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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 09:33
La pose des échafauges intérieurs, débutée en octobre 2020, se poursuit dans la nef © David Bordes / Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

La pose des échafauges intérieurs, débutée en octobre 2020, se poursuit dans la nef © David Bordes / Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Deux ans déjà ont passé depuis l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris et sidéré la France entière dans la nuit du 15 au 16 avril 2019. Cette nuit-là, le cœur des Français a battu à l’unisson. De l’incroyable élan de générosité qui a soulevé le monde, à la redécouverte d'un sanctuaire millénaire et la formidable énergie mise en œuvre pour le rebâtir, retour sur deux années incroyables et les enjeux qui restent à venir.
C’est une image que le monde n’a pas oublié. Le lundi 15 avril 2019, peu avant 19h, les premières images de Notre-Dame de Paris en feu circulent. Le monde entier, sous le choc, croit assister à la disparition du sanctuaire le plus célèbre de France. Heureusement, l’héroïsme des pompiers, soutenus par la prière fervente des croyants, parvient à venir à bout des flammes. Au petit matin, Notre-Dame est lourdement blessée mais sauvée. 
Deux années ont passé depuis ce dramatique incendie, marquées par des moments forts mêlant joie et incertitude, mais l’espérance est désormais revenue dans le cœur des Français. En témoigne la fière allure de Notre-Dame de Paris qui, jour après jour, panse ses plaies avec une rapidité incroyable malgré la double contrainte liée au plomb et à la crise sanitaire. Ce résultat, on le doit à l’investissement de toutes les équipes sur le terrain qui, dès le lendemain de l’incendie, ont retroussé leurs manches pour consolider Notre-Dame de Paris. On le doit aussi à tous les généreux donateurs de France et du monde entier qui ont participé, chacun à la hauteur de ses moyens, à la reconstruction de la cathédrale. Deux ans après l’incendie, cette générosité ne s’est pas estompée, comme en témoigne Christophe Rousselot, délégué général de la Fondation Notre-Dame : « Depuis janvier 2021, nous avons reçu 750 dons. Certains sont des donateurs récurrents ». Fait notable, ils sont nombreux, presque plus de la moitié, à donner pour le fonds spécifique, le « Fond cathédrale de Paris », destiné exclusivement au réaménagement intérieur de la cathédrale, qui reste avant tout un sanctuaire. Signe, sans doute, de l’importance de la restauration de la liturgie pour de nombreux donateurs. En tout, ce sont 340.000 donateurs issus de 150 pays qui ont donné pour la restauration de Notre-Dame de Paris jusqu’à aujourd’hui, permettant ainsi de recueillir 883 millions d’euros de dons. Vendredi 7 mai, une vente aux enchères en faveur de la cathédrale, organisée à Drouot par la Fondation, sera l’occasion de poursuivre ce grand élan de générosité. 
Deux années de travail acharné qui permettent aujourd’hui d’affirmer avec certitude que la cathédrale est sauvée. Le démontage du grand échafaudage calciné de 40.000 tubes de métal en novembre 2020, du grand orgue en décembre 2020, la pose de cintres en bois à l’intérieur de la cathédrale en janvier dernier et le nettoyage complet de l’ensemble de la voûte ont signé l’achèvement de cette longue période de sécurisation. La pose d’un grand parapluie au niveau de la croisée du transept, avant l’été 2021, doit définitivement clore ce chapitre. Aujourd’hui, l’Établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame de Paris, présidé par le général Georgelin, se penche sur les grandes étapes de restauration qui vont être menées. Car l’ouverture de la cathédrale, promise en 2024 par Emmanuel Macron, est toujours d’actualité. Interrogé par Aleteia, le général est confiant : « Quelques soient les difficultés rencontrées, nous affrontons les épreuves ensemble, avec les architectes et les compagnons, portés par la fierté collective de restaurer ce monument et rendre la cathédrale au culte en 2024. »
Des restaurations qui s’annoncent bien
Si le chantier de restauration n’a pas formellement commencé, deux opérations préalables majeures ont été menées. L’abattage de chênes sélectionnés parmi toutes les régions de France ces dernières semaines, va permettre la reconstruction à l’identique de la flèche de Viollet-le-Duc. Des propriétaires de forêts privées ont d’ailleurs témoigné auprès d’Aleteia de leur fierté de contribuer à la restauration du sanctuaire par le don de leurs arbres, qu’ils ont même fait bénir pour l’occasion. Quant aux résultats du chantier-test effectué sur deux chapelles de la cathédrale, qu’Aleteia a pu découvrir en exclusivité, ils donnent à voir comment le chantier de restauration sera conduit. Les premiers résultats, très satisfaisants, ont permis d’élaborer un protocole de nettoyage et de restauration qui sera appliqué à l’ensemble des 24 chapelles que compte la cathédrale. Suffisamment pour imaginer à quoi rassemblera l’intérieur du sanctuaire en 2024. 

Deux ans après la tragédie, ce n’est plus le sauvetage de Notre-Dame qui s’effectue sous nos yeux, mais sa renaissance. Avec, comme un symbole, la validation, il y a quelques jours, du dessin de la future charpente « proche du dessin de la charpente disparue ». Si l’on déplore toujours la disparition de la « forêt », irremplaçable témoin des charpentes médiévales, la restitution de la charpente en bois permettra aux générations futures de pouvoir admirer les qualités formelles et la profondeur historique d’un tel ouvrage. Pour assurer sa sécurité, « la charpente sera dotée de dispositifs modernes de sécurité incendie avec notamment un cloisonnement coupe-feu du grand comble » a précisé à Aleteia le général Georgelin.

Visite de la chapelle Notre-Dame de Guadalupe.
En parallèle de ces premières études, des appels d’offres ont déjà été lancés afin d’accélérer la phase de restauration qui va débuter au cours de l’hiver prochain. L’appel d’offres pour la première campagne de nettoyage du plomb dans la cathédrale est en cours. Celui pour la restauration du grand orgue a aussi été engagé a confirmé Olivier Latry, l’un des quatre organistes de la cathédrale qui sort, ce 15 avril un ouvrage en hommage à l’orgue de Notre-Dame. « Le facteur d’orgue devrait être choisi avant l’été et les travaux commenceront tout de suite », a-t-il précisé à Aleteia. Démonté en fin de l’année dernière, les 8.000 tuyaux qui le composent ont été entreposés en caisse dans un endroit tenu secret. 

Il faudra attendre encore quelques semaines pour connaître le calendrier précis des travaux. Aux dernières nouvelles, l’Établissement public en charge de la restauration analyse actuellement les diagnostics réalisés par l’architecte Philippe Villeneuve et l’ensemble de son équipe. Une fois réalisé, cet examen permettra de finaliser le programme d’ordonnancement des travaux et de fixer le budget à venir. 

De la restauration des pierres à la restauration de la liturgie
Au sauvetage des pierres centenaires de la cathédrale, s’ajoute celui des pierres vivantes. En étroite collaboration avec les acteurs du Patrimoine, le diocèse de Paris réfléchit activement à la réouverture de Notre-Dame de Paris pour permettre le retour du culte dès 2024. Car maintenir la dimension spirituelle de Notre-Dame est l’une des priorités de l’archevêque de Paris, Mgr Aupetit, qui l’a maintes fois prouvé en organisant, depuis deux ans, des temps spirituels forts afin de rappeler au monde que la cathédrale est et demeure, avant tout, un lieu de culte catholique. On se rappelle, avec émotion, de la toute première messe célébrée deux mois après l’incendie dans l’une des chapelles du chœur, ou encore la vénération de la couronne d’épines, l’année dernière, jour du Vendredi saint. Cette année, l’archevêque a tenu à célébrer le Jeudi saint. Mgr Aumonier, représentant du diocèse pour le chantier de la cathédrale, confiait il y a quelques jours à Aleteia l’importance de continuer à faire monter la prière dans l’édifice : « Le cœur de la reconstruction c’est la célébration liturgique. La cathédrale n’est pas un musée, c’est un lieu de prière qui a été construit pour cela. »
Le père Gilles Drouin, qui supervise les discussions de « L’Atelier Notre-Dame », lancé par Mgr Aupetit en 2019, témoigne des grandes avancées du projet d’aménagement de l’intérieur de la cathédrale qui s’articule autour de deux grands enjeux : redonner à l’église un nouveau mobilier pour y célébrer la liturgie mais aussi proposer un nouveau parcours de visite qui soit éloquent en faveur des touristes et des non chrétiens. « À l’époque de la restauration de Viollet-le-Duc, la cathédrale n’accueillait pas autant de monde. Aujourd’hui, il faut repenser le parcours de visite pour amener les touristes au seuil du Mystère », a-t-il confié. Ce nouveau parcours, qui s’organisera principalement le long des chapelles de la nef et du transept, s’articulera comme un long chemin qui mène de la Genèse à la Résurrection. De l’ombre à la lumière. « Ces chapelles, abîmées et sombres, étaient un peu des angles morts de la cathédrale. Nous allons les rendre vivantes ! », précise-t-il avec enthousiasme. 
Deux ans après, l’Espérance
Présente aux premières minutes du drame, alors qu’elle assistait à la messe du Lundi saint le 15 avril 2019, Hélène Bodenez reste encore très marquée par ce qu’elle a vécu. Deux ans après l’incendie, elle y voit pourtant l’occasion d’une remise en question. « Je vois ça comme une révélation, de l’importance de remettre la foi au cœur de nos priorités ». Malgré le souvenir encore vif, la vision de la cathédrale qui renaît chaque jour un peu plus de ses cendres, la remplit de joie. Elle espère d’ailleurs, comme de nombreux autres fidèles, pouvoir y pénétrer à nouveau pour y « rendre grâce ». « La couronne sauvée, le coq retrouvé, cette restauration qui avance bien et vite sont autant de signes forts dont il faut se réjouir », ajoute-t-elle avant de prévenir : « Cette cathédrale, dans sa restauration, doit être accompagnée de notre restauration de chair, nous qui formons l’Église. »

Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Caroline Becker - aleteia.org 


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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:13
© Franck Badaire / Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

© Franck Badaire / Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Le démontage de l'échafaudage de Notre-Dame de Paris est enfin terminé pour le plus grand soulagement des équipes du chantier de la cathédrale. La phase de consolidation va désormais se poursuivre à l'intérieur avec la mise en place d'étais pour soutenir la voûte.
L’échafaudage calciné qui pesait sur la voûte et qui concentrait toutes les angoisses depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris est désormais totalement retiré a annoncé fièrement Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, qui était sur place pour assister à l’évènement. Partageant sa joie sur son compte Twitter, elle en a profité pour remercier l’ensemble des équipes sur place : « Bravo aux équipes du général Georgelin, aux architectes, cordistes, echafaudeurs, grutiers et nacellistes pour ce magnifique travail. »
Elle était accompagnée du général d’armée Jean-Louis Georgelin, président de l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale, de Monsieur Marc Guillaume, préfet de la Région-Ile de France et de Mgr Chauvet, recteur de la cathédrale. « Je remercie l’ensemble des échafaudeurs, cordistes, nacellistes et grutiers qui ont travaillé sans relâche pour mener à bien cette opération. La menace que représentait cet échafaudage pour la cathédrale est désormais levée. Nous allons pouvoir nous atteler aux dernières étapes de la sécurisation », a d’ailleurs déclaré le général Jean-Louis Georgelin à cette occasion.
La Fondation Notre Dame, qui finance une partie de la restauration de la cathédrale a elle aussi tenu à partager la bonne nouvelle. « Cette opération, particulièrement complexe, marque un tournant dans le chantier de restauration de l’édifice », a-t-elle ajouté.
« L’échafaudage est effectivement totalement retiré. Il ne reste que les quatre grosses piles mais elles seront enlevées un peu plus tard. Elles ne présentent pas de risque pour la stabilité de Notre-Dame » nous a précisé André Finot, responsable de la communication de Notre-Dame. Le déblayage de certains éléments, comme les poutres calcinées poursuit son cours grâce aux cordistes. Avec la dépose de l’échafaudage, les équipes vont pouvoir désormais s’atteler à consolider la voûte. « La phase de consolidation va se poursuivre », se réjouit André Finot. « Des étais vont êtres installés au niveau de la nef et du transept nord comme c’est déjà le cas pour le chœur et le transept sud. »
Si le chantier avance bien, il faudra cependant attendre quelques mois pour que la phase de restauration commence. Les architectes des monuments historiques devront, au préalable, terminer le diagnostique complet de l’état de la cathédrale.
Caroline Becker 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 11:29
Monseigneur Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, était l'invité de franceinfo, vendredi 14 août 2020.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Monseigneur Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, était l'invité de franceinfo, vendredi 14 août 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Monseigneur Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, était l'invité de franceinfo, vendredi 14 août 2020. En raison de la crise sanitaire, les églises font face à une baisse de leur fréquentation et de leurs revenus, ce qui a un impact sur les activités caritatives, explique-t-il. "Il y a environ 30 % de pratiquants qui ne sont pas retournés à l’église" depuis la fin du confinement, estime Mgr Patrick Chauvet. Il a "sans doute une peur de la transmission du virus" au sein des fidèles, explique-t-il. "Il y a des personnes âgées et c'est vrai qu'il faut qu'elles soient prudentes", ajoute-t-il.
"J’ai reçu beaucoup de témoignages disant que 'c’est formidable d’avoir la messe à la maison' mais c’est mieux de retourner" à l’église, assure le recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour avoir, selon lui, "une relation, j'allais dire physique, avec le Seigneur".
"Actuellement dans nos églises, il y a une chaise sur deux, le masque, le gel", décrit Mgr Patrick Chauvet avant d'espérer que les cérémonies annulées, mariages ou communions, pourront désormais être célébrées avec la prise en compte des mesures barrières.
Inquiétude pour les activités caritatives
"On est confronté à une baisse des revenus, on vit des quêtes", s'inquiète Mgr Patrick Chauvet. Et cette baisse de revenus a un impact sur les activités caritatives de l'Église. "Il y a une forte demande de gens qui ont faim", explique le recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Pour lui ce sera d'ailleurs pire à la rentrée : "En septembre, octobre, les gens vont être au chômage parce que des boîtes vont fermer et il faut qu’on soit au rendez-vous pour partager et donner à manger (...) Le caritatif, ça marche s'il y a des fonds pour pouvoir partager. S'il n'y a plus de fonds, on ne peut pas partager", conclut-il.
Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du vendredi 14 août 2020 :

Cliquez sur la Vidéo ci-dessous
 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 16:04
Des membres de Charpentiers sans frontières au travail sur la réplique d'une des structures de la nef de Notre-Dame, réalisée avec les techniques d'origine, à Ermenouville (Normandie, France), le 7 juillet 2020. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

Des membres de Charpentiers sans frontières au travail sur la réplique d'une des structures de la nef de Notre-Dame, réalisée avec les techniques d'origine, à Ermenouville (Normandie, France), le 7 juillet 2020. (SAMEER AL-DOUMY / AFP)

L'association Charpentiers sans frontières a fait la démonstration qu'il était possible de reconstruire rapidement à l'identique la charpente en bois de Notre-Dame de Paris avec les techniques d'origine, écologiques et solides. 

A cheval sur leurs poutres sculptées avec de petites haches, des charpentiers aux anges assurent avoir démontré en Normandie que la "forêt" de Notre-Dame de Paris pouvait être reconstruite à l'identique à l'ancienne dans un délai raisonnable.

"En moins d'une semaine, avec 25 charpentiers nous avons réalisé entièrement l'une des 25 fermes (structures triangulaires de 10 mètres de haut pour 14 de large) de la nef de Notre-Dame telle qu'elle était avant l'incendie. Ça dissipe la désinformation !", s'enthousiasme François Calame, ethnologue au ministère de la Culture et fondateur de Charpentiers sans frontières.

Un test grandeur nature réalisé à Ermenouville

L'association est à l'origine de ce chantier installé dans le bois d'un château à Ermenouville (Seine-maritime) et financé par l'interprofession France Bois Forêt (20 000 euros). Derrière lui, les artisans, tous bénévoles, parachèvent l'équarrissage de poutres à coup de doloires (petite hache) alors que monte une odeur de copeaux.

Des membres de la commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CNPA), qui se réunit jeudi 9 juillet pour discuter de la future charpente - sera-t-elle en béton, en métal ou en bois ?- , et dont les avis sont consultatifs, ont fait le déplacement à Ermenouville.

Il faudrait moins de bois que prévu

Pour fabriquer la ferme de trois tonnes avec les techniques d'origine, les charpentiers ont utilisé moins de bois que prévu : huit arbres de 30 à 40 cm de diamètre soit de 80 à 120 ans d'âge, affirme Frédéric Epaud, chercheur au CNRS. Pour l'ensemble de la charpente, il faudrait un millier de chênes, "une goutte d'eau dans l'océan" du gros million que compte la France, souligne-t-il.

C'est une démonstration que les méthodes traditionnelles de travail du bois consomment très peu de bois et que ça va très vite

Frédéric Epaud, chercheur au CNRS à l'AFP

Alors que l'Élysée vise une restauration de Notre-Dame d'ici à avril 2024, la charpente pourrait être reconstruite "strictement à l'identique", "en cinq à huit mois", affirme l'universitaire chargé du suivi scientifique de ce chantier. Au passage, "cela redonne du sens au métier de charpentier", ajoute-t-il.

Une option rapide, économique et écologique

Pour quel coût au final ? "Les questions d'argent ne sont pas un problème" dans ce dossier, répond François Calame. "C'est très économique", et écologique, renchérit Frédéric Epaud. Si les promesses sont tenues, le bois serait donné. Et les grumes pourraient directement arriver au pied de Notre-Dame par la Seine et être travaillées au pied du monument, au lieu de transiter par une scierie, suggère-t-il.

Surtout, "on fait de meilleurs ouvrages. On a vu que ces charpentes peuvent durer huit siècles", poursuit le chercheur, soulignant que le bois est travaillé vert sans temps de séchage. "Le résultat que vous obtenez quand vous pouvez suivre la fibre naturelle de l'arbre est tellement meilleur. Vous obtenez une structure plus résistante", explique Mike Dennis, un des charpentiers du chantier, un Britannique de 39 ans.

Les charpentiers soulignent "le plaisir" à travailler le bois ainsi

A la main, on choisit son arbre en forêt en fonction des besoins plutôt que de téléphoner à la scierie, "on peut travailler des courbes, des poutres de 20 mètres de long, et c'est beaucoup plus sympa au toucher", renchérit Léonard Rousseau, responsable de l'équarrissage. "On repère des défauts qui permettent d'éliminer une pièce" ou de modifier son usage, ajoute à ses côtés Pierre Cabreolier, 36 ans.

Tous soulignent avant tout leur "plaisir". "Il y a un contact avec la matière. On est en silence. C'est méditatif", explique Léonard Rousseau. "Sur les sites modernes vous avez tant de bruit, la poussière, ça peut être très mauvais pour la santé. Ici c'est calme et agréable. Ça met vraiment en joie", ajoute son collègue britannique.

Resterait à trouver une entreprise prête à former ses salariés à ces techniques quasi disparues. Charpentiers sans frontière promet de transmettre ses compétences en "quelques semaines".

 

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 21:28
Plus d'une trentaine de dessins sont exposés sur le parvis de Notre-Dame. Photo Diocèse de Paris

Plus d'une trentaine de dessins sont exposés sur le parvis de Notre-Dame. Photo Diocèse de Paris

Après l'incendie de la cathédrale en avril 2019, plusieurs milliers de dessins sont parvenus aux autorités catholiques de la capitale. Une partie d'entre eux sont exposés sur le parvis de la cathédrale.

Sur le parvis de Notre-Dame de Paris, il plane ce mardi une atmosphère de déconfinement radical. Aucun officiel ne porte un masque à l’occasion de l’inauguration de l’exposition de dessins d’enfants en l’honneur de la cathédrale, un projet lancé immédiatement après l’incendie du 15 avril 2019. Visiblement, le général Jean-Louis Georgelin, patron du chantier de reconstruction, ne craint pas le virus. Pas plus que l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, pourtant médecin de profession.

Les plus heureux, ce sont sûrement les enfants. Sages et fiers, ils posent devant les tirages grand format de leurs œuvres, exposées sur le parvis. «Les enfants ont aussi été touchés par l’incendie», explique l’archevêque de Paris. Pour assurer l’ambiance, le prélat raconte une jolie histoire : «J’étais chez mon frère en Vendée et un jeune garçon est venu pour me demander si j’avais bien reçu son euro» pour la reconstruction de la cathédrale.

Cet hiver, le diocèse de Paris a reçu plus de 6 000 dessins. Ils représentent le plus souvent la façade ouest de la cathédrale, celle très connue des deux tours. Une centaine a été sélectionnée. Karine Dalle, la directrice de communication du diocèse de Paris : «Nous les avons tous posés sur une table. C’est le général et l’archevêque qui ont sélectionné ceux qui sont exposés.»

La majorité des dessins est présentée au collège des Bernardins (Ve arrondissement de Paris). Une trentaine a les honneurs du parvis. «Pour quelques mois», précise-t-on. C’est frais, joli, léger. Le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Chauvet, s’envole : «C’est un signe d’espérance. Et c’est l’espérance qui nous fait tenir depuis l’incendie.»

Professeure d’arts plastiques à l’école primaire Saint-Joseph dans le XIe arrondissement de Paris, Tracy Mead a fait travailler ses élèves sur l’architecture et la symbolique. «Nous n’avons pas pu venir sur le parvis. Ce n’était pas ouvert à ce moment-là», précise-t-elle. Alors les écoliers ont beaucoup scruté des documents, des photos. Eux connaissaient l’édifice surtout par le dessin animé de Walt Disney, le Bossu de Notre-Dame qui a beaucoup contribué à la réputation mondiale de l’édifice. Dans les dessins d’Ulysse, Vadim et les autres, les élèves de CP de Tracy Mead, il y a des brassées de jolis cœurs qui s’envolent de Notre-Dame. Jamais on ne voit de flammes.

 

Bernadette Sauvaget 

 

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Notre-Dame : 6 000 dessins d'enfants adressés au diocèse de Paris
Notre-Dame : 6 000 dessins d'enfants adressés au diocèse de Paris
Notre-Dame : 6 000 dessins d'enfants adressés au diocèse de Paris
Notre-Dame : 6 000 dessins d'enfants adressés au diocèse de Paris
Notre-Dame : 6 000 dessins d'enfants adressés au diocèse de Paris

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 17:09
Opérations de démontage de l'échafaudage de Notre-Dame de Paris, le 9 juin 2020 / AFP

Opérations de démontage de l'échafaudage de Notre-Dame de Paris, le 9 juin 2020 / AFP

L'archevêque de Paris Michel Aupetit a confirmé mardi que les travaux de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, partiellement détruite par un incendie en 2019, pourraient commencer «en janvier 2021», une fois passée la phase de consolidation de l'édifice.

«On finit toute la consolidation. Raisonnablement, on peut commencer les travaux en janvier 2021», a-t-il déclaré à la presse lors de l'inauguration d'une exposition de dessins d'enfants représentant la cathédrale, sur la palissade du chantier, en présence de Jean-Louis Georgelin, chef des opérations de la reconstruction du joyau de l'art gothique.

«Il y a toujours des aléas. Mais c'est raisonnable de le penser», a-t-il ajouté, saluant par ailleurs, devant plusieurs dizaines d'écoliers présents, le «signe d'espérance» donné par les enfants avec leurs dessins.

Le chantier a connu des aléas. Il avait été retardé durant l'été par des mesures contre la contamination au plomb. Puis à l'automne et à l'hiver, les intempéries ont bloqué les travaux.

Au printemps, le coronavirus a plongé le chantier dans le sommeil. Il pu reprendre récemment avec notamment la dernière phase de la délicate opération de démontage de l'échafaudage de la flèche de Notre-Dame, qui a commencé la semaine dernière.

L'ambition du président Emmanuel Macron est de redonner vie à la cathédrale d'ici 2024.

Mgr Aupetit a également béni une réplique de la statut de Notre-Dame, - la Vierge au pilier- installée depuis quelques jours sur le parvis.

AFP

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 20:43
Notre-Dame: préparatifs complexes et géants pour le démontage de l'échafaudage ©

Notre-Dame: préparatifs complexes et géants pour le démontage de l'échafaudage ©

Le chantier de consolidation de Notre-Dame se concentre en cette fin d'année sur une priorité absolue: les préparatifs du démontage de l'énorme échafaudage installé avant l'incendie, qui présente un danger potentiel pour la cathédrale tant qu'il ne sera pas à terre.

Une grue de 94 mètres de haut doit être installée courant décembre sur le côté sud qui longe la Seine. Elle permettra de descendre jusqu'au sol une à une les pièces de cet échafaudage qui, dans la fournaise, s'était soudé.

Les pièces très lourdes composant cette grue seront amenées de nuit, avec des escortes.

Des fondations sont en train d'être creusées, car cette grue qui devra descendre des barres de métal très pesantes doit être fermement soudée dans le sol.

Deux ascenseurs ont été déjà installés de part et d'autre de l'échafaudage pour monter les matériaux de ce chantier.

Un nouvel échafaudage en deux parties, qui s'élèvera plus haut que l'ancien, est en construction. Il le tiendra des deux côtés pour qu'il ne se déséquilibre pas. Une passerelle sera installée au-dessus. Des cordistes, joliment appelés "écureuils", descendront pour scier et démonter les pièces.

Du côté nord, jouxtant la rue du Cloître, une grue mobile est déjà installée pour déplacer des pierres de l'édifice.

Par ailleurs, le parvis est toujours fermé, les différentes méthodes de dépollution du plomb appliquées n'ayant pas réussi à supprimer le plomb dans certains interstices et joints.

Il faudra quelques semaines pour emprisonner le plomb par une technique dite de plastifiage, soit le dépôt d'une résine.

Le parvis devrait être progressivement rouvert à partir de fin janvier, mais il faut un climat sec, pas trop froid pour avancer dans ces travaux.

L'intérieur de la cathédrale a été vidé à l'aide de robots. Les éléments ont été triés, inventoriés, stockés sous les tentes sur le parvis. L'inventaire est fini pour la nef et les transepts.

Mais il reste beaucoup de gravats sur les voûtes. A partir du plancher supérieur qui a été construit, des cordistes s'activeront. Il s'agira d'aspirer les débris avec des appareils spéciaux, mais cette opération n'a encore pas commencé.

Les stalles du choeur ont été protégées par un toit temporaire, et vont être démontées, pour être nettoyées, avant d'être remontées plus tard.

Il va falloir aussi déposer le grand orgue intact, et nettoyer les tuyaux un à un, pour enlever la poussière de plomb.

Des tests sont menés pour déplomber les 26 chapelles de la cathédrale. Une première technique a été essayée qui semble être la bonne.

Quand la nef rouvrira au culte, un mur provisoire devrait être édifié avant les transepts.

Dans le beffroi nord, qui avait été léché par les flammes, les huit cloches devront être descendues avant d'être plus tard remontées. Ce n'est pas le cas des deux bourdons dans le beffroi sud qui n'a pas été touché par l'incendie.

Paris (AFP)

 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 06:55
Ambiance intimiste dans la chapelle de la Vierge, derrière le chœur de Notre-Dame. POOL/REUTERS

Ambiance intimiste dans la chapelle de la Vierge, derrière le chœur de Notre-Dame. POOL/REUTERS

Il n’y avait plus eu de messe dans la cathédrale parisienne depuis l’incendie du 15 avril. Ce samedi, une première célébration s’est tenue en présence d’une trentaine de fidèles. Casque sur la tête, l’archevêque de Paris a salué la «finalité propre et unique» de Notre-Dame, celle d’être un lieu de culte.

Comme l’a reconnu lui-même l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, «une messe avec des casques, c’est un peu bizarre». Et pourtant, hormis ces couvre-chefs signalant la fragilité de Notre-Dame de Paris, dont la voûte et la flèche sont parties en fumée le 15 avril dernier, tout lors de cette première célébration depuis l’incendie d’il y a deux mois a rappelé que la cathédrale meurtrie n’en avait pas moins survécu.

 «Il s’agit de rappeler que cette cathédrale est toujours vivante et de célébrer ce pour quoi elle a été construite», a déclaré à l’AFP Mgr Aupetit peu avant la cérémonie, qui n’était pas ouverte aux fidèles pour des raisons de sécurité. Seules une trentaine de personnes, dont une moitié de prêtres, étaient présents ce samedi vers 18 heures pour cette messe intimiste, presque austère, loin du faste associé dans l’imagination au grand édifice gothique. «Voir ce trou béant dans la voûte, ça fait mal», a confié Mgr Aupetit après la messe. Mais l’archevêque a reconnu en même temps avoir ressenti une «grande joie», celle d’avoir célébré la communion dans la chapelle de la Vierge, qui se situe juste derrière le chœur de la cathédrale, interdit d’accès et protégé par des filets, qui retiennent, d’après l’AFP, quelques pierres tombées du toit effondré.

Une preuve de vie aussi matérielle que spirituelle qui a accompagné cette célébration particulière, dite de dédicace, selon la liturgie catholique. Les catholiques y célèbrent la consécration d’un édifice religieux, notamment son autel. «Nous célébrons la raison profonde pour laquelle la cathédrale Notre-Dame de Paris a été édifiée: manifester l’élan de l’homme vers Dieu, a expliqué l’archevêque dans son homélie. Comme tout édifice, la cathédrale comprend une pierre angulaire qui porte l’ensemble du bâtiment. Cette pierre angulaire, c’est le Christ. Si nous retirions cette pierre, cette cathédrale s’effondrerait».

«Rendre à Dieu ce qui est Dieu»

Manière très claire, pour Mgr Aupetit, de rappeler que «cette cathédrale est un lieu de culte». «C’est sa finalité propre et unique. Il n’y a pas de touristes à Notre-Dame car ce terme ne fait pas droit à ce mystère qui pousse l’humanité à venir chercher un au-delà de soi», a-t-il martelé. L’incendie de ce monument historique a marqué tout un pays dont il a façonné l’histoire, et même au-delà des frontières hexagonales. Mais, pour le prélat, le gigantesque écho de la tragédie, qui a touché aussi bien des croyants que des non-croyants, ne saurait changer la nature profonde du lieu. «Ce bien cultuel, cette richesse spirituelle, ne peuvent être réduits à un bien patrimonial», a-t-il affirmé, avant de conclure son homélie en rappelant son bonheur de célébrer cette messe «pour rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à l’homme sa vocation sublime».

Pour l’archevêque de Paris, le caractère cultuel de Notre-Dame de Paris n’a rien d’un scandale. «Peut-on vraiment par ignorance ou par idéologie séparer la culture et le culte?», s’est-il demandé danas son homélie. Question tout rhétorique: «Je le dis avec force, une culture sans culte devient une inculture», a-t-il immédiatement répondu, dénonçant «l’ignorance religieuse abyssale de nos contemporains». Un message particulièrement marquant qu’il a répété lors de sa conférence de presse. Interrogé sur la laïcité, l’archevêque de Paris a déclaré que c’était un «terme» qu’«il honorait» au sens strict, celui de respect de toutes les croyances et de neutralité de l’État, tout en regrettant que d’autres le considèrent comme une règle empêchant en France de «parler du bon Dieu» dans la sphère publique.

Une croix venue d’Alep

Dans cette même veine qui associe la pierre dont sont faites les églises et les pierres vivantes que sont, dans la tradition chrétienne, les croyants qui forment le corps de l’Église, Mgr Pascal Gollnish, directeur général de l’Œuvre d’Orient, a remis lors de cette messe à Mgr Aupetit, au nom de tous les chrétiens d’Orient, une croix sculptée dans la pierre de la cathédrale syrienne d’Alep, ravagée par la guerre et le terrorisme. Un moment chargé d’émotion, rappelant que derrière les ruines des édifices chrétiens, se trouvent souvent les marques d’une Église persécutée. «C’est un signe très beau que nos frères chrétiens d’Orient, qui ont beaucoup souffert, non seulement dans leurs églises, mais aussi dans leur chair, aient voulu marquer cette communion. Je leur dis merci du fond du cœur. Cette croix trouvera bien sûr sa place dans Notre-Dame restaurée», a salué Mgr Aupetit.

Ce signe d’espérance venu d’Orient, à la fois fragile et étincelant, était tout à l’image de cette célébration. «Beaucoup de gens sont blessés parce que Notre-Dame de Paris, c’est notre maman, alors quand sa maman est abîmée, blessée... Le fait de dire la messe montre (aux fidèles) qu’ils y reviendront un jour», avait déclaré l’archevêque de Paris devant quelques journalistes avant la messe, qui a été retransmise sur la chaîne télévisée KTO. Quelques personnes chargées de la restauration du lieu, dont certains compagnons, étaient quant à eux présents parmi la trentaine de fidèles. Mgr Aupetit a salué «l’enthousiasme» de tous ceux qui y travaillent, dans l’esprit de communion qui habitait déjà les bâtisseurs de cathédrale, qui ont «choisi d’entrer dans un magnifique projet au service de tous, en se projetant bien au-delà d’une génération».

Ce samedi, le spectacle de ces prêtres répétant derechef les mêmes gestes qui animent l’édifice depuis le 12e siècle refermait presque la courte page d’une cathédrale dont le temps était comme suspendu depuis deux mois. Ces casques de chantier qui protégeaient leurs chasubles blanches avaient déjà un avant-goût de Notre-Dame restaurée.

 

Alexis Feertchak

 

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 18:29
Quelques restes calcinés de la Charpente de Notre Dame

Quelques restes calcinés de la Charpente de Notre Dame

La charpente de la Nef de Notre Dame posée entre 1220 et 1240 (une forêt de 1400 chênes) est partie en fumée dans la nuit du 15 au 16 avril 2019. Notre Dame de Paris a été dévastée mais elle est restée debout comme Marie au pied de la croix de Jésus, dévastée mais debout !

Benoit un ami capitaine de Gendarmerie était de service avec ses hommes le lendemain de l’incendie sur le site de Notre Dame pour protéger les lieux d’éventuels pilleurs. Il m’a offert quelques restes calcinés de ladite charpente.

Le monument le plus chargé d’histoire, le plus symbolique de l’unité de notre nation et de siècles de foi est parti « en fumée ». Sa charpente et sa toiture détruites !

Notre maison commune prend l’eau par le toit après avoir été brûlée !

La flèche qui montait haut dans le ciel est abattue : il n’en reste presque rien sinon le coq qui a été sauvé !

L’Eglise est mise particulièrement à l’épreuve cette année : cléricalisme, pédophilie qui brouillent son message !

La semaine Sainte 2019 est marquée par les cendres de Notre Dame !

Ces restes calcinés sont le témoignage – s’il en était besoin – que nos cathédrales, nos palais, nos constructions humaines, malgré leur puissance et malgré les défis qu’ils représentent pour les constructeurs et les croyants sont également fragiles.

« C’est l’amour qui fait passer de la mort à la vie ! »

Il y a un vrai défi d’accepter cette épreuve, de lui donner du sens… de nous « convertir » de reconstruire une église simple, vivante, fraternelle qui donne sens à la Vie !  

Denis Chautard

Prêtre à Vernon (Eure)

La charpente (1220-1240) de Notre Dame de Paris

La charpente (1220-1240) de Notre Dame de Paris

Les restes calcinés de la charpente de Notre Dame de Paris

Les restes calcinés de la charpente de Notre Dame de Paris

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 09:19
Projet de rénovation numéro 12

Projet de rénovation numéro 12

Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé le 17 avril dernier qu’un concours international d’architecture serait organisé pour la reconstruction de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Avec pour objectif de “doter Notre-Dame d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et enjeux de notre époque”. Un appel déjà entendu par quelques architectes et graphistes qui imaginent déjà ce que pourrait être la Veille Dame demain.

Les architectes dijonnais Paul Godart et Pierre Roussel proposent par exemple de reconstruire la toiture de Notre-Dame de Paris avec de l’acier, des panneaux de verre ainsi que des tuiles en cuivre. Une réhabilitation de la cathédrale ancrée dans notre époque. Aussi, la toiture deviendrait accessible au public avec un plancher vitré ouvert sur l’église.

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