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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:13
Une femme prie vendredi 18 août 2017 sur les lieux de l'attentat de Barcelone. – AP

Une femme prie vendredi 18 août 2017 sur les lieux de l'attentat de Barcelone. – AP

 (RV) Une messe solennelle en souvenir des victimes des attentats terroristes de Barcelone et de Cambrils (Espagne) a été célébrée ce dimanche 20 août 2017 à 10h00, en la basilique de la Sagrada Familia, à Barcelone. Ouverte à tous, elle sera présidée par l’archevêque de la ville catalane, le cardinal Juan José Omella, conjointement avec l'évêque auxiliaire Mgr Sebastià Taltavull , en présence du roi d’Espagne, de son épouse, du chef du gouvernement Espagnol et du président du gouvernement Catalan..

L’archidiocèse précise dans un communiqué publié vendredi 18 août que la messe dominicale sera dite «pour la paix, pour les victimes des deux graves attaques, pour le rétablissement des blessés et pour l’accompagnement de leurs proches».

«Malgré la tristesse de ces moments, nous ferons de notre mieux pour poursuivre nos activités habituelles avec une sécurité maximale», développe le communiqué. L’Église de Barcelone et la basilique de la Sagrada Familia s’associent également aux messages de condoléances des institutions publiques après les attaques qui ont ébranlé la ville.

Jeudi soir, le cardinal Omella avait donc interrompu une retraite spirituelle pour «être avec son peuple dans ce moment de douleur» et donc organiser le soutien aux victimes et aux personnes choquées qui auraient besoin d'une assistance de l'Église.

Vendredi après-midi, il a ainsi visité plusieurs blessés admis dans deux hôpitaux barcelonais. Dans un communiqué, l’archevêque de Barcelone expliquait avoir «pu échanger des mots de réconfort et d’espoir avec les blessés», à qui il souhaite un prompt rétablissement, et avec leurs familles. Il avait également exprimé son «admiration» devant le travail des équipes médicales et salué le comportement des forces de sécurité et de tous les anonymes «qui ont généreusement participé à la prise en charge des victimes et de leurs familles». Le cardinal Omella condamnait enfin «toute forme de violence qui viole le droit à la vie et à la liberté».

Quatorze personnes au moins ont été tuées et plus de cent blessées quand une camionnette a foncé jeudi 17 aoûot dans la foule sur les Ramblas, la plus célèbre avenue de Barcelone. Cet attentat a étérevendiqué par l'État islamique.

(SBL, avec archevêché de Barcelone)

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 19:19
Le Conseil Français du Culte Musulman condamne l'attentat de Londres

Une nouvelle fois, le terrorisme aveugle a frappé Londres ce samedi 3 juin, pour la troisième fois en moins de deux mois et demi, faisant sept morts et une cinquantaine de blessés parmi lesquelles se trouvent quatre français.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) condamne avec la plus grande vigueur cet attentat lâche et barbare qui ne peut se réclamer d’aucune religion ni d’aucune valeur humaine.

Le CFCM exprime ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés dont plusieurs sont dans un état grave.

Suite à ces nouveaux événements tragiques qui viennent de toucher le Royaume-Uni, le CFCM réaffirme sa profonde compassion et sa totale solidarité avec le peuple britannique dans ces moments difficiles.

Fait à Paris, dimanche 4 Juin 2017,
Le bureau du CFCM

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 21:05
L’état d’urgence, un état d’exception par Yves Boivineau, Evêque d’Annecy

Terrorisme : condamner, expliquer, résister, tel était le titre du document publié par Justice et Paix voici quelques années. Comprendre ou expliquer n’est pas excuser. Pour faire face efficacement à un adversaire, il faut le connaître. L’étude des différentes formes de radicalisation permet d’examiner comment la société peut y parer.

Comme l’a écrit le général Pierre de Villiers, chef d’État-Major des armées : « Une stratégie basée sur les seuls effets militaires ne pourra jamais agir sur les racines de la violence lorsque celles-ci s’inscrivent dans le manque d’espoir, de justice, de développement, de gouvernance, de considération. » On ne naît pas fanatique Nous savons que le terrorisme auquel nous sommes confrontés plonge ses racines dans des situations géopolitiques que seule la communauté internationale peut traiter.

Mais il existe en Europe quelques centaines de jeunes Européens, souffrant manifestement d’exclusion sociale, qui sont une sorte d’armée de réserve djihadiste. Ils ne craignent ni la mort, ni la prison, à plus forte raison la déchéance de nationalité. Comment prévenir la radicalisation de ces jeunes ? La difficulté est de taille, quand on sait que le fanatisme porte en lui la certitude d’agir pour la plus juste des causes et la conviction que tous ceux qui s’opposent à lui doivent être détruits. Pourtant on ne naît pas fanatique - c’est-à-dire enfermé dans un système clos et illusoire de perceptions et d’idées sur le monde extérieur et sur soi-même -, on le devient. La déradicalisation est certes nécessaire, mais elle intervient généralement trop tard : il faut agir en amont.

Selon Edgar Morin, le fanatisme se construit à partir de trois données : - le réductionnisme à savoir la propension de l’esprit à prétendre connaître le tout à partir de la connaissance d’une partie, - le manichéisme, qui engage la lutte du Bien absolu contre le Mal absolu, -et la réification, quand l’idéologie ou la croyance religieuse masquent le réel et sa complexité et deviennent pour le fanatique le véritable réel. Le fanatisme ne provient pas d’une seule source : ces jeunes rejetés ou « ghettoïsés » peuvent être des croyants convertis à une foi qui leur apporte la Vérité absolue, des désespérés sans croyance particulière, des dogmatistes qui justifient et condamnent, ou encore des jeunes en quête de ferveur révolutionnaire. Là où nous ne voyons que la cruauté et la monstruosité de l’État islamique, ils nous répondent par l’inhumanité de la guerre des drones et des missiles, la succession des conflits depuis 70 ans au Moyen -Orient, le pouvoir de l’argent et de la force dans une civilisation qui leur apparaît vide de sens alors qu’ils rêvent du retour d’un califat ordonné par Dieu.

L’apprentissage de la connaissance Les débats politiques depuis le 13 novembre ont surtout porté sur l’état d’urgence. Cet état d’urgence, parfaitement justifié sur le moment, est un état d’exception qui doit demeurer limité dans le temps, encadré et contrôlé. La sortie de l’état d’urgence est une décision politique très difficile, mais nécessaire, car dans une démocratie la préservation de l’État de droit reste l’impératif qui doit être articulé avec l’indispensable protection des citoyens.2 Le véritable projet à opposer au réductionnisme, au manichéisme et à la réification, c’est l’apprentissage de la connaissance, seule en mesure de relier les aspects divers, voire antagonistes d’une même réalité, de reconnaître les complexités au sein d’une même personne, d’une même société, d’une même civilisation. C’est la construction d’une justice réelle, qui permet à tous l’accès à un certain niveau d’éducation, à un logement, à un emploi, en résumé la possibilité de vivre dignement sans souffrir de discrimination de quelque sorte que ce soit. Donner du contenu au « vivre ensemble » L’universalité des droits de l’Homme est la reconnaissance et l’affirmation qu’aucune vie individuelle ni aucune liberté ne peuvent se développer si la vie ou la liberté sont méprisées quelque part, pour quoi que ce soit et par qui que ce soit. Nous nous sommes surtout préoccupés des droits fondamentaux ; il nous faut aussi considérer et faire vivre les droits économiques, sociaux et culturels.

Il ne s’agit pas seulement de discourir sur le « vivre ensemble » ; nous devons surtout lui donner du contenu, apprendre à vivre avec d’autres en développant les lieux de rencontre et de dialogue, et nous aider ensemble à affronter l’incertitude de notre temps.

Suis-je le gardien de mon frère ? Vieille question ! Une seule réponse : Oui.

Mgr Yves Boivineau Évêque d’Annecy Président de Justice et Paix

La lettre de Justice et Paix n° 211 de mars 2016

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 09:02
Des hommes armés contrôlent les voitures qui se rendent à l’aéroport de Tripoli, le 16 février. / MAHMUD TURKIA/AFP

Des hommes armés contrôlent les voitures qui se rendent à l’aéroport de Tripoli, le 16 février. / MAHMUD TURKIA/AFP

Tunis accueille les 19 et 20 février une réunion d’urgence sur la crise en Libye, afin de tenter d’établir un dialogue entre les autorités rivales libyennes.

Les chefs de la diplomatie de trois des pays riverains de la Libye, l’Égypte, l’Algérie et la Tunisie, devaient se rencontrer le 1er mars. L’agenda a été précipité. Les ministres des affaires étrangères se sont réunis dès le 19 février, et pour deux jours, à Tunis, pour « coordonner les pourparlers menés par les trois pays » et tenter de rassembler autour d’une table les autorités rivales libyennes.

Une rencontre avortée entre les autorités rivales

Car les espoirs de paix en Libye ont une fois de plus été sévèrement écornés. L’ONU et son nouveau secrétaire général Antonio Gutteres qui avaient misé sur la personne du Palestinien Salam Fayyad pour remplacer l’émissaire de l’ONU en Libye, Martin Kobler, usé après quinze mois à ce poste, a essuyé un cinglant véto des États-Unis, le 10 février.

La première tentative de rencontre entre Fayez Al Sarraj et le maréchal Haftar, programmée le 20 février au Caire, a elle aussi avorté. Le premier est à la tête du gouvernement dit « d’union nationale » (GNA), né aux forceps dans le cadre de l’accord onusien signé à Skirat au Maroc en décembre 2015, et installé à Tripoli, dans l’Ouest libyen, depuis le printemps 2016. Le second, à la tête de l’armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée, contrôle le grand Est libyen et combat les terroristes islamiques, et tous ses opposants. Il bénéficie du soutien du parlement retranché à Tobrouk, dans l’extrême Est du pays. Or, ce parlement élu, mais au mandat expiré, a jusqu’ici refusé d’accorder la confiance au GNA.

Fort de ses appuis, notamment russe et égyptien, et de ses récentes conquêtes sur le terrain, le maréchal Haftar a finalement refusé la rencontre, « sans justification ou raison », a déploré son rival mal en point. Le militaire se sent probablement une pièce maîtresse dans la résolution du conflit libyen et plus que jamais fondé à exiger que le commandement militaire et politique de la future armée libyenne lui incombe.

Un pays exsangue

Signe que le conseil présidentiel de Fayez Al Sarraj a échoué à prendre les commandes du pays, plusieurs groupes armés, venus en partie de la ville de Misrata, se sont constitués en coalition pour créer la semaine dernière à Tripoli des forces de sécurité parallèles baptisées « garde nationale ».

Les signes d’embellie de fin 2016, avec la reconquête de la ville de Syrte, arrachée aux mains de Daech, ont fait long feu. Seule reste la remontée en puissance de la production pétrolière portée à 700 000 barils par jour dans un pays exsangue, déchiré depuis six ans par les courants idéologiques et tribaux, et où s’enracinent les milices puissamment armées et les réseaux de contrebande.

Marie Verdier

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 21:14
Le frère du jihadiste Merah entame une marche contre l'intégrisme

Cinq ans après les sept assassinats perpétrés par son frère au nom de l'islam, qui avaient traumatisé la France, Abdelghani Merah a entamé une longue marche contre les discriminations et la montée de l'intégrisme religieux.

Abdelghani avait dénoncé sans ambigüité les crimes de son frère Mohamed Merah, qui avait abattu en 2012 trois militaires et trois enfants et un enseignant juifs dans le sud-ouest de la France, ainsi que la radicalisation d'un autre frère, Abdelkader, qui sera jugé en octobre prochain dans cette même affaire.

"Je sais que mon frère a traumatisé la France en 2012 en pleine campagne présidentielle. Je vais essayer cette année de faire entendre la voix d'un autre Merah. Je marche pour le vivre ensemble, contre les discriminations et pour cette jeunesse déboussolée", a-t-il expliqué à l'AFP.

Parti seul de Marseille (sud-est) il y a une semaine, il suit le parcours de "la marche pour l'égalité et contre le racisme", qui avait été organisée en 1983 après le meurtre raciste d'un enfant de 13 ans. Une vingtaine de personnes étaient parties dans l'indifférence générale de Marseille, mais quelques 100.000 personnes avaient rejoint les marcheurs à leur arrivée à Paris.

Abdelghani Merah marche 25 à 40 kilomètres par jour et dort à la belle étoile, en appelant les services sociaux ou des associations.

"Je comprends qu'on puisse avoir des préjugés parce que c'est le frère Merah mais lui qui a vécu au milieu du terrorisme est tellement bien placé pour en parler", explique à l'AFP Nadia Remadna, fondatrice de l'une de ces associations, la "Brigade des mères".

"On le soutient dans son combat pour dénoncer l'islamisme radical. Et on est étonné parce qu'il a très peu de soutiens des institutions", enchérit Céline Florentino de Forces laïques, organisation qui coordonne une vingtaine d'associations.

Toutes deux s'alarment aussi de sa précarité, Abdelghani étant sans domicile et à la recherche d'un travail, ce qui n'est pas facile avec son nom de famille.

Les assassinats commis par Mohamed Merah avaient été le premier signal du basculement de la France dans une ère de violence jihadiste. Depuis, la France a notamment été frappée par une vague d'attentats qui ont fait 238 morts depuis 2015.

afp

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:33
Dans son bureau, sur les hauteurs d’Alger, le 10 janvier 2016. © Louiza Ammi/JA

Dans son bureau, sur les hauteurs d’Alger, le 10 janvier 2016. © Louiza Ammi/JA

Leader du parti d’opposition Talaï el-Horriyet, qui vient de décider de boycotter les prochaines législatives, l’ancien Premier ministre, dresse un diagnostic sans concession de la crise dans laquelle le pays est plongé. Et pointe la faillite politique d’un pouvoir qui a atteint ses limites.

Ne comptez pas sur Ali Benflis, 72 ans, pour émettre un avis, un commentaire ou une critique sur la personne ou sur la santé d’Abdelaziz Bouteflika, avec lequel il a étroitement travaillé entre 1999 et 2003. En revanche, celui qui fut chef du gouvernement et patron du FLN avant de passer dans l’opposition livre une analyse sans concession du style de gouvernance du chef de l’État et de son exécutif, ainsi que de la crise dans laquelle l’Algérie est plongée depuis la chute des cours du pétrole, principale richesse du pays.

Deux fois candidat à la présidentielle, en 2004 et en 2014, Benflis assume également la décision de son parti, Talaï el-Horriyet, de ne pas participer aux législatives qui auront lieu au printemps prochain. Entretien.

Jeune Afrique: Vous venez d’annoncer le boycott des législatives de 2017 au motif que le pouvoir ne garantit pas un scrutin transparent. C’est pourtant ce même pouvoir qui a organisé la présidentielle de 2014 à laquelle vous étiez candidat. N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Ali Benflis : Absolument pas. Juriste de formation et par déformation, je tiens à la forme autant qu’au fond. La non-participation a été décidée par un vote public du comité central du parti. J’ai présidé la session, mais je n’ai pas pris part au vote. La décision est donc celle du comité central. Et elle a été précédée par de larges consultations des bureaux communaux et territoriaux du parti. Quant à la dernière présidentielle, je m’y suis présenté en tant que candidat indépendant. J’ai décidé seul de ma candidature.

Certaines régions de Kabylie ont été secouées récemment par des émeutes en marge de l’appel à la grève générale lancé par les commerçants pour protester contre la hausse de la TVA. Quelle lecture faites-vous de ces événements ?

Beaucoup de zones d’ombre entourent cette déferlante de violence qui s’est soudainement abattue sur Béjaïa. Elle suscite toujours de nombreuses interrogations, auxquelles les pouvoirs publics n’ont toujours pas apporté de réponses crédibles. Nous n’avons eu droit qu’à une seule explication.

Laquelle ?

Celle de la main intérieure et extérieure, ce qui est un peu court. Je prône le changement, mais dans l’ordre, l’apaisement et la sérénité. Le recours à la violence n’est ni tolérable ni acceptable. C’est ma conviction, qui se double d’une autre : le traitement des causes de la violence est aussi, sinon plus, important que celui de ses manifestations.

Quelles sont ces causes ?

Nous devons nous interroger sur ce qui conduit notre société à produire cette violence, dont Béjaïa a certes été le point culminant, mais qui ne se limite pas à elle. Nous comprendrons alors que les causes véritables sont ailleurs, dans le fait que l’État n’est plus géré comme il se doit et que l’économie est toujours livrée à la prédation des plus forts et des mieux lotis du moment dans une société déboussolée, dévitalisée et prise en étau entre le désespoir et l’angoisse du lendemain. Voilà ce qui menace notre pays, et non des complots extérieurs et des mains étrangères que l’on brandit à tout va pour tenter de justifier la faillite d’une gouvernance.

Les véritables handicaps de notre économie résident essentiellement dans des archaïsmes structurels.

Vous étiez chef de gouvernement au moment des événements qui ont secoué la Kabylie en 2001 [plus d’une centaine de morts]. Avec le recul, avez-vous des regrets quant à la gestion de cette crise par vous-même et par la présidence de la République ?

Ce que vous appelez « des événements » a été pour moi une véritable tragédie. Nous ne parlons pas d’incidents, mais de la mort de 123 de nos compatriotes, dont des dizaines de jeunes, brutalement ravis aux leurs. Face à une tragédie d’une telle ampleur, les remords ou les regrets ne suffisent pas, et il est toujours vain de se placer sur le champ politique et légal pour s’expliquer. Si cela suffisait, je vous aurais rappelé que l’Algérie n’a connu qu’une seule commission d’enquête indépendante et que j’ai mis tout mon poids dans la balance pour qu’elle soit créée et fasse la lumière sur cette tragédie.

La commission confiée à l’avocat Mohand Issad…

Le professeur Mohand Issad, dont tout le monde connaît l’intégrité et la droiture, a rendu publiques les conclusions de cette commission. Il les a longuement expliquées. J’ai assumé mes responsabilités et je me suis présenté devant l’Assemblée nationale pour lui fournir toutes les informations dont je disposais au sujet de cette tragédie. Relisez cette déclaration, j’y ai dit tout ce que j’avais sur le cœur.

La loi de finances 2017, qui est l’un des motifs de ces violences, est entrée en vigueur le 1er janvier. En quoi est-elle critiquable ?

C’est une loi de matraquage fiscal. Plus d’une vingtaine de taxes ont été modifiées ou créées. L’État s’exonère de tout effort, puisque le budget de fonctionnement n’a pratiquement pas bougé. Par contre, le budget d’équipement a subi une véritable saignée, puisqu’il aura été réduit de moitié entre 2015 et 2017. C’est donc dans sa démarche que cette loi est le plus contestable. Strictement comptable, elle fait fi de tous les dysfonctionnements structurels de l’économie. Si cette dernière n’avait qu’un problème de financement, alors les abondantes ressources financières de la dernière décennie auraient dû suffire pour en faire une économie dynamique et prospère. Cela n’a pas été le cas.

Pourquoi ?

Parce que c’est essentiellement dans des archaïsmes structurels que résident les véritables handicaps de notre économie. S’attaquer à ces archaïsmes suppose une légitimité et une volonté politique que le pouvoir n’a pas. Je ne cesse de le répéter : l’État patrimonial, clientéliste et rentier ne pourra jamais être l’auteur des profondes réformes structurelles dont notre économie a besoin.

Y voyez-vous des points positifs tout de même ?

L’avant-projet de loi de finances 2017 adopté en Conseil des ministres contenait une réforme et une seule allant dans ce sens : l’entrée en Bourse des banques publiques et donc la possibilité de leur capitalisation boursière. J’y avais vu une lueur d’espoir. Mais, entre le Conseil des ministres et l’Assemblée, cette disposition a subitement disparu. À ce jour, personne ne sait comment et pourquoi.

La crise est-elle économique, financière ou budgétaire ?

Sa source première est politique. L’économique, le financier et le budgétaire n’en sont que les manifestations, non la cause. Le Conseil des ministres de mai 2014 a promis un plan de développement 2014-2019. Lequel n’a jamais vu le jour. C’est là une défaillance politique. Le suivant, tenu en septembre 2014, a annoncé la création d’un Comité interministériel de veille chargé du suivi de la crise énergétique et de ses répercussions sur l’économie. On n’en a ensuite plus jamais entendu parler. Pas plus qu’on n’a entendu parler de quelque mesure que ce soit destinée à traiter la crise. Cela s’appelle aussi une défaillance politique.

Quid du nouveau modèle de croissance annoncé par le gouvernement ?

Je n’ai pas la moindre idée des contours de ce plan, qui ne me semble exister que dans l’imagination de nos gouvernants. Il y a là encore défaillance politique. La crise énergétique mondiale va bientôt boucler sa troisième année et, de tous les pays de l’Opep, l’Algérie reste le seul à ne pas disposer d’une véritable stratégie de riposte. C’est une faute politique majeure qui aurait été considérée comme impardonnable dans n’importe quel autre État digne de ce nom.

Des responsables n’excluent pas de recourir à l’endettement extérieur pour financer des projets, voire pour payer les fonctionnaires. Existe-t-il un risque que le pays soit conduit à solliciter à nouveau le FMI ?

La spirale de l’endettement extérieur s’est déjà enclenchée avec le prêt de 900 millions de dollars contracté auprès de la Banque africaine de développement (BAD). La menace immédiate ne me semble pas être le passage sous les fourches caudines du FMI, mais bel et bien les conditions d’un retour sur les marchés financiers. Après l’épuisement des ressources du Fonds de régulation des recettes (FRR) et l’échec patent de l’opération de mise en conformité fiscale et de l’emprunt obligataire, la perspective d’un retour à l’endettement sur les marchés financiers est inévitable.

Pour quelles conséquences ?

L’Algérie est appelée à effectuer son retour sur les marchés financiers dans les pires conditions. Il est de notoriété publique qu’elle est considérée comme un pays à risque. En conséquence, les emprunts se feront au prix fort. J’ajoute que nos besoins financiers sont colossaux. Nous parlons au bas mot de 15 milliards de dollars qu’il faudra trouver annuellement pour boucler le budget.

Vous Président, que feriez-vous pour sortir de cette crise ?

Exactement le contraire de ce qui a été fait jusqu’ici. Fort d’une légitimité et d’une volonté politique, je n’aurais absolument aucune hésitation à engager les réformes structurelles sans lesquelles il serait illusoire d’attendre une rénovation de notre système économique.

Et ensuite ?

Je dépolitiserais l’acte économique. Je le débureaucratiserais pour lui assurer la stabilité juridique. J’éliminerais les barrières à l’investissement national ou étranger. Je mettrais de l’ordre dans notre commerce extérieur et mettrais en place un marché financier. Je procéderais à une refonte totale de notre système fiscal. Je réformerais le système bancaire pour le sortir de ses archaïsmes. Je doterais le pays de véritables stratégies industrielle, agricole et touristique. J’accompagnerais l’ouverture de ces chantiers par un autre, celui du secteur informel, devenue une économie à part entière dans l’économie nationale. À cela devra s’ajouter un combat sans merci contre la corruption, l’évasion fiscale, la fuite des capitaux et les fraudes au commerce extérieur. Il faudra aussi réduire le train de vie de l’État, qui a la fâcheuse tendance de vivre au-dessus de ses moyens. Et, a contrario, c’est le budget d’équipement que je m’emploierais à prémunir, du mieux que je pourrais, contre des coupes sombres et inconsidérées.

Quel est l’état de la nation près de trois ans après la réélection de Bouteflika ?

Elle est confrontée à une crise économique d’une exceptionnelle gravité qui l’expose à une dangereuse exacerbation des tensions sociales. Jamais, depuis son indépendance, le pays n’avait été à ce point assailli par des crises concomitantes, politique, économique et sociale. Le système a atteint ses limites. Il est à bout de souffle, à court d’idées. Alors il s’essaie, comme tous les régimes autoritaires, à une sorte d’exorcisme par les complots extérieurs.

Il faut qu’Algériens et Marocains, qui se tournent le dos depuis quinze ans, se rencontrent et se parlent. »

Vous évoquez souvent la vacance du pouvoir et un vide au sommet de l’État. Certains répondent que le président reçoit, travaille et va sur le terrain.

Croyez-vous sincèrement qu’il soit encore possible de parler d’un État qui fonctionne normalement quand pas moins d’une dizaine de mesures et de décisions annoncées publiquement l’automne dernier, y compris des décisions du Conseil des ministres, ont été annulées ou gelées ? Un État dont le sort inquiète ses administrés comme ses partenaires n’est pas un État qui fonctionne normalement. J’ai cessé de parler de la vacance du pouvoir parce qu’il y a désormais plus grave : l’impasse politique totale et les risques réels qu’elle fait courir à la pérennité de l’État national.

Des partisans de Bouteflika évoquent la possibilité d’un cinquième mandat. Vous qui connaissez très bien le président, est-il vraiment adepte de la présidence à vie ?

Mais nous y sommes déjà pleinement. La révision constitutionnelle de 2008 a expurgé notre Constitution de la limite de deux mandats présidentiels. Quel dessein ce déverrouillage a-t-il servi, sinon la création des conditions d’une présidence à vie ? Ce n’est plus une hypothèse, c’est désormais une réalité. On peut donc s’attendre à tout, y compris à un cinquième mandat.

La question du Sahara occidental empoisonne encore les relations entre l’Algérie et le Maroc. Que faut-il faire pour que les deux voisins refondent leurs relations ?

Cette question fait partie d’une donne régionale et internationale. C’est pour cette raison qu’elle a fait l’objet d’un plan de règlement de l’ex-OUA, devenu celui de l’ONU. Et c’est le Conseil de sécurité lui-même qui veille à sa mise en œuvre. Nous avons, d’un côté, une souveraineté revendiquée, mais non reconnue par la communauté internationale, et, de l’autre, un peuple qui aspire à l’indépendance. La juste voie entre ces deux objectifs contradictoires est celle d’un référendum d’autodétermination. C’est à cette conclusion que la communauté internationale est parvenue. C’est sur cette base que repose le consensus international, dont l’Algérie est partie prenante. Voilà les données fondamentales de ce dossier, qui attend un règlement depuis quarante-deux ans. C’est très long. Les relations algéro-marocaines, tout comme l’intégration régionale, ont subi les conséquences de cette situation, qui s’est de plus en plus figée.

Que faut-il faire ?

Il faut revenir à cette position sage qui consiste à considérer que le dossier du Sahara occidental est entre les mains de l’ONU et qu’en le maintenant dans ce cadre il est possible d’aller de l’avant dans le développement des relations algéro-marocaines et dans l’intégration régionale. L’Algérie devrait aussi renouer de manière plus dynamique et plus assidue avec cette mission de bonne volonté qui a longtemps été la sienne, celle du rapprochement des vues entre Marocains et Sahraouis. Enfin, et surtout, il faut qu’Algériens et Marocains, qui se tournent le dos depuis quinze ans, se rencontrent et se parlent. Je suis un adepte fervent de la théorie de « zéro problème avec les voisins ».

Et la question des frontières fermées depuis 1994 ?

Si les frontières entre deux États voisins n’ont pas vocation à être indéfiniment fermées, les problèmes qui peuvent exister entre eux n’ont pas non plus vocation à être ignorés ou occultés pour toujours. L’Algérie et le Maroc ne se sont pas parlé sérieusement depuis bientôt quinze ans. Cela n’est ni normal ni anodin ; c’est une grande anomalie et une singularité affligeante qu’il faut corriger. Il faut reprendre langue avec le Maroc, c’est cela qu’il va falloir faire. Et le plus tôt sera le mieux.

Vous n’avez gardé aucun lien avec Bouteflika ?

Absolument aucun

 

Farid Alilat

Jeune Afrique

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 18:27
La paix est possible en Syrie, par Michel ROY

Ces mots sont le titre d’une campagne menée par Caritas Internationalis à l’initiative des Caritas du Moyen Orient : oui, nous croyons à la paix en Syrie, nous y travaillerons ensemble aussi longtemps qu’il le faudra.

Nous sommes abreuvés par les médias français et occidentaux par la vision des États-Unis et de l’UE de la nécessité d’instaurer une démocratie en Syrie. Le printemps arabe portait ce projet dans ses gènes pour toute la région arabe. Il avait été précédé par l’intervention américaine en Irak, visant à chasser le dictateur sanguinaire Saddam Hussein. Il a ensuite poussé la révolution en Tunisie, en Égypte, en Libye, au Bahreïn, en Syrie. Nous avons vu, à part une réelle évolution en Tunisie, des drames partout ailleurs.

La volonté de promouvoir la démocratie pouvait-elle être naïve au point d’ignorer que le mouvement allait mettre le monde arabe à feu et à sang ? Les Frères Musulmans ne pouvaient que prendre de l’essor dans le monde sunnite.

Nous les avons vus progresser en Égypte, en Turquie, en Syrie, avec le soutien du Qatar et de l’Arabie saoudite, champions de l’Islam sunnite dans la région. Quant à la Syrie, la volonté du régime du Baath, parti unique hérité du modèle soviétique, de protéger ses intérêts et ceux des minorités, en particulier alaouites et chrétiennes, a immédiatement conduit à une répression totale des manifestations en faveur d’un changement de régime qui aurait amené les sunnites au pouvoir. La peur des chrétiens en particulier était de devenir des citoyens de second rang, comme ailleurs dans les régimes musulmans, de perdre leur égalité et leurs droits. Ils ont souvent rappelé comment la Syrie, avec un régime socialiste, avait réussi un développement que beaucoup auraient envié.

Cette répression a été massive, comme nous le savons, ne rechignant pas à utiliser les armes les plus létales, les plus atroces. Les droits de l’Homme n’ont cessé d’être bafoués par toutes les parties au conflit.

La Russie est entrée dans le jeu au fi l de ses alliances, en particulier pour préserver son influence dans la région, face à une poussée occidentale générale. Aux côtés des puissances chiites de la région que sont l’Iran et en partie le Liban, la Russie s’est engagée à fond, soutenant aveuglément le régime baasiste. Nous connaissons tous les conséquences de cette guerre internationale se déroulant sur le sol syrien : plus de 300 000 morts, plus de 13 millions de personnes directement affectées, la plupart étant déplacées à l’intérieur de la Syrie, plus de 5 millions de réfugiés principalement dans les pays voisins, des bombardements qui continuent, tuant militaires, miliciens et surtout civils. Le tout financé par les États soutiens, qui procurent armes en abondance, au lieu de se préoccuper d’une solution politique à cette guerre. La veulent-ils d’ailleurs ? On est toujours en droit d’en douter.

La seule solution pour arriver à la paix passe d’abord par un cessez-le-feu généralisé, voulu par toutes les parties et respecté. Il ne le sera que si les livraisons d’armes s’arrêtent et que les intentions politiques des soutiens extérieurs changent. Ce n’est pas encore le cas. Le régime ne peut accepter ce qui semblait se dessiner : une partition de la Syrie avec une nouvelle capitale pour un état sunnite : Alep. Il est tentant de faire une comparaison avec ce qui se passe en Irak à Mossoul. Là aussi, des combats intenses se déroulent, avec en perspective des pertes en vies humaines énormes. Plus d’1 million de civils vivent dans la ville. Qui pourrait penser que sa libération ne se fera pas dans le sang ?

Car la réalité, tragique, est bien que des gens meurent, des gens souffrent dans leur corps et leur âme, des gens sont contraints à fuir loin de la terre de leurs ancêtres.

Notre engagement est triple : apporter une aide humanitaire à ceux qui souffrent, qu’ils soient à l’intérieur de la Syrie ou réfugiés dans les pays voisins ; éveiller les consciences pour que les portes soient ouvertes à l’accueil en Occident et ailleurs des réfugiés qui pèsent trop lourd sur les seules sociétés de premier accueil et risquent de les déstabiliser à terme, et les accueillir dignement ; travailler à l’instauration de la paix, en engageant la communauté internationale à abandonner ses propres intérêts et en facilitant des négociations entre les parties syriennes, sur le modèle de la sortie de crise du Liban au début des années 90.

Il n’y a pas et il n’y aura pas de gagnants. Seulement des perdants. Nous ne pouvons pas rester tranquilles, complices de cette vision du monde qui nous berce tous les jours jusqu’à nous en rendre indifférents.

La refuser et nous dresser au côté des laissés pour compte, travailler à la paix, c’est notre devoir.

 

Michel Roy

Secrétaire général de Caritas Internationalis

 

La Lettre de Justice & Paix N° 218 - Novembre 2016

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:07
La plaque à la mémoire  de Manuel Dias dévoilée ce 13 novembre au Stade de France

La plaque à la mémoire de Manuel Dias dévoilée ce 13 novembre au Stade de France

Il aura été le seul à prendre la parole lors des commémorations officielles du 13 novembre: Michael Dias, fils de la première victime des jihadistes, Manuel Dias, a lancé dimanche au pied du Stade de France un appel émouvant à la "tolérance" et à "l'intelligence".

Après que François Hollande a dévoilé une plaque en mémoire de son père, Michael, 31 ans a pris la parole pour évoquer le destin de ce Portugais arrivé en France à 18 ans après avoir fui la dictature, qui estimait que la "réponse" à la violence "passe par la connaissance" et "l'intelligence".

Voici des extraits de son texte :

"Il est ‪21H22, je dîne au restaurant, quand l'écran de télévision au fond de la salle affiche soudainement un bandeau : +Explosion au Stade de France: 1 mort+. Je me dis: +Heureusement, il n'y a qu'un mort+... A cet instant, je suis loin de m'imaginer que cette seule première victime, c'est mon père".

"Comment continuer à vivre après avoir été frappé par le terrorisme, comment ne pas se nourrir de ressentiments, ni de haine, comment redevenir un pays libre et sans la menace de nouvelles attaques ? Ces questions, je me les pose chaque jour".

"C'est un défi personnel en tant qu'orphelin du terrorisme, mais qui nous concerne tous, Français. Mon père n'étant plus parmi nous, j'ai essayé de trouver dans son histoire de vie les enseignements dont j'avais besoin pour avancer. Et j'ai trouvé".

"Je n'ai cessé d'entendre mon père nous dire qu'il était impossible de vivre avec la peur au ventre. Face à cette peur de vivre, de sortir de chez soi, nous devons tous continuer à avancer en toute liberté (...) en ne cédant jamais face à ceux qui souhaiteraient nous terroriser".

"Pour continuer à vivre en liberté nous devons également combattre ce terrorisme qui nous menace et la réponse passe par la connaissance, par l'intelligence".

"A l'heure où certains sombrent par ignorance dans des idéologies aussi simplistes que funestes, ce n'est que par l'instruction, la culture et la connaissance que l'on pourra éviter que les enfants de demain n'acceptent de s'humilier en tant que chair à canon au service d'intérêts criminels et mafieux qui les dépassent, comme c'est le cas aujourd'hui. Incapables qu'ils sont de réfléchir, de penser le monde et d'exprimer le mal-être et l'exclusion sociale qu'ils ressentent".

"Nous devons nous efforcer de combattre la stigmatisation et la division; l'intégration est la solution. Ce n'est qu'en offrant les mêmes opportunités à tous que nous réussirons à empêcher que les ressentiments de certains ne se transforment en brutalité pour tous".

"Vive la tolérance, vive l'intelligence et vive la France".

AFP

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:49
Antoine Leiris, réalisateur du documentaire "Vous n'aurez pas ma haine" diffusé dimanche 13 novembre 2016 sur France 5.  (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Antoine Leiris, réalisateur du documentaire "Vous n'aurez pas ma haine" diffusé dimanche 13 novembre 2016 sur France 5. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Antoine Leiris a perdu "l'amour de (sa) vie". Le 13 novembre 2015, son épouse est morte au Bataclan. Après avoir ému les internautes avec la lettre qu'il avait diffusée sur Facebook trois jours après le massacre, il proposera un documentaire ce dimanche soir sur France 5.
 

Cliquez sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 18:03
"Les Chrétiens, facteurs de paix en Terre Sainte" : table ronde autour du livre de Mgr Fouad Twal "Pour l'amour de Jérusalem" mardi 8 novembre à 20h30

Le patriarche Fouad Twal, émérite depuis quelques mois, a fait de la défense des chrétiens de Terre sainte son combat. Car cette infime minorité (2% de la population) ne cesse en effet de se réduire, alors que sa valeur symbolique, mais aussi significative pour la défense du pluralisme religieux en Terre sainte est inestimable.

A l'occasion de la sortie de son livre "Pour l'amour de Jérusalem" , Mgr Twal livre un regard lucide, malgré tout empreint d’espérance, et en appelle à la responsabilité aussi bien des acteurs locaux, Israéliens et Palestiniens, qu’internationaux. Il évoque sans... détour la question israélienne, la cohabitation difficile entre juifs, chrétiens et musulmans, l’instrumentalisation du religieux, les conflits au Moyen-Orient, l’implication des puissances étrangères, tout en évoquant des voies de dialogue où les chrétiens pourraient avoir un rôle à jouer.

La soirée sera animée par la journaliste de la Croix Marie Malzac, avec la participation de Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient.

Vente et dédicace à l'issue de la table ronde. Entrée libre

Paroisse Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy. Salle Rossini
8 bis rue de l'Annonciation. Paris 16ème, métro Passy


Mgr Fouad Twal est né en Jordanie en 1940. Ordonné prêtre en 1966, il a travaillé successivement au Honduras, à Rome, au Caire, à Berlin et à Lima. En mai 1994, il est nommé archevêque de Tunis. En septembre 2005, le Pape Benoît XVI le nomme archevêque coadjuteur du Patriarche latin de Jérusalem. Il succède à Mgr Michel Sabbah le 21 juin 2008, étant ainsi le deuxième Arabe à devenir Patriarche latin de Jérusalem. Il est, depuis Patriarche émérite.

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