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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 08:15
Taizé: l’hospitalité, un défi dans nos sociétés «fermées»

La 41ème rencontre européenne de jeunes de Taizé ouvre ses portes ce vendredi. Elle se tient, pour la première fois, à Madrid, en Espagne et rassemblera du 28 décembre au 1er janvier prochain, des milliers de jeunes venus de nombreux pays.

Cette «nouvelle étape du pèlerinage de confiance sur la terre» a pour thème: «N’oublions pas l’hospitalité !». Dans la perspective de cette rencontre, frère Aloïs invite les jeunes «alors que la défiance semble souvent gagner du terrain», à avoir le courage de «vivre l’hospitalité et ainsi de faire grandir la confiance».

Le prieur de la communauté de Taizé avance cinq propositions: Découvrons en Dieu la source de l’hospitalité - Soyons attentifs à la présence du Christ dans nos vies - Accueillons nos dons et aussi nos limites - Trouvons dans l’Église un lieu d’amitié et Exerçons une hospitalité généreuse.

Frère Aloïs exhorte notamment les jeunes à devenir «des femmes et des hommes d’accueil, en prenant du temps pour écouter, en invitant à notre table, en nous approchant d’une personne démunie, en ayant une parole bienveillante pour ceux que nous rencontrons».

Relever le défi de l’hospitalité en bâtissant des ponts

Il rappelle que «pour partager avec d’autres notre confiance en Dieu, nous avons besoin de lieux où trouver non seulement quelques amis bien connus mais une amitié qui s’élargit à ceux qui sont différents de nous».

Le Pape François, dans un message adressé aux participants à la rencontre de Madrid, a appelé les jeunes à relever le défi de l’hospitalité. Il les a encouragé à «devenir des bâtisseurs de ponts entre les Églises, les religions et les peuples» invitant à «accueillir la différence comme un chemin de communion».

Hélène Destombes - Cité du Vatican

 

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 09:46
Rencontre Européenne de Taizé à Valence (Espagne) du 28 décembre 2015 au 1er janvier 2016

Voici la méditation de Frère Aloïs, prieur de Taizé lors de la première veillée de la rencontre :

« Depuis plusieurs années, nous étions invités à Valencia pour une rencontre européenne. Voici un an, en annonçant que ce serait possible cette année, je disais aux jeunes Espagnols :Vous êtes filles et fils spirituels de Thérèse d’Avila dont on célèbre le 500e anniversaire, et aussi de Jean de la Croix. Ils ont réveillé une vie mystique en Espagne. A son tour votre génération est appelée à allumer dans votre pays le feu d’une foi renouvelée.

Nous aimons venir en Espagne pour recevoir ce feu et qu’il brûle à travers l’Europe. Nous aimons venir en Espagne pour découvrir toute la richesse de la diversité de ses régions. Merci à l’archevêque, le cher cardinal Cañizares, et à toute l’Église de Valencia de nous accueillir si bien. Maintenant le cardinal va nous parler et je vous dirai encore quelques mots à la fin de notre prière.

A la fin de la prière :

Hier soir je vous ai raconté comment j’avais vécu Noël en Syrie. Avant d’aller en Syrie, j’étais au Liban. Le Liban est submergé de réfugiés ; près de deux millions de réfugiés pour quatre millions d’habitants.

Dans la plaine de la Bekaa, nous avons visité des camps de fortune. Comme en Syrie j’ai été impressionné par le souci que tous ont pour les enfants. Dans un des camps, les réfugiés ont improvisé eux-mêmes des écoles, y compris pour les tout petits. Plusieurs fois j’ai entendu que l’éducation des enfants était pour eux une priorité.

Une autre priorité pour eux c’est de vivre ensemble avec leur diversité. Le Liban nous adresse ce message : il est possible de vivre ensemble entre religions différentes. Ce pays est fondé sur ce respect mutuel. Même après des épreuves qui ont été jusqu’à la guerre civile, les Libanais sont toujours revenus à cet idéal. Prions avec eux pour qu’ils puissent poursuivre.

Aujourd’hui, à chacun de vous il était proposé de se confier à la miséricorde de Dieu qui restera à jamais une source jaillissante. En consacrant l’année qui vient à chercher comment vivre la miséricorde, en rejoignant par là l’année de la miséricorde lancée par le pape François, nous voudrions découvrir que l’Église est d’abord une communauté d’amour et de pardon. Vous approfondirez cela demain matin.

Bien sûr, nos communautés, nos paroisses, nos groupes, restent souvent loin de ce dont nous rêvons. Mais l’Esprit Saint est présent dans l’Église et nous fait avancer sur le chemin du pardon.

La miséricorde et la compassion sont des valeurs d’Évangile qui peuvent être une réponse aux épreuves de nos sociétés, la miséricorde et la compassion sont capables de désamorcer la spirale de la violence entre les humains. Beaucoup de chrétiens à travers le monde donnent leur vie pour la réconciliation et pour la paix. Dans l’histoire des chrétiens, beaucoup de martyrs ont appelé à l’amour et au pardon.

Pardonner est un mot qui ne vient pas toujours sur nos lèvres. Il y a même des situations où nous ne pouvons pas pardonner. Mais nous pouvons au moins confier au Christ ceux qui font du mal et dire, comme lui quand il était sur la croix : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Pour que l’Église devienne toujours mieux une communauté d’amour et de réconciliation, nous, chrétiens, nous sommes pressés de trouver une réponse à cette question : comment montrer que l’unité est possible dans le respect du pluralisme ?

Pour avancer vers une réconciliation des chrétiens, il est essentiel de mieux se connaître, non seulement en occident, mais aussi entre chrétiens d’orient et d’occident. Voilà pourquoi à plusieurs reprises, avec quelques frères et avec des jeunes de divers pays, nous sommes allés faire un pèlerinage à Istanbul, à Moscou, Minsk, Kiev et Lviv.

Ces pèlerinages ont été si positifs que nous ferons dans l’année qui vient une même visite, cette fois en Roumanie. Le Patriarche Daniel a donné son accord pour que, du 28 avril au 1er mai 2016, avec 150 jeunes, nous puissions aller participer aux célébrations pascales orthodoxes à Bucarest.

Savons-nous que, comme chrétiens, nous avons un don spécifique pour préparer des chemins de paix et de confiance sur la terre ? Nous sommes le Corps du Christ et une communion entre ceux qui suivent le Christ peut devenir un signe crédible de réconciliation au milieu des humains. »

Frère Alois, Valence, lundi soir 28 décembre 2015

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:33
Message du Pape François pour les 75 ans de Taizé

Au Frère Aloïs et à la Communauté de Taizé

En cette année où la Communauté de Taizé célèbre trois anniversaires, le soixante-quinzième de sa fondation, le centième de la naissance de Frère Roger et le dixième de la mort de ce dernier, je m’associe à votre action de grâce à Dieu, Lui qui suscite toujours de nouveaux témoins fidèles jusqu’au bout. J’ai confié à mon Vénéré Frère le Cardinal Kurt Koch le soin de vous transmettre, ainsi qu’à tous les membres de la Communauté, l’assurance de mon affection.

Comme l’a dit le Pape Benoît XVI aux jeunes, à l’occasion de la Rencontre européenne organisée par la Communauté de Taizé à Rome en 2012, Frère Roger fut un « témoin infatigable de l’Évangile de paix et de réconciliation, animé par le feu d’un oecuménisme de la sainteté » (Discours du 29 décembre 2012).

C’est ce feu qui l’a poussé à fonder une communauté qui peut être considérée comme une véritable « parabole de communion » qui, jusqu’à aujourd’hui, a joué un rôle si important pour construire des ponts de fraternité entre les chrétiens.

Cherchant avec passion l’unité de l’Église, Corps du Christ, Frère Roger s’est ouvert aux trésors déposés dans les diverses traditions chrétiennes, sans pour autant accomplir de rupture avec son origine protestante. Par la persévérance dont il a fait preuve durant sa longue vie, il a contribué à modifier les relations entre chrétiens encore séparés, traçant pour beaucoup un chemin de réconciliation.

Nourri par l’Écriture Sainte, Frère Roger se référait aussi à l’enseignement des saints Pères de l’Église, il puisait aux sources chrétiennes et savait les actualiser auprès des jeunes.

Frère Roger comprenait les nouvelles générations ; il avait confiance en elles. Il a fait de Taizé un lieu de rassemblement où des jeunes du monde entier se sentent respectés et accompagnés dans leur recherche spirituelle.

Frère Roger a aimé les pauvres, les déshérités, ceux qui, apparemment, ne comptent pas. Il a montré, par son existence et par celle de ses frères, que la prière va de pair avec la solidarité humaine.

Je rends grâce à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, pour la vie donnée de Frère Roger, jusqu’à sa mort violente. Puisse la Communauté de Taizé maintenir toujours ardents le témoignage qu’il a rendu au Christ ressuscité et l’appel qu’il a sans cesse renouvelé à « choisir d’aimer ».

Du Vatican, le 16 août 2015
François

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 10:22
En cette fin de Carême, quatre propositions pour « être sel de la terre » !

La lettre de Taizé « Vers une nouvelle solidarité » (2012-2015) continue d’exprimer les bases du cheminement commun qui nous conduit jusqu’au 16 août 2015, dixième anniversaire de l’entrée de frère Roger dans la vie d’éternité (voir plus loin le programme de l’année 2015). Voici quatre propositions pour « être sel de la terre ».

Première proposition : Donner autour de nous le goût de vivre

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? » (Matthieu 5,13)

Être sel de la terre est un don de Dieu que nous voudrions accueillir avec joie. En étant sel de la terre, nous pouvons transmettre le goût de vivre. Et quand nous rendons la vie belle à ceux qui nous sont confiés, notre existence prend un sens.
Si, face à la multitude d’obstacles, nous nous demandons : « À quoi bon continuer à nous battre ? », rappelons-nous que peu de sel suffit à donner de la saveur.
Par la prière, nous apprenons à nous regarder comme Dieu nous regarde : il voit nos dons, nos capacités.
Ne pas nous affadir, c’est nous engager corps et âme et faire confiance aux dons de Dieu en nous.

§ Cherchons pour nous-mêmes et pour les autres ce qui nous fait croître et favorise un épanouissement.

Deuxième proposition : S’engager pour la réconciliation

« Quand tu présentes ton offrande à l’autel, si tu te rends compte que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande et va d’abord te réconcilier avec lui. » (Matthieu 5,23-24)

En nous tous se trouve l’aspiration à vivre ensemble comme dans une unique famille humaine, mais cela ne va pas de soi, ni en famille, ni entre amis, ni dans nos villes et villages, ni entre nations.
Quand les chrétiens se réconcilient, ils deviennent un signe dans une humanité qui cherche elle-même son unité.
Il y a des situations où la réconciliation est urgente. Pour nous y engager, à nous de comprendre les peurs qui enferment l’autre dans des préjugés, à nous aussi de nous rendre compte que d’autres peuvent avoir un reproche à nous faire.
L’Évangile nous appelle à ne transmettre ni autour de nous ni à la génération suivante les ressentiments hérités du passé.

§ Osons susciter des rencontres entre ceux qui ne partagent pas les mêmes idées, le même style de vie ou la même religion, qui ne viennent pas de la même culture ou du même milieu social. Apprenons à nous connaître les uns les autres, à nous inviter mutuellement. Ayons le courage de demander pardon et de pardonner.

Troisième proposition : Se mettre au service de la paix

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu. » (Matthieu 5,9)

La paix est davantage qu’une absence de conflit, elle est bonheur, elle donne juste place à chacun, elle est plénitude de vie. Quand nous l’accueillons en nous, la paix de Dieu s’étend à ceux qui nous entourent et à toutes les créatures.
Le désir de la paix élargit notre cœur et l’emplit de compassion pour tous. Il se traduit dans une attitude d’accueil et de bienveillance dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos activités quotidiennes.
La paix est aussi à la racine de la justice à plus grande échelle. Dans des sociétés où se côtoient luxe et pauvreté, faut-il s’étonner que des violences surgissent ? Le partage des richesses est un facteur d’apaisement et une contribution majeure au bien commun.
Certains prennent un engagement pour promouvoir la paix en assumant des responsabilités dans la vie publique de leur pays, dans une association, dans leur entreprise, au service de personnes ayant des besoins particuliers.

§ Allons vers quelqu’un pour qui il n’y a pas de paix. Veillons plus particulièrement aux migrants. Discernons les situations d’injustice et apportons notre protection à ceux qui sont vulnérables. Identifions les esclavages modernes. Avec d’autres, prions pour la paix. Pour cela tenons-nous par exemple chaque dimanche soir une demi heure en silence.

Quatrième proposition : Prendre soin de notre terre

« Heureux les doux, car ils posséderont la terre. » (Matthieu 5,5)

Les doux sont ceux qui ne s’imposent pas. Ils laissent de la place aux autres. Ils n’accaparent pas la terre. La douceur n’est pas une démission, mais une maîtrise des pulsions de violence qui nous habitent.
La terre ne nous appartient pas, elle nous est confiée, nous sommes appelés à veiller sur elle. Les ressources de notre planète ne sont pas illimitées. Nous avons un devoir de solidarité entre personnes et peuples, et avec les générations à venir.
Dans notre manière de consommer et d’utiliser les ressources naturelles, une bonne mesure est à découvrir entre les besoins vitaux et le désir d’avoir toujours plus.
Pour trouver un style de vie qui permette un développement durable, nous avons besoin de toutes nos capacités d’imagination et de créativité. Elles doivent s’exercer dans la vie quotidienne et aussi stimuler la recherche scientifique, l’élan artistique, et inventer de nouveaux projets de société.

§ Regardons notre mode de vie et cherchons à simplifier ce qui peut être artificiel et ce qui est de trop. Simplifier notre existence peut être source de bonheur. Ouvrons des espaces de partage : que pouvons-nous donner et recevoir ? N’oublions pas de louer Dieu pour la création. Pour cela prenons des temps de repos et de contemplation.

Frère Alloïs de Taizé

Décembre 2014

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