Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
  • Contact

Recherche

Articles Récents

15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 20:37
Célébration en souvenir des victimes de l'esclavage colonial aux Antilles françaises.

Dans le cadre de l’Année de la Miséricorde, souvenons-nous de toutes ces victimes. Temps de souvenir, de recueillement, de partage de prière et de réconciliation.

Le lundi 23/05/2016 à 17h00 Célébration en la Basilique cathédrale Saint-Denis - 1 rue de la Légion d'Honneur à Saint-Denis animée par l’Aumônerie nationale Antilles-Guyane

« Honore ton père et ta mère afin que tes jours se prolongent sur la terre que Dieu te donne » (Exode 20, 12).

Cette célébration sera présidée par Mgr Pascal Delannoy, évêque du diocèse, en présence du P. Jean Jannin, curé de la cathédrale et Phylippe Pavilla, diacre permanent.

Pendant plus de deux siècles des enfants, des adolescents, des femmes et des hommes ont vécu l’enfer de l’esclavage sur les terres de Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion. Déportés d’Afrique ou nés dans les colonies françaises, ils ont été une centaine de milliers à être victimes d’un crime contre l’humanité, reconnu par la France 155 ans après l’abolition de l’esclavage.

La majorité des esclaves a été baptisée peu de temps après leur arrivée dans les îles à sucre de la Caraïbe et de l’Océan indien ou à leur naissance sur les habitations esclavagistes. Ce sont des chrétiens qui ont subi cet esclavage ignominieux !

Ces chrétiens esclaves sont nos aïeux ! Nous portons leur nom : des patronymes que les esclavagistes leur ont attribués en 1848. A cause de la politique d’oubli imposée par la République française après l’abolition, nous avons fini par les oublier et ne jamais les honorer, enfreignant sans le savoir le 4e commandement de notre Dieu : « Honore ton père et ta mère afin d’avoir longue vie sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donne ». Exode 20, 12.

Depuis 1998, nous, leurs descendants vivant en France, leur avons dédié une date pour leur rendre hommage : le 23 mai. Le 23 mai 2013, un monument a été érigé à leur honneur à Saint-Denis. Les chrétiens catholiques du 93 invitent toutes les personnes qui souhaitent partager un moment de souvenir, de recueillement, de prière et de réconciliation à cette occasion. Nous prierons aussi pour toutes les nouvelles formes d’esclavage contemporain.

Lien à la Source

Partager cet article

Repost0
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 10:20
Les « femmes de réconforts » coréennes invitées à la messe du Pape à Séoul

Photo : anciennes femmes de réconfort coréennes manifestant devant l'ambassade du Japon à Séoul le 30 mars 2011

C’est un chapitre douloureux de l’histoire de la Corée au XXe siècle. Celui des « femmes de réconforts », ces Coréennes qui furent enrôlées de force dans les bordels de l’armée japonaise qui occupait la péninsule depuis 1910. Le sort de ces femmes marque encore les relations entre la Corée du Sud et le Japon.

70 ans après, leur histoire devrait être abordée pendant la visite du Pape François en Corée du Sud en août prochain. Elles ont en effet été invitées par l'archevêque de Séoul, le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, à la messe que célébrera le 18 août le Pape à Séoul ont indiqué les organisateurs. Lors de cette messe en la cathédrale Myeongdong, le Pape François devrait lancer un message spécifiquement adressé à ces femmes maintenant très âgées.

Les précisions de Xavier Sartre :

Femmes de réconfort : c’est par cet euphémisme que le Japon désignait ces jeunes femmes enlevées à leur famille pour servir d’esclaves sexuels dans les bordels de ses armées. Des Coréennes, mais aussi des Chinoises, des Philippines ou des Indonésiennes. Tous les peuples conquis par les armées japonaises depuis 1934 ou annexés comme la Corée, ont servi de réservoir humain pour satisfaire les besoins des troupes japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon les estimations des historiens, 200 000 femmes auraient été ainsi enrôlées. Un drame humain qui marque encore les relations entre le Japon et ses voisins. En 1993, Tokyo a présenté des excuses officielles. Mais les déclarations ambiguës de certains hommes politiques japonais sur cette question entretiennent la colère des Coréens.

L’invitation donnée aux 54 survivants de cette tragédie humaine pour assister à la messe du Pape dédiée à la paix et à la réconciliation, permet de faire la lumière sur cette souffrance de tout un peuple, et sur la souffrance de ces femmes, souvent mineures à l’époque des faits. Elle permet de donner la parole ou de faire surgir la parole sur une blessure qui a rongé la vie de ces femmes bien après la fin de la guerre, entre honte, maladie, troubles physiques ou psychologiques.

Lien à la Source

Partager cet article

Repost0