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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 21:48

    réfugiés

Un pays exsangue, des populations vulnérables jetées sur les routes de l’exode, détresse et dénuement : voici le triste bilan qu’on peut dresser, après deux années, d’une crise syrienne encore irrésolue.

Les besoins matériels des populations ne cessent de croître ; quant à la mobilisation spirituelle, elle doit plus que jamais se poursuivre. Jeudi soir, se tiendra une veillée de prière pour la paix en Syrie en la basilique Santa Maria in Trastevere, sous l’égide de Caritas International. Suivra une rencontre avec Mgr Antoine Audo, évêque chaldéen d’Alep, et président de Caritas Syrie.

Quand le Liban accueille un million de réfugiés syriens

Les réunions de travail des Caritas Syrie, Liban, Jordanie, et Turquie se sont en effet succédé cette semaine au siège de la Caritas International, ici à Rome. Objectif ? Echanger, coordonner les actions, essayer de trouver des réponses aux défis posés par la présence, devenue problématique pour les pays d’accueil, des réfugiés syriens.

Najla Chahda est directrice du centre pour les migrants de la Caritas Liban ; elle évoque, au micro de Manuella Affejee, le travail effectué par ce département auprès du million de Syriens réfugiés dans le pays. La situation y est de plus en plus dramatique.

Ecouter l’Interview de Najla Chahda, directrice du centre pour les migrants Caritas Liban :

 

Interview de Najla Chahda en Real Audio 

 

Interview de Najla Chahda en MP3 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 22:24

oeufs   

L’œuf symbole de la vie, de la naissance et symbole du Printemps

Il faut remonter plus de deux mille ans en arrière, avant la naissance du Christ, pour comprendre le symbolisme qui se cache derrière les œufs en chocolat. Au temps des Juifs nomades, la Pâque, "Pessah", était fêtée à la période de l'équinoxe de printemps, c'est-à-dire, au moment où la nature renaît. C’est pourquoi, dans l'Égypte antique, l'œuf est devenu à cette occasion le symbole du renouveau et de la vie.

L’œuf représentant les quatre éléments de la vie:

la coquille pour la terre,

la membrane pour l'air,

le blanc pour l'eau et

le jaune

pour le feu.

Ce serait au IVe siècle que les Chrétiens auraient adopté les œufs. Pendant les 40 jours que dure le carême pascal, il était interdit de manger de la viande et des œufs. Aussi, pour Pâques, les chrétiens s’offraient des œufs décorés pour les consommer ou en offrande. Cette tradition s’implanta dans les pays européens vers le XIIe siècle. Les gens du peuple avaient l’habitude de s’échanger des œufs bénis à l’église. Les nobles allaient en faire de même. Ils demandèrent aux artisans de décorer les œufs......

D'un œuf on fait la vie et la fête

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 20:20

SaintPatrick

Maewyn Succat plus connu sous le nom de Saint Patrick serait né vers 385 en Grande Bretagne, probablement en Ecosse. Il est considéré comme le fondateur du christianisme irlandais et c'est en son honneur que l'on célèbre le 17 mars, date d'anniversaire de sa mort. Son passé est entremêlé d'histoire et de mythes. Saint Patrick aurait été enlevé à l'âge de 16 ans par des pirates et vendu comme esclave à un druide irlandais qui en fit un berger. Selon la légende, après avoir rencontré Dieu en rêve, il décide de s'échapper sur les côtes normandes pour étudier la théologie et devenir prêtre. Il suit les enseignements de Saint Germain d'Auxerre et l'accompagne dans ses missions.

             Ce dernier le recommande auprès du pape célestin 1er qui ordonne par la suite à Saint Patrick d'évangéliser l'Irlande. Il y retourne en 432 afin de convertir les rois irlandais et tente alors d'expliquer au roi Aengus la notion de trinité (Père, Fils et Saint Esprit) par le biais d’un trèfle (symbole national). A noter que l'île n'était pas vierge de tout message chrétien avant son passage en raison de l’arrivée antérieure de certains missionnaires à la fin du IV ème siècle venus de Grande-Bretagne et d’Espagne.

D'après le mythe, il est dit que Saint Patrick réussit à chasser tous les serpents d'Irlande en les faisant périr dans les flots. Il est plus probable qu’il s’agisse d’une métaphore associant les reptiles aux druides dont les croyances païennes étaient considérées comme diaboliques.

Lors de sa quête, Saint Patrick est ordonné évêque et fait ériger de nombreux monastères. Par la suite il part à Rome en 444, rencontre le pape et revient en Irlande pour fonder son propre évêché : la cathédrale de l’évêché d’Armagh. Après une longue période d'évangélisation, il décide de se retirer à Downpatrick, en Irlande du Nord, où il meurt le 17 mars 461.

Eléments de bibliographie

Patrick Mahé, Saint Patrick, Hoëbeke, 2008 Joseph McCullough, A Pocket History of Ireland, 2010 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 21:01

francois-1er   

L'Argentin Jorge Maria Bergoglioa été élu pape, mercredi 13 mars, et prendra le nom de François Ier, a annoncé le Vatican. Il s'agit du premier pape des Amériques et du premier jésuite à assumer cette fonction. L'élection par les cent quinze cardinaux réunis en conclave dans la chapelle Sixtine a été annoncée par l'émission rituelle d'une fumée blanche et par les cloches de la basilique Saint-Pierre, qui ont retenti à toute volée.

Le nouveau pape est apparu au balcon de la basilique Saint-Pierre pour prononcer ses premiers mots : "Le monde doit prendre le chemin de la paix, de l'amour et de la fraternité", a-t-il dit, avant d'inviter les fidèles prier le Seigneur" pour qu'il le bénissse. "Il semble que les cardinaux sont allés me chercher au bout du monde", a déclaré le pape François Ier.

Le premier évêque latino-américain et premier jésuite à devenir pape a appelé à prier pour son prédécesseur, Benoît XVI. Il a invité les fidèles à "entreprendre un chemin de fraternité, d'amour" et d'"évangélisation" et a demandé à la foule une minute de silence : "Priez pour moi et donnez-moi votre bénédiction."

José Maria Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, 76 ans, est né le 17 décembre 1936 dans la capitale argentine, d'un couple d'immigrés italiens. Il fuit les journalistes autant que les hommes politiques de son pays.

Sa formation est celle d'un ingénieur chimiste. Mais il est entré très tôt dans la Compagnie de Jésus. Prêtre depuis 1969, il a toujours lié sa carrière ecclésiastique à l'expérience de la réalité sociale de son pays. Dès 1992, il était évêque auxiliaire de Buenos Aires, promu archevêque en 1998. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, ses homélies, ­ sans être révolutionnaires, ­ lui valent une grande popularité auprès des déshérités et d'une classe moyenne appauvrie.

Peu bavard, il ne mâche pourtant pas ses mots pour dénoncer la corruption de la classe politiqueet la crise des valeurs de la société argentine. José Maria Bergoglio est connu pour la vie simple qu'il a menée à Buenos Aires, voyageant en métro et en bus, passant ses week-ends dans les paroisses défavorisées, au contact des prêtres des bidonvilles. Cet homme au parcours peu commun souffre toutefois d'une santé fragile : il vit avec un seul poumon depuis une opération à l'âge de 20 ans. Il est cardinal depuis 2001. 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:03

conclave

Editorialiste du quotidien italien Il Fatto, vaticaniste de renom, Marco Politi en est persuadé. Ce conclave ne ressemblera en rien à celui de 2005 qui a élu Joseph Ratzinger pour succéder à Jean Paul II. Il nous explique pourquoi les congrégations préparatoires au conclave durent plus que prévu initialement. Quels sont les favoris, les faiseurs de Pape, le rôle des Italiens plus divisés que dominants, les blocs qui s’opposent. Selon lui,  « le clivage est entre ceux qui veulent préserver le centralisme romain et ceux qui demandent plus de collégialité ».

En quoi ce conclave est-il différent de celui de 2005 ?

C’est un conclave plus fragmenté. La majorité des cardinaux a tenu à pouvoir discuter longuement durant la semaine écoulée. Pour mieux se connaître, pour approfondir les problèmes de l’Eglise, pour identifier le profil du meilleur candidat. A la différence de 2005, il n’y a pas un candidat fort comme pouvait l’être Joseph Ratzinger, et il n’y a pas non plus un pôle réformateur uni autour d’une personnalité comme pouvait l’être le cardinal Martini. On glose beaucoup sur le mythe de la prédominance des Italiens et sur le parti de la Curie. Il faut bien dire que les cardinaux italiens sont surreprésentés dans le conclave, mais ils ne sont pas du tout unis. Et à la Curie il y a au moins quatre partis. Il y a le parti de Bertone, le Secrétaire d’Etat. Le parti autour du cardinal Piacenza, préfet de la congrégation du clergé, très ratzingérien, qui était déjà prêt à remplacer le cardinal Bertone au moment de la crise de Vatileaks. Il y a le parti des diplomates, la vieille garde des diplomates, Sodano, Re… mais, eux aussi, leurs visions ne sont pas toujours les mêmes. Et puis il y a les indépendants de la Curie, comme le cardinal Kasper. Donc, pour ce conclave, la situation est beaucoup plus fluide. Jusqu’à aujourd’hui, un fort consensus ne s’est pas encore dégagé sur les candidats favoris.

A quoi est dû cette volonté de prendre du temps pour discuter ?

C’est dû au désir d’entrer en conclave avec les idées assez claires, de façon à pouvoir décider en quelques scrutins qui sont les candidats les plus probables, et à pouvoir ensuite chercher un compromis pour ne pas avoir un conclave trop long.

Une longue préparation pour un conclave court ?

C’est une logique politique, électorale. Dans un moment de crise pour l’Eglise catholique, de crise de la Curie, de l’image de la Papauté, il s’agit de tisser des accords qui puissent créer un consensus.

Certains cardinaux ont une influence particulière, on les appelle les ‘grands électeurs’ dans le jargon romain. Qui va jouer ce rôle durant ce conclave ?

Le cardinal Secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone, est assurément un de ces grands électeurs. Mais il fait aussi l’objet d’une opposition qui ne cache pas son mécontentement pour sa gestion de la Curie, aussi bien parmi les cardinaux italiens que non italiens. Le fait que le cardinal allemand Meisner, ratzingérien de fer, ait voulu raconter ces derniers jours à la presse allemande qu’il avait imploré Benoît XVI de faire démissionner Bertone, en dit long. Bertone pèse, néanmoins. Un autre king maker, durant les congrégations, a été le cardinal Sodano, l’ancien secrétaire d’Etat, mais il ne pourra pas entrer en conclave, et passera le témoin au cardinal Re. Ensuite, plusieurs personnalités ont un rôle. Le cardinal Schönborn, de Vienne, par exemple, a toutes les qualités pour définir les caractéristiques d’un Pape réformateur, mais en tant que candidat ne semble pas fort. Mais il sera au cœur du groupe des réformateurs, auquel appartient aussi le cardinal Lehman, ou le cardinal Vingt-trois.

On compte de grands électeurs américains ou latino-américains ?

Aux Etats-Unis, les cardinaux Wuerl et Dolan jouent certainement un rôle d’influence. Dolan est souvent donné comme papable, je ne le crois pas très probable… Mais les Américains ont été les seuls à organiser des conférences de presse durant la semaine, pour raconter  ce  qui se passait, avant d’en être interdits par Sodano et Bertone.

En 2005, le cardinal argentin Bergoglio fut le plus voté après Ratzinger. Cela laisse une trace sur le conclave qui s’ouvre ?

La trace principale laissée par 2005, c’est que Benoît XVI lui-même a aboli la disposition que Jean Paul II avait introduite de faire passer, après 34 scrutins, le vote à la majorité simple.  Ce qui avait pour effet potentiel de favoriser un chantage sur la minorité de la part du groupe conservateur qui avait atteint la majorité simple. Maintenant, les deux tiers des suffrages sont de nouveau nécessaires.

Les réformateurs avaient alors échoué. Ils ont une chance cette fois ?

Par rapport à 2005, on voit bien que le projet des ultra conservateurs a échoué. On perçoit chez la plupart des cardinaux la volonté de trouver un candidat du centre. Ouvert au dialogue avec la société moderne. Mais, sur de nombreux candidats on ignore ce qu’ils pensent sur les sujets les plus brûlants, comme le célibat des prêtres, le rôle des femmes, la question de la sexualité dans la société moderne. On l’ignore parce qu’il y a eu un grand climat de conformisme ces dernières années. Donc personne n’a parlé, hormis quelques personnes. On ignore combien peut peser, numériquement, le groupe réformateur. Je dirais que le clivage aujourd’hui ne se pose pas tant entre les pour ou les contre le mariage des prêtres, sur les dossiers secrets de Vatileaks… le clivage est entre ceux qui veulent moderniser la Curie et est prêt à avoir un Pape non européen, mais veut conserver le caractère fortement centraliste de l’Eglise. On pourrait appeler ce groupe les conservateurs du centre. Et de l’autre côté, ceux qui en revanche considèrent, à commencer par les cardinaux américains et allemands, qu’il faut commencer à mettre en pratique la collégialité. Que le Pape ne peut plus gouverner seul un milliard de fidèles, mais doit avoir une forme de collaboration avec les évêques.

Décongestionner le centralisme de la curie…

Oui, ils sont tous d’accord pour moderniser la Curie et faire mieux fonctionner les organismes de la Curie. Avec Sodano, tous ces problèmes n’avaient pas explosé, donc c’est possible. Mais le problème est plutôt la configuration de la papauté, la réforme de la Papauté elle-même. Et là, on va voir quel est le poids réel des réformateurs et quel sera le ticket Pape-Secrétaire d’Etat qui est retenu.

Un ticket ?

Oui, si le Pape devait être « étranger » comme on dit ici, il faut voir quel cardinal italien sera choisi. Par exemple, le nom de Mauro Piacenza est considéré comme trop conservateur par certains. Celui de Sandri, qui a des qualités de médiateurs mais pressés par certains parce qu’il est accusé d’avoir toléré qu’on n’ouvre pas d’enquêtes sur le compte de Martial Maciel, le fondateur des Légionnaires du Christ.

Sur quels grands thèmes va s’opérer le choix du nouveau Pape ?

Le nouveau Pape va devoir se confronter à plusieurs défis. La crise des prêtres. Le rôle des femmes au sein de l’Eglise. L’attitude de l’Eglise vis-à-vis de la sexualité dans le monde moderne (du divorce à la fécondation artificielle aux couples homosexuels). Le processus œcuménique. Dans son premier discours, Ratzinger avait promis des pas concrets et ils n’ont pas été réalisés. Un point essentiel est aussi la collégialité.

Le renoncement de Benoît XVI peut favoriser cette ouverture ?

Le geste de Benoît XVI est la seule grande réforme de son pontificat. C’est un geste révolutionnaire, qui change la physionomie de la papauté et cela préoccupe beaucoup les conservateurs les plus traditionnalistes. D’un côté cela permet de faire aboutir le processus de rajeunissement voulu par Paul VI (qui avait posé la limite des 75 ans pour les évêques et de 80 pour les cardinaux entrant en conclave), de l’autre Ratzinger laisse à ses successeurs l’exemple d’un renoncement, d’une limite.

Vous parlez de réformateurs, mais on a le sentiment d’un collège cardinalice très conservateur dans son ensemble. On peut être surpris ?

Sans aucun doute, sous Jean Paul II comme sous Benoît XVI, hormis quelques exceptions comme le choix de Martini que fit Karol Wojtyla, ce sont des évêques fiables, selon la ligne du Vatican et la ligne théologique de Ratzinger, qui ont été choisis et promus. Mais il ne faut jamais oublier les surprises de la liberté. Les évêques choisis par Pie XII furent ceux qui firent les grandes réformes du Concile Vatican II, dès lors que Jean XXIII a donné pleine liberté au Concile. Quand un Pape meurt, les cardinaux se sentent brusquement très libres. Et donc, des personnes qui se sont tues, pendant des années, peuvent avec leur vote exprimer des exigences nouvelles qui étaient restées dans le tiroir. Donc, on peut s’attendre à des surprises. D’ailleurs, le dernier synode des évêques, en octobre, a montré une grande envie d’ouvrir une nouvelle ère de relations avec la société contemporaine. Le président du Celam, du Conseil épiscopal latino-américain, Mgr Retes, un mexicain, a parlé d’un examen de conscience de la part de l’Eglise sur ce sujet. Et cette idée a été largement reprise. Donc on sent le besoin de refermer la phase du repli identitaire, pour redessiner une physionomie chrétienne dans une confrontation, non agressive, avec la société moderne. C’est l’expression qu’a utilisée le cardinal Ravasi durant le synode.

Quelques favoris ?

Les grands candidats en ce moment, ce sont le cardinal Ouellet, canadien, qui a trois cartes dans son jeu. Il a une expérience pastorale au Québec, une expérience à la Curie en tant que préfet de la congrégation des évêques, et il a travaillé à plusieurs reprises, lorsqu’il était prêtre, en Amérique latine. L’autre grand candidat, c’est le brésilien Odilo Scherer. Il a lui aussi l’expérience de la Curie, dans un domaine délicat comme la finance puisqu’il fait partie du Conseil de surveillance du IOR, la banque. Il est archevêque de Sao Paulo et donc connaît les problèmes d’une grandes métropoles. Et en même temps il est très engagé socialement. Enfin, le cardinal Scola, archevêque de Milan, le plus grand diocèse d’Europe, qui est un bon organisateur. Très actif sur le plan de la pastorale. Très actif sur le plan culturel, sur le dialogue avec l’Islam, avec les cultures et les religions orientales à commencer par l’Inde et sur le plan œcuménique avec les orthodoxes. C’est un candidat fort. On n’a pas encore réussi à comprendre jusqu’ici qui pourra réussir à être le candidat idéal des réformateurs. Le nouveau Bergoglio. Mais plusierus noms d’outsiders circulent. Le cardinal Maley de Boston, Ravasi à qui toutefois on fait noter qu’il n’a pas d’expérience pastorale. On parle aussi beaucoup du hongrois Erdö, président du Conseil des conférences épiscopales européennes.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:28

Expo toit du monde

Comment une mission au Tibet devient-elle une véritable aventure spirituelle, humaine, scientifique et technique ? « Missions du toit du monde », une exposition inédite et surprenante, raconte une mission difficile qui a néanmoins donné naissance à des communautés chrétiennes dans les régions du Sichuan, du Yunnan, du Sikkim et de l’état d’Arunachal Pradesh. L’exposition se tiendra du 2 octobre 2012 au 30 juin 2013 aux Missions Etrangères de Paris 128 rue du Bac - 75007 Paris

« MISSIONS DU TOIT DU MONDE »

DU 2 OCTOBRE 2012 AU 30 JUIN 2013 (entrée libre)

Ouverture du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 13h00 à 18h00. Fermeture dimanche , lundi et jours fériés.

Au milieu du XIXème siècle, alors que se développait en Europe la vision mythique d'un Tibet ésotérique et mystique, les prêtres français des Missions étrangères de Paris se virent confier la tâche bien concrète d’aller évangéliser ce pays mystérieux dans lequel, en dépit de diverses tentatives, aucun missionnaire n’avait jamais pu jusqu’alors durablement s’implanter. C’est leur histoire, largement méconnue et à bien des égards paradoxale, que l’exposition Missions du Toit du monde se propose de faire découvrir telle qu’elle apparaît tant au travers des documents d’archives que des témoignages contemporains.

Tout commença le 27 mars 1846, après la guerre de l’opium et la signature par la Chine des Traités inégaux avec l’Angleterre et la France. Espérant que ces traités, arrachés par la force, favoriseraient la circulation des missionnaires européens dans l’Empire du Milieu, la Congrégation de la Propagande, créa le vicariat apostolique de Lhassa et en confia la responsabilité provisoire à Mgr Pérocheau, vicaire apostolique du Sichuan. L’objectif était alors de pénétrer au Tibet par les provinces chinoises du Sichuan et du Yunnan où les Missions étrangères disposaient de bases solides et de missionnaires aguerris. Dix ans plus tard Mgr Thomine-Desmazures, issu lui aussi de la mission du Sichuan, fut nommé vicaire apostolique de Lhassa.

Ainsi naquit la mission du Tibet-Oriental, dont la présentation occupe la plus grande partie de l’exposition. Durant plus d’un siècle, les prêtres français campèrent sur la frontière occidentale de la Chine, dans la région semi-indépendante des Marches Tibétaines où un puissant réseau monastique entretenait l'influence spirituelle et politique de Lhassa. C’est dans ce pays isolé, tourmenté et hostile tant sur le plan de la géographie que sur celui des relations humaines, qu’ils établirent leurs postes les plus nombreux, utilisant, pour attirer leurs ouailles, des moyens traditionnels de leur époque : rachat d’esclaves, établissement de colonies agricoles, ouverture de dispensaires et d’écoles. Du fait de leur isolement, ils durent faire, plus encore qu’ailleurs, tous les métiers : pasteurs et fondateurs de communautés, infirmiers et enseignants, bâtisseurs et cultivateurs, mais aussi explorateurs et cartographes, botanistes et naturalistes, ethnologues et linguistes. Pendant un siècle, ils participèrent activement à la découverte et à l’étude de cet arrière-monde qui attirait à lui voyageurs et aventuriers de toutes origines pour lesquels ils constituaient les points d’appui les plus solides puisque, uniques résidents occidentaux permanents dans le pays, ils le connaissaient mieux que quiconque.

La difficulté à pénétrer au Tibet par l’Est a conduit les missionnaires français à chercher un accès par le Sud, à partir des territoires himalayens plus ou moins bien contrôlés par l’Empire britannique, du côté de l’Assam d’abord, sans succès, puis au Sikkim où ils réussirent à implanter de petites communautés chrétiennes. Mais la frontière indienne se révéla aussi hermétique que la frontière chinoise. Par le Sud comme par l’Est le Tibet demeura inaccessible et Lhassa, “ la Rome du bouddhisme ”, n’accueillit jamais le vicaire apostolique que la Rome romaine lui avait assigné.

En 1952 les missionnaires du Tibet, comme tous leurs confrères présents sur le territoire chinois, furent expulsés par les communistes. Cent ans après la création du vicariat apostolique de Lhassa l’évangélisation du Tibet s’avérait donc impossible et le royaume des Neiges, bien qu’ayant perdu son autonomie, restait comme aux siècles précédents un mythe inaccessible aux hérauts (et aux héros) de la Bonne Nouvelle.

Faut-il en conclure que ce siècle d’efforts et de luttes, de labeur et de peines, de persévérance et d’espoirs déçus n’a été qu’une entreprise inutile et stérile, douloureuse et coûteuse , dictée par des motivations utopiques que rien, ni sur le plan humain, ni sur le plan spirituel, ne saurait justifier ? Ce serait aller un peu vite en besogne car, à y regarder de plus près, les fruits apostoliques de la mission du Tibet existent bel et bien et se manifestent aujourd’hui avec une indéniable évidence.

Dans les Marches tibétaines du Sichuan et du Yunnan, les petites chrétientés isolées, affrontées aux épreuves de la révolution chinoise, ont résisté à la confiscation de leurs locaux, à l’interdiction de culte et à l’absence de prêtres. Elles totalisent encore quelques milliers de fidèles qui se réunissent régulièrement pour prier dans leurs anciennes églises construites par les missionnaires ou dans celles qui, nouvellement édifiées, témoignent de la vitalité de leur foi. Au Sikkim, les catholiques se sont intégrés sans heurts au fonctionnement de l’Eglise indienne. Mais c’est entre les deux, dans l’état d’Arunachal Pradesh aux confins de l’Assam, que l’on peut constater les évènements les plus surprenants. Les milliers de conversions qui s’y produisent depuis une trentaine d’années sont en effet attribuées aux mérites posthumes des deux premiers missionnaires français qui y furent assassinés sans avoir pu enregistrer de leur vivant le moindre baptême.

C’est dans cette floraison aussi spectaculaire qu’inattendue que se révèle pleinement le mystère de la mission, la croissance invisible de ce qu’un missionnaire contemporain appelle les racines souterraines de l’ordre de la grâce. C’est à ce cheminement que les visiteurs de cette exposition sont invités : du clair-obscur d’un travail missionnaire ingrat, imparfait et peu productif, voire stérile, à l’éclatante lumière qui en jaillit parfois au-delà de toute espérance ou de tout projet humain, comme elle le fait aujourd’hui en Arunachal Pradesh, au Pays de l’Aurore.

Françoise FAUCONNET-BUZELIN

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:49

ELEFANTE BLANCO ** de Pablo Trapero

Film argentin, 1 h 50 « Un certain regard »

Grande figure du jeune cinéma argentin, habitué des festivals les plus prestigieux, Pablo Trapero (Leonera, Carancho…) a fait un retour attendu en sélection « Un certain regard » lors du dernier Festival de Cannes.

Traversé, comme ses autres films, de problématiques sociales très âpres, Elefante Blanco évoque le travail de deux prêtres, l’un argentin (Julian, incarné par la star sud-américaine Ricardo Darin) et l’autre belge (Nicolas, auquel Jérémie Rénier prête ses traits), engagés au quotidien auprès des habitants d’un immense bidonville de Buenos Aires.

Col ouvert et manches retroussées, ces deux-là tentent d’œuvrer à des projets sociaux d’importance (construction de logements, d’une infirmerie, d’une nouvelle chapelle) au milieu de la pauvreté, des ravages de la drogue, des incursions très musclées des unités spéciales de la police et d’une violence récurrente, liée à la guerre que se mènent différents clans de narcotrafiquants.

Tout cela au pied d’un immense bâtiment jamais terminé, surnommé « l’éléphant blanc », projet d’hôpital devenu ruine tristement squattée.

Église et engagement social, corruption des sphères politiques, difficulté d’une tâche très lourde, doutes et vacillements d’hommes de foi exposés aux situations les plus extrêmes…

Dans un pays dont le clergé, pris dans des luttes politiques, fut traversé de très vives tensions entre soutien au gouvernement militaire de certains et opposition des autres à la répression, Pablo Trapero signe un film très tendu, à la tonalité presque documentaire, empli de mille questions.

Peut-être trop, hélas. En s’attardant sur l’attirance du prêtre belge pour une assistante sociale qui travaille à ses côtés, il éparpille son propos et lui ôte de sa force. Le portrait qu’il fait du quartier, en revanche, est saisissant d’authenticité.

Le réalisateur n’oublie pas de relier ce récit contemporain à l’engagement de prêtres dans les bidonvilles depuis un demi-siècle, notamment en évoquant le cas du P. Mugica, dont l’assassinat, en 1974, n’a toujours pas été clairement élucidé.

A. S. 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:12

multiples splendeurs   

Je trouve que ce « conte philosophique » est tout à fait d’actualité en ce temps du Carême, le temps où il est bon de « réapprendre à aimer ». Merci à notre amie Hélène Ouvrard de nous l’avoir fait connaître.

« Il y avait une fois un jeune prince qui trouvait les gens autour de lui méchants et égoïstes. Il en parla un jour à son précepteur qui était un homme sage et avisé et qui confia une bague au prince.

- Cette bague est magique. Si tu la tournes trois fois sur elle-même, un génie t’apparaîtra. Toi seul le verra. Chaque fois que tu seras insatisfait des gens, appelle-le. Il te conseillera. Mais fais attention : ce génie ne dit la vérité que si on ne le croit pas. Il cherchera sans cesse à te tromper.

Un jour, le prince entra dans une violente colère contre un dignitaire de la cour qui avait agi contre ses intérêts. Il fit tourner trois fois la bague. Aussitôt, le génie apparut :

- Donne-moi ton avis sur les agissements de cet homme, dit le prince

- S’il a fait quelque chose contre toi, il est indigne de te servir. Tu dois l’écarter ou le soumettre.

À ce moment, le prince se souvint des paroles étranges de son précepteur.

- Je doute que tu me dises la vérité, dit le prince.

- Tu as raison, dit le génie, je cherchais à te tromper. Tu peux bien sûr asservir cet homme, mais tu peux aussi profiter de cette situation pour traiter avec lui, trouver un terrain d’entente et t’en faire un allié.

Parcourant un jour la ville avec quelques compagnons, le prince vit une immense foule entourer un prédicateur populaire. Il écouta un instant le prêche de cet homme et fut profondément choqué par des paroles qui contrastaient violemment avec ses propres convictions. Il appela le génie.

- Que dois-je faire ?

- Fais-le taire ou rends-le inoffensif, dit le génie. Cet homme défend des idées subversives. Il est dangereux pour toi et pour tes sujets.

Cela me paraît juste, pensa le prince. Mais il mit néanmoins en doute ce que le génie avait dit.

- Tu as raison, dit le génie, je mentais. Tu peux neutraliser cet homme. Mais tu peux aussi examiner ses croyances, remettre en cause tes propres certitudes et t’enrichir de vos différences.

Pour l’anniversaire du prince, le roi fit donner un grand bal où furent conviés rois, reines, princes et princesses. Le prince s’éprit d’une belle princesse qu’il ne quitta plus des yeux et qu’il invita maintes fois à danser sans jamais oser lui déclarer sa flamme. Un autre prince invita à son tour la princesse. Notre prince sentit monter en lui une jalousie profonde. Il appela alors son génie.

- Que dois-je faire, selon toi ?

- C’est une crapule, répondit le génie. Il veut te la prendre. Provoque-le en duel et tue-le.

Sachant maintenant que son génie le trompait toujours, le prince ne le crut pas.

- Tu as raison, dit le génie, je cherchais à te tromper. Ce n’est pas cet homme que tu ne supportes pas, ce sont les démons de tes propres peurs qui se sont éveillés quand tu as vu ce prince danser avec la princesse. Tu as peur d’être délaissé, abandonné, rejeté. Tu as peur de ne pas être à la hauteur. Ce qui se réveille en toi dans ces moments pénibles te révèle quelque chose sur toi-même.

À l’occasion de la réunion du grand conseil du royaume, un jeune noble téméraire critiqua à plusieurs reprises le prince et lui reprocha sa façon de gérer les affaires du royaume. Le prince resta cloué sur place face à de telles attaques et ne sut que répondre. L’autre continua de plus belle et à nouveau le prince se tut, la rage au coeur. Il fit venir le génie et l’interrogea.

- Ôte-lui ses titres de noblesse et dépouille-le de ses terres, répondit le génie. Cet homme cherche à te rabaisser devant les conseillers royaux.

- Tu as raison, dit le prince.

Mais il se ravisa et se souvint que le génie mentait.

- Dis-moi la vérité, continua le prince.

- Je vais te la dire, rétorqua le génie, même si cela ne te plaît pas. Ce ne sont pas les attaques de cet homme qui t’ont déplu, mais l’impuissance dans laquelle tu t’es retrouvé et ton incapacité à te défendre.

Un jour, dans une auberge, le prince vit un homme se mettre dans une colère terrible et briser tables et chaises. Il voulut punir cet homme. Mais il demanda d’abord conseil au génie.

- Punis-le, dit le génie. Cet homme est violent et dangereux.

- Tu me trompes encore, dit le prince.

- C’est vrai. Cet homme a mal agi. Mais si tu ne supportes pas sa colère, c’est avant tout parce que tu es toi-même colérique et que tu n’aimes pas te mettre dans cet état. Cet homme est comme un miroir pour toi.

Une autre fois, le prince vit un marchand qui voulait fouetter un jeune garçon qui lui avait volé un fruit. Le prince avait vu filer le vrai voleur. Il arracha le fouet des mains du marchand et était sur le point de le battre lorsqu’il se ravisa.

- Que m’arrive-t-il, dit-il au génie. Pourquoi cette scène m’a-t-elle mis dans cet état ?

- Cet homme mérite le fouet pour ce qu’il a fait, répondit le génie.

- Me dis-tu la vérité ?

- Non, dit le génie. Tu as réagi si fortement parce que l’injustice subie par ce garçon t’a rappelé une injustice semblable subie autrefois. Cela a réveillé en toi une vieille blessure.

Alors le prince réfléchit à tout ce que le génie lui avait dit.

- Es-tu en train de me dire que ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui me gênent, me troublent ou me touchent ?

- Tu as bien compris, dit le génie. Ce ne sont ni leurs paroles ni leurs actes qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais ce qui se réveille en toi à ce moment-là : tes peurs, tes blessures, tes frustrations, tes insuffisances. Toutes ces choses dorment au fond de toi et sont réanimées lorsque quelqu’un dit ou fait quelque chose qui entre en résonance avec elles. Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera. Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même au fond. Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire. Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta vie. Toute rencontre difficile devient une confrontation avec toi-même, une épreuve, un moyen de te connaître, une initiation. Mais aussi un chemin qui s’ouvre devant toi.

- J’ai besoin de savoir encore une chose, dit le prince. Qui es-tu ?

- Je suis, moi aussi, ton reflet dans le miroir. »

Un conte de Charles Brulhart

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:19

 

Ce mercredi, sort en France le documentaire « Des abeilles et des hommes », un film du Suisse Markus Imhooh qui s’intéresse aux causes de la surmortalité des abeilles. Depuis plusieurs années, des spécialistes s’inquiètent de ce phénomène qui pourrait avoir des conséquences graves sur notre vie quotidienne : un tiers de ce que l’on mange dépend de leur butinage. Au-delà de l’alimentation, les abeilles sont aussi utiles pour soigner les hommes. Les vertus du miel et autre gelée royale sont de plus en plus prisées par la médecine.

Le Professeur Henri Joyeux est chirurgien, professeur à la faculté de médecine de Montpellier et auteur du livre «Les abeilles et le chirurgien ».

« Le miel est un produit antiseptique, anti-inflammatoire, antibiotique et même anesthésique dans tous les problèmes ORL, dentaires » explique le professeur qui ne tarit pas d’éloges sur ce produit fabriqué par les abeilles, « un produit qui ne coûte rien sinon le respect de la nature et le respect de la sentinelle de la nature qu’est l’abeille ».

Apithérapie

De ces constatations, le professeur Joyeux aimerait créer une nouvelle profession : l’apithérapie. A l’apithérapeute, le médecin voudrait donner « des fiches thérapeutiques pour les maladies bénignes qui peuvent être traitées de manière simple par les produits des abeilles. Exemple : mettre un peu de miel d’acacia ou de châtaigner sur les lèvres d’un enfant qui a du mal à s’endormir en lui expliquant que comme cela il dormira comme un ange ; pour celui qui a été opéré, lui donner une cuillère à moka de gelée royale et une cuillérée à soupe matin et soir de pollen pour stimuler son immunité ».

Le professeur Joyeux est donc particulièrement sensible au sort des abeilles, « sentinelle de la nature » qui sont comme les canaris utilisés dans les mines pour prévenir les coups de grisous. « Nous devons faire attention à l’agriculture collectiviste qui est en train de tuer les abeilles et qui est un scandale nutritionnel et de santé pour l’humanité », prévient-il.

« La perte des abeilles montre que nous mangeons des produits et respirons des produits qui sont toxiques pour notre respiration, pour notre prostate ou nos ovaires, notre utérus. Ces produits sont très mauvais pour la transmission de la vie et donc très mauvais pour notre santé » explique le médecin. « Ce sera une catastrophe humanitaire et sanitaire » conclut-il.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Cocagne

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 12:43

cloche Denis 2

Ce projet est l’un des événements majeurs du 850e anniversaire de Notre-Dame de Paris. Les quatre cloches de 1856, propriété de l’Etat, ont été déposées le 20 février 2012 et sont désormais entreposées. Un nouvel ensemble, composé de huit nouvelles cloches pour la tour nord et d’un nouveau bourdon pour la tour sud (qui prendra place aux côtés du grand bourdon Emmanuel), est en cours de fabrication. Les cloches ont été dévoilées au public le samedi 2 février 2013 afin d’être bénites et sonneront pour la première fois le 23 mars 2013 pour la solennité des Rameaux.

               Cet ambitieux projet permettra à la cathédrale Notre-Dame de Paris de retrouver le paysage sonore qu’elle possédait à la fin du XVIIIe siècle, patrimoine campanaire de tout premier ordre qui lui manquait et qui, par le passé, a largement participé à la renommée de l’édifice.

               Si le grand bourdon Emmanuel demeure aujourd’hui l’un des plus beaux vases sonores d’Europe, sinon le plus remarquable, comme s’accordent à le dire les campanologues, musiciens et musicologues, il n’en était pas de même pour les quatre cloches de la tour nord installées en 1856 et qui faisaient défaut. Défaut par la mauvaise qualité du métal employé (qui, outre un mauvais rendu acoustique, engendrait une usure importante), défaut par leur nombre, par leurs tailles, par leurs qualités acoustiques (elles n’étaient pas accordées entre elles) et défaut par le manque d’harmonie avec le bourdon avec lequel elles n’étaient pas non plus accordées.

               Ce sont donc des raisons musicales et d’utilisation liturgique de cette sonnerie (offices, carillon des heures avec des thèmes appropriés à chaque temps liturgique) qui, en ce XXIe siècle, ont prévalu au choix de la nouvelle composition.

               La mise en parallèle avec les éléments historiques (qui sont profusion dans le cas des cloches de Notre-Dame) a voulu que nous nous retrouvions en parfaite adéquation avec la situation de la sonnerie des tours à la veille de sa destruction, à savoir : huit cloches dans la Tour Nord et deux bourdons dans la Tour Sud, ensemble dont la base sera le bourdon Emmanuel.

               Ces choix ont été validés à l’unanimité par la Commission Supérieure des Monuments Historiques.

               En outre, l’installation d’un nouveau bourdon dans la Tour Sud, dont Viollet-le-Duc avait d’ailleurs prévu l’emplacement lors de la reconstruction du beffroi en 1845, permettra d’« économiser » le bourdon Emmanuel qui, du haut de ses 330 ans, doit ménager ses sonneries à la volée pour assurer sa pérennité.

              C’est donc à travers cette œuvre patrimoniale contemporaine, qui s’inscrira dans la lignée des bâtisseurs de cathédrale à l’instar d’autres projets de ces 850 ans, que le paysage sonore de la fin du XVIIIe siècle pourra se faire entendre à nouveau sur le parvis de la cathédrale.

              Suite à appel d’offre, la réalisation :

              ·                des huit cloches de la tour Nord est confiée à fonderie CORNILLE-HAVARD à Villedieu-les-Poêles (département de la Manche),

              ·                celle du bourdon Marie à la fonderie ROYAL EIJSBOUTS (à Asten aux Pays–Bas).

              La fabrication des cloches est un travail d’extrême précision afin d’obtenir la sonorité souhaitée. Les décors sont réalisés en relief sur un moule puis le métal en fusion y est introduit, prenant la forme exacte de la cloche.

              Le Choix des prénoms des nouvelles cloches rend hommage à des grands saints et des personnalités ayant marqué la vie du diocèse de Paris et de l’Eglise.

              Pour la tour Sud :

              ·                Marie pour le petit bourdon, en l’honneur de la Vierge Marie. Nom du premier bourdon de Notre-Dame, fondu en 1378.

              Pour la tour Nord et par ordre de taille décroissant :

              ·                Gabriel, en l’honneur de saint Gabriel, qui annonça la naissance de Jésus à la Vierge Marie. La plus grosse cloche de la Tour Nord portait déjà ce prénom au XVe siècle.

              ·                Anne-Geneviève ; en l’honneur de sainte Anne, mère de la Vierge-Marie et de sainte Geneviève, patronne de la Ville de Paris.

              ·                Denis, en l’honneur de saint Denis, premier évêque de Paris, vers 250, et patron du diocèse.

              ·                Marcel, en l’honneur de saint Marcel, neuvième évêque de Paris à la fin du IVe siècle.

              ·                Étienne, en l’honneur de saint Étienne, premier martyr, mais aussi nom de la basilique érigée à partir de 690 à l’emplacement actuel de la cathédrale.

              ·                Benoît-Joseph, en l’honneur du pape Benoît XVI, Joseph Ratzinger pape depuis 2005.

              ·                Maurice, en mémoire de Maurice de Sully, 72e évêque de Paris, de 1160 à 1196, qui fit entreprendre en 1163 les travaux d’édification de la cathédrale actuelle.

              ·                Jean-Marie, en mémoire du Cardinal Jean- Marie Lustiger, 139e archevêque de Paris, de 1981 à 2005.

              Les cloches ont été bénites par le cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, le samedi 2 février 2013, en la fête de la Présentation au Temple, qui a été  marquée par le Jubilé des enfants rassemblant plusieurs milliers d’enfants du diocèse de Paris à Notre-Dame. Elles sonneront pour la première fois pour la solennité des Rameaux qui ouvre la Semaine Sainte, le samedi 23 mars 2013.

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