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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 09:47
Une manifestation à Louisville, au Kentucky.   (2020 Getty Images)

Une manifestation à Louisville, au Kentucky. (2020 Getty Images)

Suite à la mort de George Floyd, un Afro-Américain décédé après avoir été étouffé par un policier blanc lors de son interpellation filmée à Minneapolis, les États-Unis se sont embrasés. Des émeutes ont eu lieu dans de plusieurs villes du pays et lors de manifestations successives, des appels à la justice se sont fait entendre. Dans un message publié sur le site de la conférence épiscopale, les évêques américains dénoncent le racisme et invitent à une société apaisée.

C’est une déclaration particulièrement forte que les évêques des Etats-Unis ont partagé vendredi 29 mai dans un communiqué. «Nous avons le cœur brisé, nous sommes malades et outrés de voir une autre vidéo d'un Afro-Américain tué sous nos yeux», commencent-ils en faisant référence à la mort de George Floyd. «Le racisme, poursuivent-ils, n'est pas une chose du passé ou simplement une question politique qui doit être débattue quand cela convient. C'est un danger réel et actuel qu'il faut affronter de front.»

«Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ces atrocités tout en continuant à prétendre respecter chaque vie humaine, écrivent encore les évêques, nous servons un Dieu d'amour, de miséricorde et de justice.

Vatican News

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 15:33

Flash Mob à Sabadell (Espagne) : l'Hymne Européen en ce jour de la Fête de l'Europe et de la Fête de la Paix

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 07:07
8 mai, Journée Mondiale de La Croix Rouge et du Croissant Rouge

Le choix du 8 mai pour la journée mondiale de la croix rouge est dû à l'anniversaire de la naissance d'Henry Dunant, fondateur en 1863 de la Croix-Rouge internationale et des Conventions de Genève

Naissance d’un mouvement

A Solferino (dans la Province de Mantoue, au nord de l'Italie). L'Empereur Napoléon III, à la tête d'une armée franco-piémontaise, écrase les Autrichiens dans une bataille extrêmement meurtrière. Des milliers de blessés agonisent faute de soins. Des appels aux secours restent sans réponse. Témoin de cette tragédie, un citoyen suisse, Henry Dunant, improvise des secours avec le concours des populations civiles locales. Il assiste sans discrimination les soldats des deux camps. Fortement ébranlé par ce qu'il vient de voir, Henry Dunant publiera à son retour l'un des premiers reportages de guerre : "Un Souvenir de Solférino" dans lequel il dénonce les horreurs des combats.

A partir de ce jour, des milliers d'hommes, de civils, de soldats, de prisonniers auront droit à ces gestes fraternels qui rendent moins cruelles les heures d'épreuve et de souffrance. 5 ans après Solférino, l'idée d'Henry Dunant a fait son chemin. Un comité de 5 personnes s'est constitué à Genève afin d'examiner les moyens à mettre en œuvre pour protéger les blessés sur les champs de bataille.

Une conférence internationale se réunit à Genève. Seize nations y participent, dont la France. Ils décident de créer, dans chaque pays, des comités de secours et choisissent un emblème : une croix rouge sur fond blanc. Les Etats adoptent des règles internationales définissant le sort des personnes aux mains de l'ennemi et qui ne participent pas au combat : ce sont les Conventions de Genève dont la première vit le jour le 22 août 1864.

La croix rouge de nos jours

Regroupant 97 millions d’hommes et de femmes, On compte maintenant des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 176 pays du monde.

Le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge contribue à l'extension et à la promotion du Droit International Humanitaire (DIH). En assurant sa diffusion, en exerçant une action constante auprès des Etats, il s'efforce d'en faire respecter les principes et l'application lors des conflits. Il met également tout en œuvre pour favoriser l'adoption de règles toujours plus protectrices. Ainsi, la Croix-Rouge, en témoignant de son action constante en faveur des victimes, et en diffusant son éthique de tolérance et de dialogue contribue à la prévention des conflits et des tensions

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 10:30
Rencontre Européenne des jeunes de Taizé à Wroclaw (Pologne) du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020

La prochaine rencontre européenne de jeunes aura lieu en Pologne. Elle se déroulera dans la ville de Wrocław, du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020.

«Au moment où la construction de l’Europe rencontre beaucoup de résistance, où des incompréhensions se multiplient entre les pays, une rencontre en Pologne donnera à des milliers de jeunes de faire l’expérience qu’une confiance réciproque peut être construite», lit-on sur le communiqué publié par la communauté de Taizé.

Ce sera la troisième fois que ce rassemblement de la jeunesse chrétienne européenne de toutes les confessions aura lieu à Wrocław (après 1989 et 1995) et la cinquième fois en Pologne (après Varsovie 1999 et Poznan 2009).

«En annonçant cette rencontre, la communauté de Taizé répond à une invitation qui lui a été adressée de Wrocław simultanément par l’archevêque catholique Kupny, par l’évêque luthérien Bogusz et par le maire», est-il aussi écrit. Le Primat des évêques de Pologne, Mgr Wojciech Polak, archevêque de Gniezno, et l’évêque auxiliaire de Wrocław, Mgr Andrzej Siemieniewski, se sont rendus spécialement à Madrid pour être présents lors de cette annonce.

Taizé, un signe concret de réconciliation

Ces rencontres européennes annuelles font partie d’un «pèlerinage de confiance sur la terre» animé par Taizé depuis quarante ans. Les jeunes qui participent à ces rencontres se rassemblent pour prier ensemble, pour s’insérer pendant quelques jours dans une Église locale et pour chercher à approfondir des thèmes comme l’entente entre les peuples, la paix, la compréhension de la foi et l’engagement social. Un des objectifs est de permettre à des jeunes de vivre une expérience de l’Église comme lieu d’amitié, d’accueil et de communion.

Aujourd’hui la communauté de Taizé rassemble une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes, issus de plus de trente nations, engagés ensemble pour la vie par des vœux monastiques. De par son existence même, elle voudrait être un signe concret de réconciliation entre chrétiens divisés et entre peuples séparés.

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 18:54
La Porte de Brandebourg à Berlin - Noël 1989

La Porte de Brandebourg à Berlin - Noël 1989

A Noël 1989, avec une dizaine de jeunes des aumôneries scolaires du Diocèse d'Evreux nous nous sommes rendus à WROCLAW (Pologne) pour une Rencontre Européenne de Taizé qui a réuni 120.000 jeunes d'Europe de l'Est et de l'Ouest juste après la chute du mur de Berlin.
Nous avons fait étape en route à BERLIN où le mur s'était ouvert le 9 novembre précédent.
A Noël de cette année-là nous avions le sentiment de vivre un moment historique exceptionnel !
Voici quelques images "témoins":

Le mur de Berlin (ce qu'il en reste ! ) à Noël 1989

Le mur de Berlin (ce qu'il en reste ! ) à Noël 1989

L'accueil de la ville de Wroclaw aux jeunes venus pour la rencontre Européenne de Taizé

L'accueil de la ville de Wroclaw aux jeunes venus pour la rencontre Européenne de Taizé

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 18:25
L’Inde et le monde célèbrent les 150 ans du Mahatma Gandhi

Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans l’Etat du Gujarat. Avocat formé à Londres et ayant exercé en Afrique du Sud, Gandhi a été, dès son retour en Inde, une des figures de proue du mouvement d’indépendance indien et de la rébellion contre la colonisation britannique. Il est souvent appelé par les Indiens, Bapu, diminutif pour papa, et est considéré comme le père de la nation indienne.

 

Gandhi Jayanti en Inde

Depuis l’indépendance du pays le 15 août 1947, la date d’anniversaire de Gandhi, le 2 octobre, est un jour férié dans toute l’Inde, c’est aussi un dry day (pas de vente d’alcool).

En 2019, le Mahatma Gandhi aurait eu 150 ans et tout le pays se prépare à de nombreuses célébrations. Le coup d’envoi de cette campagne a, en fait, été lancé le 2 octobre 2018 avec un logo spécifique qui doit être utilisé pour toute commémoration du “petit père des peuples” d’octobre 2018 à octobre 2019.

En septembre 2019, Narendra Modi a aussi annoncé la mise en place du mouvement contre le plastique à usage unique à partir du 2 octobre. Un programme de collecte de sacs plastique a été instauré dans plus de 4 000 villes et 600 000 villages. Normalement, tous les plastiques collectés devraient être triés et recyclés à partir du 2 octobre.

D’autre part, le ministère de la culture a émis des timbres à l’effigie de Gandhi qui se déclinent en plusieurs dénominations.

Parmi les manifestations prévues le 2 octobre 2019, le ministre des sports a lancé un appel à la mise en application des paroles de Gandhi qui prônait, entre autres, la propreté. Il a invité les habitants de Delhi à participer à un “plog”, une marche/ramassage d’ordures dans la ville. Le Fit India Plog Run (le plog est une pratique originaire de Suède qui combine jogging et picking up, ramassage de débris qui trainent sur le sol) est organisé le 2 octobre dans plus de 1500 villes indiennes.

Depuis le milieu du mois de septembre, la presse locale regorge de citations, photos et documentaires sur le grand homme. Les archives nationales du film (National Film Archive of India - NFAI) ont récemment retrouvé des photos et des films inédits. Prakash Magnum, directeur du NFAI, a déclaré joyeusement : “C’est une découverte fantastique pour le NFAI au moment où le monde s’apprête à célébrer les 150 ans du Mahatma Gandhi. Bien que certaines images aient déjà été utilisées, nous avons retrouvé des scènes uniques. L’archive la plus intéressante est un film sur le train qui a transporté les cendres de Gandhi de Madras à Rameshwaram.”

Les commémorations dans le monde : la journée internationale de la non-violence

En dehors de l’Inde, de nombreux pays ont prévu une commémoration en hommage à Gandhi et aux valeurs qu’il prônait.Les Nations Unies ont planté 150 arbres sur le toit de leur siège à New York dans le cadre de l’ouverture du Gandhi Solar Park, inauguré par Narendra Modi le 24 septembre 2019.

En France, l’ambassade de l’Inde a organisé plusieurs conférences et débats autour des idées du Mahatma Gandhi ainsi qu’un quiz de 100 questions qui ont été publiées entre octobre 2018 et septembre 2019 sur la page Facebook de l’ambassade.

En Angleterre, à Londres, qui est la ville dans laquelle Gandhi a étudié le droit, une conférence ainsi que des cérémonies autour des statues du Mahatma à Travistock square et à Parliament square ont été planifiées. De plus, pour rendre hommage à la quête de plats végétariens par le jeune étudiant indien dans la capitale anglaise, un grand festival de nourriture végétarienne est prévu le 2 octobre. Les universités d’Oxford et de Cambridge ont, elles aussi, prévu des commémorations.

En Australie, la ville de Melbourne organise une semaine d’expositions et conférences interactives, la ville d’Adélaïde, un concours d’affiches sur les principes, les actions et les succès de Gandhi et dans la ville de Canberra aura lieu une prière dans les locaux de la mission diplomatique indienne. Il y aura aussi des cérémonies dans la plupart des villes australiennes abritant une statue de Gandhi.

En Hollande, l’ambassade de l’Inde en collaboration avec la fondation Gandhi Non Violence a préparé plusieurs événements à la Haye dont un rallye à vélo et des conférences dans les écoles pour initier la jeune génération aux valeurs de paix de Gandhi.

Les Emirats Arabes Unis, de leur côté, ont récemment imprimé un timbre à l’effigie de Gandhi dont le lancement a été annoncé en présence du Prince Héritier d’Abu Dhabi, du Sheik Mohammed Bin Zayed Al Nahyan lors de la visite de Narendra Modi en septembre.

 

Isabelle Bonsignour 

 

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 08:45
Christophe Leclercq, un CRS et diacre au service de l’ordre

Portrait

Ce diacre ordonné pour le diocèse d’Arras a pour métier le maintien de l’ordre. Une double casquette plutôt inhabituelle qui le place à la charnière des mouvements de société.

« Bien sûr que c’est possible de concilier les deux ! On peut être CRS et doté d’un cœur et d’un cerveau », ironise Christophe Leclercq, 49 ans. Le policier chrétien, originaire du Pas-de-Calais, est habitué à s’expliquer sur ce double « engagement » qui peut surprendre : « À tort, car je suis un homme de dialogue et de rencontre, j’aime engager la conversation, au travail ou ailleurs… »

Marié et père de trois enfants, Christophe Leclercq aime son métier, choisi par vocation il y a 26 ans ; il est également heureux d’avoir répondu positivement à l’appel du diaconat. Par amour pour Dieu et ses frères. « Je ne suis pas diacre puis CRS ou l’inverse mais bien diacre et CRS… »

« Ma mission prend tout son sens au boulot »

Durant toute la formation diaconale, « Pitof », comme le surnomment ses collègues et amis, est resté discret : « J’ai dû demander l’autorisation à mon patron. Il m’a dit que tant que ça ne perturbait pas mon métier, il n’y avait aucun souci. » Ordonné il y a deux ans, le brigadier de police porte l’insigne de diacre, une petite croix, sur son blouson, « en interne mais aussi en maintien de l’ordre, où il est recouvert par le gilet pare-balles ! »

Et les collègues, comment ont-ils réagi ? « Après mon ordination, j’ai rejoint ma compagnie en Corse et mon capitaine, aujourd’hui à la retraite, m’a serré dans ses bras, se souvient le diacre avec émotion. Tous respectent cet engagement. Certains se moquent gentiment – on m’appelle parfois monseigneur, monsieur le curé ou révérend –, j’accueille toutes les réactions, je ne suis pas là pour convertir qui que ce soit ! »

Christophe et son épouse Sandrine se sont mariés à l’Église et leurs trois enfants ont été baptisés. Mais le CRS est vraiment revenu vers Dieu en 2006, à la suite du suicide d’un ami collègue. « Avec Sandrine, nous avons cheminé vers la confirmation et l’appel au diaconat est venu dans la foulée… La foi a redonné du sens à ma vie après ce décès tragique. » La compagnie est une vraie famille pour les CRS.

« J’ai toujours été attentif aux souffrances des copains, ça me prend aux tripes et, depuis que je suis diacre, ils se confient encore plus à moi, croyants ou pas. Ma mission prend tout son sens au boulot. » « Pitof » a déjà célébré des baptêmes, des mariages et des temps de prière pour des remariages, des funérailles aussi…

Une image négative

Le brigadier souffre de l’image négative qu’on accole à sa profession : « Je l’ai vécu avec les copains du groupe diaconal qui voient mon métier d’un autre œil, depuis qu’on en a discuté. J’entends moins de remarques blessantes du genre : “Alors, tu n’as pas trop frappé de gilets jaunes ce week-end ?” »

Les derniers mois ont été rudes avec la crise des gilets jaunes – « d’autres collègues ont plus souffert que moi de cette pression… » – et le policier n’a pas compté les heures supplémentaires. Il comprend les revendications du mouvement : « Je fais mon métier même si je peux me sentir plus proche d’eux que de l’élite là-haut ! Mais on a trop montré la violence au détriment du message… »

Entre policiers et population, le grand malaise

Lui préfère citer ce geste de 70 gilets jaunes venus déposer une gerbe à Saint-Omer en janvier après le suicide d’un CRS. « Ne filmer que les affrontements entre manifestants et policiers, ça rajoute de la violence. » Il voit monter avec tristesse « la haine anti-flics », tente de prendre du recul et de rassurer sa famille : « Je me sens davantage en danger qu’il y a dix ou quinze ans mais je gère ça par la prière, ça m’aide. »

« Parfois, on aimerait engager la conversation, mais ce n’est pas possible derrière nos boucliers »

Maintien de l’ordre, sécurisation, contrôles routiers, lutte anti-terroriste, réserve… Le policier exerce dans la France entière, de Paris à Calais, pour gérer la crise migratoire, en passant par la Corse. Et s’absente souvent plusieurs semaines. Alors, quand il est en congé, Christophe Leclercq profite de sa famille.

Il n’est pas toujours facile pour cet homme chaleureux et sensible – « je pleure facilement devant des films à l’eau de rose » – de rester de marbre. « Je suis gardien de la paix, j’essaie avant tout d’apaiser et de ne pas utiliser la violence mais si je dois bloquer, je bloque. Le fait d’être chrétien n’enlève pas le professionnalisme. » Même Sandrine lui trouve un air sévère en tenue : « C’est parce que je suis concentré. Parfois, on aimerait engager la conversation, mais ce n’est pas possible quand on est derrière nos boucliers. »

Cette année, Sandrine et Christophe ont fêté leurs 25 ans de mariage. Le diacre CRS est très fier de ses trois enfants : deux sont engagés dans la police et la dernière dans l’armée de l’air. Malgré le climat ambiant – et ce chiffre de 47 suicides dans la police depuis le début de l’année –, Christophe Leclercq essaie de garder le moral : « Je suis quelqu’un d’optimiste. Sur mes étoles de diacre, j’ai hésité à faire broder un sourire. »

Son inspiration. Ne pas juger et pardonner

« Le jugement et le pardon, ce sont des mots qui m’ébranlent. J’essaie de ne pas être dans le jugement, c’est ce que mon cœur me dicte. » Face à des jeunes gardés à vue désœuvrés, Christophe Leclercq cherche à comprendre : « ça me fait mal au cœur, je prie pour eux. Beaucoup ont souffert et je dis toujours à mes collègues qu’on ne sait pas tout de la personne qu’on a en face… »

Le brigadier aime regarder l’émission « Pascal le grand frère » : « Chacun est pardonnable, quelle que soit la faute commise. J’essaie d’apaiser les choses plutôt que de rajouter un mal au mal qui est déjà présent. » Il croit en la force du pardon : « Avec un de mes supérieurs, pendant trois mois, nous ne nous sommes pas parlé à la suite d’une dispute. Je suis revenu vers lui et il en était heureux aussi. La réconciliation, c’est important. »

Fanny Magdelaine

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4 août 2019 7 04 /08 /août /2019 09:16
 Des Soudanaises célèbrent un accord entre militaires et contestation à Khartoum, le 3 août 2019 / AFP

Des Soudanaises célèbrent un accord entre militaires et contestation à Khartoum, le 3 août 2019 / AFP

Les meneurs du mouvement de contestation et le pouvoir militaire au Soudan sont tombés d'accord samedi sur une déclaration constitutionnelle, censée ouvrir la voie à une transition vers une autorité civile après des mois de protestations marqués par une répression meurtrière.

Au milieu des drapeaux soudanais, des youyous et des klaxons, des milliers de Soudanais sont descendus dans les rues de Khartoum pour célébrer l'annonce de l'accord, un pouvoir civil étant une exigence clé de la contestation après la destitution en avril par l'armée du président Omar el-Béchir.

Pour Ahmed Ibrahim, 25 ans, l'accord est une preuve du succès du mouvement de contestation inédit. "La révolution a réussi maintenant et notre pays met un pied sur le chemin qui nous mènera vers un pouvoir civil".

La déclaration constitutionnelle s'ajoute à la déclaration politique convenue le 17 juillet. Toutes deux forment l'accord global dont l'application marquera en principe le début d'une nouvelle ère dans ce pays gouverné d'une main de fer pendant 30 ans par M. Béchir et meurtri par différents conflits.

Selon les termes de la déclaration politique, un Conseil souverain composé de cinq militaires et six civils sera chargé de mener, avec un Parlement, la transition pendant un peu plus de trois ans.

La déclaration constitutionnelle doit être paraphée dimanche, selon l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Des réunions se tiendront ensuite pour régler des détails techniques et discuter d'une cérémonie de signature officielle de l'accord global devant des dignitaires étrangers, a déclaré à la presse Mohamed El Hacen Lebatt, médiateur mauritanien de l'Union africaine (UA).

- "Le sang des martyrs" -

Aucune indication n'a été donnée sur le début de la mise en application de l'accord.

Après deux jours de pourparlers à Khartoum entre l'ALC et le Conseil militaire qui a succédé à M. Béchir, "les deux délégations sont tombées pleinement d'accord sur la déclaration constitutionnelle", a dit M. Lebatt.

Le chef du Conseil militaire, le général Abdel Fattah al-Burhane, a salué un "accord longuement attendu", sur Al-Hadath TV.

Selon Ibrahim al-Amin, un leader de la contestation, l'accord de samedi porte sur des "questions sensibles relatives à la sécurité, à l'indépendance de la justice et sur les pouvoirs du gouvernement, de même que sur le Conseil souverain".

Les points en suspens portaient sur les pouvoirs du Conseil, le déploiement des forces de sécurité et l'immunité de généraux impliqués dans la répression, notamment la dispersion meurtrière du sit-in devant le siège de l'armée le 3 juin à Khartoum.

Au moins 127 manifestants avaient alors été tués, selon un comité de médecins proche de la contestation. Une enquête officielle a conclu à l'implication de paramilitaires des redoutées Forces de soutien rapide (RSF), lesquelles ont nié toute responsabilité.

Pendant les célébrations, certains manifestants ont exprimé leur colère en exigeant réparation pour les victimes de la répression qui a fait plus de 250 morts depuis le déclenchement du mouvement en décembre 2018 selon le comité de médecins.

"C'est bien que nous soyons parvenus à un accord mais il est inacceptable d'oublier le sang des martyrs. Ce sont les martyrs qui nous ont conduits à ce moment crucial", a souligné Mohamed Yassine, 22 ans.

- "Juste milieu" -

"On ne peut pas continuer à manifester indéfiniment. Il était important de trouver un juste milieu entre toutes les factions", a dit un autre manifestant, Gomaa Hussein, 45 ans.

Madani Abbas, un meneur de la contestation, a assuré que ceux qui ont commis des "violations" lors des manifestations devront rendre des comptes et précisé qu'un "comité d'investigation indépendant" est prévu par la déclaration constitutionnelle.

"Les RSF seront placées sous l'autorité du chef des forces armées", a indiqué un autre leader du mouvement, Monzer Abu al-Mali.

Les pourparlers avaient été repoussés après la mort de six personnes dont quatre lycéens à Al-Obeid (centre) lundi lors d'une manifestation contre les pénuries de pain et de carburants. Jeudi, lors d'un rassemblement réclamant justice pour ces victimes à Omdourman, près de Khartoum, quatre personnes ont été tuées.

Le Conseil militaire a annoncé l'arrestation de 9 paramilitaires des RSF accusés d'implication dans la mort des lycéens.

Dirigées par Mohammed Hamdan Daglo, numéro deux du Conseil militaire, les RSF étaient un pilier du régime Béchir, avant de contribuer à sa chute. Elles sont accusées de terribles exactions, notamment pendant le conflit du Darfour (ouest) déclenché en 2003.

Déclenché par le triplement du prix du pain le 19 décembre, les manifestations au Soudan s'étaient rapidement transformées en contestation du pouvoir.

 

AFP

 

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 11:18
Olivier Giroud, footballeur à Chelsea est un fervent catholique. Crédits photo : DAVID KLEIN/AI / Reuters / Panoramic

Olivier Giroud, footballeur à Chelsea est un fervent catholique. Crédits photo : DAVID KLEIN/AI / Reuters / Panoramic

LE SCAN SPORT - L'attaquant des Bleus a adressé un message vidéo d'encouragement aux participants du 61e Pèlerinage Militaire International de Lourdes.

De ce vendredi à dimanche se déroulera le 61e Pèlerinage Militaire International à Lourdes. Un rassemblement placé sous le signe de la fraternité, de la paix et de l'espérance qui réunira près de 50 pays et plus de 15.000 participants tout au long du week-end où sont programmées des messes, des rencontres ou encore des veillées.

«Cela apporte énormément d'espérance pour les générations futures et pour la paix dans le monde»

Dans une vidéo diffusée sur le compte Twitter du Diocèse des armées françaises, l'attaquant des Bleus Olivier Giroud a adressé un message de soutien à tous ceux qui participeront à cet événement. «Je suis très content de pouvoir vous témoigner mes encouragements et mon soutien quant à cette journée de pèlerinage. Je trouve très beau et important de pouvoir échanger, se retrouver et créer des liens avec des combattants tous ensemble dans une optique de paix. Plus que jamais nous en avons besoin aujourd'hui. Je trouve ça extraordinaire de pouvoir regrouper des combattants de 40 pays différents et de témoigner et partager sa foi. Cela apporte énormément d'espérance pour les générations futures et pour la paix dans le monde. Bravo à vous, continuez, vous avez toute mon admiration et mon soutien», a confié le buteur qui s'exprimait avec un maillot du club londonien.

Au même titre que Paul Pogba, de confession musulmane, et qui effectue pour la troisième année de suite le pèlerinage à la Mecque, Olivier Giroud n'a jamais dissimulé sa foi, mais de chrétien catholique. Le champion du monde 2018 avait confié dans un entretien au Figaro en juin 2017 être un lecteur assidu de la Bible: «Je relativise beaucoup en lisant la Bible, quand je me penche sur la parole de Jésus. Tu aspires à une humilité. Son histoire force le respect et quand tu compares avec la vie dans laquelle nous sommes aujourd'hui, ce sont des valeurs qui devraient revenir encore plus souvent. Il m'a construit, aidé en tant qu'homme et joueur professionnel, en me donnant confiance, persévérance et foi pour ne jamais rien lâcher. Aujourd'hui, je sens que mon rôle est d'en parler au maximum.»

 

Gilles Festor

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 06:43
Homélie de la Messe commémorant la victoire du 8 mai 1945

Messe commémorant la victoire du 8 mai 1945

Homélie de Monseigneur Luc Ravel

Les moments de victoire et les commémorations de ces victoires ont l'importance que la mission sait et a su lui donner : à savoir qu'il y a des hommes, qu'il y a des femmes qui ont combattu, les armes à la main ou d'une autre façon, pour que des attaques illégitimes et des totalitarismes insensés soient rompus dans leurs élans et qu'il y ait, effectivement, ce que nous appellerions une victoire militaire. Nous sommes heureux de les célébrer en sachant que, dans nos armées, nous célébrons aussi des défaites. Je sais : lorsque nous combattons, nous visons la victoire – la victoire, j'entends, militaire - mais  nous nous souvenons aussi, par exemple, de Camerone, fête de la Légion célébrée il y a quelques jours, et nous pourrions parler de Bazeilles et autres lieux... qui sont des authentiques défaites militaires et qui sont pourtant célébrées avec faste.

Cela nous donne l'occasion de réfléchir un peu plus "loin" en parlant d'une victoire militaire, armistice, reddition, capitulation... de l'adversaire, sur ce qu'est vraiment la victoire. Il ne s'agit pas d'un match de football où on a gagné parce qu'on a marqué plus de buts et on a, peut-être, remporté un trophée. Nous avons à comprendre, car c'est une question d'humanité et non pas de religion, que toute victoire est liée à une défaite. La première des défaites, c'est la défaite de l'humanité.

Quand Jean-Paul II, en parlant de la première guerre du Golfe, a dit : "c'est une aventure sans retour," il ne disait pas qu'il était illégitime de s'engager. Il y a des guerres justes - l'Eglise l'a toujours dit et le dira toujours - même si aujourd'hui, dans nos interventions de guerre, il faut peut-être changer nos critères qui ne sont plus immédiatement applicables à telle ou telle de nos opérations de guerre, tel que nous les menons ou tel que nous les avons menées il y a quelques mois. Il y a des occasions où une légitimité éthique peut être prononcée pour prendre les armes mais c'est quand même une affaire sans retour dans l'histoire des hommes et il n'est que de parcourir celle-ci pour s'en rendre compte.

D'abord, c'est une aventure car nous ne savons jamais où une guerre commencée va nous conduire ! Bien sûr, Hitler, sa garde noire et tous les autres, pensaient bien en 39, et même déjà avant, créer un gigantesque empire, le 3ème Reich. C'est une aventure et, souvent, celui qui part vainqueur s'avouera perdant. Comme pour toute aventure, nous ne savons pas ce qu'il y aura derrière le tournant suivant. Quel que soit la légitimité morale de la démarche, toute guerre reste une aventure. Qui peut en dire la fin ?

Et, c'est une aventure sans retour car une guerre marque définitivement l'histoire. Il ne peut pas se faire un système d'ardoise magique, comme nous en avions dans notre jeunesse pour ceux qui ont un peu plus de vingt ans. Aujourd'hui quand nous voulons effacer complètement quelque chose de notre ordinateur, nous le pouvons mais pas pour la guerre : il y aura une marque indélébile sur les consciences des nations comme dans les corps de nos combattants. Il n'y aura donc pas un après identique à l'avant et nous savons combien cette guerre de 39-45 a bouleversé, a complètement modifié tous les grands équilibres du monde entier, puisqu'elle fut mondiale. Nous avons donc grandement à réfléchir à cela. Je ne vais pas développer avec vous.

On parle beaucoup de droit d'entrer en guerre. Quelle est la légitimité morale pour se lancer dans tel conflit et prendre les armes et utiliser la puissance du feu ? On nous parle aussi beaucoup du droit dans la guerre. Voilà pourquoi il y a les conventions de Genève car, même si la guerre modifie nos comportements et donc notre droit, elle n'en demeure pas moins un lieu où il y a un droit. On ne fait pas n'importe quoi même si, dans certaines circonstances, on a le droit d'ouvrir le feu. Aujourd'hui, il serait bon que tout homme digne de ce nom – je ne parle même pas d'une vie religieuse – sache qu'en toutes circonstances, il y a un droit, c'est-à-dire, un minimum de justice qui nous permet de respecter la dignité humaine. Mais il nous faudrait, aussi, à la lumière de cette victoire mais peut-être de ces défaites, parler du droit après la guerre. Est-ce que, parce elle a perdu, on doit briser une nation ? Là aussi, nous avons besoin de prendre du recul, de prendre de la hauteur. Une victoire  peut ne pas profiter et, par le fait, créer exactement ce qu'il faut pour que la guerre reprenne comme un feu.

N'oublions jamais que nos victoires sont des sources de joie ! Elles sont également des sources de reconnaissance - nous allons rallumer la flamme, comme cette flamme qui brille à l'Arc de Triomphe - mais elles sont aussi, comme nos défaites, un immense questionnement qui ne doit jamais nous quitter. La guerre n'est pas un jeu, la guerre marque l'histoire à jamais. C'est la raison pour laquelle j'y reviendrai sans cesse dans tout mon ministère d'évêque aux Armées, parce que le cœur de l'homme est visé, parce que l'esprit de l'homme peut tourner au mal. Les illustrations les plus parfaites en sont les totalitarismes dévastateurs, épouvantables, qui se sont affrontés au cours de cette guerre de 39-45 : totalitarisme nazi, bien sûr, mais le totalitarisme communiste n'a pas fait moins de morts, nous le savons !

Donc, il faut des experts qui, au moment où le feu doit être déclenché ou se déclenche par nécessité, soient capables de contrôler en permanence la situation et, d'abord, la maîtrise de leur propre cœur. Nous en avons entendu parler plusieurs fois dans les textes du jour, en particulier, dans cette première épître de saint Jean : "Notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur [...] et si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu."

Dans tout conflit, il y a cette part de folie qui, entre autres, fait qu'une guerre est éminemment dure. La folie, c'est-à-dire quelque chose qui paraît rationnelle mais qui est en deçà de la raison et qui souvent la presse. Attention ! je ne dis pas qu'il n'y a pas des convictions profondes qui apparaissent rationnelles ; certainement, ceux qui ont adhéré librement à l'idéologie nazie ont trouvé qu'elle était très rationnelle, très raisonnable. Il y avait une sorte de logique mais une logique de fou ! Nous connaissons la définition de la folie : le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison. Ne l'oublions jamais : la folie a toujours un caractère logique ! Elle se présente avec des arguments qui sont encore plus séduisants, parce que plus simplistes, parce qu'ils appuient sur les bons boutons, les blessures du cœur humain, que la logique de la vérité, que la logique de la paix. Il faut que nous en ayons tous cette conviction intime. Alors, au cœur de cette folie inhérente qui appartient de façon intrinsèque, essentielle, à la violence de la guerre, il faut, en face, des hommes qui aient un cœur solide.

Quelle éducation, quelle formation du cœur recevons-nous ? Comment à titre personnel, déjà, avoir cette force intérieure, cette souplesse que donne la force mais aussi cette consistance pour être capable de vivre entouré de violences et de ne point y succomber ? Quelle formation avons-nous, au niveau de notre intelligence, pour, précisément, discerner ce qui est conviction de folie, d'idéologie ou, comme le dit saint Jean dans son épître, ce qui est vérité, c'est-à-dire la vraie logique raisonnable, rationnelle qui appartient à l'homme et que je peux mettre en commun avec tout être humain et non pas simplement qui serait le partage d'un groupe, fut-il important, de quelques millions de personnes qui seraient complètement prises sous le joug d'une idéologie, enfermées dans ce qu'elles appellent : "leur vérité." Quelle formation du cœur, quelle formation de la volonté, pour tenir, quelle formation de l'intelligence, pour discerner, avons-nous et donnons-nous à nos soldats et à nos futurs soldats ? C'est une vraie question. J'oserai même dire que c'est la question essentielle car nous savons très bien que la vraie victoire, tôt ou tard, arrive par celui dont le cœur est solide, clair, transparent. "Il faut aimer en actes et en vérité," nous dit le Seigneur. Dans la lumière de la vérité. Quelle est cette vérité ? Bien sûr, aujourd'hui, beaucoup contesteront même qu'elle existe ! Ils oublieront que la sincérité peut correspondre totalement avec une conviction folle, complètement folle, et qui va conduire - les preuves sont dans l'histoire - à des massacres épouvantables, alors que la vérité conduit nécessairement, et c'est un de ses critères, au respect de la personne humaine transcendante à tout l'univers, au respect de la vie humaine.

Ces définitions peuvent paraître un peu philosophiques mais j'oserai conclure : si nous n'avons pas ces valeurs philosophiques qui, pour nous croyants, se traduisent en des valeurs religieuses sans aucune opposition entre nos valeurs rationnelles et nos valeurs religieuses – je tiens à le dire – si nous n'avons pas ces valeurs, si nous ne pouvons pas prendre cet envol de l'aigle, alors, nous serons nécessairement tributaires d'analyses géopolitiques limitées. L'homme se trompe quand il regarde vers la terre. De quoi manquons-nous aujourd'hui ? d'une vision de sagesse ! Je souhaite, et je veux prier pour cela, que chacun de nous soit touché par une vision de sagesse, qu'il soit capable de comprendre les grands mécanismes du cœur de l'homme, par exemple, les grands mécanismes qui habitent les sociétés, les peuples, le genre humain tout entier, de telle sorte qu'à partir de ces mécanismes, de ces principes intemporels, éternels, nous puissions, ensuite, redescendre vers le concret de l'existence pour porter un jugement, à partir des circonstances concrètes qui sont autres qu'il y a cinquante ans, autres aujourd'hui, autres demain.

Prions pour que chacun puisse être habité par la sagesse, que nous autres, croyants, nous puissions sans cesse revenir à ce Christ qui se présente comme la Sagesse éternelle et que nous puissions partager ce goût de la sagesse avec tous les incroyants qui sont autour de nous, nombreux aujourd'hui dans notre société, et qui peuvent se passionner par la sagesse de nos anciens !

Monseigneur Luc RAVEL

Cathédrale Saint-Louis des Invalides
Dimanche 6 mai 2012
5ème dimanche de Pâques

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