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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 11:41
Immigration : « La France est très loin d’avoir pris sa part pendant la crise »

Le chercheur François Héran analyse les chiffres de l’immigration pour l’année 2018, dévoilés par le ministère de l’intérieur le 15 janvier.

Le ministère de l’intérieur a rendu publics, mardi 15 janvier, les chiffres annuels de l’immigration en France. En 2018, 250 550 premiers titres de séjour ont été délivrés. Titulaire de la chaire migrations et sociétés au Collège de France, François Héran analyse ces données, dans le contexte du grand débat national qui doit notamment aborder la question de l’immigration.

Dans sa lettre aux Français publiée dimanche, Emmanuel Macron suggère de « fixer des objectifs annuels » en matière d’immigration. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

C’est un serpent de mer. En 2008 déjà, Nicolas Sarkozy avait commandé à Pierre Mazeaud un rapport à ce sujet, et la commission [sur le cadre constitutionnel de la politique d’immigration] avait conclu qu’il était impossible de plafonner les titres de séjour sans miner le droit d’asile et le regroupement familial.

https://groupelemonde.solution.weborama.fr/fcgi-bin/dispatch.fcgi?a.A=im&a.si=2488&a.te=2057&a.he=1&a.wi=1&a.hr=p&a.ra=719686259

Comment imaginer que la France puisse se retirer des conventions internationales qui les garantissent ? On ne fixe pas le niveau des droits de l’homme au gré des circonstances : on les respecte ou on les résilie. Marine Le Pen va plus loin et voudrait interdire le regroupement familial. Mais seuls l’ont fait les pays communistes naguère, les pays du Golfe aujourd’hui. C’est tout dire.

On cite parfois l’exemple du Canada…

A tort, car le système canadien ne cherche pas à réduire le nombre d’immigrants mais, au contraire, à le porter à des niveaux élevés : plus de 300 000 par an, soit l’équivalent de 600 000 chez nous, puisque le pays est deux fois moins peuplé ! Depuis 1970, les travailleurs qualifiés sont sélectionnés sur concours. Ils décrochent 28 % des titres de séjour délivrés par le Canada, 55 % si l’on inclut leurs familles, qui peuvent les rejoindre sans délai.

Rien de tel en France. Nous avons stoppé la migration directe de travail en 1974 avant que la loi Sarkozy de 2006 sur l’immigration « choisie » ne la réintroduise, mais à petites doses. Si l’on décompte les travailleurs saisonniers, l’immigration économique représente seulement 12 % des titres [32 815 titres en 2018 dont 3 000 saisonniers]. Quant aux étudiants internationaux [82 580 titres en 2018], la composante qui progresse le plus sur le long terme, elle est difficile à réduire sans porter atteinte à la politique d’influence de la France. Or, l’augmentation des frais d’inscription annoncée récemment frappera durement les étudiants africains. Il y a là une contradiction. On ne peut pas, d’un côté, prétendre développer la francophonie et, de l’autre, empêcher les francophones de venir en France.

En 2018, 122 743 personnes ont demandé la protection de la France, soit une hausse de 22 %, alors que la demande d’asile baisse en moyenne de 13 % en Europe. Pourquoi ?

Cette baisse cache de forts contrastes : elle est de 17 % en Allemagne, de 33 % en Suède, de 72 % en Italie. Mais d’autres pays que la France ont connu de fortes hausses en un an : 45 % en Espagne, 49 % en Belgique et 13 % au Royaume-Uni. Ces variations reflètent le manque de coordination des pays européens. Quand la crise des migrants a éclaté, à l’été 2015, la France a préféré éluder le plan Juncker [de répartition des réfugiés] en se défaussant sur l’Allemagne, l’Autriche, la Suède, la Grèce et l’Italie. Il ne faut pas s’étonner que deux ans plus tard des déboutés de ces pays tentent de se replier sur la France.

Peut-on fixer scientifiquement une proportion optimale d’immigrés ?

Non, c’est impossible. Ils sont 5 % de la population en Finlande, 8 % au Portugal, 16 % en Suède, 28 % en Australie, 43 % au Luxembourg, 74 % au Qatar… et 10 % à 12 % chez nous selon le mode de calcul. Aucun modèle ne s’impose. Certes, plus un pays est riche et peuplé, plus il a les moyens d’accueillir de migrants, mais pour le reste, la capacité d’accueil est une construction politique.

En proie à la crise des « gilets jaunes », Emmanuel Macron cherche-t-il à donner des gages aux extrêmes en déviant le débat vers l’immigration ? On attend de lui autre chose, une parole de vérité qui rappelle deux faits incontournables : la France est un pays d’immigration qui, comme la plupart des pays d’Europe de l’Ouest, respecte le droit universel à la vie de famille. Et, face à la demande d’asile, la France est très loin d’avoir pris sa part pendant la crise, si l’on tient compte de ses 67 millions d’habitants.

Chaque année en moyenne, entre 2015 et 2017, elle a enregistré 1 700 demandeurs pour 1 million d’habitants et accordé sa protection à 510 d’entre eux, ce qui la place respectivement au 13e et au 17e rang des pays européens. On fourvoie nos concitoyens en leur laissant croire que nous serions assaillis par la demande d’asile. Le grand débat a bien d’autres enjeux.

Julia Pascual

 

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 08:52
Un migrant africain passe à vélo devant les immenses serres où sont cultivés fruits et légumes, le 14 janvier 2019 à El Ejido.

Un migrant africain passe à vélo devant les immenses serres où sont cultivés fruits et légumes, le 14 janvier 2019 à El Ejido.

Dans le sud de l'Espagne, l'extrême droite de Vox séduit des agriculteurs d'Andalousie en prônant "l'expulsion des sans-papiers". "Mais je ne sais pas comment ils feraient sans nous", répond un Africain, sortant d'une serre à El Ejido.

Dans cette zone appelée "la mer de plastique", située autour de la ville côtière d'Almeria, un enchevêtrement de serres miroitantes tapisse le paysage à perte de vue.

C'est là que Vox, grâce à qui une coalition conservatrice et libérale a été investie mercredi pour gouverner l'Andalousie, a obtenu ses meilleurs scores aux élections régionales de décembre.

Ce parti d'extrême droite demande que les immigrés clandestins soient dénoncés et expulsés. L'utilisation de la main-d'oeuvre étrangère est pourtant l'une des bases de l'agriculture ultra-intensive qui fait la prospérité de la zone, premier bassin d'exportation de légumes d'Europe.

Circulant à vélo dans les rues bordées de serres, Issa Guebre, 24 ans, explique être payé 36 euros la journée pour cultiver le melon.

Il est arrivé en 2018 du Burkina Faso, après avoir franchi la haute clôture frontalière séparant l'enclave espagnole de Melilla du Maroc. Depuis, son employeur "ne lui a jamais demandé de papiers" et il n'a jamais vu d'inspecteur du travail, assure-t-il.

- Serres à 50 degrés -

Interrogé sur l'appel de Vox à expulser tous les sans-papiers, il s'exclame: "Je ne sais pas comment ils feraient ici sans nous les Africains! L'été, il fait tellement chaud sous les serres à 50 degrés que même le propriétaire n'entre pas".

Un Sénégalais d'Andalousie, Serigne Mamadou Keinde Diassaka, a fait parler de lui récemment en publiant sur Facebook une vidéo visionnée plus de 600.000 fois. Il y répondait à Vox en disant, à 6H00 du matin, dans une vigne d'Albacete (sud-est): "Voila ce que nous faisons, nous les immigrés: travailler".

À El Ejido (89.000 habitants), Vox a recueilli 29,5% des voix et devancé le Parti Populaire (PP, droite) qui dirige la ville depuis 28 ans.

Il pourrait remporter en mai cette mairie, dans une commune théâtre de violences racistes en 2000.

Au-delà de la question de l'immigration, l'électeur type de Vox est un homme indigné par l'indépendantisme catalan ou le nouveau féminisme.

Un slogan peint en rouge sur une serre témoigne de l'animosité envers le chef du gouvernement socialiste espagnol qui veut exhumer le dictateur Franco (1939-1975) de son mausolée: "Pedro Sanchez, salaud! Franco n'est pas le problème, le problème c'est toi. Vive la garde civile. L'Espagne est une nation".

- "Les règles d'ici" -

Au bar Las Chozas, les agriculteurs qui grignotent des tapas ou jouent au baby-foot vers 16H00 disent qu'ils sont "beaucoup à avoir voté Vox" et "que les sans-papiers devraient partir".

Tel Andres Fernandez, 44 ans, à la tête de 2,5 hectares de serres, qui soutient que les immigrés "demandent plus qu'ils ne devraient car ils viennent d'un pays du tiers-monde mais ne veulent pas suivre les règles d'ici", en évoquant ceux qui refusent le porc à la cantine.

Il admet dans le même temps que "sans les immigrés ici, on ne peut pas vivre". 

"Quand il faut récolter 70.000 kilos de pastèques en 24 heures, tu recrutes celui qui se présente", plaide Salvador, 64 ans. Il refuse de donner son nom, lui qui reconnaît employer parfois des sans-papiers.

Le visage buriné et le cigarillo aux lèvres, ce propriétaire de deux hectares se dit pourtant "sensible au discours de Vox".

Selon José Cueva, coordinateur du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC) dans la province d'Almeria, "20 à 30% des travailleurs (agricoles) sont sans papiers".

Et à El Ejido, des employeurs passent tôt le matin prendre des sans-papiers "en toute impunité", près du commissariat, dit-il.

"Pour eux, ce serait se tirer une balle dans le pied: l'expulsion des immigrés clandestins produirait un déficit important de main-d'œuvre", fait-il valoir.

Pointant les "contradictions" des agriculteurs, le syndicaliste estime qu'ils "ont besoin de ces travailleurs" car leur production à bas coût "ne serait pas possible sans la précarité généralisée". 

"L'ancien maire PP d'El Ejido, Juan Enciso, avait résumé en 2000 leur état d'esprit en disant qu'ils avaient besoin de l'immigré le jour mais qu'il devait disparaître le soir", ajoute-t-il.

© AFP, JORGE GUERRERO

 

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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 19:16
« Il est possible de le faire….en 2019 ! » de Pierre HENRY

Il est possible !

Sur la partie Est du périphérique, ce bout de terre de 35 km qui enserre Paris, sur lequel transite plus d’un million de voitures chaque jour, il y a des images qui se banalisent depuis de trop longs mois, voire années. Hiver comme été des ombres par centaines, des tentes par dizaines peuplent les terre-pleins, les interstices des lieux.

Ces situations répétées peuvent susciter la colère, la compassion, la générosité. Cela arrive, heureusement. Mais plus surement, elles alimentent le sentiment d’un flux continu de migrants, laissent à penser que l’État ne maitrise rien, qu’il est dépassé. Là, commence le rejet, et là, prospère le populisme et ses fantasmes. Peu importe alors, que des associatifs, des fonctionnaires, des élus, se mobilisent en permanence sur le sujet et souvent ensemble, peu importe qu'ils partagent le même diagnostic et souvent les mêmes possibles solutions, rien ne bouge vraiment, tout se reproduit de manière absurde.

1 500 personnes principalement en situation de migration sont à la rue aujourd’hui dans l’Est parisien. Qu’avons-nous raté au cours de ces dernières années pour ne pas réussir à convoquer l’intelligence ? Nous avons pourtant répétés, les uns et les autres, sous des formes diverses, aux responsables politiques  en situation de décider, que déconnecter l’accès aux procédures pour les demandeurs d’asile de l’accès à l'hébergement était une faute, une gabegie humaine, sociale, budgétaire et politique. Ce qui se produit dans un certain nombre de nos capitales régionales, car le phénomène n’est pas que parisien, est insupportable. Il est possible de faire autrement et de ne pas nourrir les benêts identitaires qui ne manquent pas de se réjouir de la situation chaotique et de la nourrir.

Il est possible de respecter l'indispensable devoir de dignité que nous devons à chacun et devant lequel nous nous dérobons. Il est possible de mettre à l’abri 120 000 personnes annuellement dans notre beau pays sans léser quiconque.

Il est possible de le faire…en 2019 ?

Pierre HENRY, Directeur général de France terre d'asile  

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 23:15
La CIMADE a reçu aujourd’hui le Prix des Nations Unies pour les Droits de l’Homme

Sommes-nous tous égaux ? Oui ! Mais les personnes migrantes et réfugiées sont privées de leurs droits par des barrières invisibles

Il y a 70 ans, le 10 décembre 1948, était proclamée la Déclaration universelle des droits de l’Homme à Paris. 

En cette date anniversaire, la ministre de la Justice a remis un prix des Nations Unies à La Cimade, qui reconnaît l’importance de ses actions de défense des droits fondamentaux des personnes exilées. 

Ce prix est aussi le vôtre. Nous comptons sur vous pour lui donner toute sa force ! 

« Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien ».

Le droit de migrer est inscrit à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. On constate pourtant avec affliction qu’il est toujours bafoué aux frontières mêmes de la France. 

Et quand les personnes exilées parviennent à rejoindre notre pays, elles sont trop souvent rejetées, empêchées de s’insérer dans la société et privées de titre de séjour. 

Brisez les barrières invisibles qui se dressent sur leur chemin. 
Offrez-leur la rencontre qui peut changer leur vie. Cliquez sur le lien ci-dessous

Pour faire un Don à la CIMADE

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 08:23
Des migrants face à un blocus de la police, sur la frontière avec la Croatie, à Velika Kladusa, en Bosnie-Herzégovine, le 24 octobre 2018 / AFP/Archives

Des migrants face à un blocus de la police, sur la frontière avec la Croatie, à Velika Kladusa, en Bosnie-Herzégovine, le 24 octobre 2018 / AFP/Archives

C'est une course contre-la-montre en Bosnie: des milliers de migrants qui traversent ce pays, en direction de l'Europe occidentale, campent à la belle étoile, alors que l'hiver est imminent que l'afflux de tarit pas.

Après des mois de laisser-faire, dans ce pays doté d'institutions très complexes, les autorités ont ouvert la semaine dernière, avec l'aide de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), deux nouveaux centres d'accueil, l'un à Bihac (nord-ouest) et l'autre près de Sarajevo, avec une capacité totale de 850 places.

Le nombre de lits a ainsi été doublé, avec actuellement environ 1.700 places dans cinq centres d'hébergement.

"Les choses se mettent en place (...) on a beaucoup de chance que le temps soit toujours très doux", dit Peter Van der Auweraert, un responsable de l'OIM.

L'objectif est d'avoir pour l'hiver des logements pour environ 3.700 personnes "qui sont en transit en Bosnie", précise-t-il.

L'afflux accéléré des migrants dans la région de Bihac, frontalière de la Croatie, pays membre de l'Union européenne, a provoqué la semaine dernière des manifestations des habitants de cette ville de 65.000 habitants.

- Renvoyés vers Sarajevo -

Désormais, la police renvoie systématiquement les migrants arrivés dans ce canton en provenance de Sarajevo. Quelque 700 personnes ont ainsi été reconduites depuis mercredi.

La décision d'"empêcher l'afflux des migrants" dans ce canton a été prise en raison de la "détérioration de la situation sécuritaire", a expliqué à l'AFP une porte-parole de la police régionale, Snezana Galic.

Ces dernières semaines, entre 150 et 200 migrants arrivaient tous les jours à Bihac. Un campement de fortune ne cessait de grandir dans un parc près du centre-ville, autour d'une cité universitaire abandonnée, qui abritait déjà plusieurs centaines de personnes.

Début octobre, des policiers y ont tiré des coups de semonce lors d'une intervention pour calmer des heurts entre deux groupes.

Depuis le début de l'année, les autorités ont enregistré l'entrée illégale de 20.000 personnes dans ce pays évité lors de la grande vague de 2015-2016.

La plupart de ces personnes, qui fuient les guerres et la pauvreté en Asie, au Proche-Orient et en Afrique du Nord, ont pu poursuivre leur périple.

"La perception des migrants, et c'est la réalité, est que la route est ouverte", explique Peter Van der Auweraert, précisant que quelque 16.000 personnes "ont pu partir de façon irrégulière en Croatie et, après, en Slovénie, en Italie et en Autriche".

Cependant, des centaines de migrants restent encore sans abri, à Bihac ainsi qu'à Velika Kladusa, plus au nord, où ils ont mis en place un autre campement de fortune. Des groupes de marcheurs partent régulièrement des deux campements vers la zone frontalière boisée.

- "The game" -

Mohsin, un Pakistanais de 27 ans, espère réussir "the game" ("le jeu" en anglais) et arriver avant la neige en Italie. C'est ainsi que les migrants parlent des tentatives de passage.

"J'ai essayé trois fois, mais mauvaise chance. On m'a attrapé deux fois en Croatie et une fois, la dernière, en Slovénie, après sept jours de marche", raconte ce jeune homme qui se repose dans le campement de Bihac avant la prochaine tentative.

Redoutant l'hiver, quelque 200 à 300 migrants qui sont logés dans de très mauvaises conditions dans le campement de Velika Kladusa protestent depuis une semaine devant le poste-frontière de Maljevac, à trois kilomètres de là. Ils réclament l'ouverture de la frontière, sans émouvoir les autorités croates.

 

Après les heurts avec les polices bosnienne et croate les deux premiers jours, ils campent désormais, jour et nuit, à proximité du poste-frontière. Plusieurs femmes et enfants occupent aussi des tentes dressées sur la route.

Ils allument des feux pour se chauffer alors que la température descend à 5°C pendant la nuit.

"La situation dans le campement de Velika Kladusa est une vraie agonie. Ces gens sont sans électricité depuis plus d'un mois et demi et on leur a coupé aujourd'hui l'eau aussi", a raconté la semaine dernière à l'AFP Zehida Bihorac, une bénévole bosnienne qui habite près du camp.

Un Afghan de 31 ans, qui dit s'appeler Commando, et plusieurs de ses camarades tiennent à montrer leurs téléphones cassés par, affirment-ils, des policiers croates lorsqu'ils sont arrêtés par les patrouilles dans des zones frontalières.

"Casser les téléphones, piller notre argent et frapper les gens, ce n'est pas ça le travail de la police", peste Commando.

Ceux qui réussissent "le jeu" envoient par téléphone les coordonnées de la route à ceux qui sont derrière, explique un policier bosnien.

afp

 

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 10:20
Avec le collectif Diakité, des bénévoles servent des repas aux migrants. / Chopin Jean Daniel/PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP

Avec le collectif Diakité, des bénévoles servent des repas aux migrants. / Chopin Jean Daniel/PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP

Des bénévoles se sont mobilisés spontanément pour apporter leur aide aux dizaines d’Africains qui transitent désormais chaque jour par la ville, en provenance d’Espagne

Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)

Rachel s’est rapprochée du petit groupe à la nuit tombée, place des Basques, où se situe la gare routière de Bayonne aménagée en plein air. « J’ai une chambre libre chez moi, dit-elle. Je peux héberger une femme avec un enfant. » Nicolas lui demande de noter son nom et ses coordonnées sur un bout de papier. « Je vais les transmettre à notre commission hébergement », lui explique-t-il.

De plus en plus de migrants passent par le Pays basque

Tous deux sont Bayonnais et ne se connaissent pas. Elle a 45 ans et est responsable d’une agence de prospection par téléphone. Il est âgé de 32 ans, est serveur et est engagé dans « la gauche anti-capitaliste ». Ils ont fait le même constat : de plus en plus de jeunes Africains arrivent à Bayonne, conséquence du durcissement de la politique migratoire de l’Italie, qui pousse des candidats à l’exil à passer par l’Espagne et à franchir la frontière française au Pays basque.

La sous-préfecture des Pyrénées-Atlantiques est la première grande ville française sur leur route et des dizaines d’entre eux y convergent chaque jour pour prendre le bus et aller plus au nord. Quitte à attendre plusieurs heures, voire une nuit entière. « En tant que citoyenne, je ne me voyais pas rester inactive », reprend Rachel. « Il y a une augmentation exponentielle des propositions et on sort du réseau de militants qu’on connaît », commente Nicolas, devenu porte-parole de l’association Diakité.

« Tout est allé très vite »

Ce collectif s’est constitué il y a trois semaines et il a été baptisé du prénom d’un des premiers jeunes à avoir été pris en charge. Ses responsables s’efforcent de structurer une mobilisation spontanée de multiples citoyens soucieux d’apporter de l’aide à tous les exilés en transit par Bayonne. « Tout est allé très vite », témoigne la pasteur Nathalie Paquereau, dont le temple, tout proche de la gare routière, a ouvert ses portes mettre à l’abri des femmes et des mineurs.

Place des Basques, des bénévoles se relaient ainsi toute la journée jusqu’à quatre heures du matin, l’horaire du dernier bus, pour offrir une pause réconfortante dans une ambiance joyeuse : des repas sont servis, des boissons chaudes attendent dans des thermos, des vêtements sont collectés et distribués, une borne électrique est déployée pour recharger les téléphones. « On est très bien accueilli, on ne manque de rien », constate Ismaël, un jeune Guinéen coiffé d’un bonnet de ski. « On les remercie beaucoup », ajoute-t-il.

Éviter les tensions

À l’occasion, des étudiants en droit prodiguent des conseils juridiques. « On est dans une démarche de bienveillance et de protection, poursuit Nicolas. S’ils le souhaitent, on leur explique qu’on peut les accompagner dans leurs démarches pour rester ici. » Mais une grande partie de l’action consiste simplement à aider ces « voyageurs » à trouver une place dans un bus « Macron », ces lignes longue distance qui permettent de rallier Bordeaux ou Paris.

Ce soir-là, la conductrice est particulièrement chaleureuse. « Mais ce n’est pas toujours comme cela », assure Hamid. Cet habitant du quartier a été un des premiers à donner de son temps, dès le mois de juin, avant même la création de Diakité. Il insiste pour rappeler qu’il ne s’agit pas d’acheter des billets, mais seulement de réguler la situation devant les bus. « On reste dans la légalité, souligne-t-il. En agissant, on rend aussi service aux Bayonnais. On évite des débordements. »

Un « travail exceptionnel », selon le maire

Cette mobilisation est désormais soutenue par la municipalité, qui fournit des repas. « Ces bénévoles font un travail exceptionnel, mais j’ai peur qu’ils s’épuisent », commente Jean-René Etchegaray, maire UDI de Bayonne et président de la communauté d’agglomération, qui parle de « situation humanitaire d’urgence » et se rend régulièrement place des Basques. La collectivité doit mettre à disposition des migrants en transit un local chauffé à partir de lundi 29 octobre. À Bayonne, aussi, l’été indien est terminé.

Pascal Charrier

 

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 07:01
Un migrant hondurien brandit des drapeaux des Etats-Unis et du Honduras, le 21 octobre 2018 entre Ciudad Hidalgo et Tapachula, au Mexique / AFP

Un migrant hondurien brandit des drapeaux des Etats-Unis et du Honduras, le 21 octobre 2018 entre Ciudad Hidalgo et Tapachula, au Mexique / AFP

Environ trois mille Honduriens ont poursuivi dimanche leur marche à travers le Mexique vers les États-Unis, défiant le président américain Donald Trump, qui a assuré que tout était prêt pour "arrêter l'assaut" de ces migrants.

Les autorités mexicaines étaient parvenues à bloquer jeudi cette "caravane" qu'elles estiment à plus de 4.000 personnes, mais de nombreux migrants sont entrés illégalement dans le pays par le fleuve Suchiate séparant le Mexique du Guatemala.

"Personne ne va nous arrêter, après tout ce que nous avons fait, comme franchir le fleuve", a déclaré à l'AFP Aaron Juarez, 21 ans, qui marchait avec difficulté à cause de blessures aux pieds, au côté de son épouse et de son bébé.

Un commandant de la police fédérale a précisé à l'AFP qu'environ 3.000 personnes marchaient dans cette "caravane" du côté mexicain, en direction de Tapachula.

Le groupe de migrants était escorté par des policiers locaux et survolé par un hélicoptère.

 

Avançant sous la chaleur, Jessica, 35 ans, vendeuse de cosmétique, a laissé derrière elle quatre enfants et voyage avec un fils de neuf ans.

Elle a traversé le fleuve Suchiate sur une embarcation de fortune, ne sachant pas nager. "Nous n'avons pas d'argent, ni une seule goutte d'eau", déplorait-elle.

Comme elle, l'immense majorité des migrants n'ont ni de quoi boire, ni de quoi manger. Ils ont crié "Mexico! Mexico!" et applaudi les habitants qui leurs ont donné des vivres.

La caravane est finalement arrivée en fin de journée à Tapachula après avoir marché sept heures et parcouru 38 km sans interruption. Les migrants, épuisés, se sont installés dans un parc, où ils ont fait la queue pour recevoir une tortilla de maïs et une cuillère de haricots noirs.

"Notre courage est plus grand que les menaces" de Donald Trump, a commenté à l'AFP Britany, une jeune migrante venant de recevoir sa portion.

"Nous sommes heureux même si nous ne sourions pas, nous sommes épuisés", lançait, allongé sur le sol, Brandon Ruiz, un agriculteur ayant fuit son pays sous la menace des gangs.

- "Pas de motivation politique" -

Cette marche vers les États-Unis avait débuté une semaine auparavant à San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, après un appel sur les réseaux sociaux relayé par un ex-député hondurien.

"Les gens doivent d'abord faire une demande d'asile au Mexique, et, s'ils ne le font pas, les États-Unis les rejetteront" a prévenu dimanche Donald Trump sur Twitter.

Jeudi, le président américain avait menacé de fermer la frontière avec le Mexique si les autorités ne bloquaient pas l'avancée de la "caravane".

Il avait ensuite félicité le Mexique pour sa fermeté. Mais au même moment Mexico décidait de laisser passer des femmes et des enfants.

Le président hondurien Juan Orlando Hernandez et son homologue guatémaltèque Jimmy Morales ont dénoncé de leur côté samedi l'exploitation du "malheur des gens" pour "des motivations politiques".

"Ce n'est pas politique", a contesté à l'AFP Edgar Aguilar, un migrant de la caravane qui assure partir du Honduras "à cause de la faim, de la sécheresse". "Nous voulons une meilleure vie", lance-t-il.

- Impatience sur le pont -

 

Selon un décompte de l'AFP, environ un millier de migrants se trouvaient dimanche toujours bloqués sur le pont frontalier, espérant pouvoir entrer légalement au Mexique.

La frontière a été partiellement ouverte à 15H00 GMT pour laisser entrer environ 50 migrants, en majorité des femmes et des enfants.

La veille, les autorités mexicaines avaient déjà ouvert leur frontière à des femmes et enfants qui ont ensuite été conduits dans un refuge et ont affirmé avoir reçu 640 demandes d'asile.

"Ici on risque d'attendre des semaines", se désespérait Marvin, 43 ans, préférant finalement descendre avec sa famille jusqu'à la rive du fleuve et tenter de le traverser.

Plus de 300 personnes ont renoncé et accepté de retourner dans leur pays à bord des bus mis à leur disposition par le Guatemala.

Le Honduras est l'un des pays les plus violents du monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100.000 habitants. Sept Honduriens sur dix vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale.

Plus de 500.000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite de remonter vers les États-Unis, selon des chiffres de l'ONU.

afp

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 06:38
Création de l’Association nationale des Villes et Territoires Accueillants

L’Association nationale des villes et territoires accueillants vient de se créer.

Il s’agit de regrouper toutes les collectivités et les élu(e)s qui agissent pour un accueil digne des personnes migrantes. Elle fera également appel à celles qui souhaitent agir mais ne savent/ne peuvent pas le faire. Présidée par le Maire de Grande-Synthe (EELV), elle se veut trans-partisane, un peu à l’image de réseaux tels que « Villes et banlieues ».

Il est important de faire connaitre cette association en diffusant largement le communiqué ci-dessous et d’appeler le plus grand nombre d’élu(e)s, en particulier les maires et président(e)s d’exécutifs, à la rejoindre.

L’association se réunira fin octobre-début novembre.

 

Création de l’Association nationale des Villes et Territoires Accueillants

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 18:22
L'artiste cubaine Tania Bruguera, allongée au sol avec des volontaires à la Tate Modern de Londres le 1er octobre 2018  ©Daniel LEAL-OLIVAS, AFP

L'artiste cubaine Tania Bruguera, allongée au sol avec des volontaires à la Tate Modern de Londres le 1er octobre 2018 ©Daniel LEAL-OLIVAS, AFP

L'artiste militante cubaine Tania Bruguera a pris lundi possession du gigantesque hall de la Tate Modern de Londres avec une oeuvre interactive et surprenante destinée à sensibiliser l'opinion sur le sort des migrants dans le monde.

L'intrigante création, installée dans le hall de 3.300 m2 du musée d'art moderne, est constituée d'un immense rectangle de peinture grise thermochromique (qui devient transparente en fonction à la température) dessiné à même le sol, cachant le portrait d'un jeune réfugié syrien.

Pour le faire apparaître, les visiteurs doivent s'allonger sur le sol, la chaleur de leurs corps faisant alors réagir la peinture. Pour voir l'intégralité du visage, il est nécessaire que plusieurs centaines de personnes s'allongent en même temps.

Après avoir fui son pays en 2011, le jeune réfugié avait erré dans les rues de la capitale britannique, avant de recevoir le soutien d'une organisation caritative installée dans le quartier du musée, une solidarité qu'a souhaité souligner Tania Bruguera à travers son installation.

"C'est une réflexion sur notre époque, dans laquelle il semble nécessaire que tout le monde travaille ensemble, même on ne croit pas aux mêmes choses, même si on a des agendas politiques différents, même si on ne se connaît pas", a expliqué l'artiste à l'AFP, avant l'ouverture au public, mardi, de l'installation, qui sera visible jusqu'au 24 février.

L'oeuvre a été intitulée provisoirement "10.142.926", soit le nombre de personnes ayant migré d'un pays à l'autre l'an passé, auquel a été ajouté le nombre de migrants morts cette année, un nom qui devrait donc évoluer au fil des tragédies qui endeuillent les déplacements des populations dans le monde.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 1.700 migrants sont morts ou sont portés disparus en Méditerranée depuis le début de l'année.

En pénétrant dans une petite pièce adjacente au hall, les visiteurs se font tamponner sur la main le nom de l'exposition, tandis qu'une substance lacrymogène diffusée les en font ressortir les larmes aux yeux.

"C'est une manière de passer des statistiques aux émotions", a souligné Frances Morris, directrice de la Tate Modern.

Artiste militante, Tania Bruguera avait été arrêtée en 2014 à Cuba alors qu'elle projetait d'organiser une tribune publique à La Havane pour permettre aux Cubains de s'exprimer pendant une minute sur "des thèmes qui les préoccupent".

L'artiste plastique avait déjà fait parler d'elle sur l'île en 2009 en organisant une manifestation similaire au Centre culturel Wifredo Lam, en marge de la Biennale de La Havane.

AFP

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3 octobre 2018 3 03 /10 /octobre /2018 06:56
Domenico Lucano dans son village, en 2016. Crédit : Reuters

Domenico Lucano dans son village, en 2016. Crédit : Reuters

Domenico Lucano, le maire de Riace, dans la région italienne de Calabre, a été interpellé mardi 2 octobre et assigné à résidence. L’édile, connu mondialement pour sa politique d’accueil des migrants, est accusé d’aide à l’immigration clandestine.

Domenico Lucano est maire de Riace, un petit village de Calabre, et pourtant son nom est bien connu. Et pour cause, l’édile s’est rendu célèbre en prenant fait et cause pour les migrants. Au point d’outrepasser la loi. Accusé d’avoir organisé des mariages blancs entre des habitants de son village et des femmes étrangères afin de leur obtenir un titre de séjour, il a été arrêté mardi 2 octobre pour aide à l’immigration clandestine assigné résidence. Domenico Lucano est aussi soupçonné d’irrégularités dans l’octroi des subventions  liées au ramassage des ordures de son village, selon les autorités judiciaires.

Dans un communiqué, elles citent des extraits d’écoutes téléphoniques de Domenico Lucano. "Vous savez quelle est selon moi la seule possibilité ? Que vous vous mariiez, comme a fait Stella. Stella a épousé Nazareno. Je suis responsable de l’état civil, le mariage avec un citoyen italien, je le célèbre tout de suite", dit ainsi le maire à une jeune Nigériane dans une conversation enregistrée par les enquêteurs.

Dans un autre enregistrement, il assume agir dans l’illégalité. "Je vais vous faire la carte d’identité, je suis hors-la-loi. Je suis hors-la-loi car pour faire la carte d’identité je devrais avoir un permis de séjour encore valable. En plus, vous devriez démontrer que vous résidez à Riace (…). J’assume la responsabilité et je vous dis que ça va", affirme-t-il encore à une autre femme étrangère.

Élu en 2010 troisième "maire au monde"

Dans les années 2000, Domenico Lucano a été l’un des premiers à parier sur l’accueil des réfugiés pour redonner vie à son village de 1 800 habitants. Tout commence en 1998 lorsqu’une embarcation de fortune avec une centaine de Kurdes à son bord échoue sur une plage, à quelques kilomètres de Riace. Domenico Lucano, qui n’est alors pas encore maire du village, décide avec l’aide de ses amis de créer l’association Città Futura. Ensemble, ils organisent rénovation d’une centaine de logements vacants et les met à la disposition des réfugiés.

Élu maire en 2004, il développe la formation professionnelle des réfugiés. Il relance les traditions artisanales locales, laissées à l’abandon faute de main d’œuvre. Des ateliers-boutiques de céramiques, de borderie et de tissage, où se mêlent salariés italiens et réfugiés, voient le jour, et des postes se créent dans l’agriculture et les services d’entretien.

En quelques années, Domenico Lucano a repeuplé ce petit village laissé à l’abandon. Aujourd’hui, un quart des habitants du village sont des réfugiés provenant de Somalie, d’Afghanistan, d’Érythrée, Éthiopie ou encore du Nigéria.

"Je suis née ici, je n’ai jamais bougé, et c’est un miracle", témoignait en août 2018 dans le quotidien Le Monde, Angela, une italienne qui travaille dans un atelier de textile. "Enfant, je n’ai connu que des adieux : tous partaient chercher du travail ailleurs. Adolescente, il n’y avait rien à faire, à partir de 18h les rues étaient désertes. Les débarquements ont redynamisé le village", se réjouit-elle.

Une politique d’accueil des migrants qui le hisse en 2016 parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde dans le classement du magazine Fortune. En 2010, il avait déjà été distingué comme troisième "meilleur maire au monde".

Qualifié de "zéro" par Matteo Salvini

L’arrestation de Domenico Lucano, emblème italien de la solidarité avec les migrants, intervient en plein durcissement de la politique migratoire de l’Italie depuis l’arrivée au ministère de l’Intérieur du populiste Matteo Salvini en juin. Ce dernier ne cache d’ailleurs pas son mépris pour l’élu de Riace, le qualifiant de "zéro" dans une vidéo.

Début août, Matteo Salvini va plus loin et décide d’exclure la commune de Riace des fonds du Système de protection pour demandeurs d’asile et réfugiés 2018 (Sprar) pour "irrégularité". Un manque à gagner de près de 2 millions d’euros pour la commune.

La Ligue des droits de l’Homme en France demande mardi 2 octobre la libération de Domenico Lucano. "Après la fermeture des ports italiens aux migrants secourus en mer, le leader d’extrême droite [Matteo Salvini, ndlr] poursuit dans la voie de la criminalisation de l’accueil", estime l’association dans un communiqué.

 

InfoMigrants.net

 

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