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Mercredi 1 juillet 2009
A l’occasion des vacances je vous propose ce « viatique » de Michel HUBAUT, Franciscain à Brive, pour la "route" : Le bonheur si proche :

 


Dormir les pieds dans l'herbe, le front dans les étoiles.
Courir après les papillons dans la bruyère
Partir au gré du vent et au gré des voiles
Rire comme un enfant dans les bras de la terre.
Ecouter le silence et le chant de la mer.
Respirer le parfum des arbres et des fleurs.
Rencontrer l'étranger, y découvrir un frère.
Briser les lois du temps, vivre au rythme du cœur.
Boire l'eau fraîche des sources et le bleu du ciel.
Vouloir prendre du bon temps, goûter l'imprévu.
Vouloir habiter son corps, danser au soleil.
Savoir à nouveau que l'homme n'est pas l'absolu.
Attendre un inconnu sur le pas de la porte.
Surprendre son ombre au détour d'un sous-bois
Entendre l'écho de sa voix que le vent apporte
Réapprendre le Bonheur si proche de moi.
 
http://users.skynet.be/prier/textes/PR0644.HTM 
 
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : vacances - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Jeudi 25 juin 2009

La Cimade vient de publier un état des lieux sur la question de l’immigration en France et en Europe.

Je vous recommande cet ouvrage d’une ONG reconnue pour sa compétence et son sérieux.

 

http://www.cimade.org/nouvelles/1702-MIGRATIONS--L--tat-des-lieux-2009-de-La-Cimade

 

Voici deux pages extraites de ce rapport : un constat qui parle « de lui-même » !

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : migrants - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Dimanche 21 juin 2009

Samedi 20 Juin 2009 à 11h en l’église Abbatiale de Pontigny (Yonne) Jean-Christophe HOUOT et Jacques DUPLESSY ont été ordonnés diacres en vue d’être prêtres par Yves PATENOTRE, Evêque de la Mission de France et du Diocèse de Sens – Auxerrre.

L’un des gestes les plus « forts » de la liturgie demeure celui de la « prostration ».

Voici comment Yves Petiton, responsable du séminaire de la Mission de France rend compte de ce moment extraordinaire de la liturgie :

 


La prostration et la litanie des saints
Ce geste est une forme traditionnelle de la prière. On le retrouve dans d’autres religions.
Pendant que le futur diacre ou prêtre est allongé sur le sol, l’assemblée chante l’invocation des saints. La prostration et la litanie des saints sont simultanées, les deux gestes prennent leur sens l’un par l’autre.
L’assistance est surtout frappée par le signe de total abandon que fait percevoir cette attitude, un geste rare dans notre culture occidentale, et donc fort. « L’ordinand s’allonge sur le sol, non pour s’écraser mais pour offrir toute son existence, la remettre à plat pour s’abandonner à Dieu dans la confiance. » Il s’agit de marquer le choix de laisser à Dieu toute la place, mais en étant enveloppé, porté par la présence de toute la communauté.
Par le chant de la litanie des saints, est évoquée la longue histoire des chrétiens, rappelant la présence de ces hommes et ces femmes qui nous ont précédés dans la foi et qui nous la rendent possible aujourd’hui encore. La communauté fait mémoire de la foule des témoins de Jésus-Christ qui nous ont précédés que nous appelons saints et saintes de Dieu.
Être à terre est aussi la position de la mort. Le geste de la prostration dit quelque chose du mystère de Pâques, du passage de la mort à la Résurrection, mystère de mort et de vie. Le mouvement du passage de la mort à la vie peut se lire ainsi : « s’allonger pour s’abandonner, se relever et respirer à plein poumon et recevoir, par l’imposition des mains, l’Esprit qui est vie. »
….

Pour celui qui est ordonné, pendant ce moment où il est allongé au sol, face contre terre, il a le souffle court, il peut juste respirer. Il ne peut pas chanter, il fait l’expérience d’être porté par la prière et par le chant des autres. Dorénavant il sait que ce n’est pas son affaire personnelle, il est porté par d’autres dans cette nouvelle responsabilité qui est confiée.

On retrouve l’expression du passage de la mort à la vie dans l’évolution même de la liturgie ; aussitôt après la prostration vient le geste de l’imposition des mains pour recevoir l’Esprit.

 












http://catholique-mission-de-france.cef.fr/pages/decouvrez/devenir/seminaire/lesrites.html

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Praedicatho
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Mardi 16 juin 2009
Hip Hop, Break Dance... tout ce qui branche les jeunes des cités !
Une vidéo superbe : un ralenti de Bboy Marcio devant l'Arche de la Fraternité à La Défense..
Bboy Marcio, l'un des meilleurs Breakdanceurs au monde
Je n'ai pu résister au plaisir de vous la partager...



Marcio's in the air
envoyé par s2o-Prod. - Films courts et animations.
Par Denis CHAUTARD - Publié dans : jeunes - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mercredi 10 juin 2009

Je vous remercie. Bonjour à tous. C'est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu'est le Caire et d'être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d'un siècle, l'université du Caire est une source de progrès pour l'Égypte. Ensemble, vous représentez l'harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien. Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : « Salamm aleïkoum ». (Applaudissements)

Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier - tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale. Les relations entre l'islam et l'Occident se caractérisent par des siècles de co-existence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s'est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l'Occident un élément hostile aux traditions de l'islam.

Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d'une minorité de musulmans, qui pour être réduite n'en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l'islam inévitablement hostile non seulement à l'Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l'homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.

Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.

Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.

Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d'entente. Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (Applaudissements) C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.

Cette conviction s'enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j'ai passé plusieurs années en Indonésie où j'ai entendu l'appel à la prière (azan) à l'aube et au crépuscule. Jeune homme, j'ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j'ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.

Féru d'histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l'islam. C'est l'islam - dans des lieux tels qu'Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) - c'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l'algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l'écriture et de l'imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l'élan des flèches de pierre vers le ciel, l'immortalité de la poésie et l'inspiration de la musique, l'élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l'histoire, l'islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l'égalité raciale. (Applaudissements)

Je sais aussi que l'islam a de tout temps fait partie de l'histoire de l'Amérique. C'est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : « Les États-Unis n'ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. »

Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l'un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)

J'ai donc connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l'Amérique et l'islam doit se fonder sur ce qu'est l'islam, et non sur ce qu'il n'est pas, et j'estime qu'il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent. (Applaudissements)

Or ce même principe doit s'appliquer à la façon dont l'Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l'Amérique n'est pas le stéréotype grossier d'un empire qui n'a d'autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l'une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d'une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l'idéal de l'égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots - sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul »

 http://fr.allafrica.com/stories/200906050460.html

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : paix - Communauté : Passeurs d'espoirs
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