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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 08:19
Maman nous a quittés le 24 août 2005, il y a 15 ans

Maman nous a quittés, il y a 15 ans, le 24 août 2005 à 13h à l’hôpital de Privas (Ardèche). J’étais venu la rejoindre la veille au soir. Une heure après son décès nous étions tous réunis autour d’elle dans sa chambre d’hôpital. Depuis son départ nous sommes devenus héritiers de son sens des autres et de sa grandeur d’âme ! Le témoignage que j’ai donné le jour de ses funérailles garde « toute son actualité ! »

Homélie des Funérailles de Andrée CHAUTARD

Eglise Saint Thomas de Privas, le 29 Août 2005

Ce qui impressionnait le plus ceux qui rencontraient maman occasionnellement (jusqu’à son grand âge) c’était son rire. Un rire incroyable. Un rire en cascade à faire fondre le plus coincé des grands timides, le plus fermé des agents secrets. Son rire apprivoisait sa surprise et faisait place à la simplicité.

Ce qui a impressionné le plus les résidents du Foyer Logement de Lancelot, son dernier nid, c’est son sourire, son accueil, son moral incroyable au point de remonter le moral des autres alors qu’elle y a vécu le deuil de son mari et qu’elle venait de quitter et de vendre sa maison.

Maman était une « battante », d’une énergie incroyable. Sa maison était constamment ouverte aux autres et sa maison avait une « âme ». Nous ses enfants, nous l’avons écrit sur l’invitation aux Noces d’Or des parents le 4 Février 1995 (voila déjà 10 ans et 7 mois) : « Nous devons à nos parents la vie, le sens des autres et le goût du bonheur ».

Avec ce caractère très fort qui fait que papa disait toujours, et avec une quelque malice, alors qu’on lui proposait une invitation ou une rencontre « il faut voir ça avec mon gouvernement », maman a fait l’expérience de la conversion et même de l’abandon.

Elle qui rêvait d’indépendance et de voyages, elle a passé sa vie à tenir sa maison à élever ses enfants, à accueillir tous les « passants ». Dieu sait si cuisine, lessives, ménage, vaisselle et repassage ont occupé ses jours et même parfois ses nuits. Elle passait plusieurs heures à préparer un repas avalé en quelques minutes !

Combien de fois elle m’a confié : « c’est une mission ingrate où il n’y a guère de reconnaissance que celle de mère de famille à la maison ». Aujourd’hui pour tout cela, pour tout ce quotidien et pour cette énorme fidélité de tous les instants, pour sa gaieté, pour sa profondeur d’âme, pour son sérieux nous sommes venus ici lui dire MERCI.

Quand je lui ai demandé, il y a tout juste trois semaines quels ont été les plus grands bonheurs de sa vie elle n’a pas hésité à me répondre : mes quatre accouchements et la naissance de mes quatre enfants et les 14 années de retraite avec papa avant qu’il ne soit malade.

Je crois que ce qui domine dans la vie de maman, c’est sa foi.

Grâce à sa foi elle a fait bien des « conversions » :

- Conversion à l’attention aux petits et aux pauvres, alors qu’elle venait, comme elle le disait elle-même, d’un milieu bourgeois.

- Conversion aux tâches humbles et modestes alors que spontanément elle était portée vers la communication et la rencontre

Grâce à sa foi elle a appris à pardonner : c’est certainement là les moments les plus douloureux et difficiles de sa vie : accepter de s’effacer, de ne pas avoir le dernier mot…

Grâce à sa foi elle a appris à s’abandonner et même au soir de sa vie à progressivement « tout lâcher ». C’est certainement, pour nous qui l’avons accompagné jusqu’à son dernier souffle, ce qui nous a le plus impressionné. Elle s’est abandonnée au point qu’on ne sentait ni remord, ni révolte, ni regret.

Maman était « accroc » de la prière et de la communion fréquente. Prière et communion qui ont été pour elle un puissant soutien et un formidable réconfort.

Je crois qu’elle désire dans l’Eucharistie de ses funérailles une grande et belle communion.

Sa foi, j’en suis témoin (privilégié peut-être) était fondé sur ce roc : Le Christ Jésus et la Bonne Nouvelle de l’Evangile. C’est elle-même qui a choisi les textes de ses funérailles pour nous dire cette invitation au Bonheur qu’est l’Evangile : « Heureux les Pauvres, Heureux les Doux, Heureux les Miséricordieux… » et puis ce message de Saint Paul : « l’Amour ne passera jamais ».

Si elle s’est battue et débattue devant le mal et la souffrance, si la vie ne l’a pas épargnée, maman, grâce à la foi, grâce à l’amour a connu le plus grand des bonheurs : « Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Denis

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 08:54
Maman est partie au ciel le 24 août 2005

Maman est partie au ciel le 24 août 2005, et en ce jour anniversaire de son départ je lui dédie cette chanson de Robert Lebel (prêtre du Quebec, auteur compositeur interprète) tellement belle !

 

À ma mère
 

C'est toi qui as tissé mon corps
Sur le métier de ta patience
Au fil du jour et de l'effort
Jusqu'au matin de délivrance

 

Je chante, je chante
Pour toi maman,
Je t'aime, je t'aime
D'un cœur d'enfant

 

C'est toi qui m'as appris l'amour
Au livre ouvert de ta tendresse,
De l'âge heureux et sans détour
À l'âge fou de mes ivresses.

 

C'est toi qui as séché mes pleurs
Au temps fragile de mes chutes
En préparant déjà mon cœur
À défier le temps des luttes.

 

C'est toi qui m'as appris le nom
Du Dieu qui ressemble à un père
Et qui, de la même façon
M'a donné du pain et des frères.

 

C'est toi qui veilles maintenant
À la porte de ma présence…
Et moi, je n'ouvre pas souvent…
Pardonne-moi ces longs silences !

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 10:47
Le 24 août 2005, il y a 10 ans, maman nous quittait !

Maman nous a quittés, il y a 10 ans, le 24 août 2005 à 13h à l’hôpital de Privas (Ardèche). J’étais venu la rejoindre la veille au soir. Une heure après son décès nous étions tous réunis autour d’elle dans sa chambre d’hôpital. Depuis son départ nous sommes devenus héritiers de son sens des autres et de sa grandeur d’âme ! Le témoignage que j’ai donné le jour de ses funérailles garde « toute son actualité ! »

Homélie des Funérailles de Andrée CHAUTARD

Eglise Saint Thomas de Privas, le 29 Août 2005

Ce qui impressionnait le plus ceux qui rencontraient maman occasionnellement (jusqu’à son grand âge) c’était son rire. Un rire incroyable. Un rire en cascade à faire fondre le plus coincé des grands timides, le plus fermé des agents secrets. Son rire apprivoisait sa surprise et faisait place à la simplicité.

Ce qui a impressionné le plus les résidents du Foyer Logement de Lancelot, son dernier nid, c’est son sourire, son accueil, son moral incroyable au point de remonter le moral des autres alors qu’elle y a vécu le deuil de son mari et qu’elle venait de quitter et de vendre sa maison.

Maman était une « battante », d’une énergie incroyable. Sa maison était constamment ouverte aux autres et sa maison avait une « âme ». Nous ses enfants, nous l’avons écrit sur l’invitation aux Noces d’Or des parents le 4 Février 1995 (voila déjà 10 ans et 7 mois) : « Nous devons à nos parents la vie, le sens des autres et le goût du bonheur ».

Avec ce caractère très fort qui fait que papa disait toujours, et avec une quelque malice, alors qu’on lui proposait une invitation ou une rencontre « il faut voir ça avec mon gouvernement », maman a fait l’expérience de la conversion et même de l’abandon.

Elle qui rêvait d’indépendance et de voyages, elle a passé sa vie à tenir sa maison à élever ses enfants, à accueillir tous les « passants ». Dieu sait si cuisine, lessives, ménage, vaisselle et repassage ont occupé ses jours et même parfois ses nuits. Elle passait plusieurs heures à préparer un repas avalé en quelques minutes !

Combien de fois elle m’a confié : « c’est une mission ingrate où il n’y a guère de reconnaissance que celle de mère de famille à la maison ». Aujourd’hui pour tout cela, pour tout ce quotidien et pour cette énorme fidélité de tous les instants, pour sa gaieté, pour sa profondeur d’âme, pour son sérieux nous sommes venus ici lui dire MERCI.

Quand je lui ai demandé, il y a tout juste trois semaines quels ont été les plus grands bonheurs de sa vie elle n’a pas hésité à me répondre : mes quatre accouchements et la naissance de mes quatre enfants et les 14 années de retraite avec papa avant qu’il ne soit malade.

Je crois que ce qui domine dans la vie de maman, c’est sa foi.

Grâce à sa foi elle a fait bien des « conversions » :

- Conversion à l’attention aux petits et aux pauvres, alors qu’elle venait, comme elle le disait elle-même, d’un milieu bourgeois.

- Conversion aux tâches humbles et modestes alors que spontanément elle était portée vers la communication et la rencontre

Grâce à sa foi elle a appris à pardonner : c’est certainement là les moments les plus douloureux et difficiles de sa vie : accepter de s’effacer, de ne pas avoir le dernier mot…

Grâce à sa foi elle a appris à s’abandonner et même au soir de sa vie à progressivement « tout lâcher ». C’est certainement, pour nous qui l’avons accompagné jusqu’à son dernier souffle, ce qui nous a le plus impressionné. Elle s’est abandonnée au point qu’on ne sentait ni remord, ni révolte, ni regret.

Maman était « accroc » de la prière et de la communion fréquente. Prière et communion qui ont été pour elle un puissant soutien et un formidable réconfort.

Je crois qu’elle désire dans l’Eucharistie de ses funérailles une grande et belle communion.

Sa foi, j’en suis témoin (privilégié peut-être) était fondé sur ce roc : Le Christ Jésus et la Bonne Nouvelle de l’Evangile. C’est elle-même qui a choisi les textes de ses funérailles pour nous dire cette invitation au Bonheur qu’est l’Evangile : « Heureux les Pauvres, Heureux les Doux, Heureux les Miséricordieux… » et puis ce message de Saint Paul : « l’Amour ne passera jamais ».

Si elle s’est battue et débattue devant le mal et la souffrance, si la vie ne l’a pas épargnée, maman, grâce à la foi, grâce à l’amour a connu le plus grand des bonheurs : « Il n’y a pas de plus grand Amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Denis

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