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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 17:31
Vaccination contre la variole en 1869

Vaccination contre la variole en 1869

Au temps de la pandémie
Les gens sont restés à la maison
Et ils lisaient des livres, écoutaient de la musique, 
se reposaient, faisaient de l'exercice,
faisaient de l'art, jouaient à des jeux,
apprenaient de nouvelles façon d'être et d'être encore.
Et ils ont écouté plus attentivement.
Certains méditaient, certains priaient,
certains dansaient.
Certains ont rencontré leurs ombres.
Et les gens ont commencé à penser différemment.
Et le peuple a guéri.
Et, en l'absence de personnes vivant de manière ignorante, dangereuse, insensée et sans coeur,
la terre a commencé à guérir.
Et quand le danger est passé,
et que les gens se sont à nouveau réunis,
ils ont pleuré leurs pertes, ont fait de nouveaux choix,
ils ont rêvé de nouvelles images
et ont créé de nouvelles façons de vivre,
Et ils ont complètement guéri la terre
comme ils avaient été guéris.

Poème de Kathleen O'Meara (1839-1888)
Poème écrit en 1869

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:40
Lundi 20 mars 2017 : Vive le printemps !

Après l’hiver

N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

26 juin 1878

Victor Hugo

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:04
« NOS MAINS », un poème de Monique Goujard

Lors de la journée de rentrée de la Communauté Mission de France hier à Evreux, Monique nous a proposé ce poème de son cru. Avec des mots tout simples il nous dit "l'essentiel" !

Notre personnalité sera vite dévoilée,

Si elles n'osent aider, accueillir, s'avancer humblement,

Vers le malheureux, le blessé,

Ce sont les Mains de la Faiblesse.

Par contre, si elles se tendent patiemment, doucement,

Vers le vieillard et l'enfant,

Pour leur offrir une caresse,

Ce sont les Mains de la Tendresse.

Elles détiennent facilement la charmante habitude,

D'être toujours présentes,

Pour le coup de main et le réconfort nécessaire,

Ce sont les Mains du Travail et de 1'Amitié.

Elles ne doivent pas amasser et mettre de côté,

Tout au contraire, elles ont le devoir,

de transmettre leur savoir et donner sans compter,

Ce sont les Mains du Don et du Partage.

Elles peuvent malheureusement,

Devenir coléreuses et brutales,

Si elles ne savent pas se maîtriser,

Ce sont les Mains de la Violence.

Elles ont aussi la puissance,

La volonté, lors d'un conflit, de s'interposer,

sans peur des coups, ni lâcheté,

Ce sont les Mains de la Paix.

Elles parlent pour nous,

Si nous les tendons avec fraternité vers l'Etranger,

Si nous soignons le malade, et consolons l'affligé,

Ce sont les Mains de l'Amour.

Prenons soins de nos Mains,

Elles sont notre trésor.

Joignons les et élevons les en un Merci,

vers le Seigneur.

Ce sont les Mains de la Prière.

Monique GOUJARD, Evreux

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 16:48
"N'est-ce pas nous qui sombrons ?" par Jean Lavoué

N’est-ce pas nous qui sombrons

Si nos frères meurent sur nos rivages

Si nous n’avons pas su partager le trop-plein

Ce que nous avions ce que nous savions

Si nous n’avons pas su les aider

A vivre en paix sur leurs terres

A ouvrir leurs propres voies

A entreprendre leur propre déploiement

Et à trouver leurs propres chants

Si nous nous sommes emparés

De leurs vies et de leurs richesses

Et si nos cœurs restent vides à présent

Quand ils se noient sous nos yeux

N’est-ce pas nous qui sombrons

Si nous ne leur tendons pas une main secourable

Si nous n’envisageons pas l’avenir avec eux

Jean Lavoué

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