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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 18:27
Le président de RDC Joseph Kabila le 30 décembre 2018 / LUIS TATO/AFP

Le président de RDC Joseph Kabila le 30 décembre 2018 / LUIS TATO/AFP

La coalition de partis créée par le président congolais sortant Joseph Kabila a emporté la majorité des sièges lors des élections législatives du 30 décembre 2018.


Les alliés de l’actuel président Joseph Kabila détiendront la majorité des sièges dans la prochaine assemblée nationale, selon des résultat rendus publics par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) dans la nuit du 11 au 12 janvier 2019 à Kinshasa. Le scrutin s’était déroulé en même temps que l’élection présidentielle, le 30 décembre 2018.
Les premières indications montrent que le Front commun pour le Congo (FCC), la coalition créée à l’initiative du président Kabila, conserve la majorité parmi les 485 élus – les élections de 15 autres députés ont été reportées dans trois régions (Beni, Butembo et Yumbi) au mois de mars pour des raisons de sécurité. La coalition de Felix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle, selon la Céni, a remporté moins de 50 sièges.

 

Un scénario inédit de cohabitation

Si ces résultats sont confirmés, notamment par la Cour constitutionnelle, la RDC se trouvera dans un scénario inédit de cohabitation entre un président issu de l’opposition et un premier ministre qui devra être choisi parmi les forces fidèles à son prédécesseur. Le chef du gouvernement est en effet issu de la majorité parlementaire dans ce régime semi-présidentiel.
Reste que des contestations continuent de s’exprimer face à ces résultats. Un autre opposant, Martin Fayulu, dénonce des fraudes. Il a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle samedi 12 janvier. Officiellement arrivé deuxième à l’élection présidentielle, il revendique la victoire avec 61 % des suffrages. Il accuse Joseph Kabila d’avoir orchestré un « putsch électoral » avec Félix Tshisekedi, « totalement complice ».
Selon les résultats provisoires de la Céni, ce dernier est arrivé en tête avec 38,57 % des voix, devant Martin Fayulu (34,8 %), très loin devant le « dauphin » de M. Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary (23 %). En revanche, à l’assemblée nationale, la coalition de Martin Fayulu obtient près d’une centaine de sièges, soit le double de celle de Félix Tshisekedi.
Martin Fayulu : « la victoire du peuple a été volée »
L’investiture du nouveau président est annoncée pour le mardi 22 janvier, après la proclamation définitive des résultats de la Cour constitutionnelle. L’Église catholique continue de son côté de contester implicitement les résultats officiels. La conférence épiscopale (Cenco) souhaite que « le Conseil de sécurité demande à la Céni la publication des procès-verbaux pour enlever les doutes et apaiser les esprits », a déclaré Mgr Marcel Utembi, lors d’une liaison vidéo avec les 15 membres du conseil de sécurité de l'ONU, vendredi 11 janvier. « Les résultats tels que publiés ne correspondent pas aux données collectées par la mission d’observation de la Cenco », a-t-il ajouté.

Jean-Christophe Ploquin

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 08:47
RDC : l’Église soutient la candidature d’un opposant à Kabila au nom de la démocratie

Lundi 6 août, la Conférence des évêque du Congo (Cenco) a appelé le gouvernement du pays à accepter la candidature du candidat de l'opposition Moïse Katumbi. Ce dernier aurait été retenu par le gouvernement à la frontière zambienne pour l'empêcher de se présenter.

La Conférence des évêques du Congo (Cenco) a fait part, dans un communiqué du lundi 6 août, de sa vive inquiétude quant au traitement du candidat Moïse Katumbi. Ancien allié du président Joseph Kabila, Moïse Katumbi avait rejoint l’opposition en 2015, avant de quitter le Congo en 2016 pour « raisons médicales ». Condamné depuis à trois ans de prison pour une affaire dont il nie « tout fondement », il a été retenu à la frontière zambienne par les autorités, moins de deux jours avant la date limite de dépôt des candidatures.

Indignée par ces procédés, la Cenco s’est dit « vivement préoccupée par la volonté affichée par ceux qui sont au pouvoir d’exclure certains candidats à la présidence de la République ». « Seules des élections crédibles, transparentes et inclusives sont la solution à la crise actuelle en RDC », renchérissent les évêques, qui dénoncent « un grand recul pour la démocratie ». Il n’y a eu aucune réaction du chef de l’État, qui devrait désigner son successeur dans les heures qui viennent.

Joseph Kabila, quant à lui, a désigné cet après-midi son successeur à la tête de la majorité. La Cenco a salué cette décision, et reconnaît que le président « a tenu sa promesse de respecter la Constitution ».

Pour mémoire, des marches pacifiques sont organisées depuis plusieurs mois dans le pays afin de réclamer l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, c’est-à-dire le départ de Joseph Kabila. Signé le 31 décembre 2016 entre le pouvoir et l’opposition, et sous l’égide de l’Église catholique, cet accord prévoyait la tenue d’une élection présidentielle d’ici la fin… 2017.

Foucauld-Stanislas Boutte du Jonchay

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