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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 18:16
Tigré : la sécheresse provoque une forte insécurité alimentaire

Les Éthiopiens affrontent, sur une partie de leur territoire, une sécheresse sans précédent due notamment à El Niño. De fait, il a très peu plu  depuis trois ans dans toute la Corne de l’Afrique. L'impact de la sécheresse est brutal : déforestation, bétail quasiment sans pâturages, conflits entre ruraux pour accéder à ceux-ci, crise alimentaire qui ravive les tensions ethniques…

Dans ce contexte, le projet porté en 2016 par la Caritas locale, avec le soutien du Secours Catholique-Caritas France, a été vital en permettant de fournir de l’eau potable à des milliers d’habitants sinistrés en construisant ou en modernisant des puits, des citernes… mais aussi des abreuvoirs et des bassins pour les animaux.

Caritas Adigrat mobilisée contre la sècherese

Au Tigré, région très pauvre et montagneuse au nord de l’Éthiopie, les villageois affrontent la sécheresse. Le terrible manque d’eau les oblige à marcher durant trois heures pour en trouver et à creuser des puits de 100 mètres de profondeur !

Beaucoup d’agriculteurs vivant au Tigré (5 millions d’habitants) sont privés de terre, de revenus, mais aussi d’eau, notamment dans sa partie orientale. Un défi quotidien pour des milliers de familles, dont une sur quatre est dirigée par une femme seule. Des femmes « au dénuement incroyable !», témoigne Jean-Pierre Brillaud, du pôle Afrique du Secours Catholique.

En période de sécheresse – le déficit en eau affecte fortement la région depuis deux ans – les puits, sources, micro-barrages, réservoirs… sont asséchés, les récoltes partiellement ou totalement détruites et le bétail, assoiffé autant qu’affamé, meurt.

Le projet de développement "Dynamiques communautaires dans le domaine de l’eau potable et de l’irrigation", porté par la Caritas diocésaine d’Adigrat et soutenu par la Caritas suisse et le Secours Catholique-Caritas France, a appuyé, dans une première phase, le développement de 26 Comités de gestion de l’eau, animés par 3 hommes et 3 femmes élus par les habitants.

 « Le temps nécessaire pour aller chercher de l’eau potable est passé de trois heures à dix… minutes ! »

La seconde phase a consisté pour les six responsables à se former en management mais aussi en matière budgétaire et fiscale, et à décider des règles d’utilisation du point d’eau dont ils avaient la charge : heures d’ouverture, quantité d’eau disponible par famille chaque jour… Une sorte de règlement intérieur que les 104 hommes et 100 femmes membres des comités sont tenus d’appliquer.   

Troisième phase : Caritas Adigrat a organisé un rassemblement des 26 comités et ce afin de travailler avec eux sur le financement de la maintenance des puits. À cette fin, ils abordent avec les villageois le délicat sujet du montant de la taxe à percevoir. Que faire pour les foyers les plus fragiles économiquement s’interrogent les membres ? Ainsi, les participants en dispensent parfois femmes seules et personnes âgées.

L’action du "groupe des 26" permet désormais à des milliers de personnes de boire de l’eau potable. Le temps nécessaire pour aller en chercher est, ici, passé, en moyenne, de trois heures à… dix minutes ! « Pour ces Ethiopiens il s’agit d’une véritable révolution ! », observe Jean-Pierre Brillaud.

Autre avancée prometteuse : la récente installation d’un laboratoire d’analyse de l’eau (analyses physiques, chimiques et bactériologiques) dans les locaux de Caritas à Adigrat. Le seul qui existait déjà au Tigré est basé à Mekele, la capitale régionale. Le nouveau laboratoire fournit les résultats des tests aux comités de gestion de l’eau.

Les 200 analyses effectuées dans les puits ont révélé que pour 10% d’entre eux l’eau est impropre à la consommation humaine. Une fois reçu l’agrément de l’État (sans doute d’ici fin 2017), le laboratoire proposera ses services à des ONG, des collectivités locales… Ainsi, à terme, « un grand nombre de Tigréens boiront une eau de qualité », affirme Jean-Pierre Brillaud.

Yves Casalis

 

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Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour l’interview de Sebathu Halibo, Directeur des programmes Caritas diocésaine d'Adigrat, région du Tigré, Éthiopie

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:58
Longtemps taboue en Algérie, la question du racisme provoque un vif débat public

L’intellectuel algérien Kamel Daoud a joint sa voix à toutes celles qui ont dénoncé le racisme en Algérie, suite à une violente campagne qui a visé les migrants subsahariens la semaine dernière.

La semaine dernière, un hashtag viral rédigé en arabe sur Twitter (#لا_للافارقه_في_الجزاير, Non aux Africains en Algérie) a enflammé les réseaux sociaux algériens. Le Point Afrique a traduit certains de ces tweets, parfois accompagnés de photos de migrants subsahariens : « Rentrez chez vous », « Chassons-les pour préserver nos enfants et nos sœurs », « Ils violent et répandent le sida dans nos villes. »

Cette violente campagne xénophobe s’est poursuivie jusqu’à dans les colonnes de certains médias locaux, rapporte le site en question, alors que les tweets incriminés feraient l’objet d’une enquête selon plusieurs journaux algériens.

« Nous devons réagir et montrer que les personnes qui tiennent ces propos ne reflètent pas l’ensemble de la société algérienne. Nous sommes un pays africain. Nous avons des compatriotes qui ont une couleur de peau plus foncée. Il est important que nous travaillions sur la tolérance et l’acceptation de nos différences », avait riposté Hassina Oussedik. La directrice d’Amnesty International Algérie a également appelé les autorités à prendre des mesures contre le racisme et les appels à la violence.

Parmi les nombreuses autres voix qui se sont élevées, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, pour dénoncer ce phénomène et cette campagne, celle de Kamel Daoud. Dans une tribune intitulée « Une extrême droite arabe », l’intellectuel et écrivain algérien, menacé de mort dans son pays d’origine, s’est attaqué dans sa chronique hebdomadaire publiée dans le magazine Le Point, à cette « vague de racisme qui traverse l’Algérie ces jours-ci ».

« Le racisme se durcit, devient violent, s’exprime sans tabou »

Estimant que « le racisme se durcit, devient violent, s’exprime sans tabou », le lauréat du prix Goncourt du premier roman en 2015 pour « Meursault, contre-enquête », regrette le fait que le racisme, généralement associé à un vice occidental, soit nié en Algérie et dans le monde dit « arabe ».

Et ce, à cause d’un « refus d’admettre le racisme chez soi, en soi, pour le dénoncer sans cesse chez l’autre, derrière la Méditerranée ». Et d’ajouter : « à cause de l’effet écran, vaniteux, du héros de la décolonisation, peut-être. Ou de la victimisation abusive ».

Selon « Médecins du monde », les personnes originaires d’Afrique subsaharienne présentes sur le sol algérien, « qu’elles soient installées définitivement ou en attente de partir vers l’Europe », sont « stigmatisées, souvent victimes de violence ».

Ces dernières années, les Observateurs de France 24 ont rapporté à plusieurs reprises des cas de mauvais traitements, d’expulsions arbitraires et de discriminations raciales basées sur l’origine ou la couleur de peau des victimes, des migrants souvent livrés à eux-mêmes dans le centre ou en périphérie des villes algériennes.

Marc DAOU

France 24

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 20:50
Colombie: le retour des paysans spoliés, la peur au ventre

Un épouvantail avec une corde nouée autour du cou: dans le nord de la Colombie, cela rappelle un mauvais souvenir aux paysans chassés de leur terre par le conflit armé et qui reviennent récupérer leur bien, parfois la peur au ventre.

Dans le secteur de Monteria, où les groupes illégaux et notamment d'anciennes milices paramilitaires ont fait régner la terreur, souvent avec ce genre de symboles macabres, Antonio Galvan a plié bagage avec sa famille, il y a vingt ans, bradant sous la menace son terrain à un prix dérisoire: 500 dollars l'hectare. "Vous n'avez pas envie de le faire, mais c'est une obligation. Il était obligé de vendre car on lui disait que l'ordre venait d'en haut. Du patron. Quel patron ? Cela, ils ne le disaient pas", témoigne à l'AFP Miguel Galvan, racontant l'expérience vécue par son père.

Les larmes aux yeux, son frère Miguel se rappelle l'exode familial. "On vient de la campagne. On arrive en ville et on se retrouve coincé", sanglote-t-il, avant de s'essuyer les yeux de ses mains calleuses. Comme les Galvan, de nombreux paysans ont été spoliés de leurs terres par les acteurs d'un conflit de près d'un demi-siècle, le plus vieux d'Amérique latine: guérillas, milices paramilitaires aujourd'hui dissoutes mais dont la plupart des membres ont rejoint des bandes criminelles.

En cinquante ans, le conflit a fait plusieurs centaines de milliers de morts. Le nombre de déplacés a dépassé les 5 millions, selon un rapport du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme présenté la semaine dernière. En 2011, le gouvernement colombien a fait voter une loi dite de "Restitution des terres" incitant les victimes à porter plainte afin de récupérer leurs biens au terme d'un procédure judiciaire. "Elles doivent venir nous voir et nous dire: on m'a volé ma terre.

Nous leur demandons alors les éléments d'identification du terrain", explique à l'AFP Ricardo Sabogal, directeur de l'"Unité de restitutions des terres", l'organisme public chargé d'appliquer le dispositif. Il faut ensuite apporter les preuves d'acquisition de la propriété devant un juge qui devra trancher. Aux autorités enfin de s'assurer que les conditions de sécurité sont réunies pour le retour du paysan. - 66 plaignants tués entre 2008 et 2014 - La famille Galvan est désormais à nouveau propriétaire des 5 hectares abandonnés que s'était approprié le clan de Carlos Castaño, un des chefs des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC), nom des milices paramilitaires nées dans les années 80 pour combattre les guérilla et responsables du massacre de milliers de civils.

A l'époque de cette spoliation, les terrains intéressait les groupes armés car ils "les connectaient à l’océan", explique M. Sabogal. "Ils avaient un corridor qui leur permettait de se livrer aux trafic de drogue et d'armes", ajoute-t-il. Les héritiers du paramilitaire avaient eux-même revendu la propriété à des agriculteurs de la région, dont les droits ont été révoqués. La restitution demeure amère pour les Galvan, dont le père n'a pas vécu assez longtemps pour y assister. "Mon papa voulait revenir ici et il n'a pas pu", glisse Antonio.

Selon l'Unité de restitution, le processus peut durer au moins un an et, en cas de jugement favorable, les victimes peuvent bénéficier de l'accompagnement de policiers lors du retour. "Pour ces personnes qui ont vécu des épisodes de violence, tout peut susciter de la peur", explique Evaristo Cataño, commandant du groupe de police veillant sur les terres des Galvan.

Les menaces ont loin d'avoir disparu. Entre 2008 et 2014, 66 plaignants ont ainsi été assassinés, selon un décompte de la fondation Fojando Futuros ("Forgeant l'avenir"), spécialisée dans ce domaine. Cette ONG estime que les victimes ont déposé une plainte seulement dans 15% des cas, par peur de représailles ou par manque de confiance dans les autorités. Les milices "ont réussi à s'infiltrer dans toutes les couches de la société. Il y avait une méfiance totale des victimes envers l'Etat", admet Rodrigo Torres, responsable de l'"Unité de restitution" dans la région de Cordoba, dont dépend Monteria.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 21:43

Mgr Ma Daquin

Cantonné dans une retraite forcée au séminaire de Sheshan, Mgr Ma Daqin a posté un message, aujourd’hui 30 janvier, sur son compteWeiboéquivalent local de Twitter. A la veille de la célébration de lafête du printemps (‘Nouvel An lunaire chinois’) et de l’entrée dans l’année sous le signe du cheval, l’évêque de Shanghai, toujours empêché ...

... d’exercer son ministère épiscopal par les autorités chinoises, a « rendu grâce » pour l’année écoulée et prié Dieu de« sauter dans la nouvelle année avec joie et dans paix ».

« Seigneur, aujourd’hui [30 janvier 2013] est le dernier jour de l’année lunaire. Merci Seigneur pour les grâces sans nombre de l’année écoulée. Nous te prions de nous mener dans la paix et la joie afin de sauter sereinement dans la nouvelle année », écrit Mgr Ma Daqin, dont le patronyme, Ma, signifie ‘cheval’. L’évêque cite également dans sa prière les versets 24 et 25 du chapitre 16 de l’Evangile selon saint Matthieu : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. »

A l’heure où l’ensemble du monde sinisé s’apprête à quitter l’année du Serpent pour entrer dans l’année de Cheval, l’identité entre le nom de l’évêque de Shanghai et le signe sous lequel est placée la nouvelle année a été l’occasion de jeux de mots et de clins d’œil destinés à signifier le soutien de membres de la communauté catholique à l’évêque, qui est retenu en résidence surveillée depuis le jour de son ordination épiscopale, le 7 juillet 2012.

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 19:39

Vidéo ci-dessus : visite guidée de la station spatiale internationale

La Nasa a décidé de prolonger l'existence de la Station spatiale internationale jusqu'à 2024. Mise en orbite en 1998, la Station devait initialement être utilisée jusqu'à 2016.

L'existence de la Station spatiale internationale (ISS) a été prolongée de quatre ans, de 2020 à 2024, a annoncé mercredi l'agence spatiale américaine (Nasa). "C'est une annonce formidable pour nous ici dans le monde de la Station spatiale internationale", s'est félicité William Gerstenmaier, administrateur adjoint de la Nasa pour l'exploration spatiale habitée, lors d'une conférence de presse.

 

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:51

Mgr Pabillo

Monseigneur Broderick Pabillo, évêque auxiliaire de Manille, est le président de la Caritas Philippines (NASSA). Il fait le point sur la situation sur place après le passage du typhon Haiyan.

L’aide humanitaire est-elle parvenue jusqu’aux victimes du typhon ?

Nous sommes en train d’essayer d’atteindre les zones dévastées, notamment sur les îles de Leyte et de Samar, les plus touchées. Mais cela reste très difficile. Il n’y a toujours pas d’électricité, ni d’essence, et pas de communication avec les personnes sur place. Nous envoyons l’aide dans les grandes villes, comme Tacloban ou Cebu, par avion et par bateau, mais ne pouvons pas l’acheminer jusqu’aux victimes. Ce sont elles qui doivent marcher jusqu’aux points de distribution. Ce qui n’est pas évident, puisqu’il faut parcourir des dizaines et des dizaines de kilomètres, alors que les rescapés sont affamés et épuisés.

Y a-t-il un élan de solidarité dans le pays ?

Bien sûr. Les Philippins qui n’ont pas été touchés par le typhon sont prêts à aider les victimes, avec des dons mais aussi des prières. Ici, à Manille, de nombreux bénévoles préparent les lots envoyés dans les zones sinistrés. Ils accueillent aussi les quelques rescapés qui ont réussi à rejoindre Cebu puis Manille. Ils ne sont pas nombreux car seuls les avions militaires volent. Ils nous racontent l’horreur et le désespoir des gens restés sur place et qui manquent de tout, d’eau, de nourriture, de médicaments. Enfin, nous avons organisé neuf jours de prière dans toutes les paroisses du pays en hommage aux victimes, jusqu’au 19 novembre, ainsi que des collectes d’argent pour leur venir en aide.

Quelles sont les priorités pour les jours à venir ?

La priorité est de donner à manger et de quoi s’abriter à toutes les victimes du typhon. Il faut donc que la communauté internationale continue à nous aider car d’ici quelques jours, nous pourrons atteindre les coins les plus reculés. En attendant, il nous faut plus d’hélicoptères pour larguer des paquets sur les centaines de villages que nous n’arrivons pas à rejoindre. Pour le gouvernement, l’urgence est de nettoyer les routes et de ramasser les cadavres qui jonchent encore les décombres. Beaucoup de victimes doivent elles-mêmes enterrer leurs proches. Et il y a des risques sanitaires importants. Enfin, j’appelle à plus de transparence dans la gestion des dons. Il est primordial que les aides des États et des organisations intergouvernementales aillent directement aux victimes et non pas au gouvernement, comme ce fut le cas dans le passé.

Propos recueillis par Concepcion Alvarez

 

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 13:01

Philippines

La communauté internationale se mobilise pour venir en aide aux Philippines, après le passage du typhon vendredi. Les Nations Unies devaient lancer mardi un appel urgent aux dons pour les victimes. On dénombre des milliers de morts. 10'000 dans la seule ville de Tacloban, selon l’ONU, qui craint maintenant le pire : la découverte de nouvelles victimes au fur et à mesure que l’accès à certains sites se débloque. Lundi, le pape François a annoncé le versement de 150’000 dollars pour aider les victimes via le conseil pontifical Cor Unum.

Le gouvernement philippin a annoncé mardi avoir déployé des blindés et l'imposition d'un couvre-feu. Il tente d’empêcher des pillages dans les villes les plus touchées.

La ville de 220.000 habitants avant la catastrophe a vu certains de ses survivants affamés et épuisés attaquer des convois d'aide et piller les commerces encore debout, en quête d'eau ou de nourriture, alors que des résidents décrivaient des groupes armés à la recherche de biens de toutes sortes à voler.

Quatre véhicules blindés ont donc été déployés, a indiqué mardi le ministre de l'Intérieur Mar Roxas sur la radio DZMM. Des centaines de soldats et de policiers ont déjà été envoyés sur place. « Nous les faisons circuler dans la ville pour montrer aux gens, en particulier ceux avec de mauvaises intentions, que les autorités sont de retour », a-t-il déclaré, précisant que des check points avaient également été mis en place pour décourager les pilleurs.

Le pays attend désormais l’aide internationale

Des navires américains et britanniques sont notamment annoncés dans le centre ravagé et battu par la pluie. Les Etats-Unis, qui avaient déjà envoyé des dizaines de Marines, ont annoncé un renforcement de leur aide. Le Pentagone a ordonné au porte-avions George Washington, qui était à Hong Kong avec ses 5.000 marins et plus de 80 aéronefs, et à plusieurs autres navires de guerre, de faire route vers l'archipel pour aider au ravitaillement et aux soins médicaux. 

Londres a également annoncé l'envoi d'un avion de transport et d'un navire militaires. Face à cette tragédie, le président philippin Benigno Aquino avait déclaré lundi l'état de catastrophe nationale. « Dans les jours qui viennent, soyez en certains, l'aide va vous arriver de plus en plus vite », a-t-il promis.

Près de dix millions d'habitants, soit 10% de la population du pays, ont été au total touchés par cette catastrophe, dont 660.000 ont perdu leur maison. Des conséquences auxquelles ont du mal à faire face les autorités, incapables pour l'instant de fournir eau, nourriture, médicaments ou abris aux nombreux survivants désespérés, dont certains cherchent désormais à prendre la fuite.

Radio Vatican et AFP

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 08:04

Croatie

Depuis le 1er juillet 2013, la Croatie est devenue le 28ème État membre de l’Union Européenne (UE). Les Croates sont donc désormais des citoyens de l’UE censés bénéficier de la libre circulation…ou presque. Comme pour les citoyens roumains et bulgares, les Croates ne peuvent pas jouir pleinement de ce droit. En effet, le Traité d’adhésion de la Croatie à l’UE prévoit exactement les mêmes dispositions que celles contenues dans le traité d’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie. Les mesures transitoires du Traité permettent aux États membres de restreindre l’accès au marché du travail et donc de limiter le droit à la libre circulation.

Pour la Croatie, le Traité d’adhésion prévoit des mesures transitoires de deux ans suivant l’adhésion, prolongeables de trois ans et éventuellement d’encore deux ans, si le marché du travail des Etats membres « subi ou est menacé de subir des perturbations graves ». Ces mesures ne peuvent pas dépasser sept ans à compter de l’adhésion. 

Comme elle le fait actuellement pour la Roumanie et la Bulgarie, la France a décidé (lire la note du ministère de l’Intérieur du 17 juin 2013) d’appliquer également ces mesures transitoires aux citoyens croates, tout d’abord pour une première période de deux ans. 

Pour exercer une activité professionnelle (salariée ou non salariée), la France impose aux Croates d’être titulaires d’une carte de séjour. Ils n’ont pas de réel libre accès à l’emploi et doivent se voir octroyer une autorisation de travail pour occuper un emploi salarié. Autrement, ils ne peuvent pas être embauchés par un employeur. C’est exactement la même situation que celle vécue par les Roumains et les Bulgares.

Les jeunes titulaires d'un diplôme au moins équivalent au master obtenu en France pourront cependant travailler librement sans titre de séjour, ni autorisation de travail. Et, comme pour les ressortissants roumains et bulgares, les travailleurs croates pourront bénéficier d'une procédure d'autorisation de travail facilitée pour l'accès à 291 métiers (liste fixée par l’arrêté ministériel du 1er octobre 2012). Pour ces métiers, la situation de l'emploi, qui est le critère de délivrance de l'autorisation de travail le plus difficile à remplir, ne peut pas leur être opposée.

En janvier 2014, cela fera sept ans que la France applique des mesures transitoires aux ressortissants roumains et bulgares, délai maximal prévu par les traités. Il y a donc fort à parier que le même scénario se produira pour les Croates qui seront alors des citoyens européens de seconde zone jusqu’en 2020.

 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 09:42

2507-DessinEgypte

L’Égypte s’enfonce dans la violence. Le nombre de victimes (plus de 500), à la suite de l’assaut donné par les forces de l’ordre contre les partisans du président Morsi, renversé le 3 juillet dernier, éclaire d’un jour inquiétant la prise de pouvoir par les militaires, malgré leurs promesses de préparer rapidement la transition vers un pouvoir civil démocratique. La peur que suscite en Occident l’idéologie des Frères musulmans avait conduit à accueillir favorablement leur éviction du pouvoir, alors qu’ils y avaient été portés par la voie électorale. De nombreux Égyptiens, au travers de manifestations répétées, semblaient attendre cette issue, encouragée à la fois par les responsables musulmans d’Al-Azhar et le pape copte. Et le prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei – aujourd’hui démissionnaire – apportait sa caution morale à l’entreprise.

Les nouveaux dirigeants étaient pourtant incités à ne pas exclure les Frères musulmans du jeu politique, parce qu’ils ont le soutien effectif d’une partie du peuple. L’exemple algérien était là pour mettre en garde contre la tentation d’éliminer par la force les islamistes. La violence dirigée contre eux les transforme en martyrs et nourrit de nouvelles vocations. Mais l’arrestation de Mohamed Morsi et de nombreux responsables de la confrérie, leur procès imminent et le bilan sanglant de la journée de mercredi montrent que l’avertissement n’a pas été entendu.

Les Occidentaux, qui avaient commenté avec modération la prise de pouvoir militaire, haussent le ton désormais, pour ne pas paraître complices. Le chaos syrien, les tensions en Tunisie, les incertitudes libyennes renforçaient leur souhait d’un point d’appui solide à reconstruire en Égypte. Cet espoir se disloque. Les Égyptiens, eux, risquent de se déchirer, à la recherche de boucs émissaires (les minorités chrétiennes coptes redoutent d’en faire les frais). Ils avaient voulu sanctionner la gestion de Morsi, autant pour son échec économique que pour ses choix politico-religieux ; la perspective d’un redressement de leur pays, que fuient les touristes et peut-être les bailleurs de fonds, s’éloigne encore un peu plus. Les forces de paix et de dialogue, en Égypte et ailleurs, ne doivent pas baisser les bras : il y a urgence.

Dominique Quinio

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 09:05

Favela François 

Au cœur de la favela Varginha, à Rio de Janeiro, le Pape François a marché dans le dédale des étroites ruelles, accueilli par des centaines d’habitants au comble de la joie. Le Pape a salué sans compter des dizaines de personnes, embrassant des enfants, offrant son sourire et allant au contact sans se soucier de la pluie incessante. Comme le prévoyait le programme, le Pape François est entré dans une maison de son choix pour y rencontrer en privé ses occupants durant une quinzaine de minutes, la bénir et poursuivre son périple pour arriver ensuite sur le terrain de football de ce quartier défavorisé « pacifié » par la police il y a quelques mois, mais où le trafic de drogue et la violence, selon les médias locaux, n’auraient pas complètement disparu.

Le Pape, très à l’aise, appréciant visiblement l’accueil des plus chaleureux que lui réservait la population, est alors monté sur l’estrade préparée pour lui, et s’est adressé à un public conquis par sa simplicité et son enthousiasme. « Je frappe à la porte de cette communauté qui aujourd’hui représente tous les quartiers du Brésil ». « J’aurais voulu frapper à la porte de chaque maison, dire bonjour, demander un verre d’eau fraîche, prendre un « cafezinho », parler comme à des amis à la maison, écouter le cœur de chacun, de vous parents, vous les enfants, vous les grands-parents ». « Mais le Brésil est si grand ! » « Alors j’ai choisi de venir ici, de visiter votre ‘Communauté’ qui représente aujourd’hui tous les quartiers du Brésil. Qu’il est beau d’être accueillis avec amour, avec générosité, avec joie ! »

"On peut toujours ajouter plus d'eau aux haricots"

Le Pape François a alors souligné combien les brésiliens sont accueillants, et de préciser : « Lorsque nous sommes généreux dans l’accueil d’une personne, je vous le dis, et que nous partageons quelque chose avec elle – un peu de nourriture, une place dans notre maison, notre temps – non seulement nous ne restons pas plus pauvres, mais nous nous enrichissons. Lorsqu’une personne qui a besoin de manger frappe à votre porte, je sais bien que vous trouvez toujours une façon de partager la nourriture ; comme dit le proverbe, on peut toujours " ajouter plus d’eau aux haricots " ! Et vous le faites avec amour, montrant que la véritable richesse n’est pas dans les choses, mais dans le cœur ! »

Pour le Pape François, pas de doute, le peuple brésilien « en particulier les personnes plus simples, peut offrir au monde une précieuse leçon de solidarité, une parole souvent oubliée ou tue, parce qu’elle gêne. » Le Pape a alors lancé un appel aux autorités publiques et à tous les hommes de bonne volonté engagés pour la justice sociale pour qu’ils ne cessent de travailler pour un monde plus juste et plus solidaire ! « Personne ne peut rester insensible aux inégalités qu’il y a encore dans le monde », a ajouté le Pape, invitant à lutter contre la culture de l’égoïsme, de l’individualisme qui souvent régule notre société, et à se décider à construire une culture de la solidarité qui voit dans l’autre non un concurrent ou un numéro, mais un frère.

Une société ne peut abandonner dans la périphérie une partie d'elle-même

Le Pape François encourageait alors les efforts que la société brésilienne fait pour intégrer toutes ses composantes, même les plus souffrantes et nécessiteuses, dans la lutte contre la faim et la misère. « Aucun effort de “pacification” ne sera durable, il n’y aura ni harmonie, ni bonheur pour une société qui ignore, qui met en marge et abandonne dans la périphérie une partie d’elle-même. Une telle société s’appauvrit ainsi simplement et perd même quelque chose d’essentiel pour elle-même. Rappelons-nous-le toujours : c’est seulement quand nous sommes capables de partager que nous nous enrichissons vraiment ; tout ce qui se partage se multiplie ! La mesure de la grandeur d’une société est donnée par la façon dont elle traite celui qui est le plus nécessiteux, qui n’a rien d’autre que sa pauvreté ! »

Promouvoir la famille, défendre la vie, promouvoir l'éducation et la santé

Le Pape François a souligné par ailleurs que l’Église, “avocate de la justice et défenseur des pauvres contre les inégalités sociales et économiques intolérables qui crient vers le ciel” (Document d’Aparecida, p. 395), désire collaborer à toute initiative ayant le sens du vrai développement de tout homme et de tout l’homme. Mais il rappelait « qu’il n’y a ni de véritable promotion du bien commun, ni de véritable développement de l’homme quand on ignore les piliers fondamentaux qui soutiennent une Nation, ses biens immatériels : la vie, qui est don de Dieu, valeur à préserver et à promouvoir toujours ; la famille, fondement de la vie ensemble et remède contre l’effritement social ; l’éducation intégrale, qui ne se réduit pas à une simple transmission d’informations dans le but de produire du profit ; la santé, qui doit chercher le bien-être intégral de la personne, aussi dans sa dimension spirituelle, essentielle pour l’équilibre humain et pour une saine vie en commun ; la sécurité, dans la conviction que la violence peut être vaincue seulement à partir du changement du cœur humain. »

Le Pape François s’est enfin adressé directement aux jeunes de la favela et de tout le Brésil pour les encourager à ne pas se décourager face aux laideurs du monde, mais à continuer à vouloir vaincre les maux de la société. Car « la réalité peut changer, l’homme peut changer ».

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