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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 16:11
Jérusalem : miroir de la déchirure

Quand on touche à la ville trois fois sainte, le monde entier se sent concerné. Les images du combat entre militaires israéliens et jeunes palestiniens sur l’esplanade des Mosquées et à l’intérieur de la mosquée al-Aqsa, ont fait le tour du monde.
Cette violence se répand entre juifs et arabes faisant craindre une guerre civile.
Les roquettes du Hamas sur Israël et les frappes israéliennes sur Gaza sèment la peur et continuent de faire des blessés, des morts, des destructions.
C’est un combat asymétrique. Les forces en présence sont disproportionnées. Il suffit de regarder le nombre des victimes. En 2014, les combats entre Israël et le Hamas avaient fait plus de 2251 morts côté palestinien et 74 côté israélien. A ce jour, on relève 124 morts côté palestinien et 27 côté israélien.
Les pays arabes qui ont signé des accords avec Israël se sentent les mains liées. La France et l’Union européenne gardent leur retenue habituelle. Le président américain n’intervient pas. Le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas réussi à faire une déclaration commune.
Et pourtant la question palestinienne reste centrale. Elle ne se réglera qu’en mettant fin à cette guerre coloniale source d’injustice, c’est-à-dire en mettant fin à l’occupation. Israël et le Moyen-Orient ne connaîtront pas la paix tant que la Palestine demeurera un pays occupé.
Mais ce qui est plus dangereux encore que les frappes et les roquettes, c’est l’absence de négociation entre les deux pays. Il faut le redire : ce n’est pas l’usage de la violence qui conduira à la paix, mais la négociation politique.
 Y aura-t-il des hommes et des femmes qui se montreront à la hauteur pour négocier ?
Si le peuple palestinien se sent isolé, il sait qu’il peut compter sur le soutien de nombreux citoyens à travers le monde.
 On n’arrête pas le destin d’un peuple.

Jacques Gaillot
Evêque de Partenia
Paris 14 mai 2021

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 09:28
Tournant historique en Virginie : l'Etat abolit la peine de mort

Aux Etats-Unis, le Congrès a approuvé une loi qui annulera la peine de mort. La décision a été prise en Virginie, où, historiquement, les condamnations à mort ont été les plus nombreuses.
"Nous parlons d'un État où la peine capitale était une certitude et où, désormais, elle n'est plus une réalité. C'est un tournant historique, rendu possible par une synergie entre le monde catholique, le monde associatif et plus généralement par la prise de conscience qu'il y a trop de morts. Les jeunes aussi ont dit ça suffit !". Ce sont les paroles de Don Marco Gnavi, curé de la basilique Sainte Marie au Trastevere et coordinateur de la campagne de la Communauté de Sant'Egidio pour l'abolition de la peine de mort, dans l'interview accordée à Vatican News.

Écouter l'interview (en italien) 
 

Site de la campagne de la Communauté de Sant'Egidio pour un monde sans peine de mort 
 

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 20:13
Le pape François lors de son discours à Nagasaki, le 24 novembre 2019.HANDOUT/VATICAN MEDIA/AFP

Le pape François lors de son discours à Nagasaki, le 24 novembre 2019.HANDOUT/VATICAN MEDIA/AFP

Les faits 

Alors qu’entre en vigueur vendredi 22 janvier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, le Saint-Siège a réaffirmé sa position contre l’utilisation et la détention de l’arme nucléaire. Entre les diplomaties vaticane et française, le sujet reste une pierre d’achoppement.

 La position est connue mais elle a été rappelée avec force, et de multiples manières, ces derniers jours. Plusieurs responsables du Saint-Siège ont redit l’hostilité de l’Église catholique aux armes nucléaires, alors qu’entre en vigueur vendredi 22 janvier le Traité sur leur interdiction.

Dans un tweet publié ce jour-là, c’est le pape lui-même qui a appelé « tous les États et tous les peuples » à « promouvoir les conditions nécessaires à un monde sans armes nucléaires, en contribuant à faire progresser la paix et la coopération multilatérale, dont l’humanité a tant besoin aujourd’hui ».

« J'encourage vivement tous les États et tous les peuples à travailler avec détermination pour promouvoir les conditions nécessaires à un monde sans armes nucléaires,en contribuant à faire progresser la #paix & la coopération multilatérale,dont l'humanité a tant besoin aujourd'hui. »

— Pape François (@Pontifex_fr) 

« Un défi et un impératif moral et humanitaire »

Le message intervient au lendemain de la diffusion par les médias officiels du Vatican d’un long entretien avec Mgr Paul R. Gallagher, le Secrétaire d’État du Saint-Siège pour les relations avec États. « L’élimination totale des armes nucléaires est à la fois un défi et un impératif moral et humanitaire », martèle Mgr Gallagher, qui estime que leur utilisation et leur détention doivent ainsi être « continuellement stigmatisées et délégitimées ».

Le « ministre des affaires étrangères » de François s’élève également contre la légitimité du concept de dissuasion nucléaire. « La paix et la sécurité internationales ne peuvent être fondées sur la menace d’une destruction mutuelle ou d’un anéantissement total, ni sur le maintien d’un équilibre des pouvoirs ou la régulation des relations en substituant «la force du droit» à «la loi de la force» », juge-t-il.

Ratification par 51 États

Il développe au contraire une vision d’un monde de paix fondée « sur le dialogue et la solidarité, sur la justice, sur le développement humain intégral, sur le respect des droits fondamentaux de l’homme, sur la sauvegarde de la création, sur la promotion des structures éducatives et sanitaires, sur l’instauration de la confiance entre les peuples ». Et il invite à aller ainsi « au-delà de la dissuasion nucléaire ».

Le Saint-Siège a fait partie des premiers États, avec la Thaïlande et la Guyana, à ratifier ce traité en septembre 2017. À leur suite, il a été adopté par 86 pays et ratifié par 51 autres, mais le nouveau traité international n’a pas emporté l’adhésion des neuf capitales, dont Paris, qui possèdent l’arme nucléaire. « Nous sommes préoccupés par le fait que les puissances nucléaires semblent souvent se détourner du multilatéralisme en matière de nucléaire et de la table des négociations », affirme Mgr Gallagher, en déplorant notamment « l’abandon du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), l’affaiblissement du plan d’action conjoint global (JCPoA) iranien ».

Le pape François s’est, à plusieurs reprises, engagé contre les armes nucléaires, notamment au Japon, lors de son discours à Nagasaki, le 24 novembre 2019. « Un monde en paix, libre des armes nucléaires, est l’aspiration de millions d’hommes et de femmes partout », avait-il affirmé. Le pape y avait jugé la dissuasion nucléaire « perverse » et « immorale ».

Divergences entre Paris et Rome

Le jugement porté sur la dissuasion demeure l’une des principales pierres d’achoppement entre la diplomatie vaticane et la diplomatie française, selon les informations de La Croix. La question fait l’objet d’échanges réguliers entre Paris et Rome, mais les divergences de vues entre les deux États semblent irréconciliables.

Alors que le Vatican revendique « une approche concrète » du sujet, certains considèrent au Quai d’Orsay que la prise de position ferme de l’Église contre toute possession d’armes nucléaires revient à une forme d’enfermement dans une posture morale inapplicable. Et donc à la fermeture de la possibilité de toute discussion politique.

Loup Besmond de Senneville (à Rome), 

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 09:47
Une manifestation à Louisville, au Kentucky.   (2020 Getty Images)

Une manifestation à Louisville, au Kentucky. (2020 Getty Images)

Suite à la mort de George Floyd, un Afro-Américain décédé après avoir été étouffé par un policier blanc lors de son interpellation filmée à Minneapolis, les États-Unis se sont embrasés. Des émeutes ont eu lieu dans de plusieurs villes du pays et lors de manifestations successives, des appels à la justice se sont fait entendre. Dans un message publié sur le site de la conférence épiscopale, les évêques américains dénoncent le racisme et invitent à une société apaisée.

C’est une déclaration particulièrement forte que les évêques des Etats-Unis ont partagé vendredi 29 mai dans un communiqué. «Nous avons le cœur brisé, nous sommes malades et outrés de voir une autre vidéo d'un Afro-Américain tué sous nos yeux», commencent-ils en faisant référence à la mort de George Floyd. «Le racisme, poursuivent-ils, n'est pas une chose du passé ou simplement une question politique qui doit être débattue quand cela convient. C'est un danger réel et actuel qu'il faut affronter de front.»

«Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ces atrocités tout en continuant à prétendre respecter chaque vie humaine, écrivent encore les évêques, nous servons un Dieu d'amour, de miséricorde et de justice.

Vatican News

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 15:33

Flash Mob à Sabadell (Espagne) : l'Hymne Européen en ce jour de la Fête de l'Europe et de la Fête de la Paix

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 07:07
8 mai, Journée Mondiale de La Croix Rouge et du Croissant Rouge

Le choix du 8 mai pour la journée mondiale de la croix rouge est dû à l'anniversaire de la naissance d'Henry Dunant, fondateur en 1863 de la Croix-Rouge internationale et des Conventions de Genève

Naissance d’un mouvement

A Solferino (dans la Province de Mantoue, au nord de l'Italie). L'Empereur Napoléon III, à la tête d'une armée franco-piémontaise, écrase les Autrichiens dans une bataille extrêmement meurtrière. Des milliers de blessés agonisent faute de soins. Des appels aux secours restent sans réponse. Témoin de cette tragédie, un citoyen suisse, Henry Dunant, improvise des secours avec le concours des populations civiles locales. Il assiste sans discrimination les soldats des deux camps. Fortement ébranlé par ce qu'il vient de voir, Henry Dunant publiera à son retour l'un des premiers reportages de guerre : "Un Souvenir de Solférino" dans lequel il dénonce les horreurs des combats.

A partir de ce jour, des milliers d'hommes, de civils, de soldats, de prisonniers auront droit à ces gestes fraternels qui rendent moins cruelles les heures d'épreuve et de souffrance. 5 ans après Solférino, l'idée d'Henry Dunant a fait son chemin. Un comité de 5 personnes s'est constitué à Genève afin d'examiner les moyens à mettre en œuvre pour protéger les blessés sur les champs de bataille.

Une conférence internationale se réunit à Genève. Seize nations y participent, dont la France. Ils décident de créer, dans chaque pays, des comités de secours et choisissent un emblème : une croix rouge sur fond blanc. Les Etats adoptent des règles internationales définissant le sort des personnes aux mains de l'ennemi et qui ne participent pas au combat : ce sont les Conventions de Genève dont la première vit le jour le 22 août 1864.

La croix rouge de nos jours

Regroupant 97 millions d’hommes et de femmes, On compte maintenant des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans 176 pays du monde.

Le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge contribue à l'extension et à la promotion du Droit International Humanitaire (DIH). En assurant sa diffusion, en exerçant une action constante auprès des Etats, il s'efforce d'en faire respecter les principes et l'application lors des conflits. Il met également tout en œuvre pour favoriser l'adoption de règles toujours plus protectrices. Ainsi, la Croix-Rouge, en témoignant de son action constante en faveur des victimes, et en diffusant son éthique de tolérance et de dialogue contribue à la prévention des conflits et des tensions

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 10:30
Rencontre Européenne des jeunes de Taizé à Wroclaw (Pologne) du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020

La prochaine rencontre européenne de jeunes aura lieu en Pologne. Elle se déroulera dans la ville de Wrocław, du 28 décembre 2019 au 1er janvier 2020.

«Au moment où la construction de l’Europe rencontre beaucoup de résistance, où des incompréhensions se multiplient entre les pays, une rencontre en Pologne donnera à des milliers de jeunes de faire l’expérience qu’une confiance réciproque peut être construite», lit-on sur le communiqué publié par la communauté de Taizé.

Ce sera la troisième fois que ce rassemblement de la jeunesse chrétienne européenne de toutes les confessions aura lieu à Wrocław (après 1989 et 1995) et la cinquième fois en Pologne (après Varsovie 1999 et Poznan 2009).

«En annonçant cette rencontre, la communauté de Taizé répond à une invitation qui lui a été adressée de Wrocław simultanément par l’archevêque catholique Kupny, par l’évêque luthérien Bogusz et par le maire», est-il aussi écrit. Le Primat des évêques de Pologne, Mgr Wojciech Polak, archevêque de Gniezno, et l’évêque auxiliaire de Wrocław, Mgr Andrzej Siemieniewski, se sont rendus spécialement à Madrid pour être présents lors de cette annonce.

Taizé, un signe concret de réconciliation

Ces rencontres européennes annuelles font partie d’un «pèlerinage de confiance sur la terre» animé par Taizé depuis quarante ans. Les jeunes qui participent à ces rencontres se rassemblent pour prier ensemble, pour s’insérer pendant quelques jours dans une Église locale et pour chercher à approfondir des thèmes comme l’entente entre les peuples, la paix, la compréhension de la foi et l’engagement social. Un des objectifs est de permettre à des jeunes de vivre une expérience de l’Église comme lieu d’amitié, d’accueil et de communion.

Aujourd’hui la communauté de Taizé rassemble une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes, issus de plus de trente nations, engagés ensemble pour la vie par des vœux monastiques. De par son existence même, elle voudrait être un signe concret de réconciliation entre chrétiens divisés et entre peuples séparés.

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 18:54
La Porte de Brandebourg à Berlin - Noël 1989

La Porte de Brandebourg à Berlin - Noël 1989

A Noël 1989, avec une dizaine de jeunes des aumôneries scolaires du Diocèse d'Evreux nous nous sommes rendus à WROCLAW (Pologne) pour une Rencontre Européenne de Taizé qui a réuni 120.000 jeunes d'Europe de l'Est et de l'Ouest juste après la chute du mur de Berlin.
Nous avons fait étape en route à BERLIN où le mur s'était ouvert le 9 novembre précédent.
A Noël de cette année-là nous avions le sentiment de vivre un moment historique exceptionnel !
Voici quelques images "témoins":

Le mur de Berlin (ce qu'il en reste ! ) à Noël 1989

Le mur de Berlin (ce qu'il en reste ! ) à Noël 1989

L'accueil de la ville de Wroclaw aux jeunes venus pour la rencontre Européenne de Taizé

L'accueil de la ville de Wroclaw aux jeunes venus pour la rencontre Européenne de Taizé

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 18:25
L’Inde et le monde célèbrent les 150 ans du Mahatma Gandhi

Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans l’Etat du Gujarat. Avocat formé à Londres et ayant exercé en Afrique du Sud, Gandhi a été, dès son retour en Inde, une des figures de proue du mouvement d’indépendance indien et de la rébellion contre la colonisation britannique. Il est souvent appelé par les Indiens, Bapu, diminutif pour papa, et est considéré comme le père de la nation indienne.

 

Gandhi Jayanti en Inde

Depuis l’indépendance du pays le 15 août 1947, la date d’anniversaire de Gandhi, le 2 octobre, est un jour férié dans toute l’Inde, c’est aussi un dry day (pas de vente d’alcool).

En 2019, le Mahatma Gandhi aurait eu 150 ans et tout le pays se prépare à de nombreuses célébrations. Le coup d’envoi de cette campagne a, en fait, été lancé le 2 octobre 2018 avec un logo spécifique qui doit être utilisé pour toute commémoration du “petit père des peuples” d’octobre 2018 à octobre 2019.

En septembre 2019, Narendra Modi a aussi annoncé la mise en place du mouvement contre le plastique à usage unique à partir du 2 octobre. Un programme de collecte de sacs plastique a été instauré dans plus de 4 000 villes et 600 000 villages. Normalement, tous les plastiques collectés devraient être triés et recyclés à partir du 2 octobre.

D’autre part, le ministère de la culture a émis des timbres à l’effigie de Gandhi qui se déclinent en plusieurs dénominations.

Parmi les manifestations prévues le 2 octobre 2019, le ministre des sports a lancé un appel à la mise en application des paroles de Gandhi qui prônait, entre autres, la propreté. Il a invité les habitants de Delhi à participer à un “plog”, une marche/ramassage d’ordures dans la ville. Le Fit India Plog Run (le plog est une pratique originaire de Suède qui combine jogging et picking up, ramassage de débris qui trainent sur le sol) est organisé le 2 octobre dans plus de 1500 villes indiennes.

Depuis le milieu du mois de septembre, la presse locale regorge de citations, photos et documentaires sur le grand homme. Les archives nationales du film (National Film Archive of India - NFAI) ont récemment retrouvé des photos et des films inédits. Prakash Magnum, directeur du NFAI, a déclaré joyeusement : “C’est une découverte fantastique pour le NFAI au moment où le monde s’apprête à célébrer les 150 ans du Mahatma Gandhi. Bien que certaines images aient déjà été utilisées, nous avons retrouvé des scènes uniques. L’archive la plus intéressante est un film sur le train qui a transporté les cendres de Gandhi de Madras à Rameshwaram.”

Les commémorations dans le monde : la journée internationale de la non-violence

En dehors de l’Inde, de nombreux pays ont prévu une commémoration en hommage à Gandhi et aux valeurs qu’il prônait.Les Nations Unies ont planté 150 arbres sur le toit de leur siège à New York dans le cadre de l’ouverture du Gandhi Solar Park, inauguré par Narendra Modi le 24 septembre 2019.

En France, l’ambassade de l’Inde a organisé plusieurs conférences et débats autour des idées du Mahatma Gandhi ainsi qu’un quiz de 100 questions qui ont été publiées entre octobre 2018 et septembre 2019 sur la page Facebook de l’ambassade.

En Angleterre, à Londres, qui est la ville dans laquelle Gandhi a étudié le droit, une conférence ainsi que des cérémonies autour des statues du Mahatma à Travistock square et à Parliament square ont été planifiées. De plus, pour rendre hommage à la quête de plats végétariens par le jeune étudiant indien dans la capitale anglaise, un grand festival de nourriture végétarienne est prévu le 2 octobre. Les universités d’Oxford et de Cambridge ont, elles aussi, prévu des commémorations.

En Australie, la ville de Melbourne organise une semaine d’expositions et conférences interactives, la ville d’Adélaïde, un concours d’affiches sur les principes, les actions et les succès de Gandhi et dans la ville de Canberra aura lieu une prière dans les locaux de la mission diplomatique indienne. Il y aura aussi des cérémonies dans la plupart des villes australiennes abritant une statue de Gandhi.

En Hollande, l’ambassade de l’Inde en collaboration avec la fondation Gandhi Non Violence a préparé plusieurs événements à la Haye dont un rallye à vélo et des conférences dans les écoles pour initier la jeune génération aux valeurs de paix de Gandhi.

Les Emirats Arabes Unis, de leur côté, ont récemment imprimé un timbre à l’effigie de Gandhi dont le lancement a été annoncé en présence du Prince Héritier d’Abu Dhabi, du Sheik Mohammed Bin Zayed Al Nahyan lors de la visite de Narendra Modi en septembre.

 

Isabelle Bonsignour 

 

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 08:45
Christophe Leclercq, un CRS et diacre au service de l’ordre

Portrait

Ce diacre ordonné pour le diocèse d’Arras a pour métier le maintien de l’ordre. Une double casquette plutôt inhabituelle qui le place à la charnière des mouvements de société.

« Bien sûr que c’est possible de concilier les deux ! On peut être CRS et doté d’un cœur et d’un cerveau », ironise Christophe Leclercq, 49 ans. Le policier chrétien, originaire du Pas-de-Calais, est habitué à s’expliquer sur ce double « engagement » qui peut surprendre : « À tort, car je suis un homme de dialogue et de rencontre, j’aime engager la conversation, au travail ou ailleurs… »

Marié et père de trois enfants, Christophe Leclercq aime son métier, choisi par vocation il y a 26 ans ; il est également heureux d’avoir répondu positivement à l’appel du diaconat. Par amour pour Dieu et ses frères. « Je ne suis pas diacre puis CRS ou l’inverse mais bien diacre et CRS… »

« Ma mission prend tout son sens au boulot »

Durant toute la formation diaconale, « Pitof », comme le surnomment ses collègues et amis, est resté discret : « J’ai dû demander l’autorisation à mon patron. Il m’a dit que tant que ça ne perturbait pas mon métier, il n’y avait aucun souci. » Ordonné il y a deux ans, le brigadier de police porte l’insigne de diacre, une petite croix, sur son blouson, « en interne mais aussi en maintien de l’ordre, où il est recouvert par le gilet pare-balles ! »

Et les collègues, comment ont-ils réagi ? « Après mon ordination, j’ai rejoint ma compagnie en Corse et mon capitaine, aujourd’hui à la retraite, m’a serré dans ses bras, se souvient le diacre avec émotion. Tous respectent cet engagement. Certains se moquent gentiment – on m’appelle parfois monseigneur, monsieur le curé ou révérend –, j’accueille toutes les réactions, je ne suis pas là pour convertir qui que ce soit ! »

Christophe et son épouse Sandrine se sont mariés à l’Église et leurs trois enfants ont été baptisés. Mais le CRS est vraiment revenu vers Dieu en 2006, à la suite du suicide d’un ami collègue. « Avec Sandrine, nous avons cheminé vers la confirmation et l’appel au diaconat est venu dans la foulée… La foi a redonné du sens à ma vie après ce décès tragique. » La compagnie est une vraie famille pour les CRS.

« J’ai toujours été attentif aux souffrances des copains, ça me prend aux tripes et, depuis que je suis diacre, ils se confient encore plus à moi, croyants ou pas. Ma mission prend tout son sens au boulot. » « Pitof » a déjà célébré des baptêmes, des mariages et des temps de prière pour des remariages, des funérailles aussi…

Une image négative

Le brigadier souffre de l’image négative qu’on accole à sa profession : « Je l’ai vécu avec les copains du groupe diaconal qui voient mon métier d’un autre œil, depuis qu’on en a discuté. J’entends moins de remarques blessantes du genre : “Alors, tu n’as pas trop frappé de gilets jaunes ce week-end ?” »

Les derniers mois ont été rudes avec la crise des gilets jaunes – « d’autres collègues ont plus souffert que moi de cette pression… » – et le policier n’a pas compté les heures supplémentaires. Il comprend les revendications du mouvement : « Je fais mon métier même si je peux me sentir plus proche d’eux que de l’élite là-haut ! Mais on a trop montré la violence au détriment du message… »

Entre policiers et population, le grand malaise

Lui préfère citer ce geste de 70 gilets jaunes venus déposer une gerbe à Saint-Omer en janvier après le suicide d’un CRS. « Ne filmer que les affrontements entre manifestants et policiers, ça rajoute de la violence. » Il voit monter avec tristesse « la haine anti-flics », tente de prendre du recul et de rassurer sa famille : « Je me sens davantage en danger qu’il y a dix ou quinze ans mais je gère ça par la prière, ça m’aide. »

« Parfois, on aimerait engager la conversation, mais ce n’est pas possible derrière nos boucliers »

Maintien de l’ordre, sécurisation, contrôles routiers, lutte anti-terroriste, réserve… Le policier exerce dans la France entière, de Paris à Calais, pour gérer la crise migratoire, en passant par la Corse. Et s’absente souvent plusieurs semaines. Alors, quand il est en congé, Christophe Leclercq profite de sa famille.

Il n’est pas toujours facile pour cet homme chaleureux et sensible – « je pleure facilement devant des films à l’eau de rose » – de rester de marbre. « Je suis gardien de la paix, j’essaie avant tout d’apaiser et de ne pas utiliser la violence mais si je dois bloquer, je bloque. Le fait d’être chrétien n’enlève pas le professionnalisme. » Même Sandrine lui trouve un air sévère en tenue : « C’est parce que je suis concentré. Parfois, on aimerait engager la conversation, mais ce n’est pas possible quand on est derrière nos boucliers. »

Cette année, Sandrine et Christophe ont fêté leurs 25 ans de mariage. Le diacre CRS est très fier de ses trois enfants : deux sont engagés dans la police et la dernière dans l’armée de l’air. Malgré le climat ambiant – et ce chiffre de 47 suicides dans la police depuis le début de l’année –, Christophe Leclercq essaie de garder le moral : « Je suis quelqu’un d’optimiste. Sur mes étoles de diacre, j’ai hésité à faire broder un sourire. »

Son inspiration. Ne pas juger et pardonner

« Le jugement et le pardon, ce sont des mots qui m’ébranlent. J’essaie de ne pas être dans le jugement, c’est ce que mon cœur me dicte. » Face à des jeunes gardés à vue désœuvrés, Christophe Leclercq cherche à comprendre : « ça me fait mal au cœur, je prie pour eux. Beaucoup ont souffert et je dis toujours à mes collègues qu’on ne sait pas tout de la personne qu’on a en face… »

Le brigadier aime regarder l’émission « Pascal le grand frère » : « Chacun est pardonnable, quelle que soit la faute commise. J’essaie d’apaiser les choses plutôt que de rajouter un mal au mal qui est déjà présent. » Il croit en la force du pardon : « Avec un de mes supérieurs, pendant trois mois, nous ne nous sommes pas parlé à la suite d’une dispute. Je suis revenu vers lui et il en était heureux aussi. La réconciliation, c’est important. »

Fanny Magdelaine

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