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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 09:32

Haiti-copie-3
A l’heure actuelle, la priorité d’Oxfam est d’aider les victimes face à la catastrophe humanitaire causée par le séisme en Haïti. Mais l’aide que nous fournissons aux populations dans le besoin ne nous fait pas oublier la nécessité de travailler sur le long terme.

Alors que les chefs d’État font des promesses de dons pour aider la population haïtienne, la reconstruction du pays, l’un des pays les plus pauvres de la planète, est compromise par sa lourde dette extérieure. En effet, 22% du budget public est consacré chaque année au paiement des intérêts liés à cette dette.

« L’annulation de la dette est une priorité pour la reconstruction de Haïti », déclare Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité. « Attendre de ce pays qu’il continue à rembourser sa dette, alors qu’il lutte pour reprendre le dessus suite à cette catastrophe, serait non seulement cruel mais également inefficace. »

Le Fonds Monétaire International (FMI) a indiqué qu’il s’emploiera à annuler la dette du pays, et nous devons tout faire pour que cette promesse soit tenue.

Pourquoi cette annulation de dette est-elle si importante ?
Actuellement, Haïti croule sous une dette de 891 millions de dollars, un « héritage » issu de prêts accordés par le passé aux gouvernements non-élus de Haïti par les institutions financières internationales et des pays donateurs. Le FMI a décidé d’apporter une réponse au séisme... mais par un prêt de 100 millions de dollars.

Si ces dettes ne sont pas annulées, Haïti devra rembourser des dizaines de millions de dollars au FMI et aux autres créanciers internationaux alors que le pays tente tant bien que mal de se reconstruire.

Envoyez un e-mail au Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et demandez-lui que le FMI annule immédiatement la dette de Haïti afin que l’aide actuelle ne se transforme pas en un fardeau supplémentaire pour le peuple haïtien.

Les autres priorités pour la reconstruction de Haïti

Outre l’annulation de la dette, quatre autres priorités pour la reconstruction du pays sont :
- le soutien aux paysans et petits entrepreneurs ;
- des fonds pour les régions les plus pauvres, afin d’accélérer leur redéveloppement économiques ;
- un soutien aux organisations sociales et au gouvernement haïtien ;
- la reconstruction d’un pays plus fort, avec notamment des habitations résistantes aux séismes et des des combustibles alternatifs pour réduire la déforestation.

 

 
 
http://www.oxfamsol.be/fr/Aidons-Haiti-aujourd-hui-et-demain.html

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Refaire le Monde
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 11:17

esclavage

Le 3 février 1794  
Sur une proposition des députés René Lavasseur, Delacroix et Danton, l'esclavage est aboli sur tout le territoire de la République Française. A la tribune, les représentants de Saint-Domingue, principale colonie française, sont ovationnés. La loi du 16 pluviôse an II sera transgressée dès 1799 quand la traite reprendra au Sénégal. En 1802, le Premier consul Napoléon Bonaparte rétablira l'esclavage en France. Le commerce des esclaves continuera d'être exercé jusqu'au 27 avril 1848, date à laquelle il sera définitivement aboli cette fois par la IIème  République.


Voir le lien

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 11:25

Le Président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des Evêques de France s'exprime, suite aux propositions de la Mission parlementaire sur le « voile intégral ».
Burqa

Comme Président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques de France, je n'ai pas voulu prendre la parole avant que la Mission parlementaire chargée de faire des propositions à propos du « voile intégral » n'ait donné ses conclusions.

Je regrette que la Mission n'ait pas cru bon entendre l'avis des responsables religieux chrétiens et juifs, alors qu'elle a reçu d'autres courants de pensée. La lettre que j'ai écrite au Président de la Mission aurait, au moins, mérité une réponse.

Le Conseil National du Culte Musulman, par son Président, Monsieur Moussaoui, a clairement déclaré que le « voile intégral » n'est pas un signe religieux et que le Coran ne demande pas qu'il soit porté par les femmes.

Il faut raison garder. Le nombre de femmes portant le voile intégral étant très limité, les décisions prises ne doivent pas conduire à stigmatiser les croyants musulmans.

La proposition d'une résolution qui a l'accord des responsables du culte musulman et, semble-t-il, des différents partis politiques peut être un acte important. Mais je suis très réservé sur l'opportunité d'une loi qui ne résoudra pas la question.

Si un texte de loi était adopté, le risque pour les femmes musulmanes portant ce voile intégral est qu'elles ne sortent plus de chez elles et soient encore plus marginalisées. Ainsi le résultat pourrait être contraire à l'effet recherché et conduire, par réaction, à une augmentation du nombre de femmes portant cet habit.

Les citoyens français, et parmi eux les catholiques, ne doivent pas se laisser envahir par la peur et la théorie du choc des civilisations. Il est essentiel de distinguer la majorité de nos concitoyens musulmans qui demandent à pouvoir pratiquer librement leur culte et une minorité qui, tout en se réclamant de l'islam, cherche à déstabiliser les démocraties.

Si nous voulons que les chrétiens en situation de minorité dans les pays à majorité musulmane disposent de tous leurs droits, nous devons dans notre pays respecter les droits de tous les croyants à l'exercice de leur culte. Le dialogue en vérité entre croyants permet de dépasser les méfiances réciproques. Le chemin sera long et exigeant. La voie du respect mutuel permettra d'améliorer le vivre ensemble dans notre pays.

Mgr Michel Santier

Evêque de Créteil

Président du Conseil pour les relations interreligieuses

et les nouveaux courants religieux

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : islam - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 13:46
GENÈVE, 25 jan 2010 (AFP) -

 COE

 

Le Conseil oecuménique des églises (COE) a appelé lundi la communauté internationale à effacer la dette extérieure d'Haïti, où le séisme du 12 janvier a fait au moins 150.000 morts selon les autorités.

"Puisque la dette extérieure du pays contribue de façon substantielle à son appauvrissement, le COE et ses partenaires oecuméniques défendent une annulation immédiate et inconditionnelle de la dette afin que Haïti puisse se reconstruire à long terme", a indiqué le CEO dans un communiqué.

La dette extérieure d'Haïti s'élève à 640 millions de dollars et le pays, l'un des plus pauvres du monde, débourse environ 50 millions de dollars par an rien que pour en régler les intérêts, selon le CEO d'après des chiffres de l'association Jubilee South qui milite pour l'annulation de la dette des pays pauvres.

Les Etats-Unis, la France, l'Espagne, le Brésil, les Nations unies et l'Organisation des Etats américains notamment, doivent se réunir lundi à Montréal pour aider à coordonner l'aide à court et à long terme. Cette rencontre doit être suivie d'une conférence de donateurs.

"Toute aide financière pour reconstruire le pays devrait se présenter sous forme de dons plutôt que de prêts", a par ailleurs estimé le CEO. "Et ces dons ne peuvent être accompagnés des conditions préjudiciables que les organisations internationales ont tendance à imposer aux pays pauvres".

L'ONG humanitaire Oxfam avait déjà appelé à l'effacement de la dette d'Haïti et la Banque mondiale a suspendu pour cinq ans le remboursement des 38 millions de dollars que lui doit le pays.

Fondé en 1948, le COE, qui a son siège à Genève, réunit 349 Eglises protestantes, orthodoxes, anglicanes et autres, représentant 560 millions de chrétiens dans plus de 110 pays. L'Eglise catholique romaine n'en fait pas partie.

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100125115446.ou1fpikl.htm
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Les Gens du Livre
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 14:45
Service Diocésain de la Solidarité
Diocèse d’Evreux
Centre Saint Jean
11bis, Rue Jean Bart
BP 165

 

27001 – EVREUX Cedex

 

 

Solidarité avec Haïti


  Haiti-copie-2

 

Les liens entre le diocèse d’Evreux et l’île des Caraïbes sont anciens et  forts  :

Des « partenaires » d’Eglise du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement  et des membres d’associations qui travaillent au développement local sont venus plusieurs années dans le diocèse durant les campagnes de Carême. Des voyages d’étude du CCFD ont conduit  des chrétiens et des responsables  du diocèse à découvrir le travail de développement des partenaires en Haïti et à évaluer l’action et les projets financés grâce au soutien du CCFD .

Le  Secours Catholique a participé, par le biais de Caritas Europe, à  l’aide humanitaire lors des nombreuses catastrophes qui ont endeuillé la population de l’ile.

Des membres de la communauté Haïtienne domiciliés dans les villes ou villages de l’Eure ont participé aux « messes des peuples » organisées dans le diocèse avec la Pastorale des Migrants et les paroisses concernées (Aubevoye, Louviers, Gisors, Saint André de l’Eure, Val de Reuil, Evreux, Vernon…).

Aujourd’hui, et après cette catastrophe sans précédent, solidarité signifie nous  « rendre proches » !

Proches en dépêchant sur place l’aide d’urgence : secouristes, médecins, nourriture, médicaments, logistique,…

Proches en partageant avec ceux qui ont tout perdu – par  le soutien financier -

Proches par le soutien affectif et moral

Proches par la prière et la « communion » dans la foi.

Comme chrétiens notre solidarité financière, affective et morale ne doit rien avoir à envier aux autres hommes, car « les pauvres » sont la figure même du Christ – pour nous.

Notre solidarité se traduit également par la prière et la communion de foi. En vivant, en particulier dans l’Eucharistie, la Passion du Christ (aujourd’hui  à travers le drame du peuple Haïtien) nous participons à sa Résurrection (et pour le peuple Haïtien à la promesse d’une « vie nouvelle »).

Voila pourquoi, en plus de la solidarité humanitaire et financière, le Service Diocésain de la Solidarité  invite largement les catholiques du Diocèse à participer ou à s’associer à la messe qui sera célébrée jeudi 21 janvier 2010 à 19 heures à la cathédrale d’Evreux, messe présidée par notre évêque, Monseigneur Christian Nourrichard.

 

Père Denis CHAUTARD

Délégué Diocésain à la Solidarité

Mercredi 20 janvier 2010

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 09:58

« Que Notre Dame du Perpétuel secours, patronne d'Haïti, protège ses fils et ses filles »
Haiti
« Nos pensées en ce dimanche vont vers les chères populations d’Haïti » a dit Benoît XVI ce dimanche après la prière de l’Angélus. Le Pape a assuré que le nonce apostolique le tient constamment informé des événements « Ainsi, j’ai appris la douloureuse disparition de l’archevêque et de nombreux séminaristes. J’encourage les efforts de nombreuses organisations caritatives, qui prennent en charge les immenses nécessités du pays ».
Benoît XVI a assuré prier pour les blessés, les sans abri, et pour tous ceux qui ont tragiquement perdu la vie dans le tremblement de terre. Le Pape a ensuite imploré la protection de la Vierge Marie pour cette « chère population haïtienne, si durement éprouvée, afin qu’elle trouve assistance et réconfort ».
Le Pape a enfin fait appel à Notre Dame du Perpétuel Secours, patronne d’Haïti, pour qu’elle protège ses fils et ses filles.

Écoutez l'appel du Pape aux pèlerins francophones
 Dans son Angélus, Benoît XVI a également évoqué la Journée mondiale du migrant et du réfugié et sa visite, 24 ans après celle de Jean-Paul II à la synagogue de Rome. Cette visite sera selon Benoît XVI « une nouvelle étape sur le chemin de la concorde et de l’amitié entre catholiques et juifs. En effet, malgré les problèmes et les difficultés, il existe entre les croyants des deux religions un climat de grand respect et de dialogue ».
Le Pape a enfin rappelé que débute ce lundi, la traditionnelle Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, « moment propice pour tous ceux qui croient en Jésus Christ de raviver l’esprit œcuménique, pour se rencontrer, se connaître et prier ensemble ».

http://www.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=350225

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : pays du monde - Communauté : Praedicatho
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 21:31

pretre 

Après avec lu les comptes rendus des évènements de Thiberville du 3 janvier 2010 après en avoir vu les vidéos sur Internet après avoir lu les déchaînements d'insultes, de haine et de violence sur différents blogs, déchaînements qui m'ont profondément blessé et interpellé, je me suis souvenu de cette parole de sagesse du Mahatma Gandhi : "On obtient justice plus rapidement en rendant justice à la partie adverse !".

 

Bien entendu dans ce qui s’est produit à Thiberville  je dénonce, avec les instances du diocèse :

 

1°) Les insultes, la calomnie, la violence contre la personne de notre évêque et les personnes du Conseil Episcopal

2°) Qu'un prêtre ait pu faire de sa situation personnelle l'objet d'un conflit partisan qui divise les catholiques et qu'il en appelle au pape pour se « dédouaner » des engagements liés à son ordination !

3°) Qu'un prêtre n'ait pas été- par sa parole et par ses actes- un rempart contre la violence et contre l'insulte dans sa propre église.

 

Mais je crois vraiment que l'enjeu du débat au fond n'est pas l'application de telle ou telle réforme ou le respect de telle ou telle discipline, même si c’est ce qui « achoppe » apparemment !

L'enjeu, et il est de taille, me semble bien être cette double appartenance de notre ministère de prêtre : tradition et modernité - modernité et tradition.

Je ne suis pas curé de paroisse mais je suis solidaire et  je respecte infiniment mes frères prêtres qui assument cette lourde charge dans des conditions bien difficiles aujourd'hui.

Je suis prêtre de cette Mission de France, fondée en 1941 par le Cardinal Suhard Archevêque de Paris qui voulait abattre ce « mur » qui séparait l’Eglise des milieux populaires.

Je suis un prêtre en activité professionnelle ordonné par Monseigneur Gabriel Matagrin, Evêque de Grenoble, il y a 32 ans, le 4 février 1978 et envoyé vivre son ministère en plein coeur de la "modernité", comme Informaticien de la Caisse Nationale d'Allocations Familiales.

Il était déjà  loin ce serment "antimoderniste" que les prêtres étaient obligés de prononcer devant leur évêque avant d'être ordonnés ( qui était pourtant obligatoire de 1910 jusqu’à 1967, onze ans avant mon ordination ) !

Grâce au Concile Vatican II qui s'était terminé 13 ans auparavant et qui avait mis en lumière que la première mission du prêtre (avant même la célébration des sacrements et le fait d'être le Pasteur d'une communauté) c'est "d'annoncer l'Evangile à toute la Création " !

Annoncer l'Evangile, cela veut dire être soi-même "pétri" dans sa vie avec ce levain de la Parole de Dieu -  Parole qui « lève » en nous et qui donne ainsi – en nous - toute son actualité !

Une Parole d'Amour, de Paix, de Justice et de Fraternité universels...

Le prêtre est celui qui, à la suite de Jésus, franchit les barrières, abat les frontières et les murs entre les hommes. C'est celui qui travaille inlassablement à la Paix, à la Justice et à la Réconciliation en se mettant d'abord au service des petits et des pauvres !

C’est ce ministère même de la proximité que j’essaie de vivre.

J’ajoute que le jour même où j'ai été ordonné prêtre et envoyé vivre mon ministère au coeur le la "modernité", j'ai reçu un immense cadeau, celui de l'Abbé Briand qui avait été durant plus de 30 ans le Curé de Privas (en Ardèche), paroisse de mes parents. Ce prêtre "traditionnel" qui a porté très longtemps la soutane, mais qui était un homme d'une humilité et d'une bonté exceptionnelles, m' a offert, au soir de sa vie et le jour de mon ordination, le calice qu'il avait reçu lui-même le jour de son ordination (en 1920 environ) en me disant ces mots : "même si je ne comprends pas tout de ton ministère de prêtre au travail, je fais confiance à notre Eglise et je te transmets ce que j'ai reçu d'elle, ce sacrement d'union au Christ pour le salut du monde". Ce cadeau m'a bouleversé- il y a trente deux ans - et me bouleverse encore profondément aujourd'hui !

Dans la Tradition millénaire de l'Eglise il y a un immense trésor : «  la foi » et cette foi nous la recevons - nous ne la construisons pas à partir de rien !

Cette foi nous avons à la personnaliser, à l’adapter, à l'actualiser... mais nous avons toujours à la "recevoir" !

Elle n'est pas notre propriété et nous avons aussi, à notre tour, la responsabilité de la transmettre !

Derrière la « jacquerie » de Thiberville il y a évidemment un arrière fond politique, il y a bien sûr la pression de groupes extérieurs au diocèse qui jettent de l’huile sur le feu et qui « hurlent avec les loups » afin de provoquer conflits et divisions. Loin de moi l’idée de céder aux « dictats » de ces groupes de pression ! 

Mais lorsque des catholiques traditionnels ne comprennent pas nos réformes et qu'ils ne veulent pas entendre la logique rationnelle de nos équations arithmétiques : 1 prêtre pour 20.000 habitants, je crois qu'il faut écouter leur revendication à ne pas perdre ce qu'ils ont ici ou là : un prêtre proche de "sa" population ! Comme je l’ai fait remarquer d’emblée, « il nous faut rendre justice à la partie adverse ! ».

Un prêtre « proche », cela signifie une foi « à portée », un Evangile accessible au quotidien. Evidemment qu’avoir un prêtre « proche » cela a du sens !

Voila deux positions qui paraissent inconciliables : d'un côté la logique implacable des statistiques et de la réalité d'une église devenue minoritaire et d'un autre l’approche accrochée au passé et au modèle du Curé d'Ars (qui n'est pas transposable comme tel aujourd'hui).

Je n’ai pas de solution à la crise actuelle.

J’ai le sentiment que la solution ne nous sera pas donnée par Rome au travers d’une formule « clés en mains ». J’ai le sentiment aussi que la solution n’est ni dans une décision autoritaire ni également dans la politique de l’autruche (« ne rien faire »).

Nous entrons dans une période difficile où il faut nous donner comme horizon la sortie de crise – et comme moyen d’y parvenir - la négociation avec les paroissiens de Thiberville !

Nous sommes tous invités à l’action, au travail et à la prière !

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 20:28

Pour La Fraternité


 
fraternite01

« Liberté, Egalité, Fraternité » nous renvoie à la devise de la France… 

Dans notre imaginaire, cette devise nous vient de la révolution française de 1789. 

Et bien non… Seules Liberté et Egalité apparaissent ensemble. 

La notion de Fraternité est développée dans la Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l'an III (1795) : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir », mais le mot fraternité n’est pas utilisé.  

Le mot de fraternité apparaît timidement dans les discours, seulement, à partir de 1790. 

Et sur les murs de Paris, il est vu pour la première fois le 21 juin 1793. 

Jean-Nicolas Pache, maire de la commune de Paris, l’a fait peindre en cette formule : « Liberté, Égalité, Fraternité, ou la mort ». 

Il faudra attendre la révolution de 1830 pour voir la triade doucement prendre sa place comme devise nationale. C’est très exactement le 27 février 1848 que la Deuxième République l’adopte comme devise officielle, sous l’influence de Louis Blanc. 

Certains historiens développent l’idée que c’est sous l'influence des députés catholiques, que le mot fraternité fut ajouté. 

D’autres historiens préfèrent la version maçonne. Louis Blanc franc-maçon, aurait proposé cette devise en usage dans la franc-maçonnerie. 

S’il est indéniable que de nombreux francs-maçons ont pris part à la rédaction des textes fondamentaux de cette nouvelle république, et s’il est indéniable qu’aujourd’hui le Grand Orient De France a pour devise « Liberté, Egalité, Fraternité ». Il fut fondé en 1736,  il intégrera cette devise dans l’article premier de sa constitution, seulement le 10 août 1849 soit plus d’un an après que la II république l’ai voté. 

D’autres encore, trouvent l’origine de cette devise dans l’esprit des lumières….  

Aujourd’hui encore le débat sur l’origine de cette triade reste entier. Mais avouez quel drôle de mot que celui de fraternité, pourquoi pas amitié ?  

Les chrétiens s’appellent Frères, les francs-maçons aussi. Que différence entre fraternité et amitié ? Le devoir pour le premier et « rien à attendre » pour le second. …

La première fraternité de la Bible et/ou dans le Coran  (Caïn se prénomme alors Qâbil et Abel Hâbîl)  c’est mal passée  

Caïn fils aîné d’Eve de d’Adam a tué l’un de ses frères Abel par jalousie (Jalousie, l’un de nos trois mauvais compagnons).  Les deux textes bibliques et coraniques présentent Caïn comme le premier meurtrier et fratricide, cela démarre mal pour la Fraternité.  

A regarder, ici et maintenant, des jeunes frères et sœurs se chicaner sans cesse, tel chiens et chats, puis adultes chez les notaires s’entredéchirer pour une part d’héritage, est-ce que le mot fraternité est bien choisi pour les valeurs qu’il doit porter ?  

A l’heure de la société de consommation le mot fraternité gravé sur les frontons des mairies ne semble plus à sa place. Il y a quelques temps un débat courrait dans la société française à savoir s’il ne fallait pas le changer par solidarité. Un « Liberté, Equité, Solidarité » planait dans l’air….. 

Des exemples … L’aide humanitaire est parfaitement dans ce cadre. Des hommes libres aidant d’autres hommes pour résoudre des problèmes de survie. (Eau, nourriture, un abri …).  

La mise en œuvre de cette fraternité : rendre plus efface la survie de tous par l’entraide de chacun. Il est plus facile de dépasser le stade de la survie avec une solidarité fraternelle : Ce que l’on doit à son frère (obligation morale ou vitale ?).  

Une facilité pour chaque individu  mais une nécessité vitale pour un groupe, une société, une civilisation….

Ainsi l’homme libre le fait pour l’autre mais aussi pour lui-même. Comme les trois cotés d’un triangle, Liberté, Egalité, Fraternité sont indissociables…

Il nous faut  relire l’Article premier de Déclaration universelle des droits de l’homme, 

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité». Depuis le 10 décembre 1948, dans ce premier article, pour les 6,7 milliard d’individus sur cette planète aujourd’hui, tout y est… 

 Jean -Marc Damien  

   

http://jeammarcdamien.unblog.fr/philop/la-fraternite/

 

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : politique - Communauté : Les Gens du Livre
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 15:13

Jean, mon frère cadet et ma belle sœur, Josette, ont eu trois enfants : Nicolas (28 ans), Mélanie (26 ans) et Jérémie (23 ans). Jérémie est atteint (depuis sa naissance)  d’une maladie génétique grave évolutive et très handicapante : « la mucoviscidose » ! Il est actuellement inscrit sur une liste d'attente pour une greffe des poumons.

Alors que dans le diocèse d’Evreux nous vivions « les Noëls de la Solidarité », ce jeudi 24 décembre, lors de cette veillée de Noël, Nicolas a remis à son jeune frère Jérémie une lettre, témoignage magnifique de sa « solidarité ». Je n’ai pas pu résister, avec l’accord de Nicolas, au bonheur de vous la partager !


 F1000009

(sur la photo et dans l'ordre : Nicolas, Jérémie et Mélanie en 2006)

Mon Frère, ce Héros  (Ordinaire)
!

 

Il y a 23 ans la vie te lança un défi : « Ecoute-moi bien p’tit gars ! T’as tout ce qu’il faut pour être quelqu’un de bien, alors c’est trop facile tout ça ! Je vais te doter d’un moral d’acier, et, pour te mettre à l’épreuve tu vas devoir vivre avec une « tare génétique » qui t’empêchera de progresser normalement. »

Et voilà ce p’tit bout qui débarque le 3 juillet 1986 avec la muco !

Mais t’as réussi à chambouler les plans de la VIE et ce n’est pas un moral d’acier que tu as réussi à engendrer, mais l’ESPOIR avec un grand « E », si bien que ton père a même réussi à le faire partager à des centaines de gens touchés par cette maladie en créant les « Virades de l’Espoir » en Ardèche !

Tu as aussi redonné l’Espoir à ta maman, qui, lorsqu’elle était au fond du gouffre, n’aurait jamais pu imaginer passer Noël avec toi en 2009.

Ton frère et ta sœur, tes amis et même des gens que tu ne connais pas, sans cet Espoir que tu leur fais partager, va savoir où ils en seraient aujourd’hui !

Moi, ton grand frère, si je sais où j’en suis, c’est un peu grâce à toi, si je suis resté dans le « droit chemin », c’est que je sais que je dois m’accomplir pour te remercier de cet Espoir que tu me procures, que je suis sur terre pour une simple et bonne raison : « VIVRE » !!!

Alors, que cet Espoir ne tombe jamais dans l’oubli et que ton combat ne soit pas vain, je te promets d’assouvir mes passions et de faire partager cet Espoir à mes proches et à ma descendance.

Et quand tu auras tes nouveaux poumons, on ira courir tous les deux, et plus tard tu pourras prendre tes neveux et nièces dans les bras et leur dire :  « votre tonton, s’il est là aujourd’hui, c’est parce que l’Espoir s’est battu à ses côtés, et vous aussi, il coule dans vos veines et il est dans vos cœurs »

Alors, p’tit frère, pour conclure, je veux simplement de dire que c’est sûrement cet Espoir qui est en toi comme je l’espère en beaucoup de monde, qui sauvera ce qui reste de bon en nous. JE T’AIME ! 

Nicolas Chautard

24 décembre 2009

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 13:00

Suite aux évènements qui se sont produits à Thiberville en ce dimanche de l’épiphanie, évènements largement diffusés dans les médias régionaux (France3 et Paris Normandie ) évènements qui sont une blessure pour tous les chrétiens du diocèse d’Evreux, je suis totalement solidaire de la déclaration faite par mon frère Max DUBOIS, diacre et responsable de l’équipe Mission de France d’Evreux :

nourrichard-christian-evreux

« "Viens et suis moi" nous dit le Christ. Cette parole semble aujourd'hui désuète pour certains qui refusent d'aller là où la mission les appelle. Mais sans faire de polémiques, je veux surtout m'insurger contre les personnes qui conspuent un évêque venu exercer sa mission épiscopale.
Mgr Christian Nourrichard évêque d'Evreux s'est vu refuser l'entrée dans une église de son diocèse et c'est là quelque chose de proprement scandaleux. Lui qui sait être proche de toutes les femmes et les hommes du département de l'Eure mérite notre soutien et le mien lui vient tout naturellement.
Nous ne sommes pas à notre compte, mais nous sommes disciples du Christ pour annoncer la Bonne Nouvelle partout.
En tant que diacre, mais aussi en tant qu'homme, je suis pleinement solidaire de mon évêque et j'appelle à le soutenir en priant aussi pour ceux qui le dénigrent afin qu'ils retrouvent la voie de la raison. »

et j'ajouterai, Max me le pardonnera, qu'ils retrouvent le chemin de la foi ! (qui est, ne l'oublions pas,  celui de l'humilité !)

http://diacreauservicedelapaix.over-blog.com/article-viens-et-suis-moi--42354618.html

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/14/breve/5675/Thiberville___L_eveque_malmene_par_les_paroissiens

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : diocèse - Communauté : Praedicatho
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