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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 06:49
Kenzo Tribouillard / AFP Le peloton court lors de la 4ème étape de la 107ème édition du Tour de France cycliste, 157 km entre Sisteron et Orcières-Merlette, le 1er septembre 2020.

Kenzo Tribouillard / AFP Le peloton court lors de la 4ème étape de la 107ème édition du Tour de France cycliste, 157 km entre Sisteron et Orcières-Merlette, le 1er septembre 2020.


Être un ferment d’union entre les générations, entre la France rurale et la France des villes, entre la France enracinée et l’ouverture au monde. Là, réside une partie du succès du Tour de France.
D’habitude, le Tour de France marque le temps des vacances et offre en juillet trois semaines de balades dans les terroirs français. 2020 étant une année extraordinaire sur bien des points, le Tour n’initie pas les vacances mais la rentrée. Cette course cycliste a survécu aux guerres, aux scandales, aux évolutions des goûts et de la société en accroissant une popularité sans égal. Les 24 heures du Mans ont perdu de leur superbe dans l’imaginaire collectif, l’engouement pour le football date des années 1960, le rallye Monte-Carlo ne passionne plus les foules tandis que le Tour concentre encore la gloire près de cent-vingt ans ans après son lancement. Il a réussi l’improbable : réunir à la fois les passionnés de cyclisme qui suivent toute la saison et les amateurs uniques de la course qui ne s’intéressent au vélo que durant les trois semaines de l’été.
D’où vient cette alchimie du Tour ? De la difficulté de l’épreuve, de l’imprévisibilité d’une course qui est tout à la fois un sport de combat et un sport d’équipe.
Typiquement français, sa renommée et son intérêt s’étendent bien au-delà de la France et de l’Europe, comme le montre l’an dernier l’engouement des Colombiens pour la victoire d’Egan Bernal. Et alors qu’aucun Français n’a gagné la course depuis 1985, la passion est toujours là pour une épreuve qui rassemble des milliers de spectateurs sur les bords de la route et qui est retransmise dans 190 pays.
Tragédie en direct
D’où vient cette alchimie du Tour ? De la difficulté de l’épreuve, de l’imprévisibilité d’une course qui est tout à la fois un sport de combat et un sport d’équipe. Écrite sur trois semaines, chaque saison est un drame théâtral avec ses rebondissements et ses péripéties.
Le Tour est une tragédie qui se déroule en direct, dont les acteurs sont à la fois des chevaliers et des gladiateurs et dont la scène est le théâtre changeant des paysages et des régions de France.
On se souvient l’année dernière de la blessure de Thibaut Pinot alors qu’il était en lice pour la victoire finale et de cette coulée de boue qui a contraint les organisateurs à stopper l’étape. Le Tour est une tragédie qui se déroule en direct, dont les acteurs sont à la fois des chevaliers et des gladiateurs et dont la scène est le théâtre changeant des paysages et des régions de France. C’est l’unique épreuve sportive, avec quelques grandes courses automobiles, racontée par les arts : le cinéma, la bande dessinée, la peinture et surtout la littérature.
Le Tour se raconte par la parole et par les lettres et des chroniques sportives banales peuvent devenir des morceaux d’anthologie, comme le faisait Antoine Blondin dans L’Équipe. À la radio comme à la télévision, l’art de commenter le Tour est un art d’orateur qui nécessite une connaissance aiguë du cyclisme et un amour des coureurs et de l’épreuve. Robert Chapatte dans les années 1970-1990 et Jean-Paul Ollivier dans les années 1990-2010 symbolisent cette passion journalistique faite art. 
Une leçon de sport et de politique
Les générations s’associent et se suivent dans un mélange de nostalgie et de joie de la nouveauté. Chaque décennie a ses champions qui marquent autant les enfants que les adultes. Là réside une partie du succès du Tour de France : être un ferment d’union entre les générations qui permet de rassembler beaucoup de jeunes sur les routes du Tour comme d’unir la France rurale et la France des villes.
C’est aussi une leçon sur les rapports complexes entre le local et le global : le Tour est une course typiquement française qui met en valeur ses terroirs, ses villages, son histoire et qui, parce qu’elle est fidèle à son ancrage local, est capable de s’ouvrir à l’Europe par des incursions dans les pays frontaliers et de plaire à des amateurs d’outre-mer. Le Tour est une leçon de sport et de géopolitique : pour réussir son ouverture à la mondialisation, il faut être enraciné dans une histoire et une géographie assumée. Avec le Tour, le jaune n’est plus la couleur du traître et du parjure, mais celle du vainqueur des rêves d’enfance. Ce n’est pas le moindre de ses succès.
Jean-Baptiste Noé 

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 09:28
Le Tour de France 2018 au sanctuaire de Lourdes

Le Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes accueille la 105e édition du Tour de France. Le vendredi 27 juillet 2018, les 176 coureurs cyclistes issus des vingt-deux équipes prendront le départ de la 19e étape dans la ville sanctuaire. Une étape de 200,5 km entre Lourdes et Laruns.

La procession mariale aux flambeaux avec les pèlerins-cyclistes le jeudi 26 juillet, à 20h30, marquera le coup d’envoi du Tour de France au sein du sanctuaire de Lourdes. Tous les cyclistes, professionnels ou non sont invités à se joindre – vélo à la main – à la grande procession mariale pour confier leur vie de cycliste. A cette occasion, Monseigneur Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes bénira les vélos.

Vendredi 27 juillet, après la messe à 8h, le peloton du Tour de France partira du sanctuaire à 12h. « Le défi est de permettre aux pèlerins et aux visiteurs de continuer leur démarche de foi, tout en profitant des animations offertes par le Tour de France », est-il mentionné sur le site du sanctuaire. « L’un et l’autre ne sont pas incompatibles : de nombreux pèlerins seront heureux de partager la joie du Tour, de même que les passionnés de vélo seront heureux de se recueillir à la Grotte de Lourdes. »
 

Perpétuer la tradition

A de nombreuses reprises, Lourdes a accueilli le Tour de France en 1948, 1950, 1994 et 2015. En 1948, les coureurs avaient été accueillis à la Grotte et bénis par l’évêque, Monseigneur Pierre-Marie Théas. Le Sanctuaire perpétue une nouvelle fois cette tradition soixante-dix ans après.

L’Église et le sport

Le 1er juin 2018, le Pape François à travers le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie avait publié un document sur les vertus du sport intitulé :  » Donner le meilleur de soi-même ». Ce texte met en valeur l’effort de la compétition et l’engagement dans la vie chrétienne. « L’Église s’intéresse à cette école de vie très formatrice sur le plan humain et spirituel. Elle encourage cette dynamique de lien, de communion, de rencontre. Elle approuve ces valeurs de gratuité et de liberté. Elle encourage les sportifs dans cette logique de dépassement de soi », souligne Monseigneur Brouwet. « Elle voir aussi dans le sport un « signe des temps », une façon de rejoindre les jeunes (avec le succès des pèlerinages et camps VTT), de contribuer au renouveau écologique et de créer du lien entre les cultures. »

 

Le programme du Tour 2018 dans le Sanctuaire de Lourdes

Jeudi 26 juillet
• 21h : Procession mariale aux flambeaux avec les cyclistes (vélo à la main). Ouverte à tous les cyclistes amateurs.

Vendredi 27 juillet
• 8h : Messe unique à la Grotte, à l’occasion du Tour de France, présidée par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes.
• 8h50 : Discours officiels.
• 10h : Présentation de la Caravane du Tour
• de 10h30 à 11h30 : Accueil et bénédiction des coureurs
cyclistes du Tour, à la Grotte.
• 10h40 : Présentation des coureurs du Tour.
• 12h : Départ des coureurs du Tour, porte Saint-Joseph du Sanctuaire.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:12
Pour l’Euro 2016, l’Église de Paris aux avant-postes

Certaines paroisses profiteront de l’Euro 2016 pour souder les croyants autour du football. Mais d’autres regardent aussi avec suspicion un sport dont elles jugent aujourd’hui les valeurs peu compatibles avec l’Évangile.

Si une telle compétition existait, le diocèse de Paris pourrait probablement prétendre au titre de champion de France diocésain des initiatives autour de l’Euro de football. Il n’a du reste pas attendu le coup d’envoi du tournoi, le 10 au soir, pour se mobiliser. Trois cents enfants de paroisses et de patronages parisiens ont déjà participé, le 20 avril, à une journée ludique au centre national de Clairefontaine, fief de l’équipe de France de football.

Le diocèse organise aussi jeudi 9 juin une conférence sur l’éducation par le football au collège des Bernardins, à Paris. Seront présents Gérard Houllier, ancien sélectionneur de l’équipe de France, le P. René Pichon, ancien grand coureur de fond, ou encore François Morinière, ancien directeur général du journal l’Équipe. Du côté des paroisses parisiennes, vingt-cinq d’entre elles se préparent à diffuser le match France-Suisse, le 19 juin entre leurs murs, après des temps de prière ou de témoignages.

Réfléchir à la dimension éducative

Cette mobilisation doit beaucoup au P. Bertrand Cherrier, prêtre à l’église Saint-Gabriel de Paris. Lui-même est un ancien footballeur du centre de formation de Bordeaux, et ancien entraîneur en CFA (quatrième division française). « J’ai gagné ma vie pendant dix ans grâce au football », sourit-il.

Avec l’aide de Mgr Denis Jachiet, vicaire général, le P. Cherrier a préparé ces initiatives pour souder davantage les paroissiens, mais aussi réfléchir à la dimension éducative du sport, alors que les patronages retrouvent un second souffle dans le diocèse depuis quelques années.

En dehors de Paris, les initiatives ne sont toutefois pas légion. Quelques paroisses ont bien prévu de diffuser le match d’ouverture dans leurs locaux – Notre-Dame du Rhône à Montélimar, la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier… Mais beaucoup de diocèses n’ont pas mis en place de tels dispositifs. Sans grande surprise, ceux du Sud avouent leur préférence pour le rugby. « Le Rugby Club Toulonnais est encore bien placé pour remporter le bouclier de Brennus », précise-t-on ainsi au diocèse de Fréjus-Toulon.

Trop de compétition

Cette situation traduit en réalité la méfiance de beaucoup, dans l’Église, à l’égard d’un sport dont les excès actuels sont jugés peu compatibles avec les valeurs de l’Évangile. Dans sa chronique de mai, Mgr Christophe Dufour, archevêque d’Aix-et-Arles, s’attristait de la perte de sens d’un sport qu’il appréciait pourtant par le passé. « Je l’ai pratiqué sur les stades du Nord, passionnément et avec un immense plaisir. J’aimais soutenir mes équipes favorites, le LOSC et l’équipe de France. (…) Mais le football n’est plus un jeu. »

Au téléphone, Mgr Dufour confirme son désenchantement : « Le foot a longtemps été un vecteur d’éducation. Mais notre société de compétition a détruit l’âme de ce sport. Des clubs sont cotés en bourse, les joueurs s’arrachent à prix d’or… » Le rugby a désormais bien plus ses faveurs, lui qui vient d’assister dans son diocèse, les 4 et 5 juin, au Challenge des cathédrales, un tournoi de rugby entre jeunes catholiques de toute la France.

Prêtre dans l’Aveyron où il a longtemps travaillé à la réintégration dans la société de jeunes par le football, avant d’arriver à Paris, le P. Cherrier constate que ses paroissiens inscrivent désormais plus volontiers leurs enfants au rugby qu’au football. Un comble quand on songe qu’au début du XXe siècle, l’Église préférait le football au rugby, jugé trop élitiste et violent…

Pierre Wolf-Mandroux

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 15:52
Une favela de Sao Paulo défie le futur champion du monde

Des jeunes s'entraînent sur un terrain poussiéreux de la favela Anita Garibaldi, non loin de l'aéroport international de Sao Paulo. Leur but: attirer l'attention sur leur situation en jouant un match contre le futur champion du monde.

Avec l'appui de l'ONG latino-américaine Techo ("toit"), le Anita Football club a eu l'audace d'inviter le prestigieux vainqueur du Mondial-2014 sur son modeste terrain et ainsi donner un coup de projecteur sur cette zone miséreuse dépourvue de distribution d'eau et d'électricité.

L'équipe a maintenant quitté le terrain, remplacée par des enfants qui tapent dans le ballon malgré la tombée de la nuit, bien décidés à imiter les gestes de leurs idoles vues à la télévision.

Dans la favela Anita Garibaldi, qui a surgi il y a environ 13 ans à quelques encablures de l'aéroport Guarulhos après une occupation illégale, les habitants sont de véritables survivants. Ils ont résisté à pas moins de six tentatives d'expulsion ces dernières années.

Aujourd'hui, quelque 3.000 familles s'entassent dans cet entrelacs de ruelles parsemées de petits fanions brésiliens qui frémissent au bruit des moteurs des avions qui atterrissent et décollent à proximité.

"Quand on est arrivé en 2001, c’était un champs d'eucalyptus. Tout ce que nous avons, nous l'avons fait avec nos mains, sans machines", explique Elvis Vieira, un DJ de 32 ans qui fait figure de leader de la communauté.

"Hey parrain!", lui lance un enfant entre deux dribbles.

Elvis a obtenu la reconnaissance de ses voisins en lançant le "Défi Anita" mais aussi d'autres initiatives visant à attirer l'attention sur les conditions de vie précaires des habitants de cette favela.

- Une utopie positive -

"J'aimerais jouer contre le Brésil parce qu'ainsi la majorité des joueurs reviendraient vers leurs origines: les champs de terre où les gamins apprennent à jouer au football dans ce pays", confie l'entraîneur du FC Anita Alexandre Romao, un fonctionnaire de 35 ans qui aime se comparer au sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari.

"J'ai embrassé cette utopie parce que je vois que les jeunes pensent que ça va se produire. Et s'ils y croient, j'y crois aussi", affirme le technicien autoproclamé, arrivé dans la favela avec ses premiers occupants le 19 mai 2001.

Aujourd'hui, il réside dans une pièce de 18 mètres carrés avec sa femme et sa fille et doit partir chaque matin à 04h30 pour aller travailler.

Renaldo de Oliveira Silva est né à Bahia il y a 20 ans et a élu domicile dans la favela avec ses parents et sa soeur quand il avait sept ans.

Milieu de terrain, le numéro 14 a encore un visage poupin alors qu'il est déjà père. Il partage sa vie entre le terrain d'Anita et son emploi de mécanicien à l'aéroport.

"La vie ici est tranquille, nous nous divertissons en jouant au football. Nous nous réunissons tous les jours sur le terrain après le travail et le week-end pour jouer et discuter. C'est le centre de nos vies", sourit-il.

- Si Dieu le veut... -

A côté de lui, Adenaclay Gonçalves dos Santos, une jeune femme de 29 ans aux yeux fatigués, observe les footballeurs maillot auriverde sur les épaules.

A 16 ans, elle a quitté l'Etat d'Alagoas (nord-est) pour rejoindre Sao Paulo. "Je vis ici parce que je n'avais nulle part où aller et j'ai pu acheter un bout de terrain", raconte-t-elle.

Elle y a rencontré son mari et a eu un enfant. Elle a trouvé un emploi stable comme agent de nettoyage à Guarulhos.

Adenaclay adorerait voir ses voisins affronter une grande équipe nationale sur ce bout de terre où elle regarde son fils courir.

"Si Dieu le veut, le rêve se réalisera. Ils le méritent, car ils font beaucoup d'efforts. Ici on doit livrer une bataille quotidienne pour devenir quelqu'un, assure-t-elle. C'est beaucoup plus difficile que de remporter une Coupe du monde".

AFP

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 19:28
Message des Evêques du Brésil , à propos de la « Coupe du monde du football » (Mai 2014)

Le sport est important ; c’est un « droit de l’Homme » ! Il est nécessaire pour une vie saine et aucun peuple ne peut négliger ce Droit. Entre tous les sports, les brésiliens sont spécialement passionnés par le football. On comprend alors leur joie et leur attente de cette « Coupe du monde » qui, pour la seconde fois, va avoir lieu au Brésil.

Fidèle à sa mission évangélisatrice, l’Eglise du Brésil, solidaire, accompagne de tout son coeur ce grand événement qui réunira divers Pays du monde. Ce sera l’occasion d’une fraternisation universelle, avec, comme le dit le Pape François, « cette joie que le sport procure à l’esprit humain, avec aussi ces valeurs plus profondes que le sport est capable d’alimenter ».

Nous, les brésiliens, nous sommes connus pour notre hospitalité et notre joie. Nous saurons accueillir tous ceux qui, de tous les coins du monde, vont venir dans notre Pays pour la Coupe. Nos visiteurs pourront connaitre la richesse culturelle de notre terre, notre peuple, son art, sa religiosité, son patrimoine historique et l’extraordinaire diversité de son milieu ambiant.

La Coupe va offrir à notre société l’occasion de réfléchir sur les relations de culture et de paix entre tous les Peuples, occasion aussi de réfléchir sur les aspects sociaux et économiques qui influencent le sport qui est « harmonie », quand « l’argent et le succès ne prennent pas le dessus ! », comme nous avertit le pape François.

Nous regrettons que, dans la préparation de la Coupe, ce dernier aspect ait déjà pris le dessus, provoquant mouvements populaires qui, avec juste raison, revendiquent la souveraineté du Pays, le respect du droit des plus faibles, la mise en œuvre de politiques publiques pour éliminer la misère, supprimer la violence et garantir une vie digne pour tous. Nous sommes solidaires de tous ceux et celles qui, à cause de la Coupe, ont été blessés dans leur dignité et marqués par la douleur en perdant un être cher....

, Nous ne pouvons accepter que, à cause de la Coupe, des familles et des communautés entières aient été déplacées pour permettre la construction de stades et autres grandes oeuvres, sans respect du droit au logement. De la même façon, nous ne pouvons pas admettre que la réalisation de la Coupe augmente les inégalités sociales dans les villes, provoque dégradation du milieu ambiant et justifie la mise en oeuvre d’une situation d’exception , par décrets, « mesures provisoires » et autres décisions d’exceptions !..

Le succès de la Coupe du monde ne se mesure pas à l’argent qu’elle va injecter dans l’économie locale ou par les profits qu’elle va donner à ses organisateurs. Le succès sera dans la garantie de la sécurité de tous, sans user de violence, dans le respect du droit à de pacifiques mouvements de rue, dans le respect des Organisations qui empêchent le travail esclave, le trafic humain et l’exploration sexuelle, surtout quand il s’agit de personnes socialement vulnérables ; le respect des Organisations engagées dans le combat efficace contre l’injustice, le racisme et la violence.

La société brésilienne est invitée à adhérer au projet « Coupe de la Paix » et à la Campagne « Joue en faveur de la vie – Dénonce le trafic humain » . Le but de cette Campagne est de faire que la « Coupe du Monde » soit, dans notre Pays, un temps fort pour que grandisse la conscience citoyenne de notre peuple. Par ces initiatives, l’Eglise se fait présente dans la vie politique et sociale du pays, accomplissant ainsi sa mission d’évangélisation. Nous demandons, en même temps, aux diocèses et villes qui vont accueillir les jeux de la Coupe, de donner une attention religieuse spéciale aux diocésains et aux visiteurs.

...

Le jeu va commencer ! .. le Brésil devient, en ce moment, un immense terrain de jeu, sans tribunes ni gradins ! Nous sommes tous appelés à former une seule équipe, dans laquelle nous sommes tous « acteurs » pour vivre le « jeu de la Vie » qui n’admet pas de spectateurs. !

Marchant ensemble dans la même direction, nous marquerons le « but » de la Victoire. Nous gagnerons la plus grande victoire que Dieu nous confie : celle de la Vie ! Elle est la « couronne immortelle » (1Cor 9,25), celle que nous désirons tous et que nous voudrions gagner à la fin de notre vie ! Celle qui fera de nous tous, des vainqueurs !

Que la Patronne du Brésil, « Nossa Senhora Aparecida », nous bénisse et nous protège en ce temps de fraternité et de rencontre entre les peuples.

La Conférence des Evêques du Brésil

Mai 2014

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