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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 12:53
A Lesbos, après les flammes

L'incendie du camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos a laissé sans abri des milliers de réfugiés, qui tentent désormais de s'organiser le long d'une route menant à la zone industrielle de Mytilène.
Mathias Benguigui

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A Lesbos, après les flammesA Lesbos, après les flammesA Lesbos, après les flammes
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 17:47
Claire Rossignol est déléguée diocésaine à la pastorale des Migrants. © D.R.

Claire Rossignol est déléguée diocésaine à la pastorale des Migrants. © D.R.

Dimanche 27 septembre, se tient la 106e Journée mondiale du migrant et du réfugié. L’occasion de renouveler son regard sur ces personnes en situation de migration en s’appuyant sur l’exemple du Christ. Explications avec Claire Rossignol, déléguée diocésaine à la pastorale des Migrants.

Paris Notre-Dame – La 106e Journée mondiale du migrant et du réfugié se tient cette année dans un contexte très parasité par la Covid-19. Pourquoi est-il si important de continuer à porter l’attention sur la situation des personnes en situation de migration aujourd’hui ?

Claire Rossignol – La crise sanitaire nous a appris à nous protéger des autres en pratiquant ce que l’on a appelé les « gestes barrières ». Elle a accru une certaine méfiance de l’autre et en particulier de celui que l’on connaît moins, l’étranger qui a marché jusqu’à nous. Les associations ont rivalisé de talents et de créativité pour maintenir le lien et soutenir les personnes migrantes pendant le confinement, mais ces acteurs investis sur le terrain mesurent encore aujourd’hui combien les personnes migrantes ont été fragilisées par le confinement (fermeture des lieux d’accueil, difficultés administratives, isolement, exploitation…). Les gestes barrières doivent surtout être des « gestes pour prendre soin de l’autre » – de tous les autres – et en particulier des personnes les plus vulnérables, ce que sont nos frères et sœurs migrants. C’est aussi le moment, à l’heure où se négocie le Pacte européen sur les migrations, de porter nos dirigeants dans la prière.

P. N.-D. – Cette année, le thème de la journée est Contraints de fuir comme Jésus-Christ. Comment le percevez-vous ?

C. R. – Il s’agit, il me semble, de regarder avec un œil neuf le Christ, qui, depuis sa naissance dans un pays où personne ne l’a accueilli, n’a cessé de voyager et de vivre de l’hospitalité qui lui était offerte en « demeurant » chez ses hôtes. L’enjeu est de relire le parcours du Christ sous ce regard, puisqu’il est le Chemin, et de prendre au sérieux la place qu’il a lui-même accordée à l’étranger chez qui il a trouvé la foi la plus vive. « Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 18).

P. N.-D. – Qu’est-il proposé à Paris ?

C. R. – Le vicariat pour la Solidarité a désiré lier cette journée à un autre événement qui se tient le même week-end : le Congrès Mission (voir ci-contre). L’idée est de proposer la charité comme composante intégrante du message évangélique et de l’évangélisation. Les paroisses peuvent aussi mettre en place des initiatives en s’aidant notamment des outils délivrés par la Conférence des évêques de France (eglise.catholique.fr). Le pape François invite à « faire avec » plutôt qu’à « faire pour » les personnes migrantes. Cela résonne pour moi comme un appel à se reconnaître partenaires de l’Alliance avec Dieu et à construire ensemble le royaume de Dieu qui est déjà parmi nous. Si le Pentateuque commence par la Création et s’achève par l’Alliance, n’est-ce pas précisément pour signifier que la finalité de la Création est l’Alliance ?

Propos recueillis par Isabelle Demangeat @LaZaab

Pratique
Dans le cadre du Congrès Mission :

Une table-ronde se tiendra le samedi 26 septembre, de 15h à 16h30, autour du thème Peut-on être missionnaire sans accueillir les migrants ?
Une soirée festive animée par l’association JRS France autour de mezzés préparés et offerts par des personnes migrantes et des paroissiens est organisée le samedi soir, de 19h à 20h30.
Dans les paroisses :
Chaque paroisse est invitée à laisser une place privilégiée, dans ses célébrations, aux personnes migrantes. Une vidéo, en cours de préparation, pourra être projetée dans les paroisses qui le souhaitent.

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 18:15
Image d'archives de migrants détenus dans une prison libyenne. Crédit : EPA

Image d'archives de migrants détenus dans une prison libyenne. Crédit : EPA

"Torture, disparitions forcées, violences sexuelles". Dans un rapport remis jeudi au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU a une nouvelle fois dénoncé les conditions de détention des migrants en Libye et a réclamé leur fermeture.

"Rien ne peut justifier les conditions horribles dans lesquelles les réfugiés et migrants sont détenus en Libye". Dans un rapport remis jeudi 3 septembre au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, réclame une nouvelle fois la fermeture des centres de détention libyens.

"Je renouvelle mon appel aux autorités libyennes (...) de fermer tous les centres de détention en coordination étroite avec les entités de l'ONU", demande-t-il.

Selon son rapport "au 31 juillet, plus de 2 780 personnes, dont 22% d'enfants, étaient prisonnières" dans les centres fermés de migrants à travers la Libye. "Les enfants ne devraient jamais être détenus, notamment lorsqu'ils sont sans accompagnateur ou séparés de leurs parents", affirme Antonio Guterres. Il exhorte également Tripoli de remettre les enfants à des services spécialisés jusqu'à ce qu'une solution à long terme soit trouvée.

"Conditions horribles de détention"
Le document dénonce des "conditions horribles" de détention, avec des "informations faisant état de tortures, de disparitions forcées et de violences sexuelles et sexistes commises par les fonctionnaires gérant les centres, ainsi que d'un manque de nourriture et de soins de santé".

"Les hommes et les garçons sont régulièrement menacés quand ils appellent leurs familles afin de les pousser à payer des rançons. Des migrants et des réfugiés sont la cible de tirs lorsqu'ils cherchent à s'échapper, ce qui entraîne des morts et des blessés. Et quand ils sont estimés trop faibles pour survivre, ils sont souvent abandonnés dans un hôpital proche ou laissés à la rue pour y mourir", indique encore le rapport.

Dans les centres de détention où des stocks d'armes et de munitions sont conservés, les réfugiés et migrants, lorsqu'ils ne sont pas recrutés de force, sont souvent astreints à réparer ou recharger des armes appartenant à des groupes armés, signale aussi le chef de l'ONU.

Plus d'un an après la frappe aérienne du 2 juillet 2019 qui a tué plus de 50 réfugiés et migrants et fait des dizaines de blessés dans le centre de détention de Tajoura, près de Tripoli, aucune personne n'a encore été obligée de rendre des comptes, déplore-t-il par ailleurs.

Ces faits dénoncés par Antonio Guterres ne sont pas nouveaux. Depuis des années, la rédaction d'InfoMigrants reçoit quotidiennement des témoignages de migrants qui racontent les atrocités subies dans les centres de détention officiels en Libye. Les exilés font notamment état de tortures, rackets, viols, travaux forcés, surpopulation, malnutrition, disparitions etc. Début mars, un jeune Erythréen a trouvé la mort dans la prison de Zintan après qu'un incendie s'est déclenché dans le centre.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 11:38
Environ 300 personnes vivent dans le campement de Saint-Denis installé depuis début août sous le pont de l'autoroute A1. Crédit : InfoMigrants

Environ 300 personnes vivent dans le campement de Saint-Denis installé depuis début août sous le pont de l'autoroute A1. Crédit : InfoMigrants

À peine un mois après le démantèlement du campement d’Aubervilliers, environ 300 personnes vivent dans un campement installé à Saint-Denis, sous le pont de l’autoroute A1. Loin des distributions alimentaires et de vêtements, ils souffrent aussi du harcèlement policier.

Il y a de la colère ce vendredi matin dans la voix et sur les visages des hommes qui vivent dans le camp installé depuis un petit peu moins d’un mois à Saint-Denis, sous le pont de l’autoroute A1.

Comme tous les matins, la police est passée vers 6 heures et a ordonné aux personnes installées sur l’esplanade qui s’étend devant les lettres tricolores "UEFA Euro 2016" de "dégager".

Seules les tentes installées sur la pente de terre entre la route et l’esplanade ont le droit de rester. Le campement est contenu dans la partie la plus invisible et la plus dangereuse de cet endroit en tout point inhabitable.

Cerné d’autoroutes et de routes nationales, le lieu n’a pas un banc où s’asseoir, pas de toilettes et un seul point d’eau pour quelque 300 personnes. Une seule et unique chaise en bois a été posée au milieu du campement mais personne ne semble oser s’y asseoir.

Des distributions de plus en plus loin
Le campement compte environ 200 petites tentes et, chaque jour, de nouvelles s’y ajoutent a constaté l’association Utopia 56 qui passe très régulièrement sur le campement habité par des hommes seuls, originaires d’Afghanistan pour la grande majorité.

En cette fin de matinée, il n’y a qu’une cinquantaine de personnes sur le campement. Les autres sont partis chercher à manger ou bien tenter de trouver un moyen de contacter l’Ofii (Office de l’intégration et de l’immigration) dont le numéro unique d’enregistrement pour les demandeurs d’asile est injoignable ce matin.

Plus les campements de migrants sont éloignés de Paris, plus il est difficile pour les personnes qui y vivent de se rendre aux distributions de nourriture et de vêtements. Depuis le campement de Saint-Denis, il leur faut prendre le métro ou marcher près d’une heure pour rejoindre la porte de Saint-Ouen où l’Armée du Salut a déménagé sa distribution de petits déjeuners (rue André Bréchet), depuis le 24 août.

Nourriture et conseils administratifs
Les petits déjeuners sont l’occasion de se remplir l’estomac et de boire chaud mais aussi de profiter du petit confort qu’apportent les tables et bancs installés à côté du stand de distribution. Les demandeurs d’asile peuvent aussi faire un point sur leur situation auprès de France Terre d’Asile qui a installé son camion un petit peu plus loin. Quelques membres d’Utopia 56 sont également présents pour répondre à des questions.

Gulkhan, 25 ans, et Taher, 16 ans, ont l’air un peu perdus. Les deux amis originaires d’Afghanistan sont arrivés d’Allemagne la veille et ont été orientés vers le camp de Saint-Denis par un ami d’ami. Utopia 56 leur explique que Taher doit aller passer une évaluation pour faire valoir sa minorité et être pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). L’adolescent dont le visage est mangé par un masque et de lourdes boucles noires qui lui tombent sur le front n’a pas l’air d’y croire.

Ce soir, il passera sans doute une nouvelle nuit dans le campement de Saint-Denis avec Gulkhan comme tous ceux qui, n’ayant pas pu obtenir une tente, s’étendent avec une simple couverture sur le sol, à côté des tentes.

Ce sont eux que la police cherche à évacuer tous les matins. Et parfois, l’opération est musclée. Khan, un jeune Afghan de 23 ans habillé d’une tenue à l’imprimé militaire, assure qu’une semaine plus tôt, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour déloger ces personnes.

Primo-arrivants et déboutés
"Le plus difficile, c’est que la police vient tous les matins nous dire de dégager", affirme-t-il. "Parfois, des gens extérieurs viennent aussi nous attaquer pour faire des bagarres et nous voler nos téléphones", raconte-t-il. Pour tenter de se protéger, les migrants du campement organisent désormais des tours de garde.

Khan vit depuis un mois environ sur le campement. Jusqu’à l’évacuation du 29 juillet dernier, il vivait dans celui d’Aubervilliers. Débouté du droit d’asile, il a déposé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

Le campement compte aussi des primo-arrivants et des "Dublinés" qui ont échoué sur ce coin inhabitable de Saint-Denis après des mois, voire des années, à sillonner l’Europe à la recherche d’une protection internationale qu’aucun pays ne veut leur accorder.

"Il faut fuir"
Quand on leur demande pourquoi ils sont partis de chez eux, beaucoup d’Afghans ont la même réaction : une sorte de sourire douloureux suivi d’un souffle et de quelques mots pour dire que la vie dans leur pays est tout simplement impossible. "L’Afghanistan est en train de sombrer, il faut fuir", résume un homme qui ne souhaite pas donner son nom, ni son prénom.

Les associations d’aide aux migrants dénoncent régulièrement les conditions de vie des exilés dans le nord de Paris et réclament des solutions d’hébergement pérennes pour les demandeurs d’asile et les personnes déboutées en recours.

"La rue, c’est l’école de la folie tout autant que de l’indignité", mettait récemment en garde Pierre Henry, directeur général de France Terre d’Asile, dans une interview à InfoMigrants.

"On attend que les pouvoirs publics réfléchissent à une solution sur le long terme", avance Pierre Jothy, intervenant social au sein d’Utopia 56. "Si la seule la seule présence de l’État pour eux, c’est la police qui les repousse toujours plus loin, ce n’est pas acceptable."

Jusqu’ici, la réponse de l’État a en effet consisté à démanteler les campements de migrants et à pousser les exilés – par une forte présence policière dans le nord de Paris – à se déplacer plus loin, en périphérie. Les évacuations se suivent et les campements se reforment. Tout porte à croire que celui de Saint-Denis ne fera pas exception. D’ici là, le campement aura grossi.

Non loin des tentes, un homme s’est assis sur la chaise en bois. Les jambes croisées et les yeux rivés sur son téléphone, il semble avoir oublié le vacarme des camions qui passent en contrebas, sur la nationale.

Julia Dumont 

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 20:51
Le navire Louise Michel, affrété par le street-artiste Banksy, le 22 août 2020 au large de la Libye / M.V. LouiseMichel/AFP

Le navire Louise Michel, affrété par le street-artiste Banksy, le 22 août 2020 au large de la Libye / M.V. LouiseMichel/AFP

Deux navires humanitaires sont en route pour porter assistance au bateau affrété en Méditerranée par le street artist Banksy, qui compte 219 migrants à bord et a lancé un appel de détresse, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Parti le 18 août d'Espagne dans le plus grand secret, le Louise-Michel est actuellement dans l'incapacité d'avancer après avoir sauvé vendredi 130 naufragés supplémentaires et a demandé «une assistance immédiate», affirmant avoir sollicité les autorités italiennes et maltaises. Un migrant est mort sur le bateau et plusieurs sont blessés.

Actuellement en Méditerranée, où il a sauvé 201 migrants et est lui-même en quête d'un port d'accueil, le Sea-Watch 4 a décidé de venir en aide au Louise-Michel «face à l'absence de réaction» des autorités, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'ONG allemande Sea-Watch qui affrète ce bateau avec Médecins sans frontières.

«Nous avons une clinique à bord du Sea-Watch 4 et on va voir comment on peut les aider. On pourra aussi peut-être prendre des migrants à bord même si nous avons des procédures Covid à respecter», a complété Hassiba Hadj-Sahraoui, chargée des questions humanitaires de MSF aux Pays-Bas, qui dénonce la «situation intenable» des navires humanitaires en Méditerranée.

Parallèlement, le collectif italien de gauche Mediterranea a annoncé l'envoi du navire Mare Ionio depuis le port d'Augusta en Sicile pour porter assistance au Louise-Michel, invoquant lui aussi l'absence de réponse de l'Italie ou de Malte face «au danger de mort imminent» encouru par les migrants.

«La situation est dramatique (...) Il y a beaucoup de femmes et d'enfants, beaucoup de gens ont de graves problèmes médicaux à cause de brûlures d'essence et de nombreuses heures passées en mer», affirme le collectif dans un communiqué.

Selon les dernières données du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les tentatives de départ augmentent en Méditerranée, route migratoire la plus meurtrière du monde. Entre début janvier et fin juillet, les tentatives au départ de la Libye ont augmenté de 91%, comparé à la même période l'an dernier, représentant 14.481 personnes ayant pris la mer.

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 07:03
Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos, en Grèce. Crédit : Reuters/Alkis Konstantinidis

Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos, en Grèce. Crédit : Reuters/Alkis Konstantinidis

Dans une récente enquête, le New York Times affirme que la Grèce a expulsé plus de 1 000 demandeurs d’asile hors des frontières européennes au cours des derniers mois. Interrogé par InfoMigrants, Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l'IFRI, ne se dit pas particulièrement surpris par ces faits.

L’enquête publiée par le New York Times vendredi 14 août confirme les témoignages recueillis ces derniers mois par InfoMigrants sur des refoulements d’embarcations de migrants par des garde-côtes grecs en mer Égée.

Le quotidien américain a pu interroger plusieurs personnes ayant été victimes de ces refoulements illégaux alors même que certains se trouvaient déjà sur le sol grec. C’est le cas d’une demandeuse d’asile syrienne qui affirme avoir été interpellée fin juillet dans le centre de détention de Rhodes, en compagnie de 22 autres personnes, dont 2 bébés. Elle explique qu'ils ont été abandonnés en mer sur une embarcation de fortune sans moteur et secourus par les garde-côtes turcs.

Selon cette enquête, des migrants ont également été contraints de monter dans des canots de sauvetage percés et laissés à la dérive à la frontière entre les eaux turques et grecques, tandis que d'autres ont été laissés à la dérive dans leurs propres embarcations après que des fonctionnaires grecs ont débranché leurs moteurs.

Le New York Times a également recueilli le témoignage de Amjad Naim. Cet étudiant palestinien de 24 ans a raconté au quotidien qu'en mai dernier, alors qu'il approchait des côtes de Samos avec un groupe de 30 personnes, leur embarcation a été interceptée par des garde-côtes grecs. Ces derniers ont transféré les migrants à bord de deux petits canots gonflables, incapables de supporter le poids d'une quinzaine de personnes, puis les ont tractés en direction de la Turquie. 

Selon des experts, interrogés par le New York Times, ces pratiques illégales auraient pris de l’ampleur durant la période de confinement en Europe liée à la pandémie de coronavirus.

Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l’IFRI (Institut français des relations internationales) a répondu aux questions d’InfoMigrants sur ces refoulements.

InfoMigrants : Que disent les lois européennes et grecques sur ces refoulements ?
Matthieu Tardis : Les refoulements, au sens juridique du terme, qui concernent les réfugiés et les demandeurs d’asile, sont interdits en droit international selon la Convention de Genève de 1951, et aussi en droit européen selon la Convention européenne des droits de l’Homme. Ils le sont encore plus dans les conditions décrites dans l’enquête du New York Times. Toute personne qui souhaite une protection en Europe doit pouvoir en faire la demande.

Est-ce la première fois que la Grèce adopte ce genre de pratiques ?
Non, j’ai le souvenir, dans les années 2000, d’un rapport de l’association allemande Pro Asyl sur des pratiques similaires de refoulements de bateaux qui arrivaient en mer Égée et des cas de mauvais traitements, y compris de la part de personnes dont on ne savait pas si elles étaient des officiers grecs parce qu’elles étaient masquées. Donc, [les faits rapportés par le New York Times] ne m’étonnent qu'à moitié.

C’est ce rapport-là qui avait contribué à lancer un débat au niveau du Parlement européen sur la suspension des renvois Dublin vers la Grèce parce qu’il n’y avait pas de bonnes conditions d’accueil des demandeurs d'asile dans le pays. Dans un arrêt de 2011, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait décidé qu’on ne pouvait plus renvoyer les demandeurs d'asile en Grèce. Cela a duré jusqu'en 2016-2017.

La CEDH pourrait certainement condamner la Grèce pour ces pratiques de ‘push-backs’ démontrées par le New York Times.

Le gouvernement conservateur du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis affiche volontiers sa fermeté vis-à-vis des demandeurs d’asile. Est-ce que ces refoulements font partie d’une stratégie politique ?
Ce que l’on voit aujourd’hui est lié au gouvernement actuel qui est pratiquement populiste. Beaucoup des politiques coercitives mises en œuvre contre les migrants sont en réalité destinées à l’opinion publique.

Le gouvernement grec a profité de la pandémie pour durcir sa politique migratoire. Aujourd’hui, la question de l’état de droit en Europe se pose vraiment. Les contre-pouvoirs sont affaiblis parce qu’il y a une prééminence de l’idée que pour la survie de l’Europe, il faut arrêter l’immigration dite irrégulière, que tout est permis pour cela. C’est la même chose en Italie.

Il est sans doute aussi temps de faire le bilan de l’investissement financier européen pour l’accueil des réfugiés en Grèce. La Grèce a reçu des centaines de millions d’euros ainsi que de l’aide humanitaire, sans parler des milliers de bénévoles d’associations internationales. Qu’est-ce qu’il reste de tout cela ? Pas grand chose j’ai l’impression.

Julia Dumont 

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 18:45
Des dizaines de migrants se trouvant sur des embarcations comme celle-ci ont été secourus dans la Manche ces derniers jours. Crédit : Gendarmerie maritime

Des dizaines de migrants se trouvant sur des embarcations comme celle-ci ont été secourus dans la Manche ces derniers jours. Crédit : Gendarmerie maritime

Alors que des records d'arrivées de migrant ont été enregistrés sur ses côtes, le gouvernement britannique a chargé dimanche un ancien de la Royal Marine de rendre la Manche "impraticable" et a pressé la France de renforcer ses contrôles. Il en coûterait pour cela plus de 32 millions d'euros à Londres, selon le journal Sunday Telegraph qui a révélé la somme réclamée en échange par Paris.

Faire de la Manche une zone dans laquelle les migrants n'osent plus s'aventurer : telle est la mission que le gouvernement britannique a confié, dimanche 9 août, à un ancien membre du corps britannique de l'infanterie de marine. Dan O'Mahoney a été chargé de la gestion de la question de l'immigration clandestine dans la Manche, un poste inédit.

Habitué des terrains difficiles, Dan O'Mahoney, qui a notamment servi par le passé chez les "Royal Marines" en Irak et au Kosovo, aura pour "responsabilité principale de rendre la Manche impraticable pour les traversées de petites embarcations", a indiqué le ministère de l'Intérieur britannique dans un communiqué.

Pour ce faire, "il collaborera étroitement avec les Français pour accentuer le travail en commun déjà en cours, en explorant en priorité un renforcement des actions en France, y compris des mesures plus strictes et des opérations d'interception en mer et de retour des bateaux à leur point de départ", précise encore la ministre de l'Intérieur, Priti Patel, citée dans ce communiqué. 

"Nombre de traversées épouvantable"
L'annonce de cette nomination traduit la préoccupation des autorités britanniques face à des records d'arrivées de migrants sur leurs rivages. Bénéficiant de conditions météorologiques favorables, plusieurs centaines de personnes, dont des enfants et des femmes enceintes, ont franchi ces derniers jours les 33 kilomètres séparant les côtes françaises et anglaises à bord de petites embarcations. 

Plus de 200 personnes sont arrivées sur la côte sud de l'Angleterre au cours de la seule journée de jeudi, et environ 130 le lendemain, d'après des médias britanniques. Au total, plus de 500 migrants ont traversé la Manche en seulement trois jours.

"Le nombre de traversées illégales de petites embarcations est épouvantable", s'est offusquée Priti Patel. "Nous travaillons [...] à arrêter les criminels qui facilitent ces passages et à faire en sorte qu'ils soient traduits en justice."

Le Premier ministre Boris Johnson a de son côté dénoncé lundi les traversées de la Manche comme "stupides, dangereuses et criminelles". ''C'est une très mauvaise idée'', a-t-il jugé. "Il ne fait aucun doute qu'on assiste aux activités de gangs cruels et criminels qui risquent la vie de ces gens en leur faisant traverser la Manche, un bras de mer très dangereux sur des embarcations potentiellement inappropriées pour la navigation en mer."

Profitant d'une accalmie, en raison du confinement, dans cette zone maritime ultra-dense, quelque 4 000 migrants répartis sur 300 embarcations ont réussi depuis le début de l'année cette traversée, selon des chiffres de la BBC. Qualifié d'extrêmement périlleux, le passage par la Manche est aussi très rentable pour les passeurs.

"Les Français doivent empêcher ces migrants clandestins de se mettre à l'eau"
Afin d'inverser cette tendance, Londres affirme donc donner la priorité aux renforcements des actions engagées par la France, jugée trop passive sur ce dossier. Priti Patel avait d'ailleurs accusé la France de ne pas intercerpeter les embarcations, lors d'une commission parlementaire organisée mi-juillet. 

Le ministère britannique de l'Intérieur a ainsi demandé l'aide du ministère de la Défense pour prêter main forte aux douaniers qui opèrent dans le pas de Calais. Et d'autres mesures sont à attendre avec la venue du secrétaire d'État britannique à l'Immigration, Chris Philp, mardi 11 août dans la capitale française. "Les Français doivent empêcher ces migrants clandestins de monter dans un bateau et nous devons intercepter ceux qui le font et les renvoyer (en France)", a-t-il prévenu, en préambule de cette visite, dans une tribune diffusée le 8 août par le journal Daily Telegraph..

À l'approche de cette rencontre, le journal britannique Sunday Telegraph a révélé que le gouvernement français allait demander au gouvernement britannique de verser 30 millions de livres sterling (33,2 millions d'euros) pour assurer les contrôles de la Manche.

D'après le journal dominical, qui cite une source au ministère britannique de l'Intérieur, Londres n'a pas encore décidé s'il allait répondre favorablement ou non aux demandes de Paris.

Cinq fois plus de traversées avortées
De son côté, le ministère français de l'Intérieur a assuré, ces derniers jours, que "les autorités françaises [étaient] pleinement mobilisées pour prévenir ces départs". Des effectifs supplémentaires ont été déployés en renfort pour faire face à l'afflux de migrants actuel et, entre janvier à juillet 2020, les traversées empêchées ainsi que les interpellations de migrants ont été multipliées par plus de cinq par rapport à la même période en 2019, a indiqué le ministère.

Quatre fois plus d'embarcations et de matériels ont par ailleurs été découverts dans les dunes.

La question des traversées de migrants est depuis longtemps au menu des discussions entre la France et le Royaume-Uni. Récemment, les deux puissances ont mis en place des stratégies d'action commune : un plan de lutte contre les traversées maritimes illégales - en cours de finalisation - visant à renforcer les moyens de contrôle sur les côtes et en amont des principaux points de passage, et une "cellule franco-britannique de renseignement".

À l'occasion de la mise en place de cette cellule, le mois dernier, le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin avait rappelé à son homologue britannique avoir besoin de "moyens supplémentaires".

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 08:04
Près de 1 500 migrants vivaient dans le campement d'Aubervilliers. Crédit : Picture alliance

Près de 1 500 migrants vivaient dans le campement d'Aubervilliers. Crédit : Picture alliance

Près de 1 500 migrants ont été "mis à l'abri" mercredi lors de l'évacuation du campement d'Aubervilliers, dans le nord de Paris. Les associations redoutent la reformation d'un campement d'ici quelques semaines. Elles dénoncent des démantèlements à répétition sans réelles solutions.
Le campement de migrants situé le long du canal Saint-Denis à Aubervilliers, dans le nord de Paris, a été évacué mercredi 29 juillet. Dès 6h du matin, une importante présence policière quadrillait la zone, où étaient installées près de 1 500 personnes.
"Cette opération est la suite logique de toutes celles que nous avons conduites déjà depuis plusieurs mois", a déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement, présent sur place. "Je souhaitais évacuer les campements qui étaient en périphérie de Paris et faire en sorte que sur l'ensemble du secteur de la police de Paris et des trois départements limitrophes [les migrants] ne se regroupent pas dans les camps", a-t-il ajouté.
Une énième évacuation
Les associations regrettent "l'opacité" autour de ces "mises à l'abri". "Les exilés n'ont eu aucune information, ils ne savaient pas où ils étaient emmenés", déplore Kerill Theurillat, coordinateur à Paris d'Utopia 56, contacté par InfoMigrants. Selon la préfecture, les migrants ont été orientés vers des gymnases de la région parisienne.
Reste que cette énième évacuation ne convainc guère les humanitaires. "Les gens sont épuisés, pour certains c'est la dixième évacuation, ils savent qu'ils vont se retrouver dans des gymnases et la moitié va se retrouver dès ce soir à la rue", assure Silvana Gaeta du collectif Solidarité Migrants Wilson. Même son de cloche chez Utopia : "C'est toujours pareil, ils vont rester quelques jours dans les gymnases puis seront remis à la rue et on verra se reformer un camp d'ici peu", prédit Kerill Theurillat. "Toute mise à l'abri est utile mais cette répétition depuis 2015 est absurde et indigne", s'insurge sur Twitter Pierre Henry, directeur de France terre d'asile. "Tout commence en République par la dignité. Il faut repenser le dispositif de premier accueil avec l'ensemble des acteurs", continue-t-il.
"L'État est incapable d'accueillir dignement"
Des propos que Alalisad ne peut qu'approuver. Ce Somalien de 32 ans en est à sa cinquième évacuation depuis qu'il est arrivé en France en 2015. "Je ne comprends pas, ils viennent nous chercher, nous mettent dans des hôtels pendant trois mois et puis après on revient dans la rue. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement français gaspille autant d'argent en nous mettant dans des hôtels au lieu de nous donner un hébergement sur le long terme", déclare à l'AFP le jeune homme.
"Il y a de l'usure, du désespoir, presque cinq ans que cette situation dure. Ce film on l'a déjà vu. L'État est incapable d'accueillir dignement", déplore de son côté Louis Barda, coordinateur général de Médecins du monde à Paris.
Les associations s'insurgent également de la politique menée qui conduit à "l'invisibilisation des migrants". "On les repousse toujours plus en dehors de Paris mais aucune réelle solution n'est apportée", souffle Kerill Theurillat.
Leslie Carretero 


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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 16:48
Un campement de migrants à Saint-Denis, au nord de Paris, en janvier 2019. Crédit : InfoMigrants

Un campement de migrants à Saint-Denis, au nord de Paris, en janvier 2019. Crédit : InfoMigrants

Les personnes d'origine étrangère ont été bien plus nombreuses en France à succomber au coronavirus, au pic de la crise, a-t-on appris mardi, dans une étude de l'Insee, la première du genre dans l'Hexagone où la collecte de statistiques ethniques est en principe proscrite. Les Africains et Asiatiques ont été plus durement touchés que les autres.
Les immigrants seraient-ils plus vulnérables au coronavirus ? Une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) parue mardi 7 juillet révèle que le taux de mortalité au plus fort de la crise du Covid-19 en France des personnes nées à l'étranger a doublé par rapport au reste de la population. En mars et avril, 129 000 personnes sont décédées (toutes causes confondues) contre 102 800 à la même période l'an dernier, soit une augmentation de 25% attribuée à la pandémie. Dans le même temps, les décès de personnes nées à l’étranger ont, eux, augmenté deux fois plus que ceux de personnes nées en France passant de 22% en 2019 à 48% cette année.
D'après l'Insee, les Africains subsahariens et les Asiatiques ont été particulièrement touchés : le taux de mortalité des premiers a explosé de 114% et celui des seconds de 91% entre les printemps 2019 et 2020. "Ils ont été durement frappés [par le coronavirus], c'est indéniable", a commenté auprès de l'AP Sylvie le Minez, directrice du département des études démographiques à l'Insee. Chez les Maghrébins, 54% de décès en plus ont également été enregistrés.
À l'inverse, pour les personnes nées en Europe (hors France) et les personnes nées dans un pays d’Amérique ou en Océanie, la hausse des décès est proche de celle observée pour les personnes nées en France.
368% de décès en plus chez les Africains de Seine-Saint-Denis
Cette inégalité face au coronavirus peut s'expliquer en partie à cause du fait que les populations immigrantes en France ont tendance à s'installer davantage dans des zones plus pauvres mais surtout plus densément peuplées (et notamment en Ile-de-France, particulièrement touchée par la pandémie), note l'Insee. Ainsi, "pour les personnes nées en France et résidant dans une commune densément peuplée, les décès entre le 1er mars et le 30 avril 2020 ont augmenté de 39% par rapport à la même période en 2019". Ce même taux a bondi de 76% pour les Maghrébins et de 158% pour le reste des Africains de part leur "surreprésentation dans ce type de commune, en Île-de-France comme dans les autres régions", souligne l'institut.
Le cas de la Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, où de nombreux immigrants vivent dans des quartiers défavorisés, illustre parfaitement la tendance : le taux de mortalité entre les printemps 2019 et 2020 a augmenté de 95% parmi les personnes nées en France mais de 191% pour celles originaires du Maghreb et même de 368% pour celles nées dans le reste de l'Afrique.
Officiellement, en France, la collecte des statistiques dites "ethniques" est prohibée afin de préserver le caractère universaliste de la République. Elle peut toutefois être autorisée au cas par cas, notamment à des fins scientifiques comme l'étude réalisée par l'Insee. Les militants des droits des minorités estiment depuis longtemps que l'absence de statistiques ethniques a rendu l'État aveugle aux problèmes de racisme et de discrimination.
Des études aux conclusions similaires publiées ces dernières semaines aux Etats-Unis, au Canada ou encore au Royaume-Uni semblent avoir poussé la France à faire de même. "Il ne s'agit pas encore tout à fait de vraies statistiques ethniques mais nous avons au moins le pays de naissance et c'est déjà très éclairant", s'est réjouie Sylvie le Minez.
Par  Anne-Diandra Louarn 

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 07:32
Association d’Entraide aux Migrants à VERNON

Rapport d’activité ADEM 2019-2020

Nous avons reçu lors de nos permanences en 2019-2020 297 familles

dont 124 d’entre elles ont été accueillies pour le première fois (41,75 %)

Les situations les plus courantes sont dans l’ordre décroissant :

  • Recours à la suite d’un arrêté d’obligation de quitter le territoire (OQTF) : 52 (17,51 %)
  • Droit au séjour étranger malade : 52 (17,51 %)
  • Droit au séjour Salarié : 36 (12,12 %)
  • Droit au Séjour Vie Privée et Familiale :  28 (9,43 %)
  • Droit d’Asile : 27 (9,09 %)

 

Pays d’origine des 124 nouvelles familles :

République Démocratique du Congo                        22 (17,74 %)

Sénégal                                                                        9

Nigéria                                                                         9

Algérie                                                                         9

Maroc                                                                          7

Congo Brazzaville                                                        6

Côte d’Ivoire                                                                4

Angola                                                                          4

Syrie                                                                             4

Mali                                                                              3

Tchad                                                                           3

Egypte                                                                          3

Gabon                                                                           3

Afghanistan                                                                  3

Cameroun                                                                    2

Ukraine                                                                        2

Cap Vert                                                                       2

République Centre Africaine                                       2

Autres : Erythrée, URSS, Philippines, Turquie, Brésil, Corée du Sud, Benin, Guinée Conakry, Guinée Bissau,

Sierra Léone, Albanie, Gambie, Haïti, Niger, Portugal, Irak, Madagascar : 1

Non déclarées :                                                            10

 

Origines Continentales :

Afrique Sub-Saharienne :                                             50 %

Afrique du Nord                                                           25 %

Moyen Orient                                                              17,11 %

Europe et Europe de l’Est :                                          5,26 %

Asie :                                                                             2,63 %

 

Résultats :

Près de 50% des personnes accompagnées ont obtenu un titre de séjour.

3 ont obtenu une carte de séjour à caractère humanitaire et exceptionnel en 2019-2020 suite à un recours gracieux sur OQTF.

Les situations les plus douloureuses sont celles des demandeurs d’asile mis en procédure Dublin pour lesquels nous ne trouvons pas de solution juste.

 

Le 26 juin 2020

Denis Chautard

Secrétaire de l’ADEM

 

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