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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 21:29
Joyeux Noël 2020

Joyeux Noël 2020

Voici Noël.
Voici qu'humblement, Dieu se fait petit enfant, 
Dieu vient naître parmi nous.
Dieu cherche à naître en nous.
Il se peut que le grand problème de notre vie
ne soit pas tellement de vivre,
Mais finalement de naître !
Partout, il est dit que nous avons le mal de vivre :
N'aurions-nous pas plutôt le mal de naître ?
C'est-à-dire de devenir celui que nous sommes véritablement.
Nous ne sommes pas l'homme que nous paraissons être :
Célèbre ou inconnu, riche ou démuni, habile ou maladroit...
Tout cela, c'est l'apparence des choses.
Nous sommes un homme qui cherche à naître.
Si tu saisis en toi cette pulsation merveilleuse 
qui te porte à ne pas être aujourd'hui
Ce que tu étais hier, tu es en train de naître.
 
Si tu te sens aujourd'hui capable d'un amour tout neuf 
Que tu n'espérais pas hier,
Tu es en train de naître.
Si tu te fais aujourd'hui tout petit devant Jésus 
Pour te laisser conduire dans sa Lumière,
Tu es en train de naître.
Sois sûr que la plus grande chose de la vie, ce n'est pas de vivre,
C'est de naître constamment pour ne pas être vieux.
Puisses-tu garder de cette nuit la saveur d'une rencontre : 
Dieu vient remplir tes mains de pauvre ; 
La nouveauté que tu espères, il peut la faire jaillir en toi. 
Puisses-tu garder de cette nuit la confiante et humble certitude 
Que tu es appelé indéfiniment à être et, tout autant, 
Appelé à faire naître les autres.
Et voici qu'inlassablement, Noël après Noël, jour après jour,
Dieu frappe à ta porte et te demande à naître en toi.
 
Auteur Anonyme
 
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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 08:07
« Croire en Dieu c’est aussi croire en l’homme, malgré la barbarie »

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 16:21
Nativité de Federigo Fiori Barocci (1597), huile sur toile, musée du Prado, Madrid

Nativité de Federigo Fiori Barocci (1597), huile sur toile, musée du Prado, Madrid

Noël, Noël,

Une étoile s’est levée au cœur de la nuit, en plein hiver ! Elle annonce un grand Evènement ! Parmi des milliers d’autres saurons-nous la reconnaitre ?

Une simple étoile n’est pas l’embrasement du ciel, ni des éclairs d’orage, encore moins des claquements de tonnerre ou des bourrasques de vent… mais seulement une délicate attention !

Comment être sensible à cette lumière et à cette présence ?

Notre monde, comme il y a 2000 ans est bien « en crise » : individualisme, course à la consommation, course à l’argent, au pouvoir, injustices, conflits sociaux, catastrophes, guerres et terrorisme…

Nous appelons Dieu à l’aide pour qu’Il remette sur ses pieds notre monde qui marche sur la tête !

On l’invoque pour remettre de l’ordre, renverser les idoles et rétablir le droit et la justice !

Mais que fait Dieu ?

A Noël Dieu est un « nouveau-né », un enfant de migrants né dans une étable et déposé dans une mangeoire pour les animaux… parce que ses parents ont dû prendre la route de l’exil pour obéir au dictat de l’occupant ! A Noël Dieu s’est fait le plus pauvre, le plus fragile, le plus démuni !

Cet Enfant de la promesse, annoncé par les prophètes, que peut-il bien changer à notre monde ? Que peut-il bien changer en nous ?

A Noël Dieu change le regard de notre cœur :

Il est « l’Inattendu » :

« On l’appelait au ciel et Il est sur la terre,
On le cherchait au sanctuaire, et Il est à l’étable,
On acclamait son soleil, et Il vient dans la nuit,
On L’habillait de gloire et on Le retrouve nu,
On attendait un Père Noël et voici un Enfant ! »
Nous sommes sensibles aux bruits, au vacarme, aux pampilles et aux paillettes…
Dieu aime le silence, la pudeur, la délicatesse…
Nous sommes sensibles à la magie, aux miracles, aux grandes déclarations, aux grandes démonstrations et à la puissance…
Dieu aime l’ordinaire, le quotidien, l’intimité et le regard qui en dit plus long que tous les discours…
Comme dit Saint Paul dans la deuxième lettre aux Corinthiens  (2 Cor 12,10) : « Lorsque je suis faible c’est alors que je suis fort ». Dans notre monde nous vivons dans une illusion de toute puissance qui est un refus de la loi de la condition humaine. Accepter et même accueillir notre fragilité, notre faiblesse c’est un premier pas sur le chemin du bonheur ! Il nous faut du courage pour accepter notre fragilité ! Il nous faut être « forts » pour croire que notre faiblesse est la « boussole » de notre humanité !

A Noël, nous sommes invités à partager ce bonheur inattendu : Dieu est venu habiter parmi les hommes. Il a établi sa demeure au milieu de son peuple, chez les pauvres.

Ne cherchons pas au bout du monde Celui qui est au milieu de nous.

Ne cherchons pas ailleurs la Flamme qui brûle déjà dans nos cœurs.

Dieu n’est pas venu S’imposer ni imposer Son Royaume. Il n’est pas venu avec la richesse, le clinquant, la force et la puissance. Dieu s’est fait Pauvre ! Il a revêtu l’humilité et le tablier du « Serviteur » !

La foi ne s’impose pas. Elle ne se démontre pas. La foi est une marque, une trace, une invitation, une présence !

L’humilité est le chemin de l’Amour.

Le don de soi c’est l’Amour qui conduit à la Paix et à la Joie !

 

Joyeux Noël !

 

Denis Chautard

Prêtre de la Mission de France à Vernon (Eure)

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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 20:52
Tintin et Noël

A une époque, chaque année au mois de décembre, le Journal de Tintin consacrait sa couverture à une illustration représentant Tintin et Noël…

Souvent, on le voyait aller à la messe de minuit, accompagné des deux Dupont, du capitaine Haddock et de Tournesol. Il y chantait les cantiques de Noël. On l’a même vu, une fois, prier agenouillé devant la crèche ! Sur cette image, vous pourrez remarquer le visage des deux policiers très concentrés dans leur prière, ainsi qu’une Bible à côté de Tintin. Même le scientifique de la bande s’est mis à genoux au pied du Divin Enfant, son Créateur !
De fait, Tintin est né dans un journal catholique, Le Petit Vingtième. À ses débuts, bien avant d’adopter le pantalon de golf que nous lui connaissons, Tintin se présentait au public en boy-scout modèle…

 

Cliquez sur la vidéo ci-dessous et sur l’icône « plein écran »

 

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 09:50
Nativité de Hanna-Cheriyan Varghese, artiste de Malaysie (2006)

Nativité de Hanna-Cheriyan Varghese, artiste de Malaysie (2006)

En préparant Noël j’ai pensé à tous ces évènements qui ont fait la « une » au cours de cette année 2018 : Les manifestations des « gilets jaunes » chez nous mais aussi la guerre en Syrie, en Irak, au Soudan, au Yémen, en Afghanistan, en Palestine, au Congo et dans tellement d’autres pays de la planète.

Je me suis demandé ce que pouvait bien apporter l’espérance de Noël.

Et puis cette semaine j’ai visité un enfant qui venait de naître. Et sur son visage j’ai immédiatement reconnu le message de Noël : malgré le vacarme du monde, cet enfant dormait et en dormant il souriait et son sourire était tout bonnement : « désarmant » !

En voyant cet enfant j’ai pensé à Jésus dans la « crèche » : Dieu est totalement inattendu et déroutant.

A l’époque du Christ, comme aujourd’hui, le monde avait bien des problèmes. On attendait un messie qui devait libérer – avec armes et bagages - le peuple de l’occupant, rétablir la justice et remettre sur ses pieds l’homme qui marchait « sur sa tête » !

Et voici qu’en plein cœur de l’hiver, en plein cœur de la nuit, une étoile apparaît dans le ciel et un petit être prend vie sur terre.

Nous qui sommes sensibles au bruit, au vacarme, aux pampilles et aux paillettes, nous découvrons que Dieu aime le silence, la pudeur, la simplicité, la délicatesse…

Nous qui sommes sensibles à la magie, aux miracles, aux grandes déclarations, aux démonstrations de force et de puissance, nous découvrons que Dieu aime l’ordinaire, le quotidien, la simplicité, l’intimité, le regard qui en dit bien plus long qu’un grand discours…

Parmi tous les titres donnés à Jésus par la tradition Chrétienne, j’en retiens deux qui me semblent particulièrement convenir en cette nuit de Noël : « l’Agneau de Dieu » et le « Prince de la Paix ».

L’« Agneau de Dieu », c’est le symbole de l’affection, de la douceur, de la tendresse… de celui qui est faible et sans défenses.

Dieu n’est pas venu s’imposer ni imposer son Royaume. Il n’est pas venu étaler richesse, clinquant, force et puissance.

La Foi ne s’impose pas, elle ne se démontre pas. C’est une trace, une marque, une invitation.

Le deuxième titre donné à Jésus et qui me semble particulièrement adapté en cette nuit de Noël, c’est celui de « Prince de la Paix ». Ce à quoi les hommes aspirent le plus, ce dont ils ont le plus besoin pour vivre heureux ? La Paix ! La paix dans nos cœurs, dans nos maisons, dans nos familles, dans nos quartiers, …et dans le monde !

La Paix ne s’impose pas par la force. Elle ne s’achète pas avec de l’argent. Elle n’est pas au bout d’un raisonnement ou d’une démonstration.

La Paix, c’est bannir la peur, refuser de retourner la souffrance en agressivité, le mal en amertume.

La Paix, c’est l’intelligence du cœur, le Pardon et l’Amour.

La Paix, c’est ce sourire « désarmant » du bébé qui vient de naître face à la course aux armes, aux pouvoirs, aux honneurs et à l’argent !

A Noël nous sommes invités à partager un bonheur immense : « Dieu a établi sa demeure parmi nous ». Il est venu habiter chez les pauvres, au beau milieu de son peuple.

N’allons pas chercher au bout du monde ce qui est déjà en nous ! N’allons pas chercher ailleurs la lumière qui est au fond de notre cœur.

Voilà le trésor de cette nuit.

Joyeux Noël !

Denis Chautard

Prêtre de la Communauté Mission de France

Noël 2018

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 07:33
Nativité (1597) de Federigo Fiori Barocci, huile sur toile, musée du Prado, Madrid

Nativité (1597) de Federigo Fiori Barocci, huile sur toile, musée du Prado, Madrid

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »

Avec la naissance de Jésus, le « Prince de la Paix », l’Emmanuel, « Dieu avec nous », la Paix est venue habiter sur la terre ! Une immense joie pour tout le peuple !

Comment pouvons-nous croire que cela est arrivé alors que tant de conflits ensanglantent le monde en Syrie, en Irak, en Lybie, au Soudan, au Yémen, en Afghanistan, en Birmanie, au Congo, … ?

Comment pouvons-nous croire cela alors que dans nos propres cités et dans nos quartiers le « vivre ensemble » est si fragile ? Comment pouvons-nous croire la Paix possible alors que chacun d’entre nous a bien du mal à vivre en paix avec lui-même ?

Le contraire de la Paix c’est la division, le rejet et la peur. La division naît de l’isolement, du rejet de l’autre… cet « inconnu » ! Ce qui provoque d’un côté l’égoïsme, le repli sur soi et de l’autre la jalousie, la haine et même la vengeance. Combien de camps de réfugiés, de ghettos, de bidonvilles ou de murs qui séparent les hommes les uns des autres ?

Combien de divisions également en nous-mêmes : La peur qui paralyse ou bien qui conduit à des réactions irrationnelles : addictions, violence ou dépression ? … Personne, riche ou pauvre, savant ou illettré, n’échappe au défi de sa « paix intérieure » et de sa « raison de vivre » !

A Noël, Jésus est devenu l’un de nous. Plus encore, il a pris le « chemin du Serviteur ». Il témoigne que la plus grande puissance, celle qui détruit la haine et la division, c’est la puissance de l’Amour : « il a donné sa vie pour nous » !

Par ses paroles et par ses actes Jésus a créé des ponts (qui relient les hommes) mais jamais des murs (qui les séparent) ! Il a remis les exclus, les lépreux, les publicains et les pêcheurs au cœur de vie en société.

Jésus a vécu lui-même l’épreuve de la division : les « tentations » : course à la richesse, au pouvoir et à la domination. Mais il était habité par l’Esprit, garant de l’unité et de la paix !

En cette nuit de Noël, les premiers à reconnaître « le Prince de la Paix » sont les bergers et les mages. (des exclus et des étrangers).

Les divisions, les violences et les guerres ne disparaissent pas d’un « coup de baguette magique » mais désormais le mal et la mort sont vaincus !

La Paix est venue habiter sur terre.

Ceux qui sont en recherche, en attente, sont les premiers à la recevoir.

Nous ne sommes plus seuls, accablés ou perdus !

Une « présence », voilà la « JOIE » de Noël !

Saurons-nous l’accueillir ?

 

Denis Chautard

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 23:02
Joyeux Noël : notre naissance !

 

Voici Noël.

Voici qu'humblement, Dieu se fait petit enfant, Dieu vient naître parmi nous.

Dieu cherche à naître en nous.

Il se peut que le grand problème de notre vie ne soit pas tellement de vivre,

mais finalement de naître !

Partout, il est dit que nous avons le mal de vivre :

N'aurions-nous pas plutôt le mal de naître ?

c'est-à-dire de devenir celui que nous sommes véritablement.

Nous ne sommes pas l'homme que nous paraissons être :

célèbre ou inconnu, riche ou démuni, habile ou maladroit...

Tout cela, c'est l'apparence des choses.

Nous sommes un homme qui cherche à naître.

Si tu saisis en toi cette pulsation merveilleuse

qui te porte à ne pas être aujourd'hui

ce que tu étais hier, tu es en train de naître.

 

Si tu te sens aujourd'hui capable d'un amour tout neuf

que tu n'espérais pas hier,

tu es en train de naître.

Si tu te fais aujourd'hui tout petit devant Jésus

pour te laisser conduire dans sa Lumière,

tu es en train de naître.

Sois sûr que la plus grande chose de la vie, ce n'est pas de vivre,

c'est de naître constamment pour ne pas être vieux.

Puisses-tu garder de cette nuit la saveur d'une rencontre : Dieu vient remplir tes mains de pauvre; la nouveauté que tu espères, il peut la faire jaillir en toi. Puisses-tu garder de cette nuit la confiante et humble certitude que tu es appelé indéfiniment à être et, tout autant, appelé à faire naître les autres.

Et voici qu'inlassablement, Noël après Noël, jour après jour,

Dieu frappe à ta porte et te demande à naître en toi.

 

Auteur Anonyme

 

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 17:01
Joyeux Noël 2015

Nativité de Lorenzo LOTTO (1480-1556)

Au cours de la préparation de ce Noël j’ai pensé à tous ces évènements qui ont fait la une des journaux télévisés au cours de cette année. J’ai réfléchi sur la situation du monde, sur les évènements récents : les attentats à Paris, au Kenya et en Tunisie, la guerre en Syrie, en Irak, en Palestine, au Nigéria, au Congo et dans tellement d’autres pays de la planète. Je me suis demandé ce que pouvait bien apporter l’espérance de Noël. J’ai gribouillé des pages très sérieuses et très graves.

Et puis cette semaine j’ai visité un enfant qui venait de naître depuis dix jours. Et sur son visage j’ai immédiatement vu le message de Noël : malgré le vacarme du monde, cet enfant dormait et en dormant il souriait et son sourire était tout bonnement : « désarmant » !

En voyant cet enfant j’ai pensé à Jésus dans la « crèche » : Dieu est totalement inattendu et déroutant.

A l’époque du Christ, comme aujourd’hui, le monde avait bien des problèmes même si on ne les étalait pas comme aujourd’hui à la télévision.

On attendait que Dieu arrive avec armes et bagages pour remettre de l’ordre, pour remettre sur ses pieds l’homme qui marchait sur sa tête.

Et voici qu’en plein cœur de l’hiver, en plein cœur de la nuit, une étoile apparaît dans le ciel et un petit être prend vie sur la terre.

« Cette nuit-là il n’y avait qu’une place qui n’était pas à sa place, c’’est celle de Dieu.

On l’appelait au ciel et il est sur la terre,

On le cherchait au sanctuaire et il est à l’étable,

On acclamait son soleil et il est dans la nuit,

On l’habillait de gloire et on le retrouve nu,

On attendait un Roi et voici un enfant !... »

Je crois vraiment que Dieu a de l’humour. Il est totalement à « contre-courant » :

Nous, nous sommes sensibles au bruit, au vacarme, aux pampilles et aux paillettes…

Dieu aime le silence, la pudeur, la simplicité, la délicatesse…

Nous sommes sensibles à la magie, aux miracles, aux grandes déclarations, aux démonstrations de force et de puissance…

Dieu aime l’ordinaire, le quotidien, la simplicité, l’intimité, le regard qui en dit bien plus long qu’un grand discours…

Parmi tous les titres donnés à Jésus par la tradition Chrétienne, j’en retiens deux qui me semblent particulièrement convenir en cette nuit de Noël : « l’Agneau de Dieu » et le « Prince de la Paix ».

L’ « Agneau de Dieu », c’est le symbole de l’affection, de la douceur, de la tendresse… de celui qui est faible et sans défenses.

Dieu n’est pas venu s’imposer ni imposer son Royaume. Il n’est pas venu étaler richesse, clinquant, force et puissance.

La Foi ne s’impose pas, elle ne se démontre pas. C’est une trace, une marque, une invitation.

Le deuxième titre donné à Jésus et qui me semble particulièrement adapté en cette nuit de Noël, c’est celui de « Prince de la Paix ». A quoi les hommes aspirent le plus, ce dont ils ont le plus besoin pour vivre heureux ? C’est la Paix : la paix dans nos maisons, dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos écoles ou au travail, …et dans le monde.

D’ailleurs la fête de Noël a toujours été de par le monde un temps de trêve en plein cœur des conflits, parfois les plus violents, pour exprimer une réalité autre que celles des intérêts divergents. Un film récent, « Joyeux Noël », décrit la fraternisation entre soldats Français et Allemands à Noël dans les tranchées de la grande guerre de 1914-1918, il y a tout juste cent ans !

La Paix ne s’impose pas par la force. Elle ne s’achète pas avec de l’argent. Elle n’est pas au bout d’un raisonnement ou d’une démonstration.

La Paix, c’est l’intelligence du cœur, le Pardon et l’Amour.

La Paix, c’est bannir la peur, refuser de retourner la souffrance en agressivité, le mal en amertume.

La Paix, c’est face à la course aux armes, aux pouvoirs, aux honneurs, à l’argent, comme ce sourire du bébé qui vient de naître : « désarmant » !

A Noël nous sommes invités à partager un bonheur immense : « Dieu a établi sa demeure parmi nous ». Il est venu habiter chez les pauvres, au beau milieu de son peuple.

N’allons pas chercher au bout du monde ce qui est déjà en nous ! N’allons pas chercher ailleurs la lumière qui est au fond de notre cœur.

Voilà le trésor de cette nuit.

Joyeux Noël !

Denis Chautard, nuit de Noël 2015

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 07:55
Message de Noël 2015 de la Mission Ouvrière

Ce Message de Noël 2015 trouve sa source dans un texte très célèbre, le Cantique des Créatures de Saint François d’Assise. C’est à ce poème-prière que le pape François a emprunté les premiers mots de son Encyclique sur la sauvegarde de la maison commune (les premiers mots d’une Encyclique lui servent de titre) : LAUDATO SI, loué sois-tu…

C’est l’inspiration même de cette Lettre Encyclique qui est ainsi associée à la fête de Noël en cette année où la planète prend de plus en plus conscience d’un équilibre fragile et en appelle à la réunion et à la solidarité de toutes les nations (COP 21)

Le texte est fondé sur quatre éléments du monde indispensables à la vie de l’homme : le VENT, l’EAU, le FEU, la TERRE que Saint François d’Assise considère vraiment comme des créatures en les appelant « frères » ou « sœurs »

Ce message puise aussi dans le trésor des Ecritures et ne se contente pas de répéter le beau récit de la naissance de Bethléem. De nombreuses références affleurent dans le texte.

Ce message s’inscrit encore dans la démarche du Concile Vatican II au moment où nous fêtons les 50 ans de la Constitution du Concile Vatican II sur l’Eglise dans le monde de ce temps (Gaudium et Spes / 7 décembre 1965 ) : « Les joies et les espoirs, les angoisses et les tristesses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont les joies et les espoirs, les angoisses et les tristesses des disciples du Christ »

Nous pouvons chercher toutes les situations qui sont évoquées, tous les lieux de notre monde qui s’éclairent à la lumière de Noël

Cliquez sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 18:29
Joyeux Noël

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »

Le messie qui vient nous sauver, ce Prince de la Paix, grâce à qui, selon Isaïe, « la paix sera sans fin pour David et pour son Royaume… Ce nouveau né…sera solidement établi sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. »

La nuit de Noël, c’est une joie immense qui se répand parmi les croyants mais aussi parmi « tous les hommes de bonne volonté ». La promesse rapportée par les prophètes, annoncée par les sages et les anciens du Peuple d’Israël est en train de se réaliser : avec la naissance de Jésus, l’Emmanuel, « Dieu avec nous » : la Paix est venue habiter sur terre !

Comment pouvons-nous croire cela en cette fin d’année 2014 alors que tant de conflits ensanglantent le monde en Syrie, en Irak, au Pakistan, en Afghanistan, en Palestine, au Congo, … ?

Comment pouvons-nous croire cela alors que dans nos propres cités et dans nos quartiers le « vivre ensemble » est encore si fragile ? Comment pouvons-nous croire à la Paix alors que tant de personnes sont victimes des injustices, du racisme ou de la violence ? Comment pouvons-nous croire la Paix possible alors que chacun d’entre nous a bien du mal encore à en trouver le chemin pour lui-même : que nous sommes pris dans des courants contraires : entre d’un côté la course à l’argent, à la consommation, le « toujours plus » et de l’autre la solidarité, l’ouverture aux autres ?

Le contraire de la Paix c’est la Division. La division naît de l’injustice qui provoque d’un côté l’égoïsme, le repli sur soi (pour ceux qui sont les plus nantis) et de l’autre côté la jalousie, la haine, la révolte et même la vengeance (pour les victimes des injustices) !

Ces divisions se traduisent par des ghettos ou même des camps où l’on a enfermé par exemple les Palestiniens spoliés de leur terre, mais aussi parfois de véritables « ghettos » que l’on a laissé se développer, en fermant les yeux, à la périphérie de nos villes. Ces divisions qui sont à l’origine de bien des exclusions ou des rejets (des étrangers ou des plus pauvres de nos sociétés d’abondance !)

Ces divisions se traduisent par des murs que l’on a construits (pour des raisons de sécurité dit-on !) entre les communautés ou entre les peuples. Ces murs qui en réalité attisent les haines !

Ces divisions nous les trouvons chacun de nous aussi à l’intérieur de nous-mêmes : la peur de l’avenir, la peur des autres, la peur de nous-même. La peur nous paralyse ou bien nous conduit à des réactions irrationnelles : la violence, la dépression, la drogue… Personne, riche ou pauvre, savant ou illettré, n’échappe au défi de sa « paix intérieure » et de sa « raison de vivre » !

Je ne ferai pas plus longtemps le panégyrique de nos problèmes personnels ou sociaux en cette nuit de Noël. Car l’heure n’est pas à la tristesse ! Mais pour apercevoir la portée de l’évènement de cette nuit, il nous faut voir ce qu’il vient bouleverser. En effet « l’Emmanuel », « le Prince de la Paix » vient réellement habiter parmi nous en plein cœur de nos problèmes, de nos souffrances, de nos espoirs et de nos joies et c’est cela qui change tout !

En cette nuit de Noël, « l’Emmanuel », « Dieu avec nous », vient sauver l’homme de son plus grand péché : « la Division ».

Lui, riche de tout, s’est fait le plus pauvre et il n’a pas considéré la pauvreté comme un motif de haine, de révolte et de violence.

Lui, pauvre parmi les pauvres, a manifesté une autorité et un pouvoir « incomparables » : il nous a montré le véritable pouvoir, la véritable puissance : celle de l’Amour.

Jésus a emprunté le chemin du « serviteur », un chemin de la réconciliation entre les hommes, mais aussi le chemin de la réconciliation en chacun de nous.

Durant toute sa vie il a été à la rencontre des lépreux (les bannis de la société), des publicains et des pêcheurs. Il a remis « les exclus » au cœur de la ville et au cœur de la communauté.

Les paroles et les actes de la vie de Jésus ont toujours été des ponts (ce qui relie les hommes) et jamais des murs (ce qui les sépare) !

Jésus a vécu lui-même l’épreuve de la division : les « tentations » : course à la richesse, au pouvoir et à la domination. Mais il était habité par l’Esprit, garant de l’unité et de la paix !

Désormais nous avons la force de l’Esprit pour vaincre nos divisions : « en toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour. Appliquez-vous à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix.. » (Ephésiens 4/2-3)

En cette nuit de Noël, les premiers à reconnaître « le Prince de la Paix » sont les bergers et les mages. Les bergers, ces exclus de la communauté qui vivent à l’extérieur de la ville. On pourrait les comparer aux gitans et aux gens du voyage d’aujourd’hui. Les mages, ces étrangers, venus de loin qui ont vu se lever l’étoile, ce signe réel mais perceptible qu’à ceux qui sont réellement en attente, en « recherche » !

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »

Désormais la Paix est venue habiter sur terre.

Saurons-nous l’accueillir en cette nuit de Noël ?

La réponse appartient à chacun d’entre nous.

Denis Chautard

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