants. Les représentants de la communauté musulmane ont appelé une poignée de fidèles à se rassembler autour de l'édifice religieux pour former un "cordon de protection symbolique".

"Nous sommes venus pour apporter un message de soutien et de fraternité à la communauté chrétienne de notre ville", explique Abdelaziz, brancardier à l'hôpital d'Auxerre. Cet habitant de l'Yonne est encore sous le choc de l'attaque au couteau commise jeudi à Nice.

Nous ne nous reconnaissons en rien à tout ça. Cela m'a fendu le cœur et malheureusement, après ces attentats, beaucoup de personnes font des amalgames

Abdelaziz, brancardier à Auxerre à France Bleu
Une initiative  saluée par le curé de la paroisse Saint-Germain d'Auxerre, Arnaud Montou : "Nos frères sont venus à la cathédrale pour manifester leur proximité, leur amitié. Pour dire qu'on est tous ensemble contre la barbarie."

Des roses blanches à la sortie de la messe à Bègles
Plusieurs membres de la communauté musulmane ont également tenu à être présents à l'église de Bègles (Gironde). Ils ont distribué des roses blanches à la sortie de l'office, rapporte France Bleu Gironde.

Il y avait les imams de Bègles, Cenon et le grand imam de Bordeaux. L'imam de Bègles, Yazid 
Abdelrrim, explique : "on a tenu à partager ce moment très important", pour les catholiques "pour dire notre soutien total à leur message de paix, et pour condamner fermement tout ce qui se passe au nom des musulmans". Lui et une demi-douzaine de personnes ont à la main des roses blanches : "on les a ramenées pour matérialiser ce message de paix comme signe de paix et d'amour entre les deux communautés".

C'est un geste d'amitié, de solidarité que nous avons voulu manifester à l'égard de nos frères catholiques, après ce crime abominable qui les a frappés en plein recueillement. C'est dans ces moments-là que la fraternité républicaine se manifeste

Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux à France Bleu
À la sortie de l'église, la plupart des fidèles se disent touchés, ou agréablement surpris. Hélène, venue avec sa fille, salue ce geste : "on a été très touchées de voir la communauté musulmane à nos côtés. C'est très émouvant de voir qu'ils sont là pour nous et qu'il y a un vrai échange. Cette rose, c'est un joli message, pour moi on a tous le même Dieu".

Les trois imams du Mans dans l'église Saint-Bernard des Sablons
Les musulmans étaient aussi aux côtés des catholiques ce dimanche au Mans. Les représentants des mosquées des Sablons, des Glonnières et Turques se sont rendus en l'église Saint-Bernard des Sablons à la fin de la messe de la Toussaint, rapporte France Bleu Maine.

Ce sont les responsables des mosquées qui ont sollicité Luc Chesnel, le prêtre de l'église. Ce dernier a dit oui. Les imams sont intervenus à la fin de la cérémonie religieuse et des jeunes filles ont distribué des roses blanches. Un geste particulièrement apprécié.

Je n'avais jamais vu un tel rassemblement, c'est un acte historique. Les trois imams des mosquées du Mans sont là et ce n'est pas rien. Il faut continuer à aller à la rencontre des uns et des autres.

Le prêtre Luc Chesnel à France Bleu
Les trois imams du Mans ont déposé des bouquets de roses dans la nef de l'église et se sont mis aux côtés du prêtre, des cinq enfants de chœur, l'image est forte, et les paroles de l'imam de la mosquée de Sablon émouvantes : "Qui tue un être humain a tué toute l'humanité", a-t-il souligné en citant un passage du Coran. Et de rajouter : "n'attendons plus d'autres événements pour nous réunir car c'est dans l'échange que nous pourrons construire une relation d'amitié et de fraternité".

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 19:57
Déclaration de l’association DIRE : Osons la fraternité !

Membres de l’association DIRE (Dialogue interreligieux dans l’Eure), comme l’ensemble de la communauté nationale nous avons été sidérés par l’horrible assassinat dont a fait l’objet Monsieur Samuel Paty dans l’exercice de sa profession d’enseignant et dans sa fonction de transmettre à des jeunes les valeurs essentielles de la République comme la liberté d’expression, le respect fondamental dû à toute personne humaine, la laïcité. Dans cette agression contre un professeur, nous nous sommes sentis tous blessés dans cette identité qui, par l’école, fait de nous des citoyens français. 
Musulmans et chrétiens, nous sommes convaincus que nous faisons ensemble partie de la grande famille humaine qui prend sa source dans l’acte Créateur de Dieu et qui fait de nous des frères et des sœurs qui s’enrichissent mutuellement de leurs différences de culture et de croyances.
Nous sommes d’autant plus touchés que l’agresseur qui a ôté la vie à cet enseignant habitait à Evreux, la ville où nous nous efforçons de développer des liens d’amitié entre musulmans et chrétiens.
Nous voulons avec toute la foule qui s’est rassemblée autour de la mémoire de ce professeur, exprimer notre attachement à toutes ces valeurs qu’il a défendues au prix de sa vie et témoigner à sa famille, ses collègues et ses amis de notre soutien et de notre sympathie.
Il y a cinq ans, après l’attentat contre l’équipe de Charlie Hebdo et de l’hypermarché Cacher, nous avions lancé notre association à Evreux à partir de cette déclaration commune : « Rien ne nous empêchera de vivre ensemble ».
Notre détermination à œuvrer ensemble pour la construction d’une fraternité dans le respect de nos différences et dans une connaissance mutuelle est relancée par cet événement dramatique.
Comme citoyens, ensemble, nous dénonçons cette atteinte au droit fondamental de notre République qu’est la liberté d’expression, même si, pour nous, celle-ci doit toujours s’exercer dans le respect d’autrui.
Comme croyants, ensemble, nous ne pouvons pas accepter de voir le nom de Dieu vers qui nous nous tournons dans la prière chacun à notre manière, associé à une œuvre de mort.
Avec le Pape François et le grand imam d’Al Azhar qui ont publié une déclaration commune sur la fraternité, nous croyons que « Dieu est le Créateur qui nous a modelés avec sa sagesse divine et nous a donné la vie pour la préserver. Un don que personne n’a le droit d’enlever, de menacer ou de manipuler à son gré ».(1)
Mais nous sommes conscients que cette fraternité est difficile à mettre en œuvre dans notre vie de chaque jour et parfois terriblement ébranlée.
L’expérience des années passées nous a montré que sans une volonté explicite et sans cesse relancée de nous rencontrer, de dialoguer et de mieux nous connaître, nous sommes tentés de reprendre nos habitudes et de vivre à distance les uns des autres…
Des trois valeurs inscrites au fronton de nos mairies : Liberté – Egalité - Fraternité, il nous semble que la plus difficile à mettre en œuvre aujourd’hui, c’est la fraternité.
C’est pourquoi, à l’occasion de ce drame, dans chacun des espaces de la vie quotidienne - famille, école, travail, santé, vie associative et culturelle,… - nous lançons un appel à relever ce défi : « quelle que soit notre conviction, notre culture ou notre religion, osons la fraternité ! ».

Contacts :     Mohamed CHERQAOUI – 06 29 27 75 22
    Paul MAGNAN – 06 77 02 95 65

 (1) Document sur la fraternité humaine signé le 4 février 2019 par le pape François et le grand imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayyeb
 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 18:15
Hommage à Samuel PATY sur la place de la mairie à Vernon ce mercredi 21 octobre à 18h

Hommage à Samuel PATY sur la place de la mairie à Vernon ce mercredi 21 octobre à 18h

Nous sommes un groupe amical constitué d'imams et de prêtres de Marseille, auxquels s'ajoutent une croyante musulmane et une religieuse catholique. De manière régulière, depuis 10 ans, nous nous rencontrons pour échanger, partager et approfondir ensemble par l'écoute, la réflexion, le questionnement des éléments de notre foi, de notre culture, des faits de société.  
 Nous sommes convaincus que nous appartenons à la même humanité, que nous sommes des êtres de relation et que nos origines, nos opinions, nos courants politiques et nos religions sont des lieux de découvertes et d'enrichissement mutuels.   
 Comme l'ensemble de la communauté nationale française, nous sommes profondément choqués par l'horrible assassinat dont a été victime Monsieur Samuel Paty, professeur d'histoire du Collège de Conflans Sainte Honorine. Cet assassinat lâche et abject d’un enseignant porte atteinte à des principes fondamentaux de la République comme la liberté d’expression, la liberté de conscience, la laïcité. Nous sommes profondément convaincus du bien-fondé de ces principes. Nous voulons exprimer notre soutien à la famille de Monsieur Samuel Paty, à ses proches et à tous les personnels de l’Éducation Nationale. Nous reconnaissons l'importance de leur travail.  
 Notre groupe est modeste mais il est un signe parmi d'autres que c'est dans le dialogue mené avec franchise et respect que les ignorances, les amalgames, les préjugés reculeront et laisseront davantage place à un vivre ensemble plus pacifié et plus fraternel. L'ouvrage est devant nous et il a besoin de chacun. 
 Plus que jamais parlons ensemble, comme citoyens et comme croyants, du civisme, de laïcité, du fait religieux, de la place des religions, de la violence, du terrorisme, dans le débat public et dans tous les lieux d’éducation de jeunes, y compris, sur invitation, dans les établissements scolaires publics et privés. Ce n'est qu'en mettant des mots que l'on fera reculer l’ignorance et le barbarisme.  
Nous sommes inquiets du climat qui s’alourdit dans notre pays et cible les musulmans et leurs structures qui travaillent dans un cadre républicain. 
Nous sommes disponibles pour toute initiative qui nous conduirait à témoigner ensemble, avec des croyants des autres traditions religieuses et des agnostiques, de ce qui nous pousse à servir la devise républicaine dans ses trois dimensions « liberté, égalité, fraternité ». 
Nous ne voulons pas céder à la peur ou à la division. 
Nous avons décidé de vivre ensemble, unis dans la fraternité et unis dans le défi et le bienfait d’accueillir nos diversités. 
 
Marseille, le 21 octobre 2020 
 
Messieurs Azzedine Aïnouche, Farid Bourouba, Salim Bouzred, Haroun Derbal,Nassurdine Haïdari, Mohsen Ngazou, Abdessalem Souiki, Madame Saïda Driouiche. 
Pères Thierry Alfano, Jean-Louis Barrain, Philippe Barrucand, Martin Durin, Jean Lahondès, Jean-Pol Lejeune, Laurent Notareschi, Christophe Roucou, sœur Christine Pousset. 
 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 07:05
Message du Service National des Relations avec le Judaïsme à l’occasion de la fête de Rosh Hashana

« Chers Amis,
À l’occasion de Rosh Hashana, célébrée cette année du 19 au 20 septembre 2020,
nous sommes heureux de vous adresser tous nos vœux.
Soyez inscrits pour de longues années dans le Livre de la Vie.
Ensemble, formulons des souhaits de santé et de concorde.
Que le Tout-Puissant nous accorde le désir infatigable de promouvoir la paix et de renforcer les liens cordiaux de fraternité entre nous. »
Père Christophe Le Sourt et toute l’équipe du SNRJ

En hébreu, « Rosh Hashana » signifie littéralement « la tête de l’année » et, comme son nom l’indique, il s’agit du début de l’année dans le calendrier juif.

Cette fête a plusieurs significations : c’est le jour anniversaire de la création de l’homme. L’appel pour celui-ci à faire un retour sur lui-même et de mesurer son péché. Certes, il connait sa faiblesse mais aussi la miséricorde de l’Eternel.

C’est aussi par la sonnerie du Chofar, faite avec la corne de bélier, le rappel à la fois de la ligature d’Abraham au Mont Moria et de la révélation au Sinaï et l’annonce de la délivrance future d’Israël et de l’humanité tout entière.

Pour l’exprimer, on se souhaite une bonne année « Shana tova ». Lors des festivités on mange des aliments doux. Ils sont à l’image des vœux de bonheur que l’on présente aux uns et aux autres. Ils symbolisent la douceur, les bénédictions et l’abondance.

A la synagogue, pour les offices, le blanc est de rigueur. Il est à l’image du désir de l’homme de se rapprocher de Dieu, et ce, en se purifiant de ses péchés. Sont blancs, aussi, les vêtements des célébrants, ainsi que les divers tissus liturgiques, de même, dans la mesure du possible, pour les vêtements des fidèles.

La fête de « Rosh Hashana » rappelle à l’homme son statut de créature soumise au jugement de Dieu. Du reste, elle précède les « 10 jours de pénitence » qui préparent à la solennité de « Kippour », jour du « Grand Pardon ». Ensuite, le pardon est scellé par l’inscription dans le livre de la Vie.

Le cycle de ces fêtes, dites d’automne, se poursuit avec « Souccot » « la fête des cabanes » et se conclut par la fête de « Simhat Tora » « la joie de la Tora ».

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 22:00
- J'ai fait l'expérience de la rencontre - par Olivier Lemaitre, diacre permanent à Privas (Ardèche)

Olivier Lemaitre a été ordonné diacre permanent à l’église Saint Thomas de Privas (Ardèche) par l’évêque de Viviers, Jean-Louis BALSA, le dimanche 7 octobre 2018. Il est professeur au conservatoire de musique de Privas et il est marié à Fatima, une musulmane pratiquante. Voici l’article paru dans « Eglise de Viviers » du mois de septembre 2019 où il donne le témoignage d’un voyage au Maroc dans la perspective d’un dialogue et d’une rencontre avec les Musulmans :
J'ai fait l'expérience de la rencontre
Parce que je crois à la force du témoignage, j'aimerais vous partager l'expérience que j'ai vécue cet été, avec mon épouse Fatima. Au soir de mon ordination, il y a bientôt un an, le père évêque m'a remis ma lettre de mission. Celle—ci précisait : « que nous étions envoyés, Fatima et moi-même, au nom du diocèse, pour nous former à l'islam »Image
Des mois ont passé et les choses se sont précisées. Cet été, nous avons suivi un séminaire d'islamologie à Rabat au Maroc. Quinze jours pour découvrir l'islam, pour se laisser surprendre, pour balayer les préjugés et les idées reçues, pour ne pas avoir nos propres références en modèle. Mais pour nous ouvrir et accueillir. C'était un beau partage. D'abord entre les Stagiaires, une vingtaine de personnes aux nationalités différentes. Beau moment de partage ensuite avec les formateurs, tous compétents et bienveillants. Enfin, avec les autochtones qui nous recevaient dans leur Royaume. Nous avons poursuivi ces quinze jours par dix jours dans la famille de Fatima, et dix jours en circuit, arpentant le Maroc du Nord au sud et de l'est à l'ouest, en passant par le Moyen Atlas, Où j'ai eu la grâce de rencontrer le dernier survivant du monastère de Tibhirine, le père Jean-Pierre Schumacher.
Je me suis senti démuni. J'allais être l'étranger, celui qu'on allait regarder, juger. J'allais perdre mes repères. J'ai eu l'impression que j'allais renoncer à quelque chose Que quelque chose auquel je tenais était en danger. Je ne lui ai pas dit, mais en y réfléchissant. j'ai admiré mon épouse, elle, une musulmane qui a suivi pendant quatre années la formation au diaconat avec un grand intérêt et un grand respect pour Jésus. Elle avait su faire appel à une capacité d'adaptation, d'ouverture incroyable...
Je bredouille trois mots d'arabe, alors quand je ne savais pas répondre aux questions que l'on me posait, j'ai parlé avec mes mains.
Quand je ne comprenais pas quelque chose, quand je me sentais perdu ou poussé dans mes retranchements, j'ai souri.
Comme je n'ai pas pu aller aux célébrations eucharistiques, il y en avait peu dans ces mois de vacances, j'ai prié, en communion avec mes frères musulmans à chaque appel du muezzin. Certes, pas comme d'habitude, mais peu importe. Ma vie, en lien avec eux, dans cette mission confiée, était un sacrement à part entière et l'important c'était de rendre grâce à Dieu.
J'ai changé mes habitudes culturelles ne mangeant plus à table mais par terre autour d'un plat, souvent avec mes mains, renonçant au café pour le thé à la menthe... n'écoutant plus de musique classique mais du folklore local. 

Qu'importe, le beau Vient de Dieu !
J'ai fait l'expérience de la rencontre. L'Évangélisation c'est ça. Être missionnaire, c'est faire l'expérience de la rencontre. Mes frères musulmans ont vu qu'un chrétien était en capacité de se laisser déplacer, par respect, par estime, par amour. Comme les moines de Midelt, je n'attendais rien de précis, je témoignais de ma vie de chrétien, simplement par ma présence dans ce pays musulman.
Le Christ nous y invite à être libre et heureux.
Dans la vie, il y a les paroles et il y a les actes. A nous maintenant de poser les actes.
Dans la joie de l'Évangile, le pape François nous dit en parlant du dialogue interreligieux : « Ce dialogue est, en premier lieu, une conversation sur la vie humaine, une attitude d'ouverture, partageant leurs joies et leurs peines. Ainsi, nous acceptons les autres dans leur manière d'être différente, de penser et de s'exprimer... La vraie ouverture est de se maintenir ferme sur ses propres convictions, mais ouvert à celles de l'autre et en sachant que le dialogue peut être une source d'enrichissement pour chacun. »
En allant au Maroc, je n'ai rien perdu Je me suis enrichi.
Alors, c'est ce que je nous souhaite pour l'année qui s'ouvre. De nous enrichir. Par notre courage et notre audace, par notre ouverture, notre accueil, par la bienveillance entre nous et avec les autres et enfin, par la confiance en nous-mêmes et dans le Seigneur.
Les méthodes comptent peu. Nous avons pour mission de favoriser la rencontre avec Jésus.
C'est important. Toute une vie peut en être transformée.


Olivier Lemaître (diacre)

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 06:28
Les religions pendant et après l’épreuve : quels regards sur l’avenir ?

Le 23 juin 2020

Collège des Bernardins à Paris

La rencontre organisée par l’IHEMR et le Collège des Bernardins sera un moment exceptionnel et unique réunissant tous les représentants des cultes en France pour une relecture de ce temps extraordinaire que nous venons de vivre et de ce que nous pouvons en faire pour notre plus grand bien commun.

La dernière crise Covid est de l’ordre des grandes épreuves que traverse parfois l’humanité. Cependant, elle présente une singularité tout à fait incroyable : toute la planète aura été frappée quasiment dans le même temps; la réponse apportée aura été pour la première fois, dans toute l’histoire de l’humanité, homogène et globale avec l’arrêt partiel de nos activités devenu indispensable pour préserver les plus fragiles et éviter une hécatombe.

Or, dans toutes les traditions religieuses, la notion d’épreuve est très présente et nourrit une profonde intelligence d’accueil et de mémoire de ces moments, de leur « sens » à la fois individuel et commun.

Ce moment singulier et extraordinaire, premier dans l’histoire humaine, appelle donc tout particulièrement la parole des représentants des cultes.

Comment suivre le direct ?

Vous pourrez suivre le direct à 18h le jour de l’événement sur notre site, sur la page Facebook du Collège des Bernardins ou sur Youtube (il n’est pas nécessaire d’avoir un compte pour suivre le direct).

Vous pourrez poser vos questions le soir du débat en direct sur la page Facebook ou Youtube du Collège des Bernardins.

Avec :
– Mgr Emmanuel Adamakis, 
Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France
– François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France
– Haïm Korsia, Grand Rabbin de France
– Mgr Eric de Moulin Beaufort, Président de la Conférence des Evêques de France
– Mohamed Moussaoui, Président du Conseil Français du Culte Musulman
– Minh Tri Vô, Présidente déléguée de l’Union Bouddhiste de France

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 10:24
Le dessin est extrait de la page Facebook de Pierre Hédrich, Un dessin par jour pendant le confinement.

Le dessin est extrait de la page Facebook de Pierre Hédrich, Un dessin par jour pendant le confinement.

Pour Christophe Verrey, pasteur du Foyer de Grenelle, Carême, Ramadan, confinement sont des moments de tentations mais aussi d’apprentissage de la patience et de la résistance.

40ème jour de confinement… Aujourd’hui, apparemment, le carême est décalé en englobant Pâques, avec Pessah, et bientôt le Ramadan ! qui a commencé hier… Pour les chrétiens comme pour les juifs ou les musulmans, ce temps est traditionnellement attente et ressourcement.

Outre le jeûne, qui pour les chrétiens est plutôt du maigre et qui pour l’islam s’interrompt la nuit, c’est normalement un temps pour se rapprocher de Dieu.

Et même si les protestants ont généralement laissé tomber les rites alimentaires, cela ne les empêche pas de rester liés à Dieu. En se souvenant des 40 jours de Jésus au désert.

40 jours au désert

Le désert, apparemment, c’est le contraire du confinement.
Mais ce qui l’en rapproche, c’est que Jésus n’y n’était pas seul, mais en promiscuité avec le diable, et quelques anges serviteurs : 40 jours de tentation ? Pas seulement ! Ce furent surtout 40 jours de préparation à son futur ministère, avec le doute, le dialogue intérieur et la tentation !

Des tentations nous guettent dans notre désert :

– l’alcool, par exemple, toujours redoutable  – Le découragement, aussi. Pour tous ceux qui ont tout perdu en interrompant leur activité, même si certains, bien déclarés, ont reçu quelques indemnités. Je pense ici en particulier ou vendeur, vendeuse, aux serveurs et serveuses, … Qui ne peuvent plus travailler et ne voient guère de perspective de le faire à cours terme. Il faut tenir bon, ne pas baisser la garde.

– L’agressivité et la colère, qui enveniment les relations dans la promiscuité.

Il faut retrouver patience et respect les uns des autres. Il faut arriver à résister ! Lâcher prise n’est pas tout lâcher !

Résistance et patience

Et je repense encore une fois à cette fameuse protestante nommée Marie Durand, qui resta prisonnière 26 ans à la tour de Constance, à Aigues-Mortes, pour ne pas renier sa foi protestante !

Ou aux poilus de 14 : quatre ans les pieds dans la boue, au coude à coude avec d’autres pas forcément amis, et le feu de la mitraille, les ennemis, les prisonniers… ! Eux encore n’avaient pas trop le choix et quelques permissions… Mais ceux qui en sont revenu entiers ont bien connu la patience devant la terreur.
Patience donc, et persévérance, car comme le dit l’apôtre Paul : « la détresse produit la patience, la patience produit la résistance à l’épreuve et la résistance nous amène à l’espérance » (Romains 5 v 3-4).

Christophe Verrey, pasteur – équipier du Foyer de Grenelle, Paris 15e, 24 avril 2020 – 40ème jour de confinement.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 11:18
Message du Rabbin Philippe HADDAD pour les fêtes juives et chrétiennes de Pessah et de Pâques

Chers fidèles amis,

Nous allons fêter la semaine prochaine les fêtes de Pessah et de Pâques.

Faute de rencontre dans nos lieux habituels, nous voulions vous faire parvenir ce simple message : L’espace et le temps sont des réalités relatives, nous sommes plus proches par nos confinements que nous n’avons jamais été en pouvant nous déplacer à l’extérieur.

L’Humain se trouve où sa conscience est, où son cœur est, où sa foi est, où son espérance est.

Par le cœur, par l’étude de la Parole, par la prière, par l’amour, nous allons, chacun chez soi, aborder ces fêtes, confiants dans la Promesse de l’Eternel, et dans l’Espérance que la libération viendra et que la vie triomphera de la mort.

Nous pensons tout particulièrement à celles et ceux touchés par la maladie, parmi vous ou autour de vous, et nous prions tous ensemble, dans nos fois respectives, mais à l’unisson, pour eux, comme nous prions pour le repos de l’âme de celles et ceux qui ont quitté ce monde.

Pour ne pas perdre le lien, je propose un petit mot sur ma chaîne Youtube Ulif Torah chaque matin et aussi sur Jésus Thora.

A chacun d’entre nous, seul ou en famille d’inventer cette année sa façon de fêter ! Nous pensons à vous tous et à chacun et chacune.

Dans l’amitié et l’Espérance ...

 

Philippe Haddad

Rabbin de la Synagogue Copernic, Paris

 https://copernic.paris/fr/

 

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 20:03

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