Un chemin de foi

"Agir comme si tout dépendait de moi et Prier comme si tout dépendait de Dieu"
 Ignace de Loyola

RSS

  • Flux RSS des articles

Recherche

Catégories

Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 15:42

21 ARCABAS TRINITE

Maurice Zundel a écrit des pages émouvantes sur le coeur humain, cet espace où la conscience qui s'éveille accède au sens de sa dignité de son inviolabilité, et qui se révèle, derrière le moi préfabriqué et conditionné qui le recouvre, comme un espace de pur accueil de l'autre, un espace qui ne peut être violé par des principes autoritaires, même divins, mais qui vit de l'ouverture et de la communion à l'Autre, à l'image du Dieu de Pauvreté qui se dépossède perpétuellement de lui-même dans la relation d'offrande qu'entretiennent entre elles les trois Personnes de la Trinité. 

«(...) la Trinité est la délivrance d’un cauchemar où l’humanité se débat quand elle se situe en face d’une divinité dont elle dépend et à laquelle elle est assujettie: pourquoi Lui plutôt que moi? Pourquoi suis-je la créature, et Lui le Créateur? Pourquoi, s’il est mon créateur, m’a-t-il mis dans cette situation de savoir que je suis son esclave? Pourquoi m’a-t-il donné juste assez d’intelligence pour comprendre que je dépends de Lui? Il y a une révolte sourde et implacable qui monte du coeur de l’homme dans cette confrontation de son esprit avec cette espèce de Dieu qui lui apparaît comme le rouleau compresseur de l’esprit! 

Dans l’ouverture du Coeur de Dieu à travers le Coeur du Christ, il y a justement cette manifestation incroyable et merveilleuse que Dieu est Dieu parce qu’il se communique, qu’il est Dieu parce qu’il se donne tout, parce qu’il est la désappropriation infinie et éternelle, parce qu’il a la transparence d’un enfant, une transparence où toute espèce d’appropriation est impossible, où le regard est toujours dirigé vers un l’Autre, où la personnalité, où le moi, n’est qu’un pur et infini altruisme. C’est là la grande confidence qui resplendit dans l’Évangile du Christ! La perle du royaume, c’est que Dieu soit ce Dieu-là! 

Jésus, en nous révélant la Trinité, nous a délivrés de Dieu! Il nous a délivré de ce Dieu cauchemar, extérieur à nous, limite et menace pour nous: il nous a délivrés de ce Dieu-là! Il nous a délivrés de nous-mêmes qui étions nécessairement, et sourdement, même si nous n’osions l’avouer, en révolte contre ce Dieu-là. 

Avec la Trinité, nous entrons dans le monde de la relation. (...) 

Subsister en forme de don, subsister comme une relation à autrui, subsister dans une pure respiration d’amour, nous avons là le Dieu qui transparaît et se révèle personnellement en Jésus Christ.(...) 

Ce qui est justement si pathétique, et ce qui nous rend sensible la différence entre l’Ancien et le Nouveau Testament, et le passage transcendant qu’il faut opérer de l’un à l’autre, c’est que, tandis que dans l’Ancien Testament le péché suprême, le péché originel, c’est de vouloir être comme Dieu, dans le Nouveau, c’est cela même qui est l’unique nécessaire.(...) 

Il s’agit d’être comme Dieu! Et, au fond, cette intuition nietzschéenne, cette volonté d’être Dieu, de ne supporter aucun Dieu en dehors de soi, est l’ébauche d’une vocation authentique. Mais attention! Oui, être comme Dieu, mais après avoir reconnu en Dieu justement la désappropriation infinie, la pauvreté suprême, le dépouillement translucide! 
Si Dieu est ce Dieu-là, s’il est dans notre coeur une attente infinie, être comme Dieu, maintenant cela veut dire nous désapproprier fondamentalement de nous-mêmes pour que notre vie s’accomplisse comme la sienne dans un don sans réserve.»
Maurice Zundel, "Le Problème que nous sommes", Le Sarment, Fayard, 2000, pp 39-42

 Lien à la Source

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 14:33

roses

Bien au-delà de la fête commerciale, fêter les mamans c’est reconnaître cet amour unique et si grand qu’elles savent donner à leurs enfants :

"Aimer"

Aimer malgré la peur et la tristesse, 
Aimer malgré l'absence et le silence, 
Aimer malgré la crainte de l'indifférence, 
Du départ ou de l'abandon...

Aimer dans la confiance, 
Aimer sans dépendance, 
Aimer juste pour être là, autour et alentour, 
Aimer juste pour envelopper de chaleur et de tendresse, 
Comme la coquille d'un œuf, tout près, et pourtant si loin 
Pour ne pas serrer, pour éviter d'étouffer.

Aimer pour être aussi doux que la brise, 
La caresse d'un rayon de soleil, le parfum d'une rose, 
La pluie à la surface de l'étang.

Aimer comme deux mains ouvertes 
Qui laissent éclore la fleur de la vie, 
Sans crisper, sans retenir. 
Aimer au-delà du temps et de l'espace, 
Et le crier à l'univers 
Qui pour toujours en portera la trace.

Lien à la Source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 15:33

peer-gynt-photo-adeline-dhermy-e1337300445252

 

Trois pièces, trois regards sur l'amour : loin des contes de fée, la complexité de ce sentiment prend toute son ampleur.

Trois pièces radicalement différentes, et un même cri, celui qui jaillit des lèvres de Juliette Binoche dans la pièce de Strindberg : « Dis-moi que tu m’aimes, sinon qu’est-ce que je suis ? » Sans l’amour de l’autre, sans son regard aimant, nous ne sommes rien. Dans Mademoiselle Julie, c’est une quête désespérée qui croise la détresse de Job.

La pièce de Strindberg peut se lire comme le récit de l’impossibilité de sortir de sa condition sociale, mais la mise en scène glaciale de Frédéric Fisbach ne trouve malheureusement pas le ton juste pour faire raisonner ce texte profond.

La même question traverse l’étonnante Voix humaine, de Jean Cocteau. Une fem­me, au téléphone, chez elle, avec l’homme qui l’a quittée. De ce dialogue, nous n’avons que sa voix. Admirablement interprétée par Martine Chevallier, cette femme n’est retenue à la vie que par le fil de cette conversation qu’elle cherche désespérément à prolonger. Il est parti, il s’en va, elle ne veut pas le perdre, sa tentative de le retenir, de le rattraper, est une agonie…le mensonge et la fantaisie L’amour ne serait-il qu’une tragédie, qu’un échec ? Plutôt une assomption, semble répondre Ibsen. Peer Gynt est un chef-d’œuvre qu’il ne faut pas manquer dans la truculente mise en scène qu’en donne Éric Ruf avec la Comédie Française.

Gynt, le héros, fabuleusement porté par Hervé Pierre, est un homme qui va passer sa vie à se chercher. Il s’invente des histoires, se joue la comédie et la sert aux autres, vit dans le mensonge et la fantaisie. Paysan, homme d’affaires, prophète, époux de la fille du roi des Trolls : il ne sait pas, ou feint de ne pas savoir qu’il est aimé, qu’il est attendu… par sa mère d’abord (merveilleuse Catherine Samie), par la douce et pure Solvejg (parfaite Suliane Brahim), ensuite.

Gynt nous emporte dans sa course folle à la re­cherche de lui-mê­me, ne cessant d’emprun­ter des fausses pis­tes, de se bercer de toutes les illusions de ce monde. Retrouvant Solvejg au terme de sa cavalcade, notre héros la supplie : « Peux-tu me dire qui était Peer Gynt, où était Peer Gynt, depuis qu’il est parti ? […] Oui Peer Gynt lui-même, tel que Dieu l’a mis au monde, en tant que vérité. Dis le moi, sinon je vais me diluer dans d’éternelles brumes. » Éblouissante réponse : « Tu étais dans ma foi, dans mon espoir, mon amour… »

Dès lors, la mort absurde est désarmée, la vie est rédimée… Puisque Gynt est aimé, il existe enfin et va pouvoir s’endormir dans les bras de l’aimante. Sa vie, si folle, valait d’être vécue, puisqu’il était aimé.

Peer Gynt, de Henrik Ibsen, mise en scène d’Éric Ruf au Salon d’honneur du Grand Palais (Paris) jusqu’au 14 juin.La Voix humaine, de Jean Cocteau, mise en scène de Marc Paquien au Studio Théâtre (Paris) jusqu’au 3 juin.Mademoiselle Julie, d’Auguste Strindberg, mise en scène de Frédéric Fisbach au Théâtre de l’Odéon (Paris) jusqu’au 24 juin.

 

Jean-François Bouthors

 

Lien à la Source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Refaire le Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 13:40

Jubile Arcabas

En cette veille de la grande fête de la « visitation », dernier jour du mois de mai, le « mois de Marie » quel plus bel éloge à la vie de Dieu en nous, à la tendresse de Dieu, au mystère de « l’incarnation » que la rencontre de ces deux femmes ?

Et si nos vies étaient des « visitations » ?

Je vous propose ce poème de Marie Noël, extrait du « Rosaire des Joies » :

La visitation

La vieille Elisabeth sur sa porte fleurie
File, écoutant des yeux les pas lointains du soir...
Voici par le sentier sa cousine Marie,
Celle de Nazareth, qui monte pour la voir.

 

Voici venir Marie avec sa grand'nouvelle
Ce qui l'autre semaine est en elle arrivé...
Elisabeth la voit et court au devant d'elle
Laissant rouler au vent son fil inachevé.

 

Dieu sait ce qu'elles ont toutes les deux ensemble
De pressant à se dire ! Et pourtant l'entretien
Leur manque tout à coup, la joie en elles tremble,
Leurs mots se sont perdus, elles ne disent rien.

 

Chacune va cherchant en elle une assurance
Avant de confier à l'autre sans délai, 
Tout haut, cette espérance au dessus d'espérance.
Est-ce bien vrai ? ... Mon Dieu ! Si ce n'était pas vrai !

 

Mais soudain le miracle a bougé dans leur âme,
Dans leurs corps ! Le silence autour a chancelé.
Elle la jeune fille, elle la vieille femme,
Tressaillent : leurs petits entre eux se sont parlé.

 

 

C’est impossible, ô Dieu ! C’est une rêverie...
Impossible ! Et pourtant plus vrai que tout, plus vrai
Que le soleil qu’on voit. Et le cœur de Marie
En a chanté comme un buisson au mois de mai.

 Lien à la Source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 06:47

Vitrail-Jeanne-d-Arc--5-

Le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux-Marché, après un procès inique. Elle est victime de ce que les Anglais voulaient à tout prix la convaincre d'hérésie (et accessoirement de sorcellerie) pour abaisser ainsi le roi Charles VII qu'elle avait diligemment servi.

Son procès, dont on a conservé et publié les minutes, témoignent d'une personnalité d'exception, avec un esprit acéré et une conscience pure.

La Pucelle jugée par l'Église

Capturée au siège de Compiègne, le 23 mai 1430, Jeanne d'Arc est vendue par les Bourguignons aux Anglais, lesquels n'ont qu'une hâte : la faire condamner par un tribunal ecclésiastique afin de déconsidérer le roi Charles VII et rendre le moral à leurs troupes. Celles-ci, il est vrai, ne se montrent plus guère offensives depuis le siège d'Orléans.

Après un passage à la forteresse du Crotoy, au bord de la Manche, Jeanne arrive à Rouen la veille de Noël 1430. Elle est enfermée au château du Bouvreuil, la forteresse de la ville, qui accueille ordinairement des prisonniers hommes. Pour l'occasion, une tour lui est réservée. Elle est placée sous la garde du gouverneur de la ville, Richard de Beauchamp, comte de Warwick. 

Pas moins de quatre ou cinq rustres veillent sur elle nuit et jour. Ont-ils pu tenter de la violer? La chose est peu probable car les gardes, superstitieux, devaient être rebutés à l'idée de toucher une prétendue sorcière.

Le tribunal d'Église qui doit la juger est présidé par Pierre Cauchon, l'évêque de Beauvais, dont dépend Compiègne, le lieu de sa capture.  Cauchon est un théologien respecté de l'Université de Paris, d'environ 60 ans. Il est entré au service du duc de Bourgogne, ce qui lui a valu l'évêché de Beauvais. Désireux de se faire bien voir des Anglais, il arrange le procès en hérésie et pour cela s'adjoint le concours du frère dominicain Jean Le Maître, vicaire de l'inquisiteur en France.


Le procès s'ouvre le 9 février 1431 avec les deux juges et quelques dizaines d'assesseurs. Il est fréquemment suspendu et à plusieurs reprises, le très puissant cardinal de Winchester vient remplacer Cauchon à la tête du tribunal.

Ces ecclésiastiques admettent difficilement que Dieu ait pu s'adresser par-dessus leurs têtes à une fille du peuple. Ils dépêchent des enquêteurs à Domrémy mais les témoignages des habitants sont si favorables à l'accusée qu'ils doivent détruire leur rapport. Ils reprochent à Jeanne d'avoir revêtu des habits d'homme (sic), en contradiction avec un précepte du Deutéronome, d'avoir essayé de se suicider à Beaurevoir (il s'agissait en fait d'une tentative d'évasion) et bien sûr d'avoir eu de fausses visions.

Interrogée par Jean Beaupère, l'un des juges, sur son état de grâce, elle répond : «Si je n'y suis, Dieu m'y mette, si j'y suis, Dieu m'y tienne !»

Les actes du procès témoignent de l'extraordinaire force de caractère de l'inculpée. Ainsi à propos de l'assassinat de Jean sans Peur : «Croyez-vous que votre roi a bien fait de tuer ou faire tuer monseigneur de Bourgogne ? — Ce fut grand dommage pour le royaume de France. Mais quelque chose qu’il y eût entre eux, Dieu m’a envoyée au secours du roi de France.»

Incapable de faire fléchir la jeune fille et pressé d'en finir par le cardinal de Winchester, qui se dispose à quitter Rouen, l'évêque Cauchon précipite la procédure. Il soumet à Jeanne un réquisitoire de douze articles qu'elle récuse en bloc. Il décide alors de lui faire peur.

Le 24 mai 1431 au soir, Jeanne est traînée au cimetière de l'abbatiale de Saint-Ouen où a été préparé un bûcher. Sur une estrade se tient le cardinal de Winchester. Le bourreau est prêt à l'ouvrage. On la menace de torture et on lui montre les instruments. Puis l'évêque Cauchon list l'acte d'accusation par lequel il la livre au bras séculier afin qu'elle soit brûlée (l'Église s'interdit de procéder elle-même à une exécution). Mais il lui fait savoir aussi que, si elle se rétracte et renonce à ses habits d'homme, elle sera confiée à l'Église et échappera à la mort.

Le prédicateur Guillaume Evrard a la maladresse de s'en prendre au roi : «Ton roi est hérétique et schismatique ! — J'ose bien vous dire et vous jurer sur ma vie que c'est le plus noble chrétien de tous les chrétiens, ceui qui aime le mieux la foi et l'Église. Il n'est pas tel que vous le dites», bondit la malheureuse.

Jeanne, épuisée, signe un document par lequel elle accepte de se soumettre à l'Église et de reprendre ses habits de femme. La sentence de mort est commuée en un emprisonnement à vie.

Le bûcher

Jeanne d'Arc revient dans sa cellule au grand mécontentement des Anglais qui auraient voulu une exécution rapide. Les soldats menacent même de s'en prendre aux juges et à l'évêque... Mais quelques jours plus tard, s'étant fait dérober ses vêtements et craignant à juste titre pour sa vertu, elle reprend des habits d'homme, ce qui lui vaut d'être cette fois condamnée au bûcher comme relapse (se dit de quelqu'un qui retombe dans l'hérésie).

Vêtue d'une robe soufrée destinée à la faire brûler plus vite et coiffée d'une mitre sur laquelle sont écrits des mots infâmants, la jeune fille est conduite sur le lieu de son supplice. Détail sordide : le bûcher étant trop élevé, le bourreau Geoffroy Thérage se trouve dans l'impossibilité d'étrangler sa victime avant que les flammes ne l'atteignent, ce qui vaut à Jeanne de périr vive dans de grandes souffrances.

Comme Winchester souhaite un ultime aveu, l'évêque Cauchon s'approche des flammes mais c'est pour s'entendre dire : «Évêque, je meurs par vous ! ». Et dans un dernier défi, elle murmure: «Que j'aie bien fait, que j'aie mal fait, mon Roi n'y est pour rien !...» Un des juges, pris de remords, confiera : «Je voudrais que mon âme fût où je crois qu'est l'âme de cette fille ! »

Après le supplice, le bourreau se voit chargé de jeter les cendres dans la Seine afin d'éviter qu'elles ne deviennent objet de ferveur.

En dépit de cette fin tragique, qui apparaît dans l'instant comme un échec, la détermination de Jeanne d'Arc, soutenue par sa foi, a changé le cours de l'Histoire. Sa foi et sa fougue ont sauvé la dynastie des Valois. Fallait-il voir en elle une sainte catholique ? C'est une autre affaire

André Larané

Lien à la source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 20:02

 

Un grand moment de détente et de "saine dérision" : Facebook expliqué par Maria Bodin, vieille paysanne coriace de 87 ans à son benêt de fils Christian !! Les Bodin's et Face de Bouc

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : famille - Communauté : Refaire le Monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 20:14

  fontaine

 

Jeudi 24 mai 2012 la Conférence des Evêques de France a a nommé Dominique Fontaine, Vicaire Général de la Mission de France, comme nouvel Aumônier Général du Secours Catholique. Il prendra ses fonctions à l’échéance du mandat de l’actuel Aumônier, le Père Jo Rival, le 1er septembre.

Le Père Dominique Fontaine est né le 2 août 1951 à Dombasle-sur-Meurthe, près de Nancy. Entré au séminaire de la Mission de France en 1975 il y est ordonné prêtre le 21 juin 1980.

Le Père Dominique Fontaine a été prêtre ouvrier (chauffeur-livreur, manutentionnaire et fraiseur), et en paroisse à Gennevilliers et Ivry-sur-Seine, aumônier JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne). Ensuite, dans la banlieue lyonnaise, curé de Saint-Fons et Feyzin et aumônier ACO (Action Catholique Ouvrier).

Ce parcours lui a permis de rencontrer de nombreuses personnes en précarité et a développé chez lui un souci particulier de leur présence active dans la liturgie. C’est un aspect important pour sa mission au Secours Catholique ! Le Père Dominique Fontaine a aussi été supérieur du Séminaire de la Mission de France de 1983 à 1988. De 1991 à 2005, il a travaillé à mi-temps au Jour du Seigneur. Enfin en 2006, il a été nommé Vicaire Général de la Mission de France.

Ces dernières années, le Père Dominique Fontaine était très impliqué dans la préparation de Diaconia 2013. De là date sa rencontre avec le Secours Catholique. Mais sa connaissance de l’association vient de plus loin ; de fait, beaucoup de personnes à la Mission de France, prêtres, diacres ou laïcs, sont en lien avec notre association, en étant engagés localement comme bénévole ou même salarié.

 

Lien à la Source

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 19:05

Viens, Esprit Saint,

Viens m'apprendre à me taire,
à faire du silence une prière,

à laisser pousser de l'intérieur
les racines de mon coeur,

à devenir un arbre qui porte des fruits
pour les hommes qui ont faim
d'amour et soif de vie.

Pentecote 

 

Viens, Esprit Saint,

donne-moi le courage
de savoir encore m'arrêter,
pour écouter le murmure
de la Parole de Vie,

loin de la drogue, du bruit,
de la valse des mots ;

fais de moi un arbre solidement planté,
près d'un cours d'eau et qui porte fruit.

 

Viens, Esprit Saint,

enracine-moi dans l'amour du Dieu vivant,
afin qu'à chacune de mes saisons,

dans la fraîcheur du matin
ou la chaleur de midi,
et jusqu'au soir de ma vie,

je reste fécond et florissant.

 

Viens, Esprit Saint,

quand surgissent épreuves et tempêtes,
quand se lève le vent du désert
ou du malheur,

quand surgit la sécheresse du doute
qui inquiète
et que triomphe le ricanement des rieurs,

enracine mon amour aux sources de la foi
et rien ne me déracinera.

 

Viens, Esprit Saint,

apprends-moi à prier,
à prendre racine en profondeur,

à rejoindre les nappes souterraines
de mon coeur,

à écouter ta chanson secrète
qui me poursuit afin que je sache accueillir ton amour

qui gardera vert le feuillage de ma vie.

 

Viens, Esprit Saint,

donne moi la force de creuser
au-delà des couches d'argile,

de dépasser en moi bien des zones stériles,
de contourner patiemment
les cailloux et les pierres,

car la solidité d'un arbre s'enracine
dans l'épaisseur de la terre.

 

Viens, Esprit Saint,

Fais de moi un arbre solide
et de plein vent,
un arbre dont la sève jaillit des racines du coeur ;

les hommes ont tellement besoin
d'arbres vivants et
de leur paix et de leur fraîcheur !

 

Viens Esprit Saint,

fortifie en moi l'homme intérieur,

que, par la foi,
le Christ habite en mon coeur,

enracine-moi en Dieu,
jour après jour,

afin que les fruits de ma vie
aient le goût de Son Amour !

 

Michel Hubaut, Franscicain

 

Lien à la Source

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 14:33

frèreétranger

18 organisations chrétiennes, catholiques et protestantes, se mobilisent pour la défense des droits des étrangers sur notre sol. Dans le cadre de la démarche Diaconia, qui voudrait sensibiliser les chrétiens au service des plus pauvres, ces associations s'apprêtent à publier, avec l'appui de l'épiscopat, une brochure* sur l'accueil des migrants en France : "A la rencontre du frère venu d'ailleurs". Objectif de ce document : offrir une réflexion chrétienne sur l'immigration et donner des clés de lecture et de compréhension du phénomène, afin de dépasser les nombreux préjugés négatifs qui existent dans ce domaine. Président du Secours catholique et co-auteur de ce document qui paraîtra le 24 mai, François Soulage explique, dans un entretien accordé à La Vie, les raisons pour lesquelles les chrétiens doivent agir dans le sens d'un meilleur accueil des étrangers dans notre pays.

 

Télécharger la brochure

 

Qu'est-ce qui vous a poussé à réaliser cette brochure ?

Cette initiative œcuménique est étroitement liée à la démarche Diaconia, qui voudrait sensibiliser les chrétiens au service des pauvres et à l'exercice de la fraternité évangélique. Il existe dans notre pays de très nombreux préjugés contre les immigrés, les réfugiés, les sans-papier et autres demandeurs d'asile. Des préjugés qui conduisent à des attitudes de rejet, notamment parmi les chrétiens.

Nous croyons pour notre part que l'immigration est une chance, tant pour l'économie de notre pays que pour la culture ou pour l'aide au développement. Elle peut être aussi source de dynamisme pour les communautés chrétiennes.

Approuvé par les évêques, ce document très pédagogique voudrait offrir aux fidèles un outil de réflexion et des pistes pour agir dans le sens d'un meilleur accueil. A la veille des élections législatives, il voudrait aussi éclairer les chrétiens sur les véritables enjeux de l'immigration. Dans ce domaine, les idées du Front national sont proprement inacceptables.

Justement, d'après les sondages, plus de la moitié des catholiques semblent avoir du mal à comprendre les prises position de l'Eglise en matière d'immigration. Comment l'expliquez-vous ?

Comme une grande partie de nos concitoyens, ils se laissent gagner par la peur. Face à la mondialisation, face à une société qui change, face à un avenir incertain, face au risque de déclassement, ils ne comprennent plus le monde dans lequel ils sont. Ces peurs sont tellement diffuses, et parfois irrationnelles, qu'elles ont besoin de se fixer quelque part. C'est la pratique du bouc émissaire. Ainsi, certains craignent de se faire manger par les musulmans. D'autres s'inquiètent pour la laïcité. L'extrême droite cherche à diaboliser l'islam pour mieux justifier sa volonté de fermeture des frontières. Et comme nous sommes dans une société fragile, ce langage passe. Face aux discours de division et aux risques de morcellement de la société française, les politiques doivent rassembler les Français. Il faut arrêter les déclarations fracassantes et les débats clivants.

Sommes-nous menacés d'invasion ?

Ce fantasme, entretenu par certains partis politiques, est le fruit d'un manque d'information et d'une absence de contact avec le réel. Notre perception du phénomène de l'immigration est d'autant plus déformée que nous ne savons pas de quoi nous parlons. Je l'ai souvent constaté : plus les gens vivent loin d'une certaine réalité, plus ils en ont une image troublée.

J'habite à Nanterre dans un quartier où vivent beaucoup de musulmans. Ni moi, ni mes enfants n'avons jamais rencontré le moindre problème avec nos voisins. De la même manière, les bénévoles du Secours catholique qui sont sur le terrain, et qui côtoient quotidiennement les demandeurs d'asile, voient d'abord des personnes en souffrance qui galèrent, des familles qui souffrent. A leur contact, leur regard change.

Les derniers débats électoraux, notamment autour de l'islam et de la laïcité, montrent pourtant qu'il existe un malaise dans notre pays. Comment y répondre ?

En démontant les clichés et les idées reçues. Par exemple, il est important de rappeler qu'il n'y a pas de déferlante migratoire dans notre pays. Il faut aussi rappeler que beaucoup de ceux que nous percevons comme "immigrés", notamment parce qu'ils sont musulmans, sont en fait des citoyens Français, de la deuxième ou de la troisième génération. Que nous le voulions ou non, ils font maintenant partie de notre communauté nationale. En revanche, il est vrai que les populations d'origine étrangère se concentrent dans quelques quartiers, dans des zones de relégation sociale, où le taux de criminalité peut être plus important qu'ailleurs. Mais il s'agit là d'une question sociale, qui n'a rien voir avec l'immigration en tant que telle, et qui doit être traitée par des mesures propres. Nous avons laissé s'installer des ghettos aux portes de nos villes, nous avons abandonné une politique du logement qui favoriserait la mixité sociale. Au lieu de contribuer à l'intégration, notre système scolaire crée des exclus. Dans certaines classes de banlieue, 80 % des enfants ont des parents qui ne parlent pas français. Les enseignants sont débordés. On ne peut pas continuer comme ça.

Comment aborder la question de l'immigration de manière réaliste, sans donner prise à l'accusation d'angélisme ?

Nous ne disons pas qu'il faut régulariser tout le monde. Nous disons simplement qu'il existe un droit international et qu'il doit être respecté. Le droit d'asile et la liberté de circulation font partie des droits de l'homme. Ils sont imprescriptibles. N'allons pas empêcher cette liberté sous de faux prétextes : le risque de terrorisme ou la sécurité intérieure. Les lois Besson, qui limitent gravement les droits des étrangers venus trouver refuge sur notre sol, sont des lois d'exception qu'il faudra abroger. On ne peut pas tripoter le droit international en fonction de nos intérêts ou selon les critères d'une politique sécuritaire, aussi vaine qu'inefficace. Ceux qui sont à nos frontières, comme ceux qui sont déjà sur notre territoire, doivent être traités en dignité et en fraternité, selon les règles de droit. Il n'y a aucun angélisme là-dedans.

Pourquoi soutenez-vous la possibilité de la désobéissance civile ?

Quand une loi ne respecte pas une loi supérieure, ou lorsqu'elle est foncièrement injuste, il faut la changer. C'est ce que disait l'abbé Pierre. C'est ce que dit le Catéchisme universel de l'Eglise catholique en ce qui concerne les étrangers : "Lorsque, en conscience, le citoyen juge que le droit d'accueil politique ne permet pas le respect de l'étranger en danger, et est donc contraire aux exigences de la morale et de l'Evangile, il peut refuser d'obéir aux autorités civiles." Cette éthique de conviction est première. Une fois mise en œuvre, elle nous invite à une éthique de responsabilité. C'est la raison pour laquelle, pour ne donner qu'un seul exemple, nous avons défendu les sans papier à Calais. Mais plutôt que de rester dans l'illégalité, en accueillant ces réfugiés de manière clandestine, nous avons obtenu de la mairie qu'elle mette officiellement un centre notre disposition. Cette initiative n'a pas plu à tout le monde puisque ces locaux ont été incendiés, mais peu importe. Ce qui compte, lorsqu'on prétend être chrétien, ce n'est pas de faire l'unanimité. C'est de rester fidèle aux principes évangéliques.

Que pensez-vous des catholiques qui s'inquiètent des positions assez ouvertes du nouveau gouvernement en matière d'immigration ?

Soit ils sont mal informés, soit ils ne tirent pas toutes les conséquences de la foi qu'ils confessent. On ne peut pas être chrétien et tenir un discours d'exclusion ou justifier des actes contraires aux droits de l'homme. Le Christ lui-même est né pauvre parmi les pauvres. Il a vécu l'exil. Il s'est identifié aux plus faibles. Il a passé son temps à franchir les frontières. Etre chrétien, c'est refuser les murs et se mettre dans une position d'ouverture à l'autre. Nous avons des valeurs sur lesquelles nous ne pouvons pas transiger. A commencer par le respect de la dignité de l'autre. Créé par Dieu, il est un être humain qui doit pouvoir jouir de la plénitude de ses droits. Ce n'est pas une affaire de bon sentiment, mais de justice.

Votre position ne risque-t-elle pas d'être jugée trop partisane ?

Quand nous dénonçons le sort fait aux migrants, nous prenons de fait une position politique. Nous rejetons la confusion entre Roms et gens du voyage, entre immigrés et sans-papiers, entre délinquants et jeunes de banlieue, entre musulmans et anti-laïques. Sur les cinq millions d'immigrés que compte notre pays, l'immigration clandestine ne concerne que 300 000 personnes. Le traitement de ces gens est indigne, inacceptable pour les chrétiens. En particulier en ce qui concerne la restriction des soins. L'aide médicale d'Etat est de moins en moins accessible aux étrangers qui, jusque-là, n'osaient même plus aller à l'hôpital de peur se de faire arrêter par la police. Face à ce scandale, nous ne pouvons pas nous taire. Le christianisme est la religion de la fraternité.

Les chrétiens ont-ils un rôle spécifique à jouer ?

Il ne suffit pas de célébrer. Nos communautés chrétiennes ont le devoir impératif d'être accueillantes à ces personnes issues de l'immigration. Est-on capable de les intégrer et d'être un exemple pour la société française ? Est-on capable de dialoguer avec les autres religions ? Est-on capable de nous ouvrir à d'autres cultures et à d'autres formes de pratiques religieuses ? Nos communautés devraient être à la pointe du dialogue et de la diversité. Or, dans nos églises, les immigrés sont souvent au dernier rang. Si nos paroisses se resserrent sur le noyau dur du chrétien blanc de peau, petit bourgeois, la société française n'évoluera pas. Nous sommes porteurs de valeurs qui demeurent les valeurs socles de la société française et, malheureusement, nous ne les mettons pas toujours en pratique. Pourtant, comme nous le faisons pour la bioéthique, c'est à nous d'être meneurs dans ce domaine. Disciples du Christ, nous avons une responsabilité particulière envers les autres. Il faut l'assumer.

Propos recueillis par Laurent Grzybowski

Lien à la Source

Liste des personnalités et des 18 organisations chrétiennes signataires

G        ·  Guy Aurenche, Président du Comité catholique contre la faim et pour le           développement (CCFD-Terre Solidaire)

Mgr Yves Boivineau, Évêque d’Annecy, Président de Justice et Paix-France

Xavier Bonvoisin, Président de Chrétiens dans le monde rural (CMR)

Daniel Croquette, Président de l’Action catholique des enfants (ACE)

Mgr Laurent Dognin, Évêque auxiliaire de Bordeaux, CEMUELa Pastorale des migrants

Georges Dugleux, Président de la Fédération entraide protestante (FEP)

François Fayol, Président de la Délégation catholique pour la coopération (DCC)

Pierre Fleutot, Président de l’Action catholique des milieux indépendants (ACI)

P. Bernard Fontaine, Directeur du Service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes

P. Dominique Fontaine, Vicaire général de la Mission de France

Mgr François Garnier, Archevêque de Cambrai, Président de la Commission épiscopale pour la Mission universelle

Bertrand Hériard Dubreuil, Directeurs du Centre de recherche et d’actions sociales (CERAS)

Isabelle Honvault, Présidente de l’Action catholique ouvrière (ACO)

Elena Lasida, Présidente du Réseau chrétien immigrés (RCI)

P. Jean-Pierre Longeat, Président de la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF)

Anne-Marie Marty, Présidente de Chrétiens dans l’enseignement public (CdEP)

Pascal Michel, Responsable de la communauté Fondacio en France

P. Pierre-Yves Pecqueux, CJM, Directeur du Service national pour la Mission universelle et des oeuvres pontificales missionnaires

Patrick Peugeot, Président de la Cimade

Xavier Pottiez, Président de l’Action catholique ouvrière (ACO)

François Soulage, Président du Secours Catholique-Caritas France Président du Comité de pilotage de Diacona

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 08:04


Cristiane, volontaire Fidesco au Pérou par FIDESCO

 

Cristiane, Brésilienne, a été envoyée par l'ONG Fidesco au Pérou. Pendant deux ans, elle s'occupe d'orphelins sidéens dans la banlieue de Lima. Explications en images...

 

http://www.fidesco.fr/

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés