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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 17:51
Interview de Mgr. Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise, après l'attentat dans la basilique Notre Dame de l'Assomption à Nice

Monseigneur Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise était l’invité de Bernard Poirette ce vendredi 30 octobre. Au lendemain de l’attentat à la basilique de Nice, Monseigneur Lalanne, auteur de « Vivre et espérer » aux éditions Salvator, a fermement condamné les attentats, affirmant qu’il faut « éradiquer le terrorisme » et que « la police et la justice doivent faire leur œuvre ».
 Stanislas Lalanne se dit soulagé de la décision de Gérald Darmanin d’ouvrir les églises pendant le confinement
L’évêque a d’abord exprimé son émotion après l’attentat de Nice, qui a causé la mort de 3 personnes. Visiblement ému, il a dit que « nous vivons des journées plus que rudes et difficiles ». Il a toutefois souligné son soulagement concernant l’ouverture des églises pendant le confinement : « Il n’y aura pas de messe mais nous pourrons prier, les églises sont des lieux de paix où l’on cherche la source de la vie et de l’espérance ».
Suite à l’attentat, Monseigneur Lalanne explique avoir reçu de nombreux appels : « le président du conseil régional du culte musulman, le rabbin de Sarcelles, des députés, des maires m’ont appelé ». Il proclame une « famille humaine » qui se doit selon lui se rassembler au-delà des appartenances religieuses. Il appelle à « construire cette fraternité humaine ».
« Je pardonne mais je n’oublie pas. Il faut éradiquer le terrorisme » affirme Stanislas Lalanne
Interrogé par Bernard Poirette sur le pardon aux terroristes, Stanislas Lalanne a précisé qu’il « pardonne mais n’oublie pas ». Pour lui, « la justice et la police doivent faire leurs œuvres. Le pardon ça veut dire que je ne réduis pas celui en face de moi aux actes qu’il a posés ». Il martèle qu’il faut éradiquer le terrorisme. Il accuse par ailleurs de blasphémateurs ceux qui tuent au nom de la religion : « le blasphémateur c’est le couteau et non pas le crayon ».
L’évêque a aussi pointé du doigt le problème d’une « laïcité aseptisée ». Pour lui, on ne parle pas suffisamment de religion. Sortir la religion du privé, proposer plus d’éducation religieuse permettrait selon lui de « poser d’autres questions et reconnaître l’autre dans sa différence ». Il a par ailleurs rappelé l’importance de la liberté, rendant hommage à Samuel Paty qui « faisait apprendre la liberté ».

Antoine Mouly

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 07:30
DISCOURS D'EMMANUEL MACRON EN HOMMAGE AU PÈRE HAMEL À SAINT-ETIENNE-DU-ROUVRAY le 26 JUILLET 2017

Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel,
Monsieur le Vice-président du Sénat,
Mesdames et messieurs les Députés et Sénateurs,
Madame la Ministre, Monseigneur,
Madame la Préfète,
Monsieur le Maire,
Messieurs les représentants des cultes,
Chers membres de la famille du Père HAMEL, de la famille des victimes,
Mesdames, Messieurs,

En assassinant le Père HAMEL au pied de son autel, les deux terroristes ont certainement cru semer parmi les catholiques de France la soif de vengeance et de représailles. Ils ont échoué. Mon premier mot sera donc pour remercier l’église de France, Monseigneur LEBRUN ici présent, les catholiques de France, les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul et en particulier Sœur Hélène, Sœur Danièle, Sœur Huguette, qui étaient présentes ce jour-là, si courageuses, les paroissiens de Saint-Etienne-du-Rouvray et notamment monsieur COPONET qui fut blessé gravement, et son épouse.

Je les remercie tous d’avoir trouvé dans leur foi et leurs prières la force du pardon. Je vous remercie, Monsieur le député, Monsieur le maire, vous toutes et tous qui êtes là, habitants de Saint-Etienne-du-Rouvray, d’avoir donné à toute la France le même exemple. D’avoir refusé cette soif de vengeance et de représailles. D’avoir ensemble, dès les premières heures, choisi ce chemin d’avenir que vous évoquiez il y a un instant.

En ces temps troublés où tant de vos frères, où tant de nos concitoyens subissent le terrorisme, pour certains la persécution, vous restez d’inlassables artisans de la paix. Et l’exemple d’apaisement que vous avez offert à la France appelle toute notre gratitude.

Ces deux meurtriers voulaient non moins certainement exacerber la peur des Français, déjà tant éprouvée par l’attentat du 14 Juillet à Nice. Grâce à vous, là encore ils ont échoué. Mieux, ils ont rappelé à tous les Français que la République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas. Il est une part sur laquelle on ne porte pas la main. Une part, j’ose le mot, sacrée.

Cette part, c’est la vie d’autrui, mais c’est aussi tout ce qui nous rend humain : l’amour, l’espérance, le don de soi, l’attachement aux siens et à ses racines, le goût de l’autre… De tout cela, le père HAMEL était l’incarnation même, dans la discrétion et le respect scrupuleux de sa charge.

En profanant sa personne, en profanant son église, et donc sa foi, ses assassins ont attenté à ce lien profond qui unit les Français, qu’ils soient croyants ou non, catholiques ou pas. Alors, ce lien nous est apparu dans toute sa force.

Le visage de Jacques HAMEL est devenu le visage de ce qui, en nous, refuse cette culture de mort, et ce terrorisme arrogant. Le sourire de Jacques HAMEL est devenu ce sourire de résistance, celui de l’humanisme qui se tient droit face à l’obscurantisme.

Dans sa vie humble, toute offerte aux autres, dans la force d’âme des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul tentant de dialoguer avec les assassins, les Français ont reconnu une part d’eux-mêmes. Cette part d’eux-mêmes qui se retrouve dans notre texte, dans cette déclaration, dans ce qui est le fondement même de notre République.

La République, oui, repose sur l’amour et le respect de l’humanité. Chacun œuvre à cet idéal, avec ses croyances, avec sa philosophie, sa morale. Lorsque c’est la foi qui soutient cet idéal, elle a toute sa place dans la République. C’est pour cela que la République garantit la liberté de croire, comme celle de ne pas croire. C’est pour cela qu’elle protège les lieux de culte et les représentants des religions.

La République n’a pas à combattre une religion, ni à vouloir se substituer à elle. Elle œuvre chaque jour à ce que chacun puisse croire ou pas dans l’intensité et l’intimité de sa foi. En homme libre.

Mais chaque religion, dont les responsables sont ici présents, et je les en remercie, a à mener sa part de combat pour que jamais la haine, le repli, la réduction de ce que nous sommes ne puissent triompher. C’est un combat long, et il se mène chaque jour.

Ici, vous l’avez emporté. Car elle est là, elle est là aussi la force de notre nation, dans cette capacité à entendre et faire siennes les paroles de fraternité et de charité que l’Eglise de France prononça voici un an ; dans cette capacité à réunir autour du corps supplicié d’un prêtre l’imam, le pasteur et le rabbin.

Dans cette volonté de l’Etat, de l’ensemble de ses services publics, nationaux et locaux, d’œuvrer pour que le pays se tienne. Dans cette volonté de faire fructifier ce qui rapproche les Français au lieu d’enfermer chacun dans sa chapelle. C’est cela ce que nous opposons à tous les fanatismes.

Alors, oui, il y a un an, vous avez donné cet exemple à toute la France. Et sans en diminuer l’horreur, je veux vous dire ici aujourd’hui que le martyr du père HAMEL n’aura pas eu lieu pour rien, son viatique sera la force de ce message, de votre dignité.

Un an après, nous en discernons le sens et la leçon. C’est de nous avoir rendu, chacune et chacun, plus fidèles encore à ce que nous sommes, plus fidèles encore à ce qu’ils ont voulu abattre, plus fidèles encore à ce que nous ne concéderons jamais.

Merci.
Le 26 juillet 2017

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 08:04
Commémoration devant l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en mémoire aux victimes des attentats de janvier 2015, en présence des survivants de Chalie Hebdo, de François Hollande, Christophe Castaner et de Anne Hidalgo. LP / Philippe de Poulpiquet

Commémoration devant l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en mémoire aux victimes des attentats de janvier 2015, en présence des survivants de Chalie Hebdo, de François Hollande, Christophe Castaner et de Anne Hidalgo. LP / Philippe de Poulpiquet

Ce mardi, plusieurs hommages étaient rendus dans le XIe arrondissement ou encore porte de Vincennes en mémoire des victimes des attentats.

Pas de discours mais de l'émotion, des élus bardés du drapeau bleu blanc rouge, des aréopages de la préfecture de police et des couronnes de fleurs.

Cinq ans, jour pour jour après le terrible attentat perpétré contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, un quartier du XI e arrondissement a été bouclé ce mardi matin pour rendre hommage aux victimes des attentats survenus entre les 7 et 9 janvier 2015.

« C'est important de ne pas oublier. C'est un devoir de mémoire », estime ce quinquagénaire qui habite boulevard Richard Lenoir (XIe) depuis vingt ans et qui se retrouve pourtant pendant la cérémonie empêché par la police de rentrer chez lui. « Il y a cinq ans, j'étais là, pas loin, dans la rue ».

Une cérémonie sans riverains

« Moi, j'aurais bien aimé aller me recueillir », regrette ce vieux monsieur, lui aussi bloqué derrière le cordon police. « Cette cérémonie sans habitants, ça devient un peu stérile, artificiel et institutionnel, tacle Lea, 22 ans, étudiante qui travaille dans un bar du boulevard Richard Lenoir. Le quartier est bouclé pendant des heures pour le convoi des officiels. »

Quatre ministres — sans Emmanuel Macron — Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, François Hollande, ancien président (PS) de la République, l'ancien et actuel commissaire de police du XIe arrondissement, François Vauglin, maire du XIe arrondissement et la famille d'Ahmed Merabet, le policier tué par les frères Kouachi, étaient présents pour cette cérémonie qui se voulait sobre.

Une première partie s'est passée devant le 10, rue Nicolas-Appert (XIe), siège de l'ancienne rédaction de Charlie Hebdo. Une deuxième partie s'est déroulée un peu plus loin, boulevard Richard Lenoir, là où Ahmed Merabet, qui tentait de stopper les djihadistes sortant de Charlie Hebdo, avait été assassiné.

Deux autres hommages ont également eu lieu, un devant l'Hyper Cacher, porte de Vincennes (XIIe) où trois clients et un employé du supermarché avaient été abattus et le dernier à Montrouge (Hauts-de-Seine), où Clarissa Jean-Philippe, jeune policière municipale avait été tuée.

Les policiers du XIe arrondissement toujours très marqués

« Nous sommes passés du deuil et de la sidération à quelque chose qui fait partie de notre histoire, décrypte François Vauglin, le maire PS du XIe. Il ne faut pas que ce drame nous laisse à terre, sinon, c'est la victoire du terrorisme ».

Un peu plus loin, au commissariat d'arrondissement, très marqué par la mort d'Ahmed Merabet, « on essaie de faire en sorte que personne n'oublie », glisse un fonctionnaire de police, présent lors des attentats. « C'est un moment marquant dans la carrière d'un policier, ça ne s'estompe pas, élude-il pudiquement. Il faut que la nouvelle génération sache ce qui s'est passé. »

Dans ce commissariat, beaucoup ont demandé leur mutation depuis le drame. Il ne reste que la moitié des effectifs de 2015.

En fin de matinée, après le départ des officiels, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, Guy, 56 ans, un peu en retrait, contemple l'air grave, le bâtiment et le trottoir jonché de fleurs.

«Le dessin, c'est la liberté d'expression»

« Je fais partie de la génération élevée à Cabu et Wolinski (NDLR : les dessinateurs tués par les frères Kouachi) », explique le quinquagénaire.

Guy a « trouvé dans son emploi du temps un petit moment pour venir » rue Nicolas Appert (XIe). « J'ai beaucoup d'affinités avec le monde de la BD. Le dessin, c'est la liberté d'expression. Le dessin de presse n'existe pas dans les dictatures ».

Céline Carez

 

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 10:02
La plaque commémorative des attentats du 13 novembre, au Bataclan. /AFP PHOTO/STEPHANE DE SAKUTIN

La plaque commémorative des attentats du 13 novembre, au Bataclan. /AFP PHOTO/STEPHANE DE SAKUTIN

A l’instar du 11 septembre 2001, le 13 novembre 2015 est en passe de devenir un événement balise de la mémoire française.

Denis Peschanski est coresponsable du programme 13 Novembre, historien chercheur au CNRS, il travaille sur la construction de la mémoire tant individuelle que collective d’un événement qui a bouleversé la Nation au sens propre comme figuré. Son projet prévoit de filmer, recueillir et analyser les témoignages de 1000 volontaires, en les revoyant deux, cinq et dix ans après la tragédie. Un projet titanesque. Il répond aux questions du Parisien, joint au téléphone ce lundi à la mairie du XIe arrondissement de Paris, pendant les commémorations des attentats qui ont fait 130 morts, un soir d’automne 2015.

Le 13 Novembre est-il le 11 Septembre français ?

« Je dirais que le 11 Septembre est une matrice du XXIe siècle. C’est un événement planétaire. Mais lorsque l’on a sondé notre panel sur les événements terroristes qui les ont marqués, le premier qui revient c’est le 13 Novembre mais le 11 septembre arrive en deuxième. C’est donc important. Ce qui est sûr c’est que c’est un marqueur majeur de la mémoire collective française, il résume la chaîne des attentats de 2015 à 2017, pour une majorité de gens. Cette séquence est résumée dans le 13 novembre. Toute la difficulté pour les politiques, c’est notamment de faire en sorte que les autres restent aussi dans la mémoire collective. On fait le tri et on retient ce qui suffit à garder tous le sens de l’événement. Il y a aussi un tri à l’intérieur du « 13 Novembre », de plus en plus c’est le Bataclan qui prédomine. Le cheminement est important aujourd’hui.

Pourquoi le 13 Novembre plutôt que le 7 janvier 2015 ?

Je pense que c’est l’idée que la société française était menacée dans son ensemble. Jusqu’ici avec Mohamed Merah en 2012, ce sont les juifs, les militaires qui étaient ciblés. En janvier 2015, ce sont les journalistes, les juifs à nouveau, et les policiers. Le 13 Novembre c’est la jeunesse française qui a été visée et les valeurs qui y étaient rattachées. C’est cette symbolique-là qui a augmenté le ressenti du choc. L’attentat de Nice a aussi beaucoup choqué à cause de la présence de jeunes enfants… Mais dans l’imaginaire collectif « la course folle dans la capitale », la « ville des droits de l’homme » qui a été touchée, cela reste plus fort.

(Une musique retentit alors… en fond. Denis Peschanski s’interrompt puis reprend sa pensée.)

« Vous voyez, Djamila Houd, morte à « la Belle Equipe ». C’était une fille de Harkis, elle fut la compagne du patron de ce bar du XIe arrondissement, mais aussi une mère, elle avait un enfant avec lui. Le patron était d’origine juive. C’est cette symbolique, la capacité à dépasser ces apparentes oppositions, la mixité, qui a été visée par les terroristes. Une symbolique qui a pris une ampleur, une dimension beaucoup plus singulière.

 

Les commémorations des attentats du 13 novembre en vidéo

Ce 13 novembre, à l’instar du 11 septembre avec le monde, aurait pu fracturer la France ?

« Oui mais la France a tenu et c’est la meilleure des réponses. Il n’y a jamais eu de « ratonnades », de fractures majeures dans la société française, le rappel des valeurs de la France, a joué beaucoup dans ce sens. Il faut continuer à veiller à cela. François Hollande, n’avait qu’une obsession au soir des attentats : maintenir la cohésion pour éviter que ça explose. Et de fait la société n’a pas explosé. C’est une forme de résilience collective.

 

Ce sera toujours le cas dans dix ans ?

Je ne suis pas devin. Mais on en aura une idée par notre travail : l’écoute des 1000 personnes que nous aurons entendues au total à quatre reprises, à plus deux, plus cinq ans, et plus dix ans. Cela nous permettra de savoir comment se fait le tri dans la mémoire collective et quel sera l’impact.

 

Ronan Tésorière

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 15:49
Attentats contre des églises Coptes en Egypte en ce dimanche des Rameaux

Au moins 25 personnes ont été tuées dans le premier attentat, dimanche, commis dans l'église copte de Tanta, une ville située entre Le Caire et Alexandrie.

Au moins 38 personnes ont été tuées ce dimanche des Rameaux dans l'explosion de deux bombes visant des églises coptes, à Tanta au nord du Caire, et à Alexandrie.

Dimanche noir pour la communauté copte égyptienne. Au moins 38 personnes ont perdu la vie dans deux attentats perpétrés contre des églises coptes, à Tanta, au nord du Caire, et Alexandrie. Daech les a revendiqués tous les deux, a-t-on appris en début d'après-midi.

Tanta : au moins 27 morts et 78 blessés. Le premier attentat a touché ce dimanche matin l'église copte Mar Girgis de Tanta, une ville de 400 000 habitants située dans le delta du Nil, au nord du Caire. L'explosion s'est produite vers 10 heures alors que la communauté chrétienne célébrait le dimanche des Rameaux. Dans la matinée, des médias d'Etat égyptiens ont publié des images de l'église de Tanta peu après l'explosion qui a fait au moins 27 morts et 78 blessés.

La bombe aurait été placée à l'intérieur de l'église, où se déroulait une messe. Parlant au téléphone à la télévision «Nile News», le gouverneur de Gharbiya le général Ahmad Deif a affirmée qu'il n'y avait pas encore d'informations sur la nature de l'attentat. «Soit une bombe a été placée dedans, soit quelqu'un s'est fait exploser», a-t-il indiqué.

Alexandrie : au moins 11 morts. Quelques heures plus tard, en début d'après-midi, un autre attentat a cette fois-ci visé l'église Saint-Marc d'Alexandrie, où se trouvait le pape copte orthodoxe. Au moins 11 personnes sont décédées, selon le ministère égyptien de la Santé. Trente-cinq autres sont blessées. L'attaque aurait été commise par un kamikaze.

«L'élément terroriste équipé d'une ceinture explosive» a tenté de pénétrer dans l'église où se trouvait le pape copte Tawadros II à l'occasion de la fête des Rameaux, mais les policiers l'en ont empêchés et il s'est fait exploser», a expliqué le ministre de l'Intérieur égyptien. Un responsable de l'église copte avait indiqué que le Tawadros II était parti avant l'explosion.

Le gouvernement égyptien veut éliminer le terrorisme «à la racine». Le Premier ministre Chérif Ismaïl a condamné dimanche matin l'attentat de Tanta, soulignant «la détermination de l'Etat à éradiquer de tels actes terroristes, et éliminer à la racine le terrorisme noir». «Le terrorisme frappe de nouveau l'Egypte, cette fois-ci le dimanche des Rameaux. Une autre tentative odieuse mais ratée visant tous les Egyptiens», a pour sa part réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmad Abou Zeid.

Al Azhar condamne fermement. De son côté, Al Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée au Caire, a rapidement réagi pour dénoncer l'attaque contre «des innocents». «L'objectif de cet attentat terroriste lâche est de déstabiliser la sécurité et la stabilité de notre Egypte, et l'unité du peuple égyptien, ce qui exige de toutes les composantes de la société qu'elles restent soudées», a-t-elle ajouté.

François Hollande réagit. «La France est pleinement solidaire de l'Egypte dans cette terrible épreuve et mobilise toutes ses forces en lien avec les autorités égyptiennes pour la lutte contre le terrorisme» a pour sa part affirmé le président de la République, François Hollande, dans un communiqué.

 

La visite du pape François en vue. Ces attentats interviennent quatre mois après une attaque-suicide qui avait fait une trentaine de morts dans une église copte du Caire. En le revendiquant, Daech avait affirmé sa détermination à continuer les attaques contre «tout infidèle ou apostat en Egypte et partout». Ceux de dimanche interviennent moins de trois semaines avant une visite du pape François, prévue les 28 et 29 avril, en Egypte. Le souverain pontife a d'ailleurs présenté ses «profondes condoléances» lors de la prière de l'Angélus dimanche.

Leparisien.fr avec AFP

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 10:45
Attentat à Nice : plus que jamais, la solidarité nationale doit être plus forte que le terrorisme

La Conférence des évêques de France (CEF) s’associe pleinement à la douleur des proches et des familles des victimes. Elle les assure de ses pensées et de ses prières.

Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, Président de la CEF, invite tous les catholiques de France à prier spécialement pour les victimes et leurs proches lors des messes de ce dimanche 17 juillet. Cette tragédie vient s’ajouter à la triste liste d’actes terroristes qui endeuillent notre pays et d’autres pays dans le monde depuis de nombreux mois.

Quel qu’en soit le motif, cette barbarie est inacceptable, intolérable. Notre pays a été meurtri alors qu’il vivait un moment d’union nationale. Plus que jamais, la solidarité nationale doit être plus forte que le terrorisme.

Dans la douleur du jour, il nous faut garder la certitude que l’unité est supérieure à la division.

Conférence des évêques de France

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 19:08
Le Pape François pleure les chrétiens coptes assassinés

Le Pape François a téléphoné lundi après-midi au patriarche copte-orthodoxe Tawadros II pour « manifester sa profonde participation à la douleur de l’Eglise copte, après le récent assassinat barbare de chrétiens coptes par des fondamentalistes islamistes » en Libye. Le Directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi précise que le Saint-Père « a assuré de ses prières aussi demain, jour de la célébration des funérailles des victimes ».

Le Pape avait fait part lundi matin d’un profond sentiment de tristesse, en évoquant les 21 Egyptiens coptes exécutés sauvagement par l’Etat islamique, sur les rives de la mer Méditerranée, en Libye. Et de se rappeler de leurs paroles : « Jésus, aide-moi ».

« Ils ont été assassinés pour le seul fait d’être chrétiens, a déploré le Souverain Pontife. Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage qui hurle. Qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes, luthériens, peu importe : ils sont chrétiens ! Et le sang est le même. Donner son sang, c’est témoigner du Christ. »

En se rappelant de ces frères morts pour avoir témoigné du Christ, François « demande de s’encourager les uns les autres à aller de l’avant avec cet œcuménisme, l’œcuménisme du sang qui nous encourage ».

La diffusion dimanche soir des images de l'exécution, par l'État islamique, de 21 otages présentés comme des chrétiens coptes égyptiens suscite la stupeur et la réprobation en Égypte. Le président Abdel Fattah Al-Sissi a décrété sept jours de deuil national, alors que les rumeurs d'une intervention militaire en Libye se multiplient. L'achat par l'Égypte de 24 avions Rafale, qui sera finalisé ce lundi par la visite du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, cristallise la volonté égyptienne de s'affirmer comme la principale puissance militaire de la région. Des frappes de l'aviation égyptienne auraient été menées ce lundi matin sur les positions de l'État islamique en Libye.

Interrogé par Cyprien Viet, l'évêque auxiliaire copte-catholique d'Alexandrie, Mgr Youhanna Golta exprime la peine des Égyptiens après l'annonce de ces exécutions et son inquiétude face au risque de déstabilisation de l'Égypte.

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