Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
  • Contact

Recherche

Articles Récents

4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 11:16

Partager cet article

Repost0
4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 07:00
La Résurrection du Christ (détail) - El Greco

La Résurrection du Christ (détail) - El Greco

La Résurrection, chef-d’œuvre de l’Esprit Saint

Le Christ notre Pâque est vraiment ressuscité ! Je sais, moi, dit Job, que mon Rédempteur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière. Après mon réveil, il me dressera près de lui, et, de ma chair je verrai Dieu (19, 25-26). Le disparu nous apparaît, la présence nous demeure, laissant pour nous devant elle, et non pas seulement derrière elle, un sillage de lumière à la mesure sans mesure de son intensité…

La mémoire de ta Pâque est notre avenir et notre soleil levant. Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, mais il avait disparu à leurs regards. Alors ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? (Lc 24, 31-32). La résurrection, c’est la phosphorescence de l’ami. Le Ressuscité, c’est le chef-d’œuvre de l’Esprit qui, tel un souffleur de verre, « souffle » l’obscure humanité de l’homme Jésus pour en faire un corps vivant, un corps total d’humanité où chacun de nous, dès maintenant, a lieu d’être. Je vais vous préparer une place. Je veux que là où je suis ils soient eux aussi avec moi (Jn 14, 2 ; 17, 24).

Loin de tous les dénouements faciles, de toutes les prestidigitations religieuses et de tous les triomphes de pacotille… Le Ressuscité transparaît dans les plus humbles choses de la vie dont l’épreuve commence de nous révéler l’inestimable prix. Dans le petit tas de choses…

François Cassingena-Trévedy, o.s.b.

François Cassingena-Trévedy, normalien, est moine bénédictin de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé. Il enseigne à l’Institut supérieur de liturgie à Paris. / Étincelles III, 2006-2009, Genève, Ad Solem, 2010, p. 433-434 Texte inédit.

Lien à la Source


 

Partager cet article

Repost0
1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 20:30
Vendredi Saint au Carmel de la Paix à Mazille (Saône et Loire)

 Aux prises avec la pandémie du coronavirus, le monde semble à l’unisson du Vendredi saint. Pour Sœur Marie-Christine et Sœur Juliane, du Carmel de la Paix à Mazille (Saône-et-Loire), la prière devant le Christ crucifié est l’occasion d’élargir son cœur à toutes les souffrances.
En cette période de pandémie, quelle tonalité revêt pour vous le Vendredi saint ?
Cette année (en 2020), nous célébrerons à 15 h sans prêtre, car nous n’avons pas d’aumônier au monastère. Nous allons vivre un chemin de Croix avec des stations qui reprendront des passages de la Passion et de la grande prière du Vendredi saint pour l’Église, le monde et les dirigeants. Nous arriverons ensuite à l’Église pour adorer la Croix. Nous la contemplerons aidées par des chants qui soutiendront notre prière. Puis nous nous inclinerons devant la Croix au nom et avec tous ceux qui en ont le plus besoin aujourd’hui. Bien sûr, nous serons à huis clos.
Au lieu d’avoir notre église pleine, nous aurons nos cœurs pleins de manière élargie. Notre assemblée sera étendue à tous ceux qui se se trouvent pris dans cette crise sanitaire dans le monde entier. Nous sommes très sensibles à toutes les souffrances, les deuils, les situations extrêmement difficiles des plus pauvres depuis le début du confinement : personnes de la rue, migrants, détenus… Notre communauté est proche de trois familles Albanaises que nous avons hébergées pendant un temps à la demande du Secours catholique. Ces familles n’habitent plus à notre accueil, mais des liens d’amitié perdurent entre nous. L’une d’elles vit avec quatre enfants confinée dans un tout petit appartement. Les deux aînés, âgés de neuf et sept ans, ne peuvent pas suivre l’école car ils n’ont pas internet. Les parents s’occupent du matin au soir de leurs enfants, mais c’est très dur. Nous sommes également sensibles aux situations vécues dans les prisons par le biais d’amis aumôniers et de deux sœurs qui correspondent avec des détenus. Nous portons toutes ces personnes dans la prière. Cette universalité d’une certaine souffrance rejoint l’offrande de Jésus sur la Croix qui est pour tous. Il est allé jusqu’au bout de cette souffrance, incompréhensible pour lui puisqu’il a crié à son père « pourquoi m’as-tu abandonné ». Mais il savait aussi qu’il portait les souffrances de tous les temps pour que, remises entre les mains de Dieu, elles ne s’arrêtent pas là.
Beaucoup de personnes vivent un deuil douloureux. Elles n’ont pas pu accompagner les derniers moments de leur proche et ne peuvent pas assister à ses funérailles. Que leur dire ?
À Mazille, une maison de retraite accueille les aînés du village. Depuis les premiers cas de coronavirus, il y a eu plusieurs décès. Cela nous touche car nous avons beaucoup de liens avec les agriculteurs et les habitants du village. Depuis notre Carmel, nous apercevons l’église dans la vallée. Les enterrements ont lieu dans le cimetière avec très peu de personnes très distanciées les unes des autres. Ce sont des circonstances extrêmement difficiles pour accompagner un proche défunt. On est privé du réconfort qu’apporte d’habitude la présence de la famille et des amis. Ceux-ci peuvent malgré tout se manifester par un appel, un mail. À la maison, on peut prendre un temps de prière pour le défunt en relisant ces messages reçus, en évoquant sa vie et sa personnalité. On peut également se donner rendez-vous pour célébrer la mémoire du défunt dès que le confinement sera terminé, par exemple en faisant dire une messe à son intention. Mais il est sûr que face à ces situations, on se sent impuissant. Pour nous aussi, carmélites, il est difficile de nous trouver loin de proches qui traversent des souffrances. Nous croyons que la prière peut enjamber toutes les distances. Par la prière, nous pouvons tenir compagnie au Christ en Croix qui, seul, peut être au cœur de toutes ces situations de solitude, de maladie et de détresse.
Contempler la Croix est difficile, même pour des chrétiens. Et cette année, cette Croix semble plantée dans le monde…
C’est pourquoi ce Vendredi saint revêt une importance particulière. Sur la Croix, le Christ accomplit sa mission de porter le fardeau du monde jusqu’à la mort, de porter la mort. Nous ne vénérons pas la Croix, mais le Christ en Croix. Le Christ crucifié dit l’amour, prêt à vivre sa mission de porter la vie au monde jusqu’au bout, quoi qu’il lui en coûte. Ce n’est pas par jouissance de la souffrance ni parce que Dieu demanderait dans sa colère le sacrifice sanglant de son propre fils. C’est l’amour que nous vénérons. Et ce que nous vivons aujourd’hui nous rappelle que l’essentiel de nos vies est de vivre par amour. Nous avons tellement de témoignages magnifiques de solidarité comme les vagues d’applaudissements pour le personnel soignant. Bien sûr, il y a beaucoup de souffrance mais il y a aussi une commune humanité qui se réveille en chacun. Dans cette épidémie, on prend davantage conscience de la mort et de la nécessité de vivre maintenant en témoignant son amour à ses proches.
Les disciples ont fui au moment de la Passion par peur de subir le même sort que Jésus ; ce qui n’a pas été le cas des femmes. Elles regardaient la Croix et elles furent les premières à se rendre au tombeau. Comme les disciples, nous avons tous ce réflexe. Le jour du Vendredi saint, nous sommes appelés à le regarder et à se demander : « Sous quelle lumière, vais-je mettre ma vie ? Je crois qu’un jour je mourrai, mais que ma vie continuera en Dieu. Mais je n’ai qu’une vie. Aujourd’hui comment vais-je conformer ma vie à celle du Christ? » Ce serait beau si, au sortir du confinement, tout le monde avait senti une forme d’urgence à suivre davantage le Christ et à donner sa vie.

Propos recueillis par Florence CHATEL

Lien à la Source

 

 

Partager cet article

Repost0
25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 19:09
« Amour et charité » par Yves Combeau, dominicain

La charité n'a plus le vent en poupe. Comme tous les mots, le mot « charité » s'est usé. Il est devenu si peu attirant que beaucoup d'associations catholiques préfèrent « solidarité » ou « entraide » ou quelque autre mot plus récent et de meilleure réputation. « Faire la charité » serait plus ou moins du pharisaïsme, soulager sa conscience à pas cher. C'est bien dommage. Car la charité est l'amour et de l'amour, la forme la plus haute. Nous savons bien que Jésus ne nous demande que de croire et d'aimer. Mais « amour » est un mot piégé car il désigne aussi bien la captation que le don. Ainsi, nous nommons « amour » le fait de vouloir nous approprier quelque chose et surtout quelqu'un. Prenons un exemple enfantin : j'aime cette petite voiture, je la convoite dans la vitrine, je veux ardemment l'avoir (et je tanne mes parents pendant des jours). Prenons maintenant un exemple adulte : j'aime cette personne, je la désire mienne, au point qu'il m'arrive souvent de ne voir en elle que ce qui me comble et d'être aveugle à ce qu'elle est vraiment et à ce qu'elle désire. Cette forme d'amour est toute naturelle. Elle existe depuis que l'homme existe. Mais ce n'est pas ce à quoi appelle Jésus. Pour lui, l'amour consiste à donner et à se donner. Sans attendre de retour. L'amour ne prend pas. Il ne force pas. Il ne paye pas. Il a les mains ouvertes.
Cet amour tout de générosité, l'Évangile le nomme « charité ». L'Évangile étant écrit en grec, le mot grec est agapè. La charité est le regard généreux qui aime autrui pour ce qu'il est (et non pour moi), la parole généreuse qui libère et fait grandir, le geste généreux parce que gratuit, vraiment gratuit. De cet amour Jésus nous a donné le modèle à Pâques. Il a donné sa vie pour nous sauver. Sa vie à lui pour nous sauver nous. C'était donc qu'il nous aimait assez pour que sa vie ne compte plus.
Il est impossible à l'homme de faire de lui-même un geste entièrement gratuit en faveur d'autrui. Consciemment ou non, nous attendons toujours quelque retour— le sentiment du devoir accompli, de la gratitude, un échange de services. Nous attendons toujours d'être aimé...Image
C'est Dieu qui, par l'Esprit saint, transforme peu à peu notre amour possessif, jaloux, notre amour intéressé en amour désintéressé ; en amour plus profond et plus vrai ; en charité.
Toute la vie morale consiste à passer de l'un à l'autre. Et il y faut au moins le temps d'une vie. Sur ce chemin celui qui aime par excellence, celui qui a donné sa vie sans retour, Jésus nous accompagne.


Frère Yves Combeau, dominicain
Le Bulletin n° 223 Le Jour du Seigneur Avril Mai 2021 page 12

https://www.lejourduseigneur.com/


 

Partager cet article

Repost0
9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 19:01
Soeur Marie Véronique SCHÜRR (1927 – 2021) des Bénédictines du Sacré Coeur de Montmartre et du Prieuré de Béthanie à  Blaru (Yvelines) s'est endormie dans le Seigneur le lundi 1 er mars 2021 à 23h30. Elle était entourée de sa famille et de ses sœurs Bénédictines qui l’ont accompagnée jusqu’au bout ! Elle était dans sa quatre-vingt-quatorzième année d’âge et dans la cinquante-sixième année de sa vie religieuse. Ses funérailles ont été célébrées vendredi 5 mars à 14h30 à la chapelle du prieuré. Elle nous a tous profondément marqués par son sourire, la paix et la force qui l’habitaient malgré une extrême dépendance et une très grande faiblesse.

Soeur Marie Véronique SCHÜRR (1927 – 2021) des Bénédictines du Sacré Coeur de Montmartre et du Prieuré de Béthanie à Blaru (Yvelines) s'est endormie dans le Seigneur le lundi 1 er mars 2021 à 23h30. Elle était entourée de sa famille et de ses sœurs Bénédictines qui l’ont accompagnée jusqu’au bout ! Elle était dans sa quatre-vingt-quatorzième année d’âge et dans la cinquante-sixième année de sa vie religieuse. Ses funérailles ont été célébrées vendredi 5 mars à 14h30 à la chapelle du prieuré. Elle nous a tous profondément marqués par son sourire, la paix et la force qui l’habitaient malgré une extrême dépendance et une très grande faiblesse.

« Le Seigneur nous aime tous d’un amour impérissable.
Aimons-nous les uns les autres »

Homélie de la messe des funérailles de Sœur Marie-Véronique Schürr
(Eph 1,3-10 ; Ps 26 ; Jn 15,14-17)

« Nous célébrons les obsèques de soeur Marie Véronique. Et je commence par cet évangile que soeur Marie Véronique a choisi. Je pense qu'il est une manière d'exprimer les paroles qu'elle a entendues dans sa vie, dites par Jésus : « je vous appelle mes amis car tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître...c'est moi qui vous ai choisis ». C'est extraordinaire que soeur Marie Véronique ait voulu proposer cette parole pour le jour où nous remercions pour sa vie. C'est évident qu'elle a un coeur qui ressemble à celui de Jésus parce que les deux ont choisi cela comme testament de leur vie : Jésus avant sa Passion et soeur Marie Véronique pour aujourd'hui.
Et il est évident que cette Parole est le résumé de notre but dans la vie : reconnaître partout l'amour de Dieu qui nous choisit. C'est la chose que nous permet d'affronter tout d'une manière différente, de vivre vraiment, jusqu'au bout. Je pense que cette conscience de se savoir aimée a également aidé soeur Marie Véronique à vivre la fin de sa vie d'une manière que j'ai beaucoup aimé. Quelquefois, j'imaginais soeur Marie Véronique quand elle était jeune, de la manière avec laquelle vous me l'avez décrite : si active, si intelligente, en sachant parler plusieurs langues, si désireuse de vivre. Et je la voyais à la fin de sa vie : si dépendante et si faible... mais si tranquille, que toujours je me suis demandé d'où sort cette manière de vivre. J'ai une image pour répondre cela. C'est un peu banal, mais cette image m'a répondu. C'était pendant notre confinement ensemble : un jour, dans l'un des barbecues que nous avons faits, au dessert, elle mangeait la glace en en profitant plus que personne. C'est très banal, mais c'était l'occasion de penser : c'est une vraie enfant. J'ai pensé : elle, à la fin de sa vie, avec toutes les impuissances qu'elle vit, goûte plus que moi les choses. J'ai pensé : peut-être, elle doit vivre d'une autre certitude que sa force. L'Evangile qu'elle a choisi peut nous donner une piste : de se savoir aimée et choisie par Dieu.
Nous sommes en train de célébrer les obsèques de soeur Marie Véronique. Et la chose qui me vient à l'esprit, c'est le mot « célébrer ». Oui, c'est un beau mot : nous célébrons. Nous célébrons des funérailles grâce à ce que Jésus nous a offert : le chemin pour que la mort ne soit pas le dernier mot de notre vie. Nous célébrons, justement, car Jésus est mort afin que soeur Marie Véronique soit dans le repos qu'elle a tant désiré. La mort d'un chrétien peut nous offrir le critère de la vie : soit pour la mort, soit pour la vie, le mieux, le plus correspondant, le plus intelligent, le but pour lequel nous sommes créés c'est le Christ. Et le signe est justement des funérailles comme celles-ci : souvent nous pouvons écouter que le christianisme endort les personnes, qu'il assoupit les personnes. Le penseur Marx disait : « la religion est l'opium du peuple ». Je pense que celui qui dit cela n'a pas vécu une vraie funérailles chrétienne : où la mort est affrontée avec toute l'espérance, où des funérailles sont préparées avec toute la délicatesse, en goutant les chants, les oraisons, tout ce qui s’y passe. Ce n'est pas pour être endormi, mais pour être vraiment réveillé. Il est impressionnant de vivre des funérailles comme cela, il est impressionnant de vivre la vie comme cela, en sachant que, comme saint Paul et soeur Marie Véronique a voulu aussi dire aujourd'hui par lui, « dans le Christ, tout est récapitulé ». Soeur Marie Véronique a voulu suivre cela et nous demandons aujourd'hui qu'elle soit dans l'accomplissement de sa vie. Et il me semble qu'elle a voulu nous indiquer un héritage par l'Evangile : « de nous aimer les uns les autres », car le Seigneur nous aime tous d'un amour impérissable. »

Jésus IGLESIAS
Jeune prêtre du Diocèse de Madrid (Espagne)
Etudiant à Paris

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 08:30

Partager cet article

Repost0
28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 16:39
Parler de Dieu quand Dieu n’intéresse plus personne

« La culture chrétienne est en net recul, notamment chez les plus jeunes » : tel est le titre d’un article paru dans « Le Monde » du 14 août, donnant les résultats d’un sondage de l’IFOP réalisé début août 2020. Le commentateur Jérôme Fourquet écrit : « Il y a un phénomène global de sécularisation de la société. Pour beaucoup, cela n’a plus grand intérêt de connaître cette culture. C’est devenu une langue étrangère, voire inconnue, pour une grande partie des jeunes générations. » Telle est bien la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il s’agit directement dans ce sondage de « culture chrétienne » et non pas de « foi chrétienne ». On peut avoir une bonne culture chrétienne sans avoir la foi, l’inverse n’étant guère possible puisque la foi naît de la parole et que cette parole contient nécessairement des éléments de connaissance et donc de culture. Bien d’autres sondages ont déjà eu lieu ces récentes années, indiquant un déclin continu de la pratique religieuse et de l’adhésion aux données de la foi. Il y a tout lieu de penser que le mouvement va se poursuivre. Pour ceux qui sont croyants, une telle situation est un vrai défi, sans compter la souffrance qu’elle peut entraîner, notamment chez les personnes âgées constatant l’abandon religieux chez leurs enfants et plus encore chez leurs petits-enfants. La question est de savoir comment il est possible aujourd’hui de communiquer la foi, quelle parole et quel témoignage pourraient surmonter ce manque d’intérêt évident pour les réalités de la foi.
La sécularisation est là. Il s’agit donc de savoir comment suggérer un intérêt pour la question de Dieu hors toute démarche religieuse. Est-ce seulement possible ? La question n’est pas vraiment neuve, car elle a été posée prophétiquement par Dietrich Bonhœffer dont les Lettres de prison restent indépassables. Il n’y a sans doute pas d’autre possibilité pour faire saisir quelque chose de la foi que de parler de Dieu à partir de nos réalités humaines. La situation présente est une invitation à cesser de mettre en œuvre une démarche traditionnellement déductive qui consiste à partir d’un Dieu préalablement défini pour en déduire ensuite une « vision chrétienne » de l’homme. Ce n’est pas de l’homme qu’il faut parler à partir des réalités religieuses. Il s’agit désormais de parler de Dieu à partir de l’homme. La question de Dieu ne peut faire sens que si elle se situe dans le prolongement de la question de l’homme. Elle se situe dans son développement. Dieu devient ce qui est au cœur de la consistance humaine. Il cesse d’être celui à partir duquel on pourrait déduire ce qu’est l’homme, car il est celui dont le visage se construit à partir de notre humanité. Oui, c’est bien à partir de l’homme que nous pouvons connaître quelque chose de Dieu. Une telle démarche ne fait que se conformer au fait de la révélation de Dieu dans l’homme Jésus. C’est bien à partir de cette humanité singulière qui est celle de Jésus de Nazareth que s’esquisse le visage de Dieu. C’est vrai à tel point que Jésus déclare en saint Jean 14, 9 : « Qui m’a vu a vu le Père. » Parole que l’on pourrait qualifier, à partir de nos habitudes religieuses, de « réductionnisme inacceptable ». « Non, pourrions-nous rétorquer au Christ, qui t’a vu n’a pas vu le Père, le Père c’est encore quelqu’un d’autre, quelqu’un qu’on n’a pas le droit de confondre avec toi ! Ne serais-tu pas le faux prophète d’un Dieu sans transcendance ? Nous en avons assez de ce rappel permanent de l’humain, nous avons besoin d’un Dieu autre, un Dieu qui nous élève l’âme vers les hauteurs, loin de nos vallées de larmes. Nous avons précisément besoin d’autre chose que de l’humain, et voilà que tu viens rabaisser nos aspirations jusqu’à prétendre qu’il suffit de te voir, toi l’homme de Nazareth, pour voir Dieu. Quel affadissement ! Quel enfermement ! Nous espérions nous élever vers les sphères célestes et tu nous rabaisses au ras du sol ! »
 
« De plus, cet homme que tu es et auquel tu as osé réduire ton Père a perdu sur la Croix tout attrait humain. Cet homme est devenu le dernier de tous, le flagellé, le condamné, et tu voudrais que l’on ramène Dieu à une telle déchéance ! Non, il nous faut bien maintenir l’écart, l’abîme entre toi et Dieu, entre l’homme et Dieu. Sinon, nous sommes perdus. Il n’y aurait plus alors de raison de nous attacher à Dieu si Dieu nous ressemblait à ce point ! Nous avons besoin d’un autre Dieu, d’un vrai Dieu, d’un Dieu qui ne soit pas un homme, surtout pas un homme humilié, affligé, meurtri, mis à mort. Non, nous avons besoin d’un Dieu fort, d’un Dieu tout-puissant, d’un Dieu rayonnant, capable de venir nous secourir au lieu de ce Dieu humble qui vient partager notre sort. » Mais ce Dieu, ce Dieu des religions, ce Dieu haut placé, ce Dieu puissant, ne serait-ce pas lui qui vient de déserter notre univers ? N’est-ce pas lui le Dieu qui n’intéresse plus grand monde en dépit des réclamations religieuses d’un nombre de plus en plus réduit de personnes ? N’est-ce pas, finalement, le Dieu de la religion, ce Dieu tout-puissant, glorieux et condescendant, qui a cessé d’être crédible pour la majorité de nos contemporains ?
 
Prenons au départ le fait de plus en plus évident que ce qui intéresse les hommes de bonne volonté, c’est de pouvoir mener une vie proprement humaine, sans tambour ni trompette, une vie avec ses joies simples et ses petits bonheurs du quotidien, une vie où l’on puisse vivre dans la dignité, où nous puissions participer au festin de la vie en savourant les douceurs de la terre, la beauté des choses et la chaleur des relations, une vie où chacun a le souci de construire la fraternité humaine. Tout cela ne peut-il pas remplir nos vies ? Pourquoi relativiser notre mode de vie, à partir d’un point de vue qui serait celui d’un Dieu extérieur proposant quelque chose de beaucoup plus grandiose ?
 
L’humain, à partir duquel le Christ nous parle de Dieu et en esquisse le visage, est fait de tout ce qui donne du prix à notre vie, comme cela donnait du prix à sa propre vie. Il n’y avait pas que des grandes choses dans sa vie, celles que l’on dit réservées aux élites, il y avait tous ces gestes simples et amicaux qui créent de la fraternité, il y avait cette attention à la souffrance d’autrui qui était le premier pas effectué pour soulager le malheur humain, il y avait aussi ces repas et ces boissons qu’il appréciait au point d’être traité de glouton et d’ivrogne par ses détracteurs. Il y avait cet accueil inconditionné des blessés de la vie, ce parfum répandu sur sa tête, ces repas partagés avec ceux qu’il n’aurait jamais dû fréquenter selon la morale en cours des hommes religieux.
 
Oui, tout cela nous renvoie à un autre Dieu. Un Dieu humain, un Dieu proche, un Dieu qui titube avec nous tout en nous comblant de sa tendresse. Ce Dieu ne s’impose pas et je me garderai bien d’en faire un Dieu nécessaire. Non, il est même un Dieu facultatif, c’est-à-dire un Dieu qui laisse à l’homme la faculté de le laisser de côté. Il est un Dieu dont on peut se passer, même si lui ne peut pas se passer de nous. Un Dieu que je ne peux rencontrer qu’en découvrant simultanément que je suis infiniment précieux à ses yeux. Il est un Dieu qui réjouit le cœur, un Dieu qui permet la vie, un Dieu qui n’attend personne au tournant, un Dieu qui se cache au cœur de toute relation de fraternité, un Dieu qui dilate toute la richesse de l’humain parce qu’il est lui-même la plénitude intérieure de l’humain. Il est un Dieu dont il est possible de parler humainement, un Dieu qui se laisse aborder sans même qu’on le sache, un Dieu qui ne craint pas de se laisser rencontrer en se recouvrant d’anonymat lorsque n’importe quel homme, croyant ou incroyant, accueille n’importe quel autre homme croyant ou incroyant. Il est un Dieu qui se découvre dans « le murmure d’une brise légère » (Ier Livre des Rois, 19, 12) et non dans l’ouragan, l’éclair, les tremblements de terre, les tsunamis, les chars d’assaut, la violence des dictatures, la barbarie des attentats. Un Dieu si discret qu’il est là, alors même que n’en savons rien et que nous n’éprouvons rien. Ce Dieu-là est un Dieu source de ce qu’il y a de plus humain dans l’homme. Il est la dimension ultime de ma propre humanité. Mon espérance est que ce Dieu-là suscite dans notre cœur le désir de le rencontrer, tout autrement que ne peut le faire, du haut de sa grandeur, un Dieu souverain figé dans l’absolu. Nous restons responsables des traits que revêt son visage lorsque nous parlons de lui. Tout le reste lui appartient.
Publié le 28 décembre 2020 par Garrigues et Sentiers

Alain Durand
Dominicain
Prieur du Couvent de la Tourette (69210 - l’Arbresle)

Lien à la Source

Partager cet article

Repost0
23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 21:28
Incertitude, Certitude par Frère Yves COMBEAU, Dominicain

Soyons francs : l'épidémie est avec nous pour un moment. Nous avons peut-être cru que l'été venant, elle partirait sur la pointe des pieds. Elle n'est pas partie et nous déambulons tous avec des masques — et, en ce qui me concerne, de la buée sur les lunettes. Cette protection qui brouille ma vision est comme l'image de notre état moral. Je ne crois pas me montrer excessif en le résumant par un mot : incertitude.
Incertitude sur notre avenir. Ce n'est pas que nous manquions de courage, ni de dévouement, ni de capacité à tenir dans l'épreuve ; plutôt la récurrence de cette question : que faire ? Que penser ? Jusqu'à quand ? Et après ? Cela est vrai de nombreux domaines, la vie de l'Église comprise.
Bref : l'avenir est à peu près aussi clair que mes lunettes quand j'ai le masque sur le nez. Dans cette brume, quels repères ? Quels phares ? Ceux que Jésus a posés. L'Évangile nous ramène à l'essentiel : charité, foi, espérance. Voilà une certitude qu'aucune circonstance ne peut ébranler.
Charité, c'est-à-dire amour et service de l'autre, qui est notre frère, notre soeur, et spécialement de notre prochain, cette personne que Dieu a placée devant nous. Foi, c'est-à-dire confiance en Dieu qui tient ses promesses. Espérance, c'est-à-dire attente et désir du Salut, d'un mieux, d'un meilleur, d'un au-delà.
Ce n'est pas toujours facile. Nous le savons assez depuis que nous sommes adultes. La charité se heurte à cent obstacles, raison et foi se livrent toujours à leur vieille querelle dans la tête de beaucoup d'entre nous, et l'espérance... Eh bien ! C'est, je crois, de l'espérance que nous avons le plus besoin ces jours-ci. De cette audace tranquille qui fait dire aux personnages de l’Écriture : « Je sais que Dieu ne m'oublie pas ; je sais qu'il va venir ; je sais que mon salut est proche. » Ce n'est pas toujours facile, certes, mais c'est une certitude. Le Christ et ses témoins l'affirment. Saint Paul, qui a connu l'épreuve et la connaîtra encore, écrit dans la Lettre aux Romains « l'espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5), et elle ne déçoit pas parce qu'elle est fondée sur la mort et la résurrection du Christ. Le reste peut soulever des interrogations, jusqu'au désarroi, comme Paul le confie plus loin (Rm 7, 16-20), mais l'espérance, elle, demeure claire et solide :
« J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les principautés célestes, ni le présent ni l'avenir, ni les puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature - rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre
Seigneur ! »
La buée s'efface de mes lunettes. 


Fr. Yves Combeau, o.p.
Source : Bulletin du Jour du Seigneur n°221 page 12
 

Partager cet article

Repost0
19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 09:36
Peinture d'Arcabas : les disciples à l'auberge d'Emmaüs

Peinture d'Arcabas : les disciples à l'auberge d'Emmaüs

Peut-on imaginer que notre Seigneur nous ait donné l’Eucharistie pour que nous refabriquions un culte idolâtrique, pour que nous puissions le posséder là, à la portée de notre main, en l’enfermant dans une boîte pour qu’il soit bien à nous?
Peut-on concevoir un pareil matérialisme de la part du Seigneur? Peut-on imaginer qu’il ait dérobé sa présence visible aux Apôtres pour nous restituer dans l’hostie un foyer d’idolâtrie, comme si nous pouvions disposer de Dieu comme on le fait d’un objet? C’est absolument impossible. C’est le contraire.
Ce que notre Seigneur a voulu, c’est établir entre lui et nous toute la distance de la foi, toute la distance de l’amour, exactement toute la distance qui mesure l’écart entre notre moi biologique et notre moi oblatif.
Car nous ne pouvons l’atteindre qu’à travers notre moi oblatif, nous ne sommes en contact avec lui que dans la mesure où nous décollons de nous-même.
Et c’est justement ce décollement qu’il a voulu provoquer dans l’Eucharistie en établissant entre nous et lui toute l’humanité et tout l’univers.


Comme toujours, notre Seigneur en l’Eucharistie nous oriente vers l’homme.
Pour venir à moi, nous dit le Christ, pour me trouver réellement, pour ne pas trouver une caricature et une idole, pour ne pas recommencer l’illusion mortelle des Apôtres, il faudra que vous assumiez toute l’humanité et tout l’univers – au moins en intention, c’est-à-dire avec toutes les énergies dont vous disposez en ce moment même.
Quand vous aurez formé ensemble mon Corps mystique, quand vous serez tous réunis autour de ma table, alors, ce sera le moment de m’appeler, et je n’hésiterai pas à répondre.
Il est clair que ce sont là les intentions du Seigneur, et c’est pourquoi l’Eucharistie n’a pas besoin d’être nommée dans les derniers entretiens rapportés par saint Jean, parce qu’elle est implicitement contenue dans le commandement de l’amour, dans la consigne suprême et le Lavement des pieds.


Comme toujours, notre Seigneur en l’Eucharistie nous oriente vers l’homme.

Jésus sait toutes les impostures que l’on peut mettre sous le nom de Dieu, puisqu’il va en être victime.
C’est au nom de Dieu qu’on va le tuer, qu’on va le crucifier. C’est au nom de Dieu qu’on déclarera que sa présence est un danger public et qu’il faut l’éliminer pour que le peuple soit sauvé.
C’est le grand-prêtre – prophète, puisque grand-prêtre cette année-là – qui fera cette déclaration. Rien n’est plus officiel, rien n’est plus religieux que cette sentence et cette condamnation.
Comment peut-elle être exécutée, pensée et conçue au nom du vrai Dieu? C’est impossible. Il est clair qu’il s’agit d’un faux dieu à l’image de celui qui prononce ce jugement. Jésus savait que les faux dieux pullulent sous le couvert du vrai et que, seule, peut nous guérir de l’idolâtrie la charité qui nous oriente vers l’homme.
L’homme a des besoins réels. Pour s’adapter à tous et à chacun, il faut décoller de soi-même, il faut réaliser cette nouvelle naissance, il faut passer du dehors au-dedans, il faut se surmonter soi-même réellement et être toujours disponible à l’amour de Dieu qui n’est jamais absent.
Lorsque je dis: le Seigneur répondra à la communauté rassemblée, à cette communauté qui porte, dans Ignace d’Antioche, le nom d’agapè, c’est-à-dire d’amour, «le Seigneur répondra» est encore une manière humaine de parler.
Le Seigneur répond toujours. Il est toujours là: c’est nous qui ne sommes pas là. L’humanité de Jésus est toujours avec nous. Davantage: elle est toujours en nous, car c’est à travers la sainte humanité de notre Seigneur que toute grâce nous est toujours communiquée. Et, puisque la grâce est ce que nous avons de plus intime, que c’est la grâce qui suscite notre intimité délivrée, nul doute que l’humanité de notre Seigneur soit avec nous dans une proximité insurpassable. (…)
Notre Seigneur va nous demander, pour nous approcher de lui, c’est-à-dire pour entrer en contact réel avec sa présence, qui ne manque jamais, de faire de nous une présence réelle, une présence universelle, une présence catholique, sans frontière, une présence où tout homme se sent accueilli et où tout l’univers peut faire un nouveau départ.
C’est là le sens de l’Eucharistie: vous ne pourrez venir à moi qu’ensemble. Vous ne serez habilités à m’appeler que si vous ne formez plus qu’un seul corps, mon Corps mystique qui, seul, est en prise sur son chef, moi-même.

Maurice Zundel
Conférence lors d’une retraite
à l’Abbaye de la Rochette (Savoie) en 1963.

Lien à la Source


 

Partager cet article

Repost0
8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 09:27
Kamala HARRIS élue vice présidente des Etats Unis

Kamala HARRIS élue vice présidente des Etats Unis

Dans une interview sans fards, la candidate démocrate à la présidentielle américaine Kamala Harris se confie sur sa foi personnelle et l’impact que celle-ci aurait sur une administration Biden-Harris à la Maison-Blanche. Rencontre.
Candidate démocrate à la Maison-Blanche aux côtés de Joe Biden, la sénatrice Kamala Harris a accepté de répondre à différentes questions relatives à sa foi personnelle. Une discussion décomplexée, à la veille de l’élection présidentielle, où elle s’explique sur les liens profonds entre ses croyances et son engagement politique.

Interview.
Lors du débat vice-présidentiel, vous avez déclaré: «Joe Biden et moi sommes tous deux des gens de foi». Parlez-nous de votre propre parcours de foi.
Mon cheminement spirituel a commencé quand j'étais petite fille. Le dimanche, ma mère nous habillait, ma sœur Maya et moi, avec nos habits du dimanche et nous envoyait à l'église, où Maya et moi chantions dans la chorale d'enfants. C'est de là que datent mes premiers souvenirs des enseignements de la Bible. C'est là que j'ai appris qu’«avoir la foi» est une action, et que nous devons la vivre et l’incarner en actes.
Ma mère, une immigrante de l'Inde, m'a inculqué la même idée lors de voyages dans des temples hindous. Et je l'ai également vue se refléter dans les traditions et les célébrations juives que je partage maintenant avec mon mari, Doug. De toutes ces traditions et de tous ces enseignements, j'ai appris que la foi n'est pas seulement quelque chose que nous exprimons dans l'église et dans la prière, mais aussi dans notre façon de vivre, de travailler et la manière dont nous poursuivons nos appels respectifs.
Vous avez été procureure de San Francisco, procureure général de Californie et maintenant sénatrice des États-Unis. Comment votre foi influence-t-elle votre approche du leadership ?
Le Dieu en lequel j'ai toujours cru est un Dieu d'amour, un Dieu qui nous demande de servir les autres et de parler pour eux, en particulier ceux qui ne sont pas riches ou puissants et ne peuvent pas parler pour eux-mêmes. Je peux faire remonter ma croyance en l'importance du service public à la parabole du bon samaritain et à d'autres enseignements bibliques sur le souci du prochain, et à la compréhension que nos voisins ne sont pas seulement ceux qui vivent au sein du même code postal, mais qu'ils incluent aussi l'étranger.
L’église est un lieu où l'on se sent enraciné dans un monde complexe

Tout au long de ma carrière, j'ai toujours essayé de me faire l'avocate des sans-voix et des personnes vulnérables, qu'il s'agisse de survivants d'agressions sexuelles ou de propriétaires californiens escroqués par les grandes banques.
Quel rôle voyez-vous pour les organisations religieuses et les lieux de culte au sein d’une administration Biden-Harris?
Joe et moi ,nous sommes engagés à travailler en partenariat avec les chefs religieux, les congrégations et les organisations confessionnelles pour renforcer et développer le travail essentiel qu'ils font pour soutenir leurs communautés au lendemain de cette pandémie.

Tout au long de nos carrières, nous avons tous deux travaillé avec des organisations confessionnelles pour accroître la justice et la paix, et nous continuerons à le faire dans une administration fédérale.

Nous ne nous contenterons pas de nous associer aux organisations et aux communautés religieuses, nous les protégerons. Au cours des quatre dernières années, nous avons assisté à une augmentation des incidents antisémites alors même que les communautés chrétiennes, musulmanes et sikhes ont également été visées par des actes de terrorisme interne. Lorsque Joe et moi serons à la Maison Blanche, nous contribuerons à protéger ces communautés en augmentant les subventions pour la sécurité de ces communautés religieuses, en établissant un programme d'application de la loi basé sur la foi au sein du Ministère de la justice et en renforçant les poursuites contre les crimes de haine.

La liberté et la tolérance religieuses sont des principes fondamentaux de ce pays depuis sa fondation, et Joe et moi les maintiendrons et les protégerons – tout en protégeant les croyants de toutes les confessions.

Vous avez dit que vous fréquentiez régulièrement l'église. Qu'est-ce qui vous plaît dans le fait d'aller à l'église?

Depuis que je suis petite, l'église n'est pas seulement un lieu où je puise des forces, c'est aussi un lieu de réflexion, un lieu où l'on étudie les enseignements du Seigneur et où l'on se sent enraciné dans un monde complexe. L'église joue toujours ce rôle pour moi. Et j'en tire également quelque chose d'autre: un sentiment de communauté et d'appartenance où nous pouvons établir des relations durables et être là les uns pour les autres en cas de besoin.

Quel est votre verset biblique préféré?

«Nous marchons par la foi et non par la vue», de la deuxième Épître aux Corinthiens. C'est un rappel que Dieu nous aidera à relever les défis auxquels nous sommes confrontés, tant que nous faisons le travail et que nous gardons notre foi. Comme beaucoup de personnes croyantes, j'ai des conversations privées avec Dieu, où je lui demande généralement la force et la protection pour prendre de bonnes décisions et faire ce qui est juste.

PROTESTINTER

Lien à la Source

Partager cet article

Repost0