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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 20:04

sainte-rita-nardi

Le culte de sainte Rita est mieux attesté que sa vie. On peut cependant en reconstituer les grandes lignes. Née dans un petit village italien, elle fut l’enfant inespérée de la vieillesse. Toute jeune, elle veut se consacrer à Dieu, contrairement au projet de ses parents. Elle se laisse marier à Fernandino, un homme violent dont elle a deux fils. Elle est une épouse et une mère sans reproche. Mais les querelles de clans sont féroces dans l’Italie du XVème siècle. Fernandino est assassiné après 18 ans de vie conjugale pendant lesquelles la douceur de Rita a peu à peu converti à la paix et à la charité le mari brutal. C’est un déchirement pour Rita, mais plus encore lorsqu’elle voit que ses deux fils, pour venger leur père, sont prêts à assassiner à leur tour. Rita supplie Dieu de les rappeler à lui plutôt que de les laisser devenir assassins. Dieu exauce sa prière. Demeurée seule, Rita s’emploie à réconcilier les clans ennemis, pardonnant aux assassins, avant d’entrer chez les Augustines de Cascia. Elle y vivra une vie mystique intense et recevra les stigmates de la Passion du Christ. A sa mort, les miracles se multiplient sur son tombeau, faisant naître un culte populaire qui se répand rapidement. Sainte Rita a reçu le titre de "sainte des causes désespérées".

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 13:30

 

Pape François

Pour un chrétien, progresser signifie s’abaisser comme l’a fait Jésus. Le Pape François a tenu à le souligner durant la messe de mardi matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. Le Pape a rappelé aussi que le vrai pouvoir c’est le service et que la lutte pour le pouvoir ne doit pas exister dans l’Eglise. A cette messe participait un groupe de journalistes et d’employés de Radio Vatican, ainsi qu’un groupe d’employés du Bureau des pèlerins et touristes du Gouvernorat de la Cité du Vatican, sans oublier Maria Voce et Giancarlo Faletti, présidente et vice-président du Mouvement des Focolari.

Jésus parle de sa Passion et les disciples, par contre, sont occupés de se demander qui est le plus grand parmi eux. Voilà l’épisode amer de l’Evangile de ce jour qui a offert au Pape le point de départ pour une homélie et donc une méditation sur le pouvoir et le service. « La lutte pour le pouvoir dans l’Eglise, a-t-il souligné, ne date pas d’aujourd’hui », « elle a commencé à ce moment-là avec Jésus ». Et d’ajouter « que pour Jésus, la lutte pour le pouvoir dans l’Eglise ne doit tout simplement pas exister », parce que le vrai pouvoir, celui que le « Seigneur, par son exemple, nous a enseigné », « c’est le pouvoir du service ».

Le vrai pouvoir dans l'Eglise, c'est le service

« Le vrai pouvoir, c’est le service. Comme Lui l’a fait, Lui qui est venu non pour se faire servir, mais pour servir, et son service a été un service de la Croix. Il s’est abaissé jusqu’à la mort, la mort par la Croix, pour nous, pour nous servir, pour nous sauver. Et dans l’Eglise il n’existe aucune autre route pour aller de l’avant. Pour le chrétien, aller de l’avant, progresser, signifie s’abaisser. Si nous n’apprenons pas cette règle chrétienne, jamais, jamais nous ne pourrons comprendre le vrai message de Jésus sur le pouvoir ».

Progresser, a ajouté le Pape François, « signifie s’abaisser », « être toujours au service ». Et dans l’Eglise, a-t-il poursuivi, « le plus grand est celui qui sert le plus, qui est le plus au service des autres ». C’est « cela la règle ». Et pourtant, « depuis les origines jusqu’à aujourd’hui les luttes de pouvoir dans l’Eglise ont existé, jusque dans notre manière de parler ».

« Quand une personne reçoit une responsabilité qui aux yeux du monde est une responsabilité majeure, on a coutume de dire : « Cette femme a été promue présidente de telle association, et cet homme a été promu… ». « Ce verbe, promouvoir, oui, c’est un beau verbe, on doit l’utiliser dans l’Eglise. Oui : celui-là a été promu à la Croix, celui-là a été promu à l’humiliation. Voilà la vraie promotion, celle qui ressemble le plus à Jésus ! »

Pour un chrétien progresser signifie s'abaisser

Le Pape a alors rappelé que Saint Ignace de Loyola, dans les Exercices spirituels, demandait au Seigneur Crucifié « la grâce des humiliations ». « Voilà le vrai pouvoir du service de l’Eglise ».

« Tel est le vrai chemin de Jésus, la vraie promotion, et non pas les promotions mondaines ».            « Le chemin du Seigneur est le Service : comme Lui a réalisé Son Service, nous devons aller derrière Lui, le chemin du service. Voilà le vrai pouvoir dans l’Eglise. Et je voudrais aujourd’hui prier pour nous tous, pour que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre cela : que le vrai pouvoir dans l’Eglise, c’est le service. Et pour comprendre la règle d’or qu’Il nous a enseignée par son exemple : pour un chrétien, progresser, aller de l’avant, signifie s’abaisser, s’abaisser. Demandons au Seigneur cette grâce. »

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 07:24

Pape François-copie-2

Temps fort du grand rassemblement des mouvements ecclésiaux pour la fête de la Pentecôte : la veillée place Saint-Pierre avec le pape François a rassemblé plus de 250.000 fidèles, soit le double qu'annoncé. Après s'être offert un bain de foule d'une vingtaine de minutes sur la place Saint-Pierre et, pour la première fois, tout le long de la Via della Conciliazione (l'avenue qui relie le Tibre à la place Saint-Pierre), le pape a répondu à des questions posées par cinq participants au rassemblement.

"Pas d'Eglise fermée, que le Seigneur nous guide, dehors et en avant !"

Dans un long discours improvisé, le pape est d'abord revenu sur sa vocation, qu'il a reçue le 21 septembre 1953 : il a expliqué avoir voulu devenir prêtre après s'être confessé à un nouveau prêtre de sa paroisse à Buenos Aires. Le pape a ensuite longuement exhorté l'Eglise à ne pas se refermer sur elle-même car en adoptant cette attitude, elle se fait du mal.

"Imaginez une pièce fermée pendant un an, elle va sentir l'humidité et la pourriture. L'Eglise ne doit pas être une pièce fermée, elle doit sortir d'elle-même, ouvrir ses portes et aller à la rencontre des autres, parce que la foi est une rencontre avec Jésus." Aller à la rencontre de l'autre, c'est aussi se confronter à la pauvreté, a-t-il ajouté. Mais il faut devenir des chrétiens courageux. Je préfère une Eglise qui sort et qui a des accidents, plutôt qu'une Eglise fermée qui pourrit de l'intérieur !" a-t-il lancé.

"Il faut devenir des chrétiens courageux !"

Dans un discours très fort, François a plaidé pour un dialogue avec tous, y compris ceux qui ont une autre religion ou qui n'en ont pas du tout. "Ce que nous avons en commun, c'est que nous sommes tous des images de Dieu, chaque homme et chaque femme doit être libre de vivre sa confession religieuse" a-t-il déclaré.

"Ce qui est important, c'est la rencontre avec Dieu, a insisté le pape. N'ayez pas peur, il n'y a pas de problème quand on est avec le Seigneur. Comme un enfant se sent protégé avec ses parents, nous sommes en sécurité dans la main du Seigneur."

"Le Seigneur nous devance toujours, il nous attend toujours !"

Au-delà de ses conseils, le pape a aussi fait un reproche bienveillant à la foule : "Vous criez "François, François" mais où est Jésus ? C'est lui dont il faut scander le nom !". Le pape a ensuite repris une image déjà utilisée dans l'un de ses discours : il a répété que l'Eglise n'est pas une ONG, ni une organisation politique.

"La solidarité est une valeur de l'Eglise, pas la recherche de l'efficacité. L'évangélisation ne se décide pas autour d'une table : il faut vivre l'Evangile au quotidien et témoigner" a-t-il ajouté. Le souverain pontife a fustigé la mondanité spirituelle et le manque d'éthique de plus en plus présent dans la vie publique et qui fait tant de mal à l'humanité.

Le pape a conclu en invitant chacun à toujours répondre au mal par le bien, même si c'est difficile. "Il faut entrer dans la patience et le faire savoir au Seigneur".

La veillée s'est terminée avec la profession de foi prononcée par les 250.000 pèlerins présents. 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 20:57

64-Pentecote-St-Jaques-Anne-Tiessé   

La Pentecôte, une explosion d’Amour

Pourquoi notre Église a-t-elle prétendu qu’il n’y avait pas de salut hors d’elle-même alors qu’il n’y a rien hors d’elle-même puisqu’elle est l’humanité sauvée ?

L’Église naît dans une explosion. L’Église est explosion. Le vieux monde s’effondre et un nouveau surgit des ruines du premier. Ce nouveau monde, on l’appelle le Royaume de Dieu. Il n’est plus ce monde où chacun s’enferme dans son passé et ses frontières, où chaque identité se définit par opposition aux autres, où l’histoire a distribué les rôles et les privilèges.

Le Royaume de Dieu c’est un monde qu’accompagne le regard d’un Père qui chérit également chacun de ses enfants, qui n’aime pas seulement ceux qui sont beaux et bons, riches et bien portants mais tous et avec plus d’attention encore, le malade, le petit, le vaurien.

Car l’amour d’un père ou d’une mère précède les qualités et les attend. Il n’est pas un juge qui sépare les bons et les méchants. Il est un cœur qui n’a de cesse d’espérer qu’ils se retrouvent tous.

On comprendrait très mal l’extension rapide du christianisme, dans le bassin méditerranéen et au-delà, si on réduisait la Pentecôte à la naissance d’une petite secte religieuse nouvelle. Ce n’est pas une nouvelle religion qui naît ce jour-là, c’est une humanité nouvelle où les frontières s’abolissent et avec elles les hiérarchies, les privilèges, les nations et les religions. Elle n’est pas vieille de son passé mais jeune de sa promesse. Elle recommence avec chaque aurore. Elle recommence avec chaque enfant. Elle recommence avec chaque pardon.

Pourquoi donc notre Église a-t-elle si vite, semble-t-il, reformé des frontières entre les chrétiens et les autres, des lois qui jugent les bons et les mauvais, des appartenances et une religion ? Pourquoi a-t-elle prétendu qu’il n’y avait pas de salut hors d’elle-même alors qu’il n’y a rien hors d’elle-même puisqu’elle est l’humanité sauvée ? Pourquoi a-t-elle présenté le baptême comme une entrée dans une communauté avec ses lois et ses rites alors qu’il est la sortie de toutes les appartenances qui distribuent à chaque enfant tares et privilèges ?

Pourquoi ? Sans doute tout simplement parce que la force explosive de la Pentecôte s’est endormie et s’est faite oublier. Alors les chrétiens sont redevenus des citoyens dociles, des religieux jaloux, des ambitieux de puissance. Du volcan, il ne reste que la lave refroidie qui est fière de servir d’engrais à la terre. Et l’Église, chaude encore de l’explosion d’amour d’où elle vient, invite les privilégiés à se pencher vers les pauvres, cherche des voies de tolérance avec les autres croyants, ouvre ses portes avec toutes les stratégies de la communication moderne. Elle n’a pas tout oublié. En elle demeure la promesse d’une explosion future.

On pourrait croire que celle d’Amour qu’est la Pentecôte est depuis bien longtemps devenue inoffensive. Tout au long de l’histoire, pourtant, des hommes et des femmes ont bousculé les traditions et les évidences pour dessiner par leurs mots et leurs gestes ce Royaume de Dieu qui continue à gronder dans les profondeurs de notre humanité. L’actualité elle-même manifeste des fumeroles témoins de ce feu. Les bons chrétiens sont-ils aptes à reconnaître une nouvelle explosion d’Amour ? Rien n’est moins sur.

Car si Paul avait l’audace de penser que dans le Royaume de Dieu, il n’y avait plus ni grec, ni juif, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme, il ajouterait peut-être aujourd’hui, vu ce qu’ils sont devenus, ni chrétien, ni non-chrétien. La Pentecôte n’est pas une fête religieuse : elle est le commencement d’une humanité nouvelle !

Jacques NOYER, Evêque Emérite d’Amiens

Témoignage Chrétien

N° 3448 du 12 juin 2011

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 14:51

Basilique

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, a présidé la messe d'action de grâce et d'envoi, au rassemblement national "Diaconia servons la fraternité", le samedi 11 mai 2013, à Lourdes. 

Evêque placé à la tête d'une province ecclésiastique.Les cardinaux sont les premiers collaborateurs du papeEnsemble des évêques de France.Bienveillance de Dieu pour les hommes.Célébration qui commémore le sacrifice du Christ.

Frères et Sœurs, par sa mort et sa résurrection, par son ascension, Jésus est passé de ce monde au Père. Et avant de quitter ses disciples, il a voulu leur donner un certain nombre d'indications sur la manière de vivre après son départ, quand il ne serait plus physiquement au milieu d'eux. C'est aussi le temps que nous vivons, nous, aujourd'hui, disciples du Seigneur, qui n'avons plus la présence visible de Jésus au milieu de nous. Nous avons célébré avant-hier la fête de son Ascension et nous attendons dans l'espérance la venue de son Esprit Saint le jour de la Pentecôte. Mais pour préparer ses disciples à ce temps nouveau qui est le dernier -il n'y aura plus d'autre étape après- Jésus leur donne une mission, il leur donne une promesse, il leur donne un chemin.

La mission : être ses témoins parmi les hommes. Être les témoins de ce qu'ils ont vu, de ce qu'ils ont vécu avec lui, ils ont été les témoins de sa mort et de sa résurrection. Et à travers ce témoignage rendu à la vie de Jésus, ils sont appelés à annoncer la nouvelle extraordinaire dont Jésus a été le messager et l'acteur : Dieu a aimé le monde, Dieu aime les hommes, Dieu est un Père.

Cette nouvelle extraordinaire consiste en ce que Dieu connaît chacun et chacune d'entre nous, il connaît non seulement nos apparences comme tout le monde, il nous voit, il nous entend, mais plus profondément il connaît le cœur de chacun d'entre nous. Il sait ce qu'il y a dans l'homme, et pas seulement dans l'homme en général, mais dans chaque homme et dans chaque femme de notre monde, Dieu connaît la liberté de son cœur et la manière dont chacun essaye de faire face aux difficultés de la vie. Et Dieu n'est pas seulement celui qui connaît notre vie, mais il est surtout celui qui accompagne notre vie, celui qui nous tient par la main et qui nous conduit avec amour et patience. C'est de cela que nous, témoins du Christ, fortifiés par l'Esprit Saint, nous sommes appelés à rendre témoignage.

Devant aucun homme, devant aucune femme, devant aucune existence, devant aucune blessure de la vie, nous n'avons le droit de détourner les yeux, nous n'avons le droit de désespérer. Nous sommes témoins de celui qui ne désespère jamais, non pas parce qu'il nous croit très fort, mais parce qu'il sait, il nous tient dans sa main et nous garde sur son cœur. Cette mission, Jésus sait bien, et les disciples savent bien eux aussi, que nous n'avons pas par nous-mêmes la force de l'assumer. C'est pourquoi cette mission est assortie d'une promesse, la promesse de l'envoi de l'Esprit Saint, cet Esprit du Christ qui vient habiter le cœur des croyants et qui fait d'eux la demeure de Dieu parmi les hommes, cet Esprit du Christ qui les conduit vers la vérité toute entière, c'est-à-dire, qui les mène au-delà des apparences, au-delà des catégories sociales, au-delà des misères de chacune de leurs vies, pour éclairer d'un jour nouveau la richesse de leur cœur. Cet Esprit Saint, qui est la force de Dieu lui-même, est capable de reprendre notre existence au creux de sa faiblesse, capable de surmonter notre désir de ne nous occuper que de nous-mêmes, capable de briser notre indifférence et notre égoïsme, capable de construire dans notre vie une existence de frère et de sœur, capable de nous faire entrer dans la famille de Dieu. Cette promesse du Christ s'est accomplie pour les douze qu'il avait choisis et entrainés avec lui au jour de la Pentecôte. Elle s'est accomplie pour ceux qui ont reçu le baptême dans l'Eglise par le don de l'Esprit Saint, elle s'est accomplie pour ceux qui ont été confirmés et fortifiés dans ce baptême par le sacrement de la confirmation. Elle s'est accomplie pour ceux que Dieu consacre à son service dans les ordres : évêques, prêtres et diacres. Elle s'accomplit pour chacun de ceux qui essayent de suivre fidèlement le Christ parce que leur vie est consacrée par l'Esprit pour devenir signe de l'amour vivant de Dieu dans ce monde.

Garder vivante la parole de Dieu dans notre cœur                   

Une mission, une promesse, une mission confiée, une promesse accomplie et un chemin. Vous vous rappelez -comment l'oublier à Lourdes- quand l'Esprit Saint est descendu sur la Vierge Marie et que l'ange lui a dit qu'elle deviendrait la mère du Sauveur, elle a dit : « comment cela se fera-t-il ? ». Et nous, qui marchons à la suite du Christ avec nos lourdeurs, nos faiblesses, nos péchés, nos misères, nos pauvretés, nous aussi, nous nous demandons comment cela se fera-t-il ? Comment Dieu peut-il faire surgir des hommes et des femmes d'amour à partir de nos cœurs de pierre ? Quel est le chemin par lequel il peut nous conduire à devenir vraiment témoin de l'amour de Dieu pour tous les hommes ? Ce chemin Jésus nous l'a indiqué à plusieurs reprises dans son évangile : garder sa parole. Evidemment on n'a pas tous la même mémoire, il y en a qui ont plus de mémoire que d'autres et on a tous une mémoire sélective, mais Dieu ne nous demande pas d'être des encyclopédies vivantes, il ne nous demande pas d'être des bibles ambulantes, il nous demande de garder sa parole c'est-à-dire de garder vivante dans notre cœur la parole qu'il y a inscrite et qu'il y inscrit jour après jour. Nous n'avons pas besoin d'une mémoire exceptionnelle de surhomme, nous connaissons suffisamment de paroles de l'évangile pour conduire notre vie et je dirais même que nous avons de la marge. En effet, aimer ses ennemis, cela prend du temps, nous aimer les uns les autres, cela demande un effort et nous aimer comme Jésus lui-même nous a aimés, jusqu'au point de donner sa vie pour nous, cela demande toute une existence avant d'y arriver. Mais soyez tranquilles, nous y arriverons tous. Nous arriverons tous à perdre notre vie ! Mais la question, c'est de savoir si nous arriverons à la donner. Parce que pour la perdre, cela ne dépend pas de nous ! Mais pour la donner, cela dépend de nous.

Voilà le chemin dans lequel le Christ nous appelle à marcher, et chaque fois que nous vivons un moment de communion plus intense avec lui, chaque fois que nous écoutons sa parole, que nous la méditons, que nous prions, même si notre prière est pauvre, chaque fois que nous vivons un moment de communion plus intense avec nos frères comme nous le faisons en ce moment à Lourdes, comme nous pouvons le faire et comme nous sommes invités à le faire chaque dimanche dans notre paroisse, chaque fois que l'eucharistie nous rassemble comme le corps du Christ, il nous envoie pour devenir ses témoins avec la force de l'Esprit.

Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas mais qui n'aime pas son frère qu'il voit, est un menteur dit saint Jean. Celui qui essaye de croire au Christ ressuscité, de communier à son corps et à son sang mais qui se refuse à entrer en communion avec ses frères est un menteur. Et cela ne veut pas dire qu'il faille renoncer à écouter la parole du Christ et à recevoir le corps du Christ pour nous mettre en vérité. Cela veut dire qu'il faut changer notre vie pour nous mettre en vérité et ne plus être des menteurs. Alors si nous avons vécu, et je crois que nous avons vécu ces jours-ci, ici, un temps de communion particulièrement fort, si ceux qui sont les plus faibles d'entre nous, ceux qui ont été affligés par la vie, ceux dont le corps est marqué par la souffrance, ceux dont le cœur est habité par la souffrance qui ne se voit pas, ont pu trouver leur place au milieu de nous et ouvrir leur expérience pour la partager avec tous, ce que nous avons vécu ici à Lourdes peut devenir un nouveau départ pour vivre de façon renouvelée la charité dans nos communautés.

Frères et sœurs, les Actes des apôtres nous disent que les douze étaient réunis dans la chambre haute avec Marie, la mère de Jésus, qu'ils étaient en prière quand l'Esprit Saint est venu sur eux. Alors ce matin, fermons un instant les yeux et contemplons cette Eglise rassemblée dans la prière avec Marie en son centre et qui implore la venue de l'Esprit Saint pour que toute notre vie soit renouvelée et ouverte à l'amour. Tous ensemble, du fond du cœur, nous prions les uns pour les autres, pour que nous soyons à notre tour comblés de la joie du Christ. Amen.

Cardinal André Vingt Trois

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 12:10

             J’ai choisi de vous proposer une méditation sur la Résurrection de l’un des plus grands théologiens orthodoxes Olivier Clément (1921-2009). Passez la publicité et entrez dans cette méditation extraordinaire de 19 minutes !


Méditation sur la résurrection du Christ par Zaremios36 

Issu d’une famille cévenole agnostique, Olivier Clément se convertit à l'âge de trente ans après une longue recherche dans l'athéisme et les spiritualités asiatiques. Il avait découvert, sous l’influence de la lecture de Nicolas Berdiaev et de Vladimir Lossky, dont il deviendra l’élève et l’ami, la pensée des Pères chrétiens d’Orient et reçu le baptême dans l’Église orthodoxe, au sein de la paroisse francophone du Patriarcat de Moscou à Paris.

Parmi les théologiens orthodoxes contemporains, il est celui qui, sans doute, a su se montrer le plus attentif aux interrogations de la modernité auxquelles il a cherché à répondre à travers une réflexion puissante et poétique, à la fois enracinée dans la Tradition de l'Église, mais en même temps créatrice et rénovatrice. Olivier Clément a été l'interlocuteur de plusieurs grands spirituels de son temps — le Patriarche Athénagoras, le pape Jean-Paul II, le prêtre et théologien roumain Dumitru Staniloaë, l'archimandrite Sophrony du monastère de Maldon (Grande-Bretagne), Frère Roger de Taizé, Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant'Egidio —, avec lesquels il nouera des relations de confiance et d'amitié.

Ainsi, en 1998, il s'est vu confier par Jean-Paul II la rédaction des méditations que le pape devait lire cette année lors de la célébration du chemin de croix du vendredi saint au Colisée.

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 09:41

Pretres-ouvriers   

Il y a toujours eu un Christianisme de protestation

Plutôt que de voir dans ces divorces sporadiques une catastrophe, mieux vaut comprendre qu'ils structurent toute l'histoire du christianisme. À côté d'un christianisme de la puissance et de l'institution, il y a toujours eu un christianisme de la protestation, lequel n'épargna jamais l'institution elle-même. Or, c'est pourtant de l'Église que les protestataires étaient les enfants, c'est d'elle qu'ils procédaient. Pendant des siècles, l'histoire du christianisme s'est organisée autour de cette étrange - et magnifique -synergie entre « protestation évangélique » et « organisation ecclésiale ».

La parole vive, celle qui entretient le « feu » évangélique, a le plus souvent circulé dans les marges de l'Église, quand ce n'est pas en réaction contre le conservatisme ou la sclérose de cette dernière. Ce sont les protestataires et les mystiques qui ont transmis le feu de la Parole. Ils furent parfois tenus en lisière. Leur prophétisme incandescent risquait, il est vrai, d'incendier le bel ordonnancement clérical. Mais ces témoins essentiels auraient-ils pu exister sans l'institution ? Bien sûr que non. C'est à la table commune qu'ils s'étaient d'abord nourris. C'est au sein de l'Église, et par elle, qu'ils avaient accédé à la parole évangélique. Leur révolte - celle de François d'Assise ou celle de Thérèse d'Avila - était celle d'un enfant rétif à l'autorité de sa mère.

L'extraordinaire longévité du christianisme trouve là son origine : une institution périodiquement réveillée par ses propres dissidents. Sans la protestation venue des marges, le message se serait affadi ou même éteint. Mais sans l'Église, il n'aurait pas été transmis. Dissidence et institution sont comme l'avers et le revers d'une même vérité en mouvement.

L'Eglise reste notre maison commune

Une institution, quelle qu'elle soit, est toujours tentée d'obéir à un syndrome de rigidité et de « persévérer dans son être ». Sa pente naturelle consiste à opposer sa propre immobilité au mouvement, à préférer le souci de conservation au progrès et l'ordre social à la liberté. Dans le même temps, l'Église reste pourtant notre maison commune. Fût-elle rébarbative, disciplinaire, elle est aussi une académie où s'apprivoise et s'éduque notre foi. Elle a été mille fois confrontée aux tentations sectaires, hérétiques ou intolérantes. Elles a engrangé, au fil des siècles, un corpus de réflexions, d'argumentations et d'expériences qu'on serait fou de jeter dans l'oubli. Elle propose ainsi, d'un siècle à l'autre, une propédeutique (du grec paideuein : enseigner) de la foi.

Notre foi a besoin d'elle. Faute de cela, le croire n'est plus qu'une passion incertaine qui sautille et batifole avant de courir vers l'abri d'une secte, d'une tribu ou d'un groupuscule. « Le verbe croire, écrivait Emmanuel Levinas, ne se conjugue pas à la première personne du    singulier    mais    du    pluriel. »

L'Église, parfois, nous déconcerte ou nous révolte, mais nous restons ses enfants.

Lettres aux catholiques troublés

Jean-Claude Guillebaud,

La Croix 3-4-2009

 

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 06:52

philippe et jacques   

Les apôtres Philippe et Jacques sont célébrés ensemble, selon une tradition romaine attestant que leurs reliques furent déposées à Rome un 3 mai au VIe siècle dans la basilique des Douze apôtres.

Philippe nous est surtout connu grâce à l'Évangile de Jean. Comme Pierre et André, il est originaire de Bethsaïde au nord du lac de Tibériade : avec eux, il est parmi les premiers à être appelé par Jésus (Jean 1. 40-46). Ce récit le présente comme un homme de contact : tout de suite, il part rencontrer Nathanaël et lui annonce : "Nous avons trouvé le Messie : viens et vois". C'est encore Philippe qui se présente pour permettre à des Grecs, païens devenus proches du Judaïsme, d'approcher et de voir Jésus lors de son entrée à Jérusalem avant la Passion (Jean 12. 21). Enfin, on l'entend faire au Christ une demande essentielle au moment de la Cène : "Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit" et recevoir cette réponse, pour lui et pour nous : "Philippe, celui qui me voit, voit le Père". Ce dialogue sera désormais au cœur de toute prière chrétienne (Jean 14. 8-11).

Le prénom Philippe vient du grec "aimer" (philein) et "cheval" (hippos). De nombreux autres saints l'ont porté, dont saint Philippe Néri, "saint de la joie" fêté le 26 mai.

Les Évangiles mentionnent trois Jacques.
Il y a Jacques, frère de Jean et comme lui fils de Zébédée, qu'on appellera "le majeur" : ses reliques sont vénérées à Compostelle.
Il y a aussi Jacques, l'un des parents de Jésus à Nazareth ; lui ne fait pas partie des douze apôtres mais il tient une place de premier rang comme responsable de l'Église primitive de Jérusalem.
Le saint Jacques fêté en ce jour avec Philippe apparaît dans le groupe des Douze comme le fils d'Alphée ; on l'a parfois appelé "le mineur". De lui, on ne connaît que son nom et celui de son père. Il s'est totalement effacé sous l'annonce de l'Evangile. Il est avant tout "apôtre" ; l'Esprit l'a envoyé porter la bonne Nouvelle de Jésus sauveur. Témoin oculaire qu'Il est sorti vivant du Tombeau, il est devenu serviteur de sa Parole (Luc 1. 2).
De très nombreux saints ont porté le prénom Jacques, qui vient de l'hébreu "talon".

Frère Bernard Pineau, OP

 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Chrétiens et heureux de croire
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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 13:07

StJosephArtisan   

Léon XIII a voulu intervenir avec des mots clairs et courageux sur la condition des ouvriers, et il manifesta sa sollicitude pour les pauvres (Cf. Quamquam pluries, 1889). Une preuve concrète de cet amour est justement l’encyclique suivante, Rerum Novarum, qui selon Jean Paul II est un "Document immortel", "une date de grande importance dans la présente période de l’histoire de l’Eglise et aussi dans mon pontificat. […] ; on peut dire que le destin historique de Rerum Novarum a été rythmé par d’autres documents qui attiraient l’attention sur elle et en même temps l’actualisaient." (Jean Paul II, Centesimus annus 1).

Joseph, de souche royale, travaillait de ses mains

Or, le point de référence est le mystère de l’incarnation qui met en relief la dignité du travail à travers celui qui l’exerce, dans le cas de saint Joseph, lui-même sur l’exemple du Fils. Léon XIII écrivait :

« Joseph, de souche royale, uni en mariage avec la sublime et la plus sainte des femmes, et père putatif du Fils de Dieu, passe cependant sa vie dans le travail, et par son ouvrage et son art, il procure le nécessaire à la subsistance des siens. […] Le travail de l’ouvrier, loin d’être déshonorant, peut au contraire, quand la vertu y est associée, être hautement ennobli. »

(Léon XIII, "Quamquam pluries" 1889)

« Jésus, lui le Fils de Dieu et Dieu lui-même, a voulu être vu et considéré comme fils de l’artisan, mieux, il ne refusa pas de passer une grande partie de sa vie dans le travail manuel. "Celui-ci n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie ?" (Mc 6, 3). »

(Léon XIII, Rerum Novarum, 1891)

L'Encyclique Centesimus Annus, en la date de... saint Joseph Travailleur

Parmi les multiples célébrations du centenaire de "Centesimus Annus" (1991), dans le monde entier, il ne serait pas facile de trouver le souvenir de la figure et de la mission de saint Joseph. Celui-ci n’est cependant pas étranger ni à la pensée de Léon XIII ni à celle de Jean Paul II, qui a voulu dater son Encyclique sur le travail non pas du 15 mai comme "Rerum Novarum", mais du 1er mai, mémoire de saint Joseph travailleur. Et on comprend pourquoi. 

T. Stramare,

San Giuseppe nel mistero di Dio, Piemme 1992, p. 202-206,

synthèse par F. Breynaert 

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Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : L'Evangile à Hauteur d'Homme
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Mardi 30 avril 2013 2 30 /04 /Avr /2013 10:13

3 règles simples

Par Denis CHAUTARD - Publié dans : foi - Communauté : Refaire le Monde
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