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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 19:40
La vallée des Saints en Bretagne à Carnoët le 5 novembre 2019 © AFP, LOIC VENANCE

La vallée des Saints en Bretagne à Carnoët le 5 novembre 2019 © AFP, LOIC VENANCE

Ils mesurent entre quatre et sept mètres de haut et sont figés dans le granit, parés des attributs qui ont fait leur légende. Ces 133 statues monumentales fascinent chaque année 400.000 visiteurs venus découvrir la Vallée des Saints au cœur de la Bretagne.

Devant l'arc-en-ciel ou sous une voute étoilée, chaque statue raconte une histoire et les jeux de lumière sur les visages de pierre nous rapprochent de ces personnages des siècles passés.

Les statues, dont les premières ont été érigées il y a tout juste dix ans "racontent l'histoire de la Bretagne, mais aussi tous ces Saints-là ont beaucoup voyagé sur les mers, certains sont allés au-delà de la Bretagne et donc il y a ce côté un peu aventurier", explique Sébastien Minguy, directeur de Terre de granit, qui gère la Vallée des Saints.

Il a fallu une trentaine de jours pour construire chacun de ces colosses granitiques, qui seront un millier sur le site situé à Carnoët (Côtes-d'Armor) d'ici 50 à 100 ans.

Des donateurs financent les statues avec comme contrainte de choisir parmi les Saints bretons ayant vécu entre le Ve et le VIIIe siècle ou durant une période plus récente qui va du Xe au XVe siècle.

Une fois sur place, le visiteur qui se déplace sur un terrain verdoyant d'une quinzaine d'hectares est interpellé par l'expression grave des personnages et leurs attributs. 

Ici un grand homme avec un oiseau sur la tête, là un personnage assis en tailleur et plus loin un Saint barbu accompagné de son chien se côtoient sous l'immensité du ciel breton.

Parmi les dizaines de Saints, une quinzaine de Saintes, et bientôt de plus en plus de statues qui auront été fabriquées dans différentes régions celtiques, comme Saint Piran arrivé de Cornouailles en 2018 et Saint David venu cette année du Pays des Galles.

L'ambition de la Vallée des Saints est aussi de "relier les grands sites mégalithiques dans le monde", selon Sébastien Minguy qui évoque Stonehenge, Carnac et prépare un jumelage officiel avec l'île de Pâques en 2020. 

AFP

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 11:23
Béatification des martyrs d'Algérie

« J'aimerais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma VIe était DONNÉE à Dieu et à ce pays. »

Testament du Père Christian de Chergé.

 

Communiqué des évêques d'Algérie

La célébration de la béatification de Monseigneur Claverie et de ses 18 compagnons aura Lieu le 8 décembre 2018, Solennité mariale, en la Basilique de Santa Cruz à Oran. C'est avec grande joie que nous vous communiquons cette bonne nouvelle pour notre Eglise d'Algérie.

Nous exprimons notre reconnaissance au Père Thomas Georgeon, ocso, postulateur de la cause. C'est lui, avec d'autres - dont le frère Giovam Bigotto (+) - mariste - , qui a mené à bien tout le travail qui a permis d’en arriver là. II nous reste quelques semaines pour nous préparer à cette célébration, nous remémorer toute la vie et l'œuvre de nos 19 frères et soeurs en Algérie en faveur des petits, des malades, des hommes, des femmes et des jeunes algériens. Le cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation des causes des saints, a été désigné par le pape François pour être son Envoyé Personnel.

Monseigneur Pierre Claverie, Frère Henri Vergès, Soeur Paul-Hélène Saint-Raymond, Sœur Esther Paniagua Alonso, Sœur Caridad Âlvarez Martin, Père Jean Chevillard, Père Alain Dieulangard, Père Charles Deckers, Père Christian Chessel, Soeur Angèle-Marie Littlejohn, Sœur Bibiane Leclercq, Sœur Odette Prévost, Frère Luc Dochier, Frère Christian de Chergé, Frère Christophe Lebreton, Frère Michel Fleury, Frère Bruno Lemarchand, Frère Célestin Ringeard, Frère Paul Favre-MiviIIe nous sont donnés comme intercesseurs et modèles de VIe chrétienne, d'amitié et de fraternité, de rencontre et de dialogue. Que leur exemple nous aide dans notre vie d'aujourd’hui. Depuis l’Algérie, leur Béatification sera pour l'Eglise et pour le monde, un élan et un appel pour bâtir ensemble un monde de paix et de fraternité.

 

+ Paul Desfarges Archevêque d'Alger

+ Jean-Paul Vesco, Evêque d'Oran

+ John Mac William, Évêque de Laghouat Ghardaia

P. Jean-Marie Jehl, Administrateur Apostolique de Constantine

Dimanche 9 septembre 2018

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:16
Le pape François sur la place Saint-Pierre, le 12 octobre 2016 au Vatican

Le pape François sur la place Saint-Pierre, le 12 octobre 2016 au Vatican

Deux Français seront canonisés dimanche par le pape: une contemplative, Elisabeth de la Trinité, jeune carmélite française décédée en 1906, et un enseignant, frère Salomon Leclercq, martyr assassiné durant la Révolution française.

Cinq autres personnalités rejoindront dimanche la liste des milliers de saints reconnus au fil des siècles. Le curé José Gabriel Brochero (1840-1914) deviendra ainsi le premier saint né et mort en Argentine.

Surnommé "le curé gaucho", ce prêtre qui circulait à dos de mule au contact des exclus dans les montagnes près de Buenos Aires reste très populaire. Le curé mort de la lèpre avait été béatifié en 2013. "Ce pasteur à l'odeur de brebis s'est fait pauvre parmi les pauvres", a loué à son sujet le pape François.

- 'Intimité avec Dieu' -

Ce dernier canonisera également la Française Elisabeth de la Trinité (1880-1906). Née Elisabeth Catez près de Bourges (centre de la France), elle entre au carmel à Dijon (centre-est) à l'âge de 21 ans, à sa majorité, après avoir vaincu les réticences de sa mère qui la pousse au contraire à mener une vie mondaine et exhiber ses talents de pianiste, racontent les carmélites de Dijon sur un site dédié.

Cette mystique a écrit plusieurs centaines de lettres à ses proches, un journal intime, des poèmes sur son expérience religieuse, quatre traités spirituels. Elle est aussi l'auteur d'une prière au "Dieu Trinité" écrite en 1904, trouvée dans ses papiers après sa mort et aujourd'hui traduite dans une cinquantaine de langues. Décédée à 26 ans de maladie, après neuf mois de souffrances, elle a été béatifiée en 1984 par le pape Jean Paul II.

Des fidèles touchent le reliquaire du Père José Gabriel Brochero (1840-1914), surnommé le "curé gaucho", le 15 octobre 2016 à Cordoba, en Argentine © NICOLAS AGUILERA AFP

L'archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, qui admire "ses lettres très spirituelles", estime qu'on ne peut pas faire de cette contemplative "un modèle pour tous". "Mais avec son langage spontané, elle a mis toute son ardeur dans sa vocation et peut parler aux personnes à la recherche de l'intimité avec Dieu", résume-t-il.

Davantage en prise active avec la société, le frère Salomon Leclercq, également canonisé dimanche, avait rejoint les Frères des écoles chrétiennes, une congrégation laïque vouée à la formation des jeunes, souvent défavorisés.

Né à Boulogne-sur-Mer (nord de la France) dans une famille de marchands, Guillaume Nicolas Louis Leclerc (1745-1792) devient professeur à 23 ans et prononce ses voeux à 27 ans. Devenu frère Salomon, il s'occupera des novices, dirigera un grand complexe éducatif de 1.000 étudiants, enseignera les mathématiques et deviendra secrétaire personnel du supérieur général de sa congrégation (fondée en 1682 par le Français Jean-Baptiste de La Salle).

Puis la Révolution, anticléricale, éclate. Le frère refuse de prêter serment en faveur de la Constitution civile du clergé. Il sera arrêté en août 1792 avec 166 prêtres et religieux "réfractaires" et enfermé dans le couvent des Carmes de Paris. Le 2 septembre, avec 188 autres ecclésiastiques prisonniers, il fut massacré à l'épée. Tous ces martyrs ont été béatifiés en 1926 par le pape Pie XI.

- 'Spiritualité profonde' -

Selon le "postulateur général" de son dossier, le frère Rodolfo Cosimo Meoli qui a défendu sa cause, l'enseignant, dont il reste 139 lettres manuscrites, était "d'une spiritualité profonde". Et 224 ans après sa mort, "il donne une leçon d'une grande intégrité et de loyauté", au sacrifice de sa vie, juge-t-il.

Elisabeth de la Trinité doit sa béatification au miracle dont a bénéficié une professeure de religion belge. Celle-ci a affirmé avoir été subitement guérie d'une maladie orpheline à son arrivée dans le parking du carmel de Dijon. Dans le cas du frère Salomon, le Vatican a reconnu le caractère "inexpliqué" de la guérison d'une fillette vénézuélienne de cinq ans mordue par un serpent.

La "Congrégation pour la cause des saints",chargée dans la cité du Vatican d'enquêter sur les futurs saints, a annoncé fin septembre un léger resserrement des règles de sa commission médicale, qui remontaient à 40 ans.

Seuls trois groupes différents d'experts pourront par exemple se prononcer sur une guérison miraculeuse, alors que ce nombre était auparavant illimité. Et à l'avenir, les honoraires des experts-médecins sont clairement chiffrés dans un souci de transparence, avec interdiction de payer en liquide pour un diocèse.

AFP

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 15:39
Sur la route de Compostelle, rencontre avec Saint Paul l’Ermite (230-345)

Sur la route de Compostelle, à Saint Paul lès Dax, se trouve une église du XIème siècle dédiée à Saint Paul, le premier ermite. Voici la biographie de ce Saint dans la tradition Orientale :

Saint Paul le premier ermite (230-345) (fête de 10 janvier)

Il naquit en haute Egypte près de la ville de Thèbes (Louxor), sous le règne de l'empereur Alexandre Sévère, vers l'an 230. Ses parents chrétiens lui donnèrent une solide éducation religieuse. Il maitrisait la langue grecque et égyptienne. A l'âge de 16 ans il perdit sa mère puis son père. Il ne lui restait plus qu'une sœur mariée avec un beau frère qui voulait s'accaparer de l'héritage du jeune garçon. Vers l'an 248, Decius un militaire romain se révolte contre l'empereur Philippe l'Arabe, qui, d'après Eusèbe, s'était converti au christianisme et l'assassine. En 249 après la bataille de Vérone où Philippe l'Arabe est tué, Decius prend sa succession, et lance une nouvelle persécution contre les chrétiens de l'empire. La persécution fut si féroce, que les bourreaux ne tuaient pas les pauvres victimes mais essayaient de les faire souffrir le plus longtemps possible avant de les achever.

Les églises d'Egypte furent abandonnées. Paul qui n'était qu'un adolescent préféra se cacher dans une cabane, dans les champs de ses parents, restant à l'écart de ces évènements mais son beau-frère le dénonça en pensant profiter de cette occasion pour se débarrasser de lui et prendre tout l'héritage. Mais sa sœur pu le prévenir à temps et il s'enfonça seul dans le désert. Au début, il ne s'éloigna pas beaucoup, car il espérait revenir quand la persécution aurait cessé pour réclamer son dû à son beau-frère.

Mais face à la faim, la soif, le froid, la fièvre et à son désir de vengeance qui le rongeait, il cria du fond de sa détresse et appela Jésus à son secours. Egaré dans cet immense désert et à bout de force, il se croyait perdu quand il arriva devant une colline où se trouvait une caverne dont l'entrée était cachée par un palmier. A côté de cette tanière se trouvait aussi une source d'eau limpide. Il put enfin étancher sa soif et se rassasier des dattes qui murissaient sur le palmier. Il trouva dans cet endroit une paix profonde et passa toute la nuit en prière pour remercier Dieu de sa sollicitude. Plus le temps passait plus, il se sentait heureux dans cette solitude qui le rapprochait de Dieu. Quand ses habits furent usés, il se fit une tunique de feuilles de palmier. Trouvant dans ce lieu tout le nécessaire pour vivre, il ne désira rien de plus, et tourna toute son attention au salut de son âme et le rachat de ses fautes. Ainsi caché au regard des hommes, il passa 90 ans dans ce désert. C'est déjà l'époque où les Chrétiens connaissent une paix relative dans l'empire romain et le début des hérésies. Dieu voulu révéler à son église et au monde la vie cachée de ce saint égyptien pour qu'il serve d'exemple aux générations suivantes. C'est à Saint Antoine le Grand que fut confiée cette tâche et jusqu'à ce jour cette tradition, l'ermite du désert, est toujours vivante parmi les moines coptes.

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L’église dédiée à Saint Paul l’Ermite

La nef et le chœur de l'église

La nef et le chœur de l'église

L'abside du XIème et XIIème sièce

L'abside du XIème et XIIème sièce

Le chœur de l'église

Le chœur de l'église

La Cène : un bas relief de l'abside

La Cène : un bas relief de l'abside

La crucifixion : un bas relief de l'abside

La crucifixion : un bas relief de l'abside

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 08:34
Christophe Raimbault à propos de Saint Martin de Tours : « L'important, c'est le partage, pas le manteau »

Le P. Christophe Raimbault, vicaire générai de Tours, maître de conférences à l'institut catholique de Paris, revient sur la spiritualité de saint Martin.

Saint Martin, l'homme qui partage son manteau. N'est-ce pas une image d'Épinal de la charité ?

Pas du tout, si nous allons au bout de la démarche de Martin : l'important, ce n'est pas le manteau, c'est le geste de partage qui nous invite à décou­vrir la souffrance du pauvre. Et si nous nous laissons toucher par la détresse de l'autre, alors nous lui rendons sa dignité et c'est le Christ que nous voyons à travers le visage de toute personne en difficulté. Le message de Martin reste très moderne. Quelle heureuse coïncidence, pour notre diocèse de Tours, que l'année du Jubilé de saint Martin se confonde avec l'Année de la miséricorde voulue par notre pape François !

Quels autres enseignements nous transmet-il ?

Martin est quelqu'un qui chemine sur les routes de l'Europe, mais aussi vers son baptême, qui grandit à travers son expérience d'ermite, puis d'évêque II nous rappelle que pour tous, baptisés ou non. Rien n'est jamais acquis, la conversion est elle-même un chemin permanent. Comme Paul sur te chemin de Damas, Martin rencontre le Christ sous les traits d'un pauvre, à la porte de la ville d'Amiens : le Seigneur appelle toujours à l'improviste ! Par ailleurs, Martin est le patron des soldats et des policiers et sa vie elle-même, renvoie une image du militaire comme « gardien de la paix ». Une notion intéressante à méditer dans cette période violente. Enfin, Martin est un grand guérisseur et un exorciste...

Croyez-vous que cet aspect du personnage peut parler au croyant d'aujourd'hui ?

Bien sûr ! A condition de réfléchir à la notion de guérison. Nous sommes tous limités, que ce soit par des maux physiques, mais aussi par des handi­caps de caractère, par des faiblesses morales qu'il faut dépasser. Par imita­tion du Christ, Martin guérit et son exemple nous dit que nous sommes tous capables, à notre tour, de pro­noncer des paroles de guérison. D'ailleurs, nous l'avons expérimenté, un jour ou l'autre, lorsque nous avons découvert fortuitement qu'une parole anodine de notre part, ou un simple geste de dévouement, avait réconforté, aidé, quelqu'un de notre entourage bien plus que nous ne l'imaginions. Il n'y a pas besoin de guérisons spectaculaires, ces moments-là constituent les petits miracles du quotidien où le bien est à l'œuvre.

Martin est aussi un missionnaire...

Qui n'hésite pas à renverser les idoles ! Ceci se traduit aujourd'hui par la nécessité de rechercher la vérité de l'Évangile, d'être exigeant dans notre quête de valeurs. Quoi de plus actuel ? Pour transmettre ce message, Martin va à la rencontre des gens, prend des risques. Il nous incite à faire preuve d'une certaine audace dans l'évangélisation. Il nous rappelle la force de la prière : pour agir efficacement dans le monde, l'homme doit se construire et se ressourcer grâce à sa vie intérieure. C'est ce que nous dit ce moine évêque du IV siècle, qui pour se don­ner des ailes, alterne la nécessaire gestion des affaires de l'Église avec la vie retirée de l'ermite. Quel beau paradoxe, que d'être dans et hors du siècle à la fois ! recueilli par S.L.

Le Pèlerin n°6963 du 12 mai 2016 page 35

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 07:32
En plein synode, le pape canonise les parents de Thérèse de Lisieux, modèle de couple

Les parents de la sainte française Thérèse de Lisieux, Louis et Zélie Martin, seront canonisés dimanche, dans un geste hautement symbolique de l'Eglise pour promouvoir un couple marié en plein synode sur la famille.

En présence d'évêques du monde entier, le pape François veut exalter la famille comme lieu de transmission de la foi.

Dans une interview cette semaine à l'hebdomadaire Paris-Match, il a salué en Louis Martin et Zélie Guérin un "couple d'évangélisateurs" qui "ouvrait sa porte" aux gens dans le besoin, à une époque où "une certaine éthique bourgeoise méprisait les pauvres".

L'Eglise a déjà béatifié d'autres couples lors de cérémonies collectives, mais n'avait encore jamais franchi l'étape suivante: les déclarer saints.

Louis et Zélie Martin ont eu neuf enfants, quatre morts en bas âge et cinq filles toutes devenues religieuses.

La plus jeune, Marie-Françoise Thérèse Martin, dite Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus, née en 1873, entrée au carmel à 15 ans et morte de tuberculose 9 ans plus tard, a été canonisée dès 1925 et faite docteur de l'Eglise, une distinction très rare, en 1997 par Jean Paul II.

Elle est considérée comme la "patronne des missions", l'évangélisation de l'Eglise, essentiellement en raison de ses écrits, en particulier "L'histoire d'une âme", au retentissement mondial.

François a confié porter un livre de la "petite Thérèse" dans son sac de voyage. "Souvent je lui demande de prendre dans ses mains une question dont je mesure mal l’issue, un voyage que je dois affronter", a-t-il confié à Paris-Match.

Il s'est aussi dit particulièrement touché par les propos de la jeune carmélite "contre l'esprit de curiosité et les ragots".

Le 18 mars, le pape argentin avait validé un miracle attribué à l'intercession des parents Martin, à la suite de la guérison d'une petite fille en Espagne.

- Le mariage, 'chemin de sainteté' -

Selon le père François-Marie Lethel, spécialiste de la théologie des saints interrogé par l'agence spécialisée I.Media, cette canonisation est le "point culminant du synode". Elle entend montrer que le mariage peut aussi être "un chemin de sainteté", et devrait ouvrir la voie à la canonisation de nombreux autres couples.

"Ces nouveaux saints pourront intercéder pour le synode et pour les familles", a-t-il ajouté, alors que les évêques sont en désaccord sur les réponses à apporter sur de nombreux sujets, dont la place des divorcés remariés et des homosexuels dans l'Eglise.

François entend réévaluer dans l'Eglise, à côté des prêtres, le rôle du couple marié et le sacrement du mariage. En octobre 2014, il avait déjà vénéré les reliques des époux Martin pendant le premier synode sur la famille.

Membre de la petite bourgeoisie d'Alençon, Louis Martin, un horloger un temps tenté par le monastère, a épousé à 35 ans Zélie Guérin, une dentelière.

Tous deux ont partagé 19 années de vie conjugale, jusqu'à la mort de Zélie, qui a succombé à un cancer du sein en 1877, quand Thérèse avait 4 ans.

Fervents catholiques, ils assistaient chaque matin à la messe de 5H30, pratiquaient le jeûne et la prière en famille, respectaient le repos du dimanche, rendaient visite à des personnes âgées, à des malades et à des mourants, et accueillaient parfois des pauvres à leur table.

Devenu veuf, Louis s'est installé à Lisieux pour s'occuper de ses filles. Souffrant de troubles neurologiques, il est mort en 1894.

Le couple, dont l'Eglise compare la vie simple et ordinaire à celle des parents de Jésus à Nazareth, a été béatifié en 2008.

Dimanche, deux enfants dont la guérison qualifiée de miraculeuse a été attribuée à l'intercession du couple participeront à la cérémonie.

Des milliers de Français sont également attendus place Saint-Pierre, en particulier en provenance de Lisieux, deuxième lieu de pèlerinage en France après Lourdes. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, représentera le gouvernement français.

AFP

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:45
Monseigneur Oscar Roméro 15 août 1917 - 24 Mars 1980

« S’ils me tuent, je ressusciterai dans mon peuple ».

“Saint Roméro d’Amérique chemine toujours avec les peuples de notre continent ».

Les martyrs sont des semences de vie qui sèment l’espérance et fortifient les chemins de la foi. Ils ont fécondé tout notre continent de la Terre Féconde –« Abya Yala »- par la force de leur parole prophétique et le témoignage de vie de ceux qui ont eu le courage et la foi de cheminer ensemble avec l’Eglise Peuple de Dieu. Une voix s’est fait entendre dans tout le continent et dans le monde entier. Le Salvador, notre pays frère soumis à la violence a eu plus de 70 mille morts, exilés et réfugiés. Dans cette grande douleur a surgi cette voix qui a été pour tous un guide et une espérance en dénonçant la violence et en réclamant le respect de la vie et de la dignité du peuple soumis à la dictature militaire et à la guerre civile. Cette voix était celle de Monseigneur Oscar Romero qui demandait la conversion du cœur et prêchait le chemin de la Croix qui, comme le dit Saint Paul : « Pour certains est une folie et pour d’autres demeure vie et rédemption ».

Romero a dû supporter beaucoup d’incompréhension au sein même de l’Eglise. Sa voix, ses réclamations et ses dénonciations n’ont pas été entendues par le Vatican à cause des courants idéologiques et des mauvaises informations sur ce qui se passait vraiment au Salvador. Tout se réduisait à la simple polarisation Est-Ouest entre le capitalisme et le communisme, tout était basé sur « la Doctrine de la Sécurité Nationale » qui régnait alors. On oubliait les milliers de frères et de sœurs victimes de la violence. Roméro essaya alors de se faire entendre du Vatican pour qu’il lui vienne en aide mais, c’est le cœur plein d’angoisse et avec beaucoup de douleur en son âme, qu’il revint dans son pays

Certains paysans qui l’ont bien connu se souviennent qu’ils écoutaient toujours les homélies de Mgr Roméro car ils avaient besoin d’entendre sa parole et, quand ils voyageaient, ils n’avaient plus besoin de leur radio, car tous leurs voisins de route avaient la leur allumée et c’est ainsi qu’ils pouvaient écouter sa parole tout au long du chemin.

Monseigneur connaissait bien les menaces dont il était l’objet, mais la force de l’Evangile et son engagement avec le peuple faisaient partie de sa propre vie. Il essayait dans la prière et le silence d’écouter le silence de Dieu qui parlait à son coeur et à son esprit.

On raconte que quelques journalistes en mars 1980 écrivaient que l’évêque était dans la ligne de mire des militaires et lui, qui le pressentait aussi, répondait : « C’est vrai que j’ai été souvent menacé de mort mais je dois leur dire que, comme chrétien, je ne crois pas à la mort sans croire aussi à la résurrection qui la suit. S’ils me tuent, je ressusciterai dans le peuple salvadorien. Je dis ceci sans fanfaronner et en toute humilité. Ils devraient savoir qu’ils perdent leur temps ; certes, si on me tue, un évêque mourra, mais l’Eglise du Peuple de Dieu ne périra jamais.

Le 23 mars 1980, la veille de son assassinat, dans la Cathédrale, Monseigneur Roméro parla d’un comité d’aide humanitaire et critiqua « l’Etat de Siège dans le pays et le désinformation à laquelle ils étaient soumis » et il indiqua aussi le nombre de personnes assassinées dans la semaine : 140 assassinats. … « On peut dire que le pays est en train de vivre une étape pré révolutionnaire ». Il continua son homélie en disant : « Je voudrais faire un appel d’une façon toute spéciale aux hommes de l’armée, de la Garde Nationale, de la Police et des casernes : « Frères nous faisons tous partie d’un même peuple et vous tuez vos propres frères paysans ! Devant l’ordre de tuer donné par un homme, doit prévaloir la loi de Dieu qui dit : « Tu ne tueras pas!»... Aucun soldat n’est obligé d’obéir à un ordre qui va contre la loi de Dieu. Personne n’est obligé de suivre une loi immorale. Il est temps de retrouver votre conscience et d’obéir plutôt à votre conscience qu’à un ordre de péché.

L’église qui défend les droits de Dieu, de la dignité humaine et de la personne ne peut rester silencieuse devant une telle abomination. Nous voulons que le gouvernement sache qu’aucune réforme ne sert à rien si elle est tâchée d’autant de sang. « Au nom de Dieu et au nom de ce peuple qui souffre et dont les lamentations montent chaque jour de façon plus tumultueuse jusqu’au ciel, je vous prie, je vous supplie et je vous ordonne au nom de Dieu : « Arrêtez la répression ! ».

La voix de Monseigneur Roméro se fit entendre avec beaucoup de clarté, malgré tous les inconvénients et les interférences radiophoniques: « L’Eglise prêche la libération »… Les applaudissements éclatèrent dans la cathédrale et les gens du peuple très émus ressentirent toute cette clameur dans leur cœur.

Il avait un grand besoin de silence et de prière pour rechercher en son intérieur la parole de Dieu afin qu’il l’aide à accompagner et à écouter son peuple souffrant et plein d’espérance.

Beaucoup de martyrs ont semé leurs vies dans les terres du Salvador ; parmi eux on trouve des prêtres, des religieuses et des laïcs engagés dans les communautés de base ; tous demandaient de vivre sans violence et de parvenir à la Paix.

Bien des années sont passées depuis cette époque et le Saint de l’Amérique, Oscar Roméro illumine toujours le chemin de l’Eglise ; par sa parole et son témoignage de vie, il reste pour tous la lumière de l’Esprit et comme il disait dans la Nuit de Noël 1979 : « Le pays est en train d’engendrer un âge nouveau ; c’est pour cela qu’il y a beaucoup de douleur et d’angoisse, de sang et de souffrance. Mais, comme lors d’un accouchement, l’heure arrive pour la femme de souffrir mais quand l’homme nouveau est enfin né, on oublie alors toutes les douleurs ».

« Toutes les souffrances actuelles cesseront. La joie qui nous restera alors, ce sera qu’en cette heure de l’accouchement, nous sommes restés des chrétiens fortement attachés à la foi du Christ et que, grâce à cela, nous n’avons pas succombé au pessimisme. Ce qui nous paraît aujourd’hui insoluble, comme un chemin sans issue, Dieu l’a déjà marqué d’une grande espérance. La nuit actuelle doit nous faire vivre dans un grand optimisme ; certes, nous ne savons pas encore comment, mais Dieu remettra à flot notre patrie et, dans cette heure nouvelle, brillera toujours la grande nouvelle du Christ ».

C’est avec justice que le Pape François a voulu réparer l’oubli fait à ce martyr et prophète et rétablir le témoignage de Monseigneur Roméro, comme lumière de l’Eglise latino-américaine où le Peuple de Dieu reconnait ses prophètes qui montrent le chemin de la foi et de l’espérance. C’est ainsi que s’accouche l’esprit de la vie de l’Homme Nouveau.

Les frères, compagnons de route de ce continent de la Terre Féconde (Abya Yala) reviennent à ma mémoire car ils sont toujours présents dans la vie des peuples. Ils sont les voix prophétiques de l’Eglise de notre temps. En Equateur, c’est la voix de Monseigneur Proaño, évêque de Riobamba ; au Mexique, dans le Chiapas et à Cuernavaca, ce sont les voix des évêques Samuel Ruiz et Sergio Mendez Arcéo ; au Brésil, les voix prophétiques comme celle de Don Helder Camara, Archevêque de Olinda y Recife, du Cardinal de Sao Paulo, Don Pablo Evaristo Arns, de Don Pedro de Casaldàlica de Sao Felix de Araguaya, de Tomas Balduino de Goïas d’Antonio Fragoso de Cratéus , mais aussi celles des théologiens comme Léonardo Boff et Frey Betto ; au Nicaragua, celle d’Ernesto Cardenal ; au Chili, celle du Cardinal Silva Enriquez et en Bolivie, celle de Jorge Manrique à La Paz. En Argentine, la voix du martyr des hauts plateaux de La Rioja, Monseigneur Enrique Angelelli et de ses prêtres, Carlos Murias et Gabriel Longueville ; la voix des évêques argentins, Jaïme de Névares de Neuquen, Jorge Novak de Quilmés et Miguel Hesayne de Viedma et la voix des prêtres, des religieuses et des laïcs engagés avec le peuple à cause de leur foi ; le martyrologe des sœurs franciscaines et des Palotins et de tant d’autres est semblable aux cours d’eau souterrains qui resurgissent avec force à la surface du sol et changent la réalité en illuminant la vie et l’espérance.

D’autres frères et d’autres sœurs ont marqué ce même chemin de la foi dans leur diversité, appartenant à d’autres églises chrétiennes comme l’Eglise Evangélique Méthodiste, avec leurs évêques : Fédérico Pagura, Carlos Gattinoni et Aldo Etchegoyen, mais aussi avec leurs martyrs, ou encore l’Eglise Luthérienne avec son engagement auprès des plus nécessiteux.

Nous devons suivre les traces de ceux qui nous ont précédé sur les chemins de l’espérance et qui, à partir de leur foi, ont rencontré la grande famille humaine.

Plusieurs de ces frères avaient signé le « Pacte des Catacombes » à Rome en 1965 à la fin de Vatican II où ils avaient été convoqués par Dom Helder Camara pour renouveler leur engagement de vivre l’évangile ensemble avec les pauvres.

L’esprit du Seigneur est toujours présent dans la vie et la mémoire de Saint Roméro d’Amérique qui voyage encore avec tous les peuples de notre continent.

Adolfo Pérez Esquivel

Prix Nobel de la Paix

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 19:35

Sa vie fut une vie de passion : passion pour la vie, passion pour l’amour, passion pour le Christ et l’Évangile. Connaissez-vous Madeleine Delbrêl ?

13 octobre 2014 : les cinquante ans de la mort de Madeleine Delbrêl

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:50
16 juillet, Fête de Notre Dame du Mont Carmel

En Palestine, le Carmel forme avec l'Hermon et le Thabor comme le "triangle mystique" de la Galilée, dont le cœur est Nazareth. De tout temps, le Carmel fut un haut-lieu, une montagne sainte. Au IXe siècle avant Jésus-Christ, le prophète Élie en faisait le refuge de la fidélité au Dieu unique (contre les faux prophètes de Baal, des divinités païennes). Au temps des Croisades, les grottes de cette montagne accueillent des ermites chrétiens, assoiffés d'Absolu. Ce n'est pas en Espagne, comme on le croit souvent que fut fondé l'Ordre du Carmel, mais sur cette montagne proche de Nazareth, dominant la Méditerranée et la baie de Haïfa. Au XIIIe siècle, le premier noyau de l'Ordre des Carmes s'y implante, et de là, rayonnera dans le monde entier.

La spiritualité du Carmel s'est placée tout de suite sous le patronage de la Vierge Marie et dans le sillage de sa vie à Nazareth. L'unique montagne de toutes nos ascensions, c'est le Christ, mais le meilleur moyen de cheminer vers lui, c'est l'imitation de sa Mère : à Jésus par Marie. De Jésus, elle fut la première disciple, de foi en foi. Ne pensait-il pas d'abord à l'exemple de sa Mère quand il proclame la "béatitude de la foi" : " Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la font passer dans leur vie" ?

Au XVIe siècle, les deux grands saints du Carmel : Thérèse D'Avila et Jean de la Croix, ont fait de la "montée du Carmel" la symbolique de "l'itinéraire vers Dieu". Sur cette route, Marie Notre-Dame du Mont-Carmel est notre guide et notre mémoire.

De saint Bernard :" Que le nom de Marie ne quitte pas tes lèvres, qu'il ne quitte pas ton cœur. Si tu la suis, point ne dévies ; si tu la pries, point ne désespère ; si tu penses à elle, point ne t'égares. Si elle te tient, plus de chute. Avec sa protection, tu parviens au port".

Carmel vient de l'hébreu jardin, verger.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, Dominicain

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 18:27
Dimanche 8 juin, fête de Saint Médard de Noyon

Fils de Nectar (ou Nectardus), un noble franc de la cour de Childéric Ier, et de Protagie (ou Protagia c'est-à-dire « première sainte » selon l'étymologie grecque), une noble Gallo-Romaine qui convertit son futur époux au christianisme en échange du renoncement à sa virginité. Le couple possédait un vaste domaine à Salency.
Médard aurait eu un frère jumeau, Saint Godard (ou Gildard), ainsi qu'une sœur Médrine.

Saint Médard manifeste une grande compassion pour les plus démunis dès sa plus tendre enfance. La tradition raconte qu'il donna un jour ses habits neufs à un mendiant aveugle presque nu et que lorsqu'on lui demanda ce qu'il avait fait de ses habits, il répondit qu'il avait été touché par la misère de ce pauvre homme et n'avait pu s'empêcher de lui donner ses habits. Une autre fois il donna un des chevaux dont son père lui avait confié la garde à un pauvre homme qui venait de perdre le sien à la tâche et n'avait pas les moyens d'en acheter un autre. Son père voulant le récupérer rapidement sort de chez lui avec Médard, par une pluie battante. Il est obligé de rebrousser chemin et, constatant que son fils demeure sec, il comprend que son geste était approuvé par Dieu... tandis que Médard acquiert alors son pouvoir sur le temps2. Médard au cœur large donne des aumônes aux indigents, y compris aux paresseux, et des leçons pour mieux s y prendre aux chapardeurs qui tentent de lui voler son raisin, son bœuf, son miel ou ses œufs.

Il fit ses études ecclésiastiques avec son frère à Vermand près de Saint-Quentin. Remarqué par Alomer, l'évêque de Vermand, ce dernier l'élève au sacerdoce en 4893. Il vécut ensuite à la cour de Childéric Ier, puis de Clovis. Lorsque ce dernier déménagea pour Soissons, vers 486, Médard préféra rester à Tournai.

Les tables de l'église de Rouen disent que lui et son frère assistèrent saint Remi, lors du baptême de Clovis en la cathédrale de Reims en 496.

Vers 530, à la mort d’Alomer, il fut nommé à sa place par l'évêque saint Remi de Reims, à la demande des habitants de Vermand qui réussirent à le convaincre car il se trouvait trop âgé pour le poste4. Il s'installa dès 531 à Noyon, ce qui est à l'origine du transfert du siège épiscopal. Les motifs restent discutés. La tradition de l'église de Noyon l'explique par une dévastation de Vermand lors des guerres entre les rois mérovingiens et par la présence d'une très petite enceinte à Noyon, plus aisée à défendre. Mais Médard était natif de Salency, village voisin de Noyon. La proximité de la capitale de Soissons peut aussi avoir joué un rôle.

En 532 à la mort de saint Éleuthaire évêque de Tournai, les habitants de cette ville le réclamèrent comme évêque. Il refusa d'abord mais le roi Clotaire insista et il accepta. Il fut alors nommé par le pape Hormisdas à l'épiscopat de Tournai, unifiant le diocèse de Tournai avec celui de Noyon (union qui dura jusqu'en l'an 1146). À Tournai il réussit à convertir un grand nombre d'idolâtres et consacra Radegonde au degré de diaconesse.

Il mourut à Noyon, ses reliques furent transportées près de Soissons où fut érigée l'abbaye Saint-Médard. Des reliques de Médard ont été conservées dans l'église Saint-Médard à Paris et s'y trouvent encore. On retrouve aussi des reliques de Saint-Médard dans l'église Saint-Rémi et Saint-Médard de Rouveroy (Belgique). Cette paroisse a modifié son nom en juin 2010, car auparavant, elle et l'église était seulement sous le patronat de Saint-Rémi, mais depuis plus de 350 ans, la paroisse organise le dimanche le plus proche du 8 juin (jour de saint-Médard), une procession en son honneur (elle est attestée depuis au moins 1662). C'est pourquoi, les responsables locaux ont demandé à l'évêque de Tournai de pouvoir mettre Saint-Médard comme deuxième patron de la paroisse. Ce qui a bien sûr été accepté par l'évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny.

Saint-Médard est l’un des évêques les plus populaires de son époque, sa vie a donc donné lieu à de nombreuses légendes.

L'une dit que lorsqu'il était enfant, il fut protégé de la pluie par un aigle qui déploya ses ailes au-dessus de lui5.

Nous possédons un hymne en l'honneur de saint Médard composé autour de 575 par le roi Chilpéric Ier en latin6.

Il est fait référence à saint-Médard dans La Légende dorée de Jacques de Voragine : « Vers l'an 490… fleurirent deux frères utérins, saints Médard et Gildard, qui naquirent le même jour, moururent le même jour et furent béatifiés le même jour ». Le martyrologe romain reprend ce récit légendaire : Godard, archevêque de Rouen et Médard seraient frères jumeaux.

On le représente la plupart du temps en évêque, avec la crosse épiscopale. Souvent aussi, il a la bouche entrouverte et montre ses dents, parce qu'il était aussi invoqué contre le mal de dent. En plus de sa représentation avec un aigle le survolant, il figure aussi avec un cœur, symbolisant sa charité.

Saint-Médard est le patron des personnes emprisonnées, des personnes atteintes d’une maladie mentale ou de migraines et de névralgies, des agriculteurs et des viticulteurs. Il est invoqué contre le mauvais temps, pour (ou contre, selon le cas) la pluie - d'où son surnom de « saint pluvieux », pour le bon déroulement de la moisson et pour le soulagement des maux de dents.

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