Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
  • Contact

Recherche

Articles Récents

23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 09:02
Des hommes armés contrôlent les voitures qui se rendent à l’aéroport de Tripoli, le 16 février. / MAHMUD TURKIA/AFP

Des hommes armés contrôlent les voitures qui se rendent à l’aéroport de Tripoli, le 16 février. / MAHMUD TURKIA/AFP

Tunis accueille les 19 et 20 février une réunion d’urgence sur la crise en Libye, afin de tenter d’établir un dialogue entre les autorités rivales libyennes.

Les chefs de la diplomatie de trois des pays riverains de la Libye, l’Égypte, l’Algérie et la Tunisie, devaient se rencontrer le 1er mars. L’agenda a été précipité. Les ministres des affaires étrangères se sont réunis dès le 19 février, et pour deux jours, à Tunis, pour « coordonner les pourparlers menés par les trois pays » et tenter de rassembler autour d’une table les autorités rivales libyennes.

Une rencontre avortée entre les autorités rivales

Car les espoirs de paix en Libye ont une fois de plus été sévèrement écornés. L’ONU et son nouveau secrétaire général Antonio Gutteres qui avaient misé sur la personne du Palestinien Salam Fayyad pour remplacer l’émissaire de l’ONU en Libye, Martin Kobler, usé après quinze mois à ce poste, a essuyé un cinglant véto des États-Unis, le 10 février.

La première tentative de rencontre entre Fayez Al Sarraj et le maréchal Haftar, programmée le 20 février au Caire, a elle aussi avorté. Le premier est à la tête du gouvernement dit « d’union nationale » (GNA), né aux forceps dans le cadre de l’accord onusien signé à Skirat au Maroc en décembre 2015, et installé à Tripoli, dans l’Ouest libyen, depuis le printemps 2016. Le second, à la tête de l’armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée, contrôle le grand Est libyen et combat les terroristes islamiques, et tous ses opposants. Il bénéficie du soutien du parlement retranché à Tobrouk, dans l’extrême Est du pays. Or, ce parlement élu, mais au mandat expiré, a jusqu’ici refusé d’accorder la confiance au GNA.

Fort de ses appuis, notamment russe et égyptien, et de ses récentes conquêtes sur le terrain, le maréchal Haftar a finalement refusé la rencontre, « sans justification ou raison », a déploré son rival mal en point. Le militaire se sent probablement une pièce maîtresse dans la résolution du conflit libyen et plus que jamais fondé à exiger que le commandement militaire et politique de la future armée libyenne lui incombe.

Un pays exsangue

Signe que le conseil présidentiel de Fayez Al Sarraj a échoué à prendre les commandes du pays, plusieurs groupes armés, venus en partie de la ville de Misrata, se sont constitués en coalition pour créer la semaine dernière à Tripoli des forces de sécurité parallèles baptisées « garde nationale ».

Les signes d’embellie de fin 2016, avec la reconquête de la ville de Syrte, arrachée aux mains de Daech, ont fait long feu. Seule reste la remontée en puissance de la production pétrolière portée à 700 000 barils par jour dans un pays exsangue, déchiré depuis six ans par les courants idéologiques et tribaux, et où s’enracinent les milices puissamment armées et les réseaux de contrebande.

Marie Verdier

Lien à la Source

Partager cet article

Repost 0
Published by Denis CHAUTARD - dans Paix
commenter cet article

commentaires