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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 19:56
Traité de répartition de 160.000 réfugiés en Europe par l'Union Européenne

Traité de répartition de 160.000 réfugiés en Europe par l'Union Européenne

L’Europe et les Migrants

La fermeture des frontières

Les passeurs

Les morts en Méditerranée

La France avait signé un traité Européen pour l’accueil de 30.000 réfugiés en 2015. Elle en a accueilli 3.100 en réalité !(10%)

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 18:26
Trois grands médias s'allient pour lancer InfoMigrants, site d'info pour les migrants

Le site Infomigrants proposera des informations pratiques avec des liens vers des sites utiles d'information juridique et de démarches administratives / AFP/Archives

France Médias Monde (RFI, France 24), l'allemand Deutsche Welle et l'agence de presse italienne Ansa annoncent jeudi le lancement d'InfoMigrants, un site d'informations en trois langues à destination des migrants.

Disponible en français, en anglais et en arabe, ce site participatif et décliné sur les réseaux sociaux a été conçu pour être consulté sur mobile. Animé par une équipe d'une vingtaine de personnes, il est cofinancé par l'Union européenne.

"Pleinement conscients du drame humain qui se jouait, nous avons décidé d'unir nos expertises et nos missions communes de services publics européens à vocation mondiale afin d'offrir aux populations migrantes une information fiable reposant sur la crédibilité de nos médias", écrivent dans un communiqué commun la présidente de France Médias Monde Marie-Christine Saragosse, le directeur général de Deutsche Welle Peter Limbourg et Giuseppe Cerbone, patron de l'Ansa.

Le but du site est de leur "fournir une information fiable et vérifiée sur leurs pays d'origine, sur les routes qu'ils empruntent ou encore sur les pays d'accueil, alors qu'aujourd'hui, les études montrent que la majorité des personnes qui ont fui leurs pays n'accèdent à ces informations que par le biais de passeurs douteux".

InfoMigrants.net "n'a vocation ni à les inciter, ni à les décourager", il "contribuera peut-être à éviter la multiplication des drames qui se jouent à nos portes et sur nos propres territoires", espèrent les dirigeants.

Le site proposera des sujets d'actualité en texte, photos et vidéos, conçus par l'équipe dédiée ou repris dans le flux des trois médias, sur les pays d'origine, les pays de transit et ceux d'arrivée, notamment les débats sur l'accueil des migrants dans les pays européens.

Côté France Médias Monde à Paris, une équipe de huit journalistes dédiés travaillera sur le site, pour Deutsche Welle ils seront six basés à Bonn et pour Ansa, ils seront sept (six à Rome, un à Bruxelles).

Le site propose aussi des informations pratiques avec des liens vers des sites utiles d'information juridique et de démarches administratives. Enfin, les migrants pourront envoyer documents et témoignages, vérifiés et modérés par les équipes de France Médias Monde et de Deutsche Welle.

L'université britannique "The Open University", spécialiste des questions migratoires et des médias, étudiera l'impact du site avec un rapport mensuel pour permettre à InfoMigrants d'atteindre ses objectifs.

afp

 

http://fr.infomigrants.net/

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 21:30
Aleksander Kondak, Conseiller Jeune de la Ville de Strasbourg, devant le Conseil municipal de Strasbourg le 27 février 2017

Aleksander Kondak, Conseiller Jeune de la Ville de Strasbourg, devant le Conseil municipal de Strasbourg le 27 février 2017

Le Conseil des jeunes de la Ville de Strasbourg, fort de vingt cinq années de fonctionnement, a lancé hier 27 février 2017 un appel solennel aux chefs d’Etat du monde entier sur le sort réservé aux enfants migrants. Une trentaine d’entre eux reviennent de Grande-Synthe, où ils ont visité un centre d’accueil humanitaire. Le Maire de Strasbourg, Roland Ries, s’est engagé, devant le Conseil municipal, à transmettre cet Appel au nouveau Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Aux Etats du monde

Enfant : Du latin infantem, accusatif de infans « qui ne parle pas »

Nous ne sommes pas de ceux qui préfèrent oublier. Oublier que même dans son pays, on ne respecte pas les droits les plus fondamentaux des enfants. On préfère fermer les yeux. Les Etats ne prennent pas conscience de l’ampleur de la situation.

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Ouvrez vos yeux ! Partout autour de nous se passent des atteintes aux droits les plus fondamentaux des mineurs. Ce n’est pas parce que la voix des enfants, leur voix, notre voix ne porte pas aussi loin qu’elle n’existe pas. Nous sommes là, pratiquement sous vos yeux. Nous existons. Nous sommes spectateurs impuissants de ce monde qui dérive, qui dérive vers un monde déshumanisé, où les chiffres ont remplacé l’homme et les enfants, des chiffres parmi tant d’autres. L’égoïsme est la norme et non l’exception. Cessez vos paroles creuses et vos discours vain censés redonner la vie à des peuples déjà longtemps morts. Mais nous sommes là, vivants parmi les morts, portant de nouvelles idées, de nouvelles solutions. Les enfants ont le don de la parole avant 18 ans. Mais les mineurs ne sont pas que spectateurs de vos actions. Non. Ils sont aussi directement victimes de vos choix, de vos décisions. Nous les victimes silencieuses. Partout dans le monde, des victimes de l’ombre. Et vous ne faites rien. C’est bien vous qui avez signé les 54 articles de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, il y a plus de 25 ans. Et vous ne faites rien. Etait-ce encore une autre promesse parmi tant d’autres ?

Ce n’est pas parce que nous ne faisons pas partie de l’électorat que nous n’existons pas. Nous sommes là, même si je suis sûr, vous préfèreriez l’oublier, spectateur de ce monde, victime d’un monde où le profit dépasse l’humain. Vos choix ont fait tellement de victimes, des victimes innocentes. Des enfants. C’est énervant, hein ? Le monde n’est pas jetable. Nous sommes les adultes, les citoyens de demain. Quel monde nous lèguerez-vous ? Nous sommes toujours là, victimes muettes. Ouvrez vos yeux ! Agissez pour notre existence car nous existons. Demain, nous serons toujours là, dans un monde qui ne nous fait plus rêver. Demain, si vous ne faites rien, si nous ne faisons rien, ce monde demeurera inchangé, enfermé dans cette apathie qui lui sera fatale. Ouvrez vos yeux ! Agissez ! Les jeunes, réveillez-vous ! Et vous les politiques qui vous vous êtes relayés à la présidence des Etats. Agissez. Montrer que vous êtes dignes de ce nouveau siècle et de ce qu’il représente ! Ne tombez pas dans la morne apathie de ce monde, de cette Europe. Ouvrez-vos yeux ! Les victimes de l’ombre ont une voix. Nous sommes là !

Les Migrants. Quel horrible mot, dégradant l’être humain à un simple statut. Un chiffre parmi tant d’autres. Les migrants. Et parmi eux des enfants. Des enfants plein d’espoir, victimes sans voix comme tant d’autres de ce monde où la majorité est un permis pour exister. Arrivant plein de rêves, fuyant l’horreur que personne, et en particulier les enfants ne devraient voir, victimes, encore une fois de la barbarie humaine. Et vous les dédaignez, les privant des droits les plus fondamentaux. Des enfants. Des enfants innocents cherchant un monde meilleur. Vous les gouvernements qui vous appelez démocratiques vous voulez les oublier, ces migrants, ces enfants qui vous rappellent trop l’enfer de la guerre en cours. Vous fermez vos yeux. Et vous ne faites rien. Et c’est alors que l’enfer commence pour ces enfants. Enfants comme tous les autres, enfants du monde. Arrêtez d’essayer de nous oublier. Nous sommes là. C’est énervant, hein ? Protégez-nous, protégez-les. Hier il semble que vous nous avez donné des droits, donnez-nous des rêves ! Le rêve d’un monde meilleur qui nous semble maintenant bien loin de vos promesses stériles et infructueuses. Mais surtout, donnez aux jeunes une voix dans ce monde de plus en plus tourmenté car nous sommes là, citoyens du monde et victimes muettes de vos actions. Ouvrez vos yeux et agissez. Agissez pour les droits les plus nobles qui soient, pour ceux qui n’ont pas encore été pourris par la société, pour ceux qui essayent malgré tout d’avoir des rêves pour demain, les victimes silencieuses le plus innocentes qui soient de vos actions : les enfants. Tous les enfants de ce monde, même les migrants.

Réveillez-vous enfin !

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:50
Des migrants marchent le long d’une route à Calais, le 9 février 2017. / PHILIPPE HUGUEN/AFP

Des migrants marchent le long d’une route à Calais, le 9 février 2017. / PHILIPPE HUGUEN/AFP

La présidente du Secours catholique dénonce « l’entrave » des pouvoirs publics à ses actions humanitaires d’urgence, alors que de nombreux migrants mineurs sont « en danger »

La situation se tend de plus en plus entre les pouvoirs publics et les associations d’aide aux migrants, qui accusent les autorités de les empêcher d’assurer l’aide d’urgence.

Véronique Fayet, présidente du Secours catholique a lancé le 16 février un appel aux candidats à l’élection présidentielle sur la situation des mineurs de Calais et l’« entrave » des pouvoirs publics aux actions humanitaires de l’association, dans un message diffusé sur le site de l’association et dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

« Ces jeunes sont en danger »

« Hier (le 15 février NDLR) à Calais, une de nos salariées, une journaliste et 7 jeunes mineurs migrants ont été arrêtés par la police à l’entrée de nos locaux du Secours catholique. Ces jeunes venaient juste prendre une douche. Nous avons en effet installé des douches dans nos locaux pour répondre aux besoins sanitaires urgents de ces mineurs.

C’est la mission de notre association de venir en aide aux plus démunis, quelle que soit leur situation. Et aujourd’hui (le 16 février NDLR), à Calais, nous estimons que ces jeunes sont en danger, qu’ils ne sont plus protégés. Il y a quelques jours, c’est la mairie qui a fait déposer une benne à ordures devant nos locaux pour bloquer l’entrée et empêcher l’installation de ce service de douches (…)

Nous posons donc la question à tous les candidats à l’élection présidentielle. Trouvez-vous normal que l’action humanitaire des associations mais aussi des citoyens soit entravée par les pouvoirs publics ? Que comptez-vous faire pour protéger l’exercice de la solidarité et le devoir de protection des mineurs dans notre pays ? »

Une « situation humanitaire catastrophique »

Depuis le démantèlement de la « jungle » de Calais, fin octobre, de nombreux migrants tentent en effet de revenir sur le site. « Nous ne savons pas exactement combien ils sont, car désormais ils se cachent et ne viennent plus à notre rencontre lorsque nous organisons des maraudes. Mais nous estimons leur nombre à 300 ou 400, dont de nombreux enfants » avait précisé Didier Degremont, président du Secours catholique du Pas-de-Calais, dans un entretien accordé à La Croix le 9 février.

Le responsable expliquait pourquoi le Secours catholique avait décidé de maintenir son aide d’urgence. « Entre 30 à 40 personnes poussent chaque jour la porte de notre accueil de jour. Nous constatons que leur état de santé et d’hygiène est déplorable. Ils ont faim et nous leur fournissons donc des repas. Ils sont aussi très sales et en souffrent beaucoup. Ils n’ont souvent pas pris de douche depuis des semaines. Pouvoir se laver est une de leurs premières demandes. Nous avons donc décidé d’installer provisoirement quelques douches dans notre local, afin de rendre un semblant de dignité à ces personnes. »

Alors que les autorités ne veulent surtout pas que de « nouveaux points de fixation » des migrants à Calais se reconstituent, elles auraient choisi de réagir, avait-il dénoncé, par « l’agressivité ». « Je ne vois pas en quoi ces douches sont une menace pour la tranquillité de la ville », avait-il ajouté, précisant qu’il s’agissait d’« une situation d’urgence face à une situation humanitaire catastrophique. »

Des bénévoles poursuivis par la justice

Cette affaire fait suite à une série d’alertes lancées depuis plusieurs semaines par le Secours catholique sur la situation des migrants, notamment les mineurs, à Calais, mais aussi dans la Vallée de la Roya, « où beaucoup de mineurs, âgés de 15, 16 ou 17 ans » sont « en danger, gravement en danger », s’étaient déjà indignés Véronique Fayet et Bernard Thibaud son secrétaire général, dans un communiqué, posté sur le site de l’association le 8 février.

« Face à ces jeunes en danger, des réactions d’humanité se développent. (... ) Que font les pouvoirs publics pour encourager cette solidarité ? Non seulement ils ne font rien, mais ils se mobilisent au contraire pour la dissuader ! », dénonce ce communiqué, précisant qu’un responsable du Secours catholique avait été convoqué par la police et que des bénévoles et citoyens sont poursuivis par la justice.

« Ces pratiques sont-elles la traduction de consignes et de choix du gouvernement en période électorale ? Nous ne pouvons et ne voulons pas le croire », soulignaient les deux responsables, qui en appelaient au premier ministre « à rétablir l’État de droit, dont la première mission est la protection de toute personne présente sur le territoire, en particulier des mineurs ».

D’autres associations « entravées »

À l’instar du Secours catholique, plusieurs associations d’aide aux migrants ont dénoncé ces dernières semaines l’attitude des pouvoirs publics à leur encontre. C’est le cas bien sûr de l’association Roya Citoyenne, dont le responsable Cédric Herou a été récemment traduit en justice.

Mais c’est le cas aussi du Collectif Solidarité Migrants Wilson, qui raconte sur son compte Facebook comment ses bénévoles parisiens auraient été empêchés par la police de distribuer des petits déjeuners aux migrants devant le camp humanitaire de la Chapelle.

Christine Legrand

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 17:18
Migrants: de l'ex "Jungle" de Calais à l'université de Lille pour apprendre un métier

Ils étaient avocat au Soudan, vétérinaire au Pakistan, footballeur en Iran ou mécanicien aéronautique en Erythrée... 80 réfugiés de l'ex-"Jungle" de Calais ont rejoint l'université de Lille, où, après des cours de français intensifs, ils vont apprendre ou réapprendre un métier.

Dictée, compréhension orale, lecture, exercices de prononciation... Dans une salle de cours de l'université de Lille, les étudiants assistent très attentivement à une leçon de français dispensée par des professeurs de "Français langue étrangère" (FLE).

"J'ai vécu deux mois dans la +Jungle+, j'y ai juste appris l'alphabet à l'école laïque du chemin des Dunes. J'espère qu'un jour, je pourrai devenir ingénieur en France, comme je l'étais au Soudan. « C'est pas facile, je vais devoir travailler beaucoup », dit Abdul-Raouf, 26 ans, casquette et baskets blanches, premier de sa classe.

Répartis en quatre groupes de niveau et logés à la cité universitaire, ils suivent depuis novembre une quinzaine d'heures de cours par semaine. Objectif : "les amener le plus loin possible dans l'apprentissage du français d'ici juin pour intégrer une formation universitaire classique à la rentrée 2017", explique Hugues Perdriaud, l'un de leurs professeurs.

Tous ont été "recrutés dans la "Jungle" de Calais" démantelée à l'automne dernier, par l'université avec l'aide d'associations, dont l'Auberge des Migrants et l'école laïque du chemin des Dunes. Les bénévoles nous ont "aidés à sélectionner parmi plus de 200 candidats les 80 dossiers qui nous paraissaient les plus adaptés", indique Emmanuelle Jourdan-Chartier, enseignante en histoire à l'université de Lille et l'une des porteuses du projet.

Parmi les critères de sélection: avoir déjà été étudiant dans son pays d'origine, nourrir un projet professionnel correspondant aux formations proposées par l'université et une volonté de s'installer sur le territoire et donc de renoncer à l'Angleterre.

"J'ai déposé ma candidature vers le printemps 2016, quand j'étais dans la +Jungle+, j'ai fait un CV, une lettre de motivation, et j'ai passé un entretien. J'ai eu la réponse quelques mois après, je suis très chanceux", raconte Adam, dont la langue maternelle est le four, la langue du Darfour, qui écoute "Black M" et "Stromae" pour s'améliorer en français.

 

« Comme des Erasmus »

En dehors des salles de classe, les 80 étudiants sont aussi soutenus par des étudiants bénévoles, comme Solène, 20 ans, étudiante en licence 3 d'italien: "On discute avec eux en français pour les faire progresser, mais on va aussi à la bibliothèque, au musée, faire les magasins... Pour nous, ce sont des étudiants comme les autres, comme les Erasmus de nos promos, certains sont devenus des amis".

"C'est compliqué d'apprendre le français parce qu'il y a plein d’exceptions", pense Djamel-Eddine, 26 ans, Soudanais. Alors, pour progresser, il a une astuce : "J'ai regardé 280 épisodes de la série +Hélène et les garçons+, pour l'oral c'est utile!".

Arrivé en août 2015 dans la +Jungle+, il a tenté plusieurs fois de rejoindre l'Angleterre en grimpant dans les camions, sans succès. "Alors j'ai renoncé et finalement, je suis bien ici, même si à Lille il pleut toujours, je me suis fait beaucoup d'amis, maintenant, je cherche un petit boulot pour les vacances...", témoigne le jeune Soudanais dans un français bien maîtrisé.

"Ils sont extrêmement motivés, très dégourdis, ils étaient très fiers lors de leur inscription à l'université, ils ont vraiment envie de réussir leur intégration", affirme Mme Jourdan-Chartier, qui précise que le projet a été monté avec la préfecture et le Crous.

Les 80 étudiants, dont 55 ont déjà obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire, construisent actuellement avec un conseiller d'orientation, "un projet professionnel en cohérence avec leur parcours, la réalité de l'université française et du marché de l'emploi", ajoute l'enseignante.

Ceux dont le niveau de français ne serait pas suffisant pour rejoindre une formation universitaire en septembre, recommenceront une année supplémentaire de FLE. "Ce ne seront pas les premiers étudiants à valider leur première année en deux ans...", sourit Nathalie Euthuin, autre enseignante porteuse du projet.

AFP Lille

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 19:58
Paris: le centre d'accueil a déjà hébergé plus de 5.000 migrants

Le centre pour migrants parisien, trois mois après son ouverture, a hébergé de manière "digne" 5.249 personnes, évitant qu'elles ne dorment dans la rue cet hiver, se sont félicitées jeudi les autorités, qui qualifient l'infrastructure de "réussite".

Alors que des bénévoles dénoncent un sous-dimensionnement du centre, organisé pour accueillir 400 individus, "le bilan est positif", a assuré lors d'une conférence de presse son gestionnaire, le directeur général d'Emmaüs Solidarité Bruno Morel, qui a "proposé à l'Etat d'ouvrir 200 places supplémentaires".

"Si ce site n'avait pas ouvert le 10 novembre, nous aurions eu à Paris un campement de 5.249 personnes", a-t-il ajouté, listant le public reçu depuis l'ouverture du "centre de pré-accueil": 1.070 mineurs isolés, 439 femmes et 3.740 hommes. Les Afghans représentent 40% du total, devant les Soudanais (30%), les Somaliens (8%) et les Erythréens (8%).

"Cet outil est une réussite. Il permet d'en finir avec les grands campements de rue", s'est réjouie la préfète de Paris Sophie Brocas, alors que 31 opérations de mises à l'abri dans la capitale ont concerné plus de 21.500 migrants entre juin 2015 et novembre 2016.

Le centre, d'où 430 migrants entrent et sortent chaque semaine, au rythme de leur réorientation dans des Centres d'accueil et d'orientation (CAO) en régions ou centres d'hébergement d'urgence en Ile-de-France, a permis de "lisser" et d'améliorer leur prise en charge, qui se faisait auparavant par "à coups", a observé Patrick Vieillescazes, le chef de cabinet de la préfecture d'Ile-de-France.

Les migrants, qui y restent dix jours au maximum, bénéficient dans ce laps de temps d'un lit dans des conteneurs aménagés en chambres de quatre, de trois repas par jour, de sanitaires, d'une infirmerie ainsi que d'infrastructures sportives: quelques tables de ping-pong, baby-foot ou appareils de musculation.

La construction d'un petit terrain de foot est prévu dans cet ancien bâtiment de la SNCF, appelé à se transformer en résidence universitaire en 2018. Cinq cents bénévoles se relaient pour améliorer le quotidien des migrants, notamment via la distribution de vêtements ou un service de laverie.

"Ca ne sera jamais parfait mais de gros progrès ont été réalisés en trois mois", a déclaré Sophie Brocas. "On a réussi à offrir une réponse qui n'est pas luxueuse mais qui est digne."

afp

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:46
Bilan statistique pour 2016 des admissions au séjour des étrangers hors Union Européenne

227 000 étrangers non membres de l’union Européenne ont été admis à un premier séjour en France en 2016 (+4,6%/ 2015) parmi eux :

· 22 500 étrangers ont été admis pour raison économique (+9,4%/2015)

· 88 000 ont été admis pour raison familiale (-2,3%) dont 50% conjoints de français, 11 500 pour regroupement familial

· 70 200 étudiants (+0,3%)

· 14 440 divers

· 32 300 humanitaire (+41%) dont 19 000 réfugiés

· 85 244 demande d’asile (+6,5%/2015) à comparer avec la moyenne européenne plus forte du double : +12%/2015

Les dix premiers pays d’origine des admis par ordre : Soudan, Afghanistan, Haïti, Albanie, Syrie, RDC, Guinée, Bangladesh, Algérie, Chine

· Le taux d’admission des demandeurs d’asile (y compris les recours) a été de 37,6% en 2016 contre 34,4% en 2015

· 2 700 migrants ont été relocalisés au lieu des 30 000 promis par F Hollande

· 3 000 Syriens ont été réinstallés provenant du Liban, Jordanie, Turquie

· 3 200 Syriens ou Irakiens ont obtenus des visas d’ambassade

· 13 000 migrants ont fait l’objet d’une mesure d’éloignement forcé

· 63 700 ont été non admis à la Frontière

· 29 400 sans-papiers ont été régularisés sur le territoire

Source : Direction des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’intérieur en 2016

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 18:02
Dimanche 15 janvier 2017, journée des Migrants et des Réfugiés à Val de Reuil (Eure)

Dimanche 15 janvier 2017 , journée des Migrants et des Réfugiés à l'église de la Fraternité à Val de Reuil (Eure)

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:55
18 décembre 2016 : journée internationale des Migrants

« En cette Journée internationale des migrants, j’appelle la communauté internationale à s’employer à la mise en place du pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, afin de bâtir un monde de paix, de prospérité, de dignité et de possibilités pour tous. » — Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU

La Journée internationale des migrants est l'occasion de dissiper les préjugés et de sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans les domaines économique, culturel et social, au profit tant de leur pays d’origine que de leur pays de destination.

À l’heure de la mondialisation, les migrations sont une réalité incontournable. De nombreuses raisons amènent les gens à se déplacer – que ce soit pour étudier à l’étranger, rejoindre des membres de la famille, chercher un emploi ou des moyens de subsistance, ou assurer un meilleur avenir à leurs enfants. D’autres quittent leur pays pour fuir la criminalité, la violence, les conflits, la persécution, l’insécurité, la discrimination, les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement, ou encore la pauvreté.

La plupart passent d’un pays en développement à un autre ou quittent un pays en développement pour un pays développé. Les migrations jouent un rôle essentiel pour la croissance économique et le développement, notamment en remédiant aux pénuries du marché du travail à tous les niveaux de qualification. Les migrations ont des effets majoritairement positifs, aussi bien pour les pays d’origine que pour les pays d’accueil.

Les migrations volontaires comme les déplacements forcés ont toujours été le lot commun de l’humanité. La plupart des gens comptent probablement parmi leurs ancêtres des personnes ayant migré.

En ces temps de mondialisation et d’interdépendance, la migration internationale pourrait bien devenir un phénomène encore plus répandu. L’intégration croissante des marchés du travail, la baisse du prix des transports et l’existence de réseaux d’information et de communication et de réseaux sociaux bien établis sont autant de facteurs qui favorisent la mobilité.

Si la plupart des migrations internationales sont motivées par des raisons économiques, les conflits, les violences, les persécutions, la répression politique et les autres violations graves des droits de l’homme figurent parmi les principales causes des mouvements de réfugiés et de déplacés.

Aujourd'hui, la migration mobilise de plus en plus l'attention de la communauté internationale. Mêlés à des éléments d'imprévisibilité, d'urgence et de complexité, les défis et les difficultés des migrations internationales exigent une coopération renforcée et une action collective entre les pays et les régions.

L'Organisation des Nations Unies joue un rôle actif de catalyseur dans ce domaine, dans le but de créer davantage de dialogues et d'interactions au sein des pays et des régions, de favoriser les échanges d'expériences et les possibilités de collaboration.

Le 19 septembre 2016, à l’occasion d’un Sommet de haut niveau qui a eu lieu au Siège de l’ONU à New York, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté des engagements essentiels visant à renforcer la protection de millions de personnes déplacées de force et qui se déplacent pour d’autres motifs dans le monde entier. Par ce texte, appelé la Déclaration de New York, les États membres se sont engagés à protéger les droits des réfugiés et des migrants, à sauver des vies et à partager la responsabilité du soutien et de l'accueil de ces réfugiés et migrants. En adoptant cette déclaration, ils se sont aussi engagés à entamer des négociations menant à une conférence internationale et à l'adoption en 2018 d'un pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 15:01
L’arrivée des migrants et des réfugiés : un espoir, un défi pour demain !

De nombreux membres de la Communauté Mission de France*, engagés depuis longtemps, avec beaucoup d’autres, auprès des migrants et des réfugiés, continuent avec persévérance leur compagnonnage avec ces hommes ces femmes et ces enfants, qui viennent de très loin parfois, et qui, fuyant l’innommable, ont traversé des mers et franchi des frontières et des barbelés, pour retrouver enfin une vie possible.

A Grande-Synthe aux côtés de réfugiés kurdes irakiens, en Aveyron auprès de personnes déboutées du droit d’asile, au Havre avec des migrants arrivés de plusieurs pays d’Afrique, en Essonne ou dans le Rhône avec les Roms, près de Nancy en soutien des familles menacées d’expulsions… et dans bien d’autres régions, des collectifs inter-associations d’entraide aux migrants naissent et rassemblent des personnes venues de plusieurs horizons, croyants et non-croyants. La Mission de France est engagée dans ces lieux où l’altérité se montre féconde.

L’accompagnement des migrants et des réfugiés est un difficile combat pour l’accès à un statut, à la protection sociale, à l’autonomie et à la reconnaissance de leur dignité. Ce combat se fait dans une rencontre où s’installe un dialogue fraternel riche de la diversité de chacun.

Malgré la complexité des situations, toutes les personnes engagées auprès des migrants voient germer des graines de confiance en un avenir possible ensemble, prémices d’un projet de société.

Elles témoignent des convictions acquises au long de ce chemin avec les migrants :

malgré les peurs et les replis identitaires, un esprit de solidarité existe déjà parmi les français et nous encourage à sortir de nos habitudes et de nos préjugés. Quand ils connaissent les galères des réfugiés, bien des français leur ouvrent leur cœur et les accueillent non comme une menace mais comme une nouvelle source de richesse : « On plonge, on vit avec eux; quelle joie quand l’un ou l’autre ose dévoiler ce qui le fait tenir, le temps d’une rencontre, d’un repas ou d’un cours de français »

le dialogue avec les migrants manifeste la responsabilité de la France et de l’Europe à tout faire pour ne pas laisser les pays de départ aux mains de dictateurs et de multinationales sans scrupule. Il est scandaleux que l’Europe finance des camps de rétention de réfugiés dans des pays limitrophes où la démocratie est mise à mal.

il est inacceptable que 70 % des demandes d’asile soient rejetées et que les déboutés soient laissés dans la plus grande détresse alors qu’ils ne peuvent repartir en sécurité dans leur pays.

Au delà des urgences humanitaires, il y a un enjeu social et politique à développer ces espaces d’hospitalité fraternelle où migrants et accueillants donnent le meilleur d’eux-mêmes. « Au détour de toutes ces rencontres, une étonnante force de joie surgit dans des gestes ou paroles qui nous surprennent par leur simplicité ». Des liens sociaux se consolident alors dans un ajustement culturel réciproque pour construire quelque chose de nouveau sans que personne ne se renie.

Noël approche, Dieu s’est fait humain, la proximité avec autrui est entre les mains de tous.  Nous appartenons tous à la même humanité et nos destins sont liés.

*Communauté Mission de France : Des prêtres, des baptisé(e)s et des diacres envoyés en équipe par leur évêque, appelés à vivre la fraternité universelle de Jésus le Christ dans la disparité de leurs lieux de vie, de travail, de famille et de vie sociale.

Communauté Mission de France

Le 1er décembre 2016

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