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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 20:10
Arcabas -L'Annonciation

Arcabas -L'Annonciation

Que se passe-t-il au moment de l'Annonciation ? Un ange vient indiquer à une jeune femme la survenue d'événements pour le moins déroutants. Marie va devenir enceinte sans que son fiancé n'y soit pour quelque chose, situation embarrassante s'il en est. Or l'ange de l'Annonciation, comme celui qui visitera Joseph plus tard, indiquent une clé de lecture toute différente aux deux fiancés. Dans cette grossesse apparemment malvenue on peut discerner les traces d'un agir divin tout à fait extraordinaire. La surprise de la grossesse de Marie peut donc être lue de deux manières :

On peut y voir un événement dont on va rechercher, le pourquoi, le comment. Cette causalité problématique (qui est le père ?) va conditionner le déroulement de l'histoire (Joseph veut répudier Marie). Autrement dit, l'histoire de Marie et de Joseph ne peut plus continuer parce que les conditions que l'on considère comme nécessaires pour commencer une vie de couple ont été perturbées et ne sont plus présentes. Cela renvoie d'une manière générale à toutes ces fois où nous considérons que les conditions de nos vies telles que nous les interprétons nous enferment, nous lient et nous empêchent d'avancer dans la vie.

Mais l'ange s'attarde peu sur la cause de la grossesse, il parle principalement au futur indiquant ce que sera cet enfant. Il pousse le regard de Joseph et Marie vers l'avant, vers ce qui va arriver à partir de là. Il ne s'agit plus alors de se demander si les conditions sont suffisamment bonnes pour que nous acceptions d'avancer dans l'histoire, il s'agit, étant pris dans le dynamisme de cette histoire, de savoir ce que nous allons pouvoir en faire avec Dieu.(…)

Thierry Collaud est titulaire d’un doctorat en médecine et d’un doctorat en théologie. Il pratique la médecine générale à Neuchâtel. Il est collaborateur scientifique et chargé de cours à la faulté de théologie de Fribourg (Suisse).

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18 mars 2021 4 18 /03 /mars /2021 09:28
Saint Joseph avec l'Enfant Jésus - Guido Reni, 1635 environ - musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg

Saint Joseph avec l'Enfant Jésus - Guido Reni, 1635 environ - musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg

Le grand silencieux
 
Dans les Évangiles, nous ne trouvons pas un mot prononcé par saint Joseph. Mais son silence n’en est pas un du vide. Il renferme un des plus grands secrets de l’histoire du salut. Averti par un ange dans son sommeil, il sait que sa fiancée, Marie, porte en elle un enfant conçu par l’opération du Saint-Esprit (Matthieu 1,20-22). À son réveil, il ne dit mot et prend chez lui sa fiancée enceinte. Il a désormais chez lui le Messie attendu depuis des siècles et sa Mère. Il garde le secret, mais, dans sa prière et sa méditation, il entre dans les vues que les Écritures annonçaient à propos de cet enfant. Joseph est un grand contemplatif. Mais il est aussi un grand débrouillard qui a su prendre les mesures pour obéir promptement aux ordres venus du Ciel.
 
Le Père de Jésus
 
On a donné toutes sortes de qualificatifs à la paternité de saint Joseph envers Jésus. Imitons la belle simplicité de celle qui a vécu la situation. En le retrouvant au Temple après trois jours de recherches, Marie s’adresse à Jésus en lui disant : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous. Ton père et moi nous te cherchions tout angoissés » (Luc 2,48), « ton père ». Saint Joseph a été le père de Jésus en tout sauf sous l’aspect biologique. Il l’a aimé, il l’a nourri, il lui a appris à parler, il l’a éduqué, il lui a montré à prier, il lui a enseigné un métier. Il a été l’image humaine du Père éternel qui s’est révélé à l’homme Jésus au moment approprié. Si nous avons eu un bon père, l’image de celui-ci nous aide à habiller de façon humaine l’idée que la foi nous donne de notre Père céleste. Jésus n’a pas échappé à notre condition humaine. Il a donné à saint Joseph le même vocatif, ABBA, Papa, qu’il a adressé plus tard à son Père éternel.
 
Le patron de la bonne mort
 
Saint Joseph a fait une sortie discrète comme l’accomplissement de sa vocation. On ne sait pas quand ni comment il est décédé. Les Évangiles ne nous disent pas ce qui n’est pas essentiel à la connaissance salvatrice du mystère. On imagine qu’il a quitté la vie mortelle en compagnie de Jésus et de Marie. C’est pourquoi on l’invoque comme le Patron de la bonne mort.
 
Un grand saint
 
Personne n’a aimé Jésus et Marie autant que lui. Personne n’a été aimé autant que lui par notre Sauveur et sa Mère. La sainteté, c’est aimer Dieu et accueillir son amour. Ce n’est pas à nous de mesurer le degré de sainteté des amis de Dieu. Mais nous pouvons, dans la liste des saints, placer Joseph tout de suite après son Épouse. Dans son encyclique Redemptoris Custos (Le Gardien du Rédempteur), le pape Jean-Paul II nous dit que « dans l’écoute religieuse de la Parole de Dieu, Joseph est dans cette ligne, après Marie ou avec elle – le plus parfait modèle. »
 
Une dévotion progressive
 
L’Église a gardé saint Joseph dans sa mémoire, mais elle a ruminé longtemps son rôle et son témoignage avant d’en expliciter toute la richesse. La dévotion populaire à ce grand saint a précédé les actes du Magistère. En 1872, Léon XIII l’a proclamé « Patron de l’Église catholique ». En 1955, Pie XII a institué la fête de « Saint Joseph artisan » pour affirmer la valeur sanctifiante du travail. En 1962, Jean XXIII l’a fait entrer dans le Canon de la messe (la prière eucharistique) jusque-là hermétique, à côté de la Mère de Dieu, avant les Apôtres et les autres saints. En 1989, Jean-Paul II lui consacrait une magnifique lettre encyclique « Redemptoris  Custos » mentionnée plus haut.
 
Depuis les derniers siècles, les sanctuaires dédiés à saint Joseph se sont multipliés dans le monde. Grâce au zèle de l’humble saint Frère André, nous avons, à Montréal, le plus monumental sanctuaire au monde érigé en l’honneur de ce grand saint. Faisons en sorte que ce signe de notre dévotion traditionnelle à saint Joseph nous aide à conserver celle-ci dans notre mémoire et notre foi.
 
 + Robert Lebel
8 novembre 1924 - 25 mai 2015
Évêque émérite
Diocèse de Valleyfield (Canada)
 
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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 18:17
2 février, fête de la « présentation de Jésus au Temple »

La CHANDELEUR. C’est le nom populaire de la Fête de la Lumière : Jésus fut présenté au Temple de Jérusalem par Marie et Joseph quarante jours après sa naissance, en conformité à la Loi de Moïse. Marie sa mère se soumit au rite de purification prescrit pour les mères venant d'accoucher.

Syméon, poussé par l'Esprit et devenant prophète, vint à la rencontre de l'enfant Jésus, le prit dans ses bras, le proclamant « Lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël »

Anne, veuve prophétesse, reconnut en lui le libérateur de Jérusalem. En même temps, dans la prédiction de Syméon à Marie, sur le bonheur de la naissance de Jésus le sauveur, se projette déjà l'ombre de la Croix : « Ton enfant sera un signe en butte à la contradiction. Toi-même, un glaive transpercera ton âme : ainsi seront dévoilées les pensées intimes de bien des cœurs ». (Luc 2. 22-38).

La fête de la Présentation de Jésus au Temple célèbre d'abord sa mission de sauveur universel. Homme-Dieu, il se manifestera comme le nouveau Temple, unique et définitif.

Cette fête est aussi louange de Marie sa mère, Fille de Sion, qui gardera mémoire de cet évènement dans son coeur. Pour symboliser cette rencontre en Jésus de l'humanité et de la Divinité, dès sa petite enfance, on fait la procession des lumières. D'où ce nom de Chandeleur.

Et la tradition des crêpes ? Cette coutume provient du V ème s. Nombreux étaient déjà les pélerins à Rome, même en plein hiver. Souvent très pauvres, ils y arrivaient affamés. Une année où l'hiver fut très dur, le Pape Gélase ordonna de ramasser dans Rome toute la farine et les oeufs disponibles pour réconforter les pélerins. Alors, que la confection des crêpes soit un geste d'amitié et de partage : « Qu'en nos mains soient des lampes allumées pour reproduire visiblement la foi de Syméon portant la Lumière en ses bras. Soyons brûlants d'amour, lumière en nos coeurs et par nos œuvres » (Guerric d'Igny).

Rédacteur: Frère Bernard Pineau, Dominicain

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 18:31

Sainte Catherine est la patronne des jeunes filles et des philosophes et l’une des plus célèbres martyres des premiers siècles. La plus jolie et la plus savante des jeunes filles de tout l’Empire, mystiquement fiancée à la Sagesse éternelle qui lui fait écarter avec succès les objections apportées contre la foi par les philosophes chargés de la convaincre de l’inanité du christianisme. Une sainte dont la légende a dévoré l’existence historique, recouverte de broderies fabuleuses. Car elle est surtout connue par cette légende qui la fait mourir déchiquetée par quatre roues armées de pointes et de scies. Très populaire au Moyen Age, elle fut l’une des « voix » de sainte Jeanne d’Arc. Son culte reste très vivant au monastère situé au pied du mont Sinaï où des anges l’ont portée.
« Je suis la descendante de l’illustre roi Costos. On m’appelle Catherine. J’ai étudié les langues, exploré toute la science des philosophes et des poètes. Mais j’ai compris : ce ne sont que vanités ! Alors j’ai suivi mon Seigneur Jésus Christ. Je n’épouserai que mon Dieu ! » 
(La Passion de sainte Catherine)
 

Le mariage mystique de Sainte Catherine – Entourage de Daniel Seghers Huile sur panneau de chêne. Ecole anversoise de la première moitié du 17e siècle. Peintre de l’entourage de Daniel Seghers (1590 – 1661).

Le mariage mystique de Sainte Catherine – Entourage de Daniel Seghers Huile sur panneau de chêne. Ecole anversoise de la première moitié du 17e siècle. Peintre de l’entourage de Daniel Seghers (1590 – 1661).

Comme surprises dans l’ouverture d’une fenêtre, ces noces spirituelles s’inscrivent dans un blason architecturé ceint d’une luxuriante couronne florale, véritables miscellanées botaniques.
La scène empreinte de douceur féminine et maternelle, célèbre l’union de la Sainte à Dieu. Et la mandorle richement fleurie vient garnir l’autel de cet amour. Comme toujours dans les œuvres illustrant le sujet (le Corrège, le Parmesan, Memling, Véronèse…) la Sainte est représentée épousant le Christ enfant afin de renforcer l’image de pureté.
Dans « Le Cantique spirituel », Saint-Jean de la Croix décrit l’expression de « mariage mystique » comme une élévation, une expérimentation personnelle qui permet de ressentir l’amour de Dieu plutôt que de tenter de le comprendre.
Nous retrouvons dans notre précieux tableau la suavité du coloris de Daniel Seghers, sa facture lisse aux couleurs vives, sans ombres.
Daniel Seghers (Anvers 1590 – id. 1661). Elève de Jan Bruegel de Velours en 1610, il est reçu Maître à Anvers l'année suivante. Il entre en 1614 dans la Compagnie de Jésus et prononce ses vœux définitifs en 1625. Dès lors, il signe ses tableaux " Daniel Seghers Soc. [Societatis] Jesu ".
Seghers invente un nouveau type de guirlandes de fleurs plus en adéquation avec le goût ornemental baroque. Quand son maître, Jan Bruegel de Velours, disposait de simples couronnes de fleurs autour d’un médaillon central, Seghers crée de véritables espaces architecturés en trompe-l’œil sur fond sombre offrant l’illusion de monuments de pierre.
L’image pieuse qui illustre le centre de ses compositions est souvent peinte par d’autres artistes. Plusieurs guirlandes de Seghers dont le médaillon central est vide nous en apportent la preuve. Les principaux peintres ayant peint les motifs centraux sont le Dominiquin, Gonzales Coques, Erasme Quellinus II, Cornelis Schut, Abraham Diepenbeck ou Thomas Willeboirts Bosschaert.
Un catalogue de son œuvre, dressé par l'artiste lui-même et comportant l'indication de ses clients, a été retrouvé récemment. Il est le témoignage de la diffusion de sa peinture dans les plus grandes maisons d’Europe.
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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 08:16
Saint Martin de Tours partageant son manteau avec un mendiant , fresque murale (XIVème) , cathédrale Santa Maria Maggiore de Spilimbergo (Italie) Photo Hedda Eid/ akg-images

Saint Martin de Tours partageant son manteau avec un mendiant , fresque murale (XIVème) , cathédrale Santa Maria Maggiore de Spilimbergo (Italie) Photo Hedda Eid/ akg-images

évêque (✝ 397)
Les Églises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau (*) et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: "Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur."

Pourquoi Saint Martin a-t ’il été choisi comme patron des policiers ?
1- Saint Martin était un soldat actif et religieux. Il a su reconnaître le Christ parmi les plus pauvres. Lors d’une ronde dans la ville d’Amiens où il était en service, il rencontra un misérable que les passants évitaient. Se saisissant de son épée, il partagea sa tunique en deux et donna la moitié de celle-ci au mendiant.
2- Alors qu’il se rendait auprès de ses parents restés dans son pays natal en Pannonie (Hongrie), il se trouva devant des malfaiteurs qui voulaient le dépouiller. Face à l’un de ses agresseurs qui avait été désigné pour le tuer, il resta sans peur et engagea le dialogue avec celui-ci.
3- Revenant de visiter des malades, il remarque la maison de ses voisins qui étaient en feu et ses propriétaires qui tentaient d’éteindre l’incendie. Au risque de sa vie, Martin pénétra au milieu du brasier pour s’assurer que personne n’était prisonnière des flammes.
4- Invité à un festin organisé par l’Empereur MAXIME, il n’hésita pas à dire son opposition à la dépravation et à la corruption générale du système politique et social en place.
5- En plein mode païen, il a su évangéliser. Saint Martin a été choisi par la Communauté Chrétienne des Policiers de France le 19 janvier 1993. Il a été reconnu et accepté par la Conférence des évêques de France le 22 mars 1993. Enfin, il a été noté et enregistré sous le N° 00092 comme patron des policiers de France le 26 Avril 1993 par Charles PASQUA, Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur.

Prière des policiers à Saint Martin

Bienheureux Martin, nous venons à toi.
Soldat de Dieu, Apôtre du Christ
Témoin de son Evangile et Pasteur de son Eglise.
Nous te prions :
Tu étais présent à Dieu
Dans le grand silence des nuits solitaires,
Donne nous de lui rester fidèle dans la Foi et la prière.
Catéchumène,
Tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau.
Aide nous à partager avec nos frères.
A travers champs et bois, tu as défié le démon
Et détruit ses idoles.
Prends nous en ta garde et protège-nous du mal.
Au soir de ta vie,
Tu n’as point refusé le poids des jours et des travaux.
Fais que nous soyons dociles à la volonté du Père.
Au ciel de gloire, tu jouis de ton repos
Dans la maison de Dieu.
Nous te confions nos collègues qui sont morts
Victimes du devoir ou en service commandé,
De maladie, d’accident ou de désespoir.
Soulage et guéris ceux qui sont blessés.
Apaise et réconforte tous nos collègues
Qui vivent ces drames.
Veille sur leur conjoint, leurs enfants et leurs familles.
Garde nous sous ta protection.
 
Amen

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 16:34
Belle Fête de Toussaint ce dimanche 1er novembre 2020

Prière pour la fête de tous les Saints
Mon Dieu, vous qui embrassez d’un regard les millions d’années-lumière de notre univers, vous qui tenez mille ans pour un instant et un instant pour mille ans, vous qui contemplez notre terre dans un éternel présent depuis sa création, vous qui êtes hors du temps, et qui pour cette raison nous laissez notre entière liberté, écoutez la prière que nous vous adressons en ce jour dans la communion des Saints qui soutiennent comme autant de colonnes de justice la cathédrale de notre humanité.
En vous recevant, je voudrais, Seigneur, rejoindre dans le même élan tous ceux qui vous recherchent depuis le commencement du monde,
Tous ceux qui ont eu soif de vous connaître avant que vous ne nous ayez donné votre Fils,
Tous ceux qui entendaient, avant même Votre Incarnation, dans le silence du plus profond de leur âme, Votre Parole s’énoncer pour leur seul coeur, mystérieuse et inconnue, mais déjà capable de les faire entrer à l’avance dans l’économie de votre Salut,
Tous ceux qui vous ont aimé sans que nul ne garde le souvenir de leur passage sur terre,
Tous ceux qui par leur intelligence lumineuse vous ont servi en communiquant aux hommes un reflet de votre éternelle Sagesse,
Tous ceux qui ont donné leur vie pour ceux qu’ils aimaient, tous ceux qui, sans cesser de croire en Vous, vous ont demandé dans un cri venu du fond de leur détresse et de leur obscurité pourquoi vous les aviez abandonnés,
Tous ceux et celles qui dans chaque instant d’une vie humble et sans couleurs vous ont offert le lent déroulement de leurs journées de labeur,
Tous les Justes qui sont morts sans être sûrs que vous existiez,
Tous les François d’Assise qui vous ont chanté en dansant, tous les Thomas More qui, porteurs des pouvoirs temporels, vous les avaient remis au péril de leur vie,
Tous les Vincent de Paul qui se sont épuisés à tenir la main des damnés de la terre,
Toutes les Edith Stein dont le don se confond avec leur vie et avec leur mort,
Tous les ermites du désert qui ont consumé leurs forces dans le feu du buisson ardent,
Tous les hommes et les femmes qui ont animé votre création depuis la première aube sur le premier matin et vous ont loué par leur vie, leur travail et la joie qu’ils ont répandu autour d’eux…
Ce sont tous ceux-là, Mon Dieu, que je voudrais rejoindre un jour, et que je prie ce matin, afin qu’ils me soutiennent dans le lent cheminement de mon existence terrestre et me préparent une place au milieu d’eux, auprès de Vous.
Aujourd’hui, Mon Dieu, alors que nous fêtons cette communion universelle de vos Saints, donnez-moi d’éprouver que je suis lié à eux par le don de votre Amour et de votre Sagesse, donnez-moi d’en tirer la force surhumaine qui seule me permettra de remettre entre vos mains ce que je suis. Afin que vous m’habitiez et que je complète dans la foi, l’amour, la transparence, l’innocence, la charité et la fortitude ce qui manquait encore à votre passion pour parachever votre Création.
Alors, Seigneur, je passerai cette porte qu’on appelle la Mort pour me présenter devant vous. Vous m’interrogerez : Avec quoi viens-tu à moi ?  Je vous dirai : Je viens avec Toi-même, et Vous me répondrez : C’est ainsi que nous t’accueillons, dans l’assemblée des Saints.

Christian Manuel

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 06:54
Jeudi 15 octobre, Fête de Sainte Thérèse d'Avila

En ce jour de sa fête je vous invite à prier avec ce célèbre poème de Thérèse d’Avila :

Que rien ne te trouble
que rien ne t'effraie,
tout passe,
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien :
Dieu seul suffit.

Elève ta pensée,
monte au ciel,
ne t'angoisse de rien,
que rien ne te trouble.

Suis Jésus Christ
d'un grand coeur,
et quoi qu'il arrive,
que rien ne t'effraie.

Tu vois la gloire du monde ?
C' est une vaine gloire ;
il n' a rien de stable
tout passe.

Aspire au céleste,
qui dure toujours ;
fidèle et riche en promesses,
Dieu ne change pas.

Aime-le comme il le mérite,
Bonté immense ;
mais il n'y a pas d'amour de qualité
sans la patience.

Que confiance et foi vive
maintiennent l'âme,
celui qui croit et espère
obtient tout.

Même s'il se voit
assailli par l'enfer,
il déjouera ses faveurs,
celui qui possède Dieu.

Même si lui viennent abandons,
croix, malheurs,
si Dieu est son trésor,
il ne manque de rien.

Allez-vous-en donc, biens du monde ;
allez-vous-en, vains bonheurs :
même si l'on vient à tout perdre,
Dieu seul suffit.

Thérèse d’Avila

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 11:45
Vendredi 9 octobre, Fête de Saint Denis

Avec Saint Denis, pas question de "perdre la tête !"

D’après Grégoire de Tours, le premier évêque de Paris est un missionnaire venu d’Orient, au nom grec : Denis, accompagné du prêtre Rusticus et du diacre Eleuthère, vers l’an 250. Ils seraient morts décapités à Montmartre pendant la persécution de Valérien en 272. L’évêque Denis se serait même relevé et aurait porté sa tête pendant plusieurs mètres. Cette légende qui est à l’origine de l’iconographie de St Denis, veut signifier symboliquement que dans l’Eglise on ne sépare pas la tête du corps, le Christ, du reste du corps. 

La légende ajoute que , en attendant le supplice, Denis célébra la messe pour fortifier ses compagnons. Or, à la fraction de l’hostie, Notre Seigneur lui-même leur apparut visiblement à tous avec une clarté indicible et encouragea Denis au martyr. C’est le sujet d’un tableau du Louvre, repris depuis le portail de la basilique Saint Denis.

Une chapelle fut édifiée sur leur tombeau et agrandie en 467 par Sainte Geneviève. Dagobert fit transporter leurs reliques dans l’abbaye qu’il venait de fonder et qui devint l’abbaye Saint Denis, sépulture des rois de France. Ce saint , devenu très populaire à Paris, inspira d’abord un pèlerinage , puis de nombreux artistes : Manuscrit du XVe (1) ; Vitrail moderne à St Jean Baptiste de Belleville (2) ; saint Denis présente à Notre Dame l’évêque Mattifas de Buci, mort en 1304, peinture du XIVe siècle à Notre Dame de Paris (3)

Certains auteurs anciens confondent St Denis de Paris avec  Denis l’aéropagite converti par Saint Paul. Ce qui leur donne bien des soucis pour accorder les dates... 

Les archives du diocèse conservent une gravure représentant St Denis et son martyr, qui fut offerte le 9 octobre 1840 à Mgr Denis Auguste Affre , le jour de la fête de son saint patron. L’auteur ne se doutait pas que Mgr Affre serait assassiné huit ans plus tard en essayant de rétablir la paix dans Paris insurgé

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 19:44
Jeudi 1er octobre : fête de Sainte Thérèse de Lisieux Patronne de la Mission de France

Je vous propose la réflexion que j'ai adressée - à leur demande  - aux policiers chrétiens réunis en assemblée générale à Lisieux le 11 mars 2017 pour leur présenter les liens qui unissent la Mission de France à Thérèse de Lisieux :
1°) Mes premières « images » de Thérèse de Lisieux
J’ai deux images de Thérèse, deux images en apparence contraires.
Celle de mon enfance, transmise par maman, qui avait « grandi dans la foi » grâce à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, image qu’elle tenait de mon grand-père maternel. Il était poilu à la grande guerre, a été gazé, mais il a réussi à en revenir. Comme de nombreux poilus il portait sur lui un médaillon de la petite Thérèse (qui n’était pas encore sainte : elle a été canonisée en 1925.). Maman avait une image négative de Thérèse : mièvrerie, naïveté, culpabilité…
Plus tard c’est une autre image que j’ai découverte grâce à Edith PIAF, la chanteuse.
Edith, alors qu’elle avait 7 ans (en 1922), venait régulièrement en vacances chez sa grand-mère Léontine à Bernay dans l’Eure. Sa grand-mère qui tenait un commerce très particulier, une maison close, emmena sa petite fille en pèlerinage à Lisieux alors qu’elle était en train de devenir aveugle. Sur la tombe de Thérèse, les filles de joie qui accompagnaient Edith ont prié « très fort ». A son retour à Bernay l’enfant a progressivement recouvré la vue. Chaque année depuis ce jour et jusqu’à sa mort en 1963, Edith est venue (incognito) en pèlerinage à Lisieux remercier Thérèse. Malgré cela l’Eglise lui a refusé des funérailles religieuses. Cette fois c’est une toute autre image de Thérèse : celle de l’Amour et de la Miséricorde !
2°) La Mission de France à Lisieux
C’est le 24 juillet 1941 que le Cardinal SUHARD, archevêque de Paris, créé la Mission de France ici à l’Ermitage de Lisieux sous la forme d’un séminaire qui ouvrira ses portes en octobre 1942 avec le patronage de Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des Missions et de la Mission de France, en vue de former des jeunes prêtres (venus de toute la France pour être envoyés « en mission » dans les banlieues ou les secteurs ruraux déchristianisés.) De nombreux prêtres qui avaient vécu le STO en Allemagne avec de jeunes chrétiens avaient été marqués par la « vie ouvrière » qu’ils ont partagée avec ces jeunes « réquisitionnés ».
Le Cardinal SUHARD  nomme un Sulpicien, le père Louis AUGROS, premier « supérieur » du séminaire de la Mission de France. Le 12 septembre 1943 paraissait le livre « France Pays de Mission ? », un ouvrage de deux aumôniers de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Henri GODIN et Yvan DANIEL, alertant l’Eglise de France sur la nécessité d’envoyer des « missionnaires » dans les milieux non chrétiens en France. Ce fut le livre de chevet du Cardinal SUHARD qui eut cette formule : « Il existe un mur qui sépare l’Eglise des masses et ce mur il faut l’abattre ! ».
Le séminaire de Lisieux a été un véritable « laboratoire », sous l’impulsion de Louis AUGROS, pour toutes les initiatives missionnaires en France durant la guerre et surtout à la fin de la guerre. Madeleine DELBREL y est venue à plusieurs reprises. En 1942 le séminaire comptait 30 prêtres, 54 en 1943 et 120 en 1944. Ces jeunes prêtres ont pris conscience que pour se lancer dans l’aventure missionnaire il fallait honorer deux conditions : partager la vie des gens et vivre en équipes. Ce fut le début de l’aventure (à la suite du STO) des prêtres ouvriers. En 1948 la Mission de France avait fondé 30 communautés dans 20 diocèses.
A la suite de l’opposition des courants traditionalistes, le Père AUGROS est mis à l’écart et obligé de démissionner le 28 mars 1952. Le séminaire de Lisieux ferme ses portes en 1953. L’aventure de la Mission de France qui portait une formidable espérance commençait dans la douleur.
Le 15 août 1954, alors que l’Eglise marquait un premier arrêt à l’expérience des « prêtres ouvriers », la Mission de France obtenait son statut canonique du pape Pie XII. La Mission de France devenait un « diocèse sans territoire » sous la responsabilité d’un évêque. Le siège de l’évêque est l’Abbatiale de Pontigny (dans l’Yonne). A partir de cette date la Mission de France a eu la possibilité « d’incardiner » des prêtres. Depuis 2002, date à laquelle a été fondée la « Communauté Mission de France », les « équipes de Mission » sont composées de prêtres, diacres et laïcs.
Je suis en équipe de Mission à Evreux, équipe qui compte un prêtre de la MDF (moi-même), un diacre diocésain et 3 laïcs engagés avec l’équipe. A côté de notre équipe, quatre anciens dont André, 90 ans, qui a commencé l’aventure avec la Mission de France au séminaire de Lisieux.
3°) Quelques repères historiques au sujet de Thérèse.
Louis et Zélie MARTIN (canonisés par le pape François en 2015) ont eu 9 enfants dont 4 sont morts avant l’âge de 6 ans :
Marie, sœur Marie du Sacré-Cœur est née le 22 février 1860. Elle entre au Carmel de Lisieux en 1886. Elle meurt le 19 janvier 1940.
Pauline, sœur Agnès de Jésus est née le 7 septembre 1861. Elle entre au carmel de Lisieux en 1882. Elle y devient prieure pour la première fois en 1893. Plus tard, le pape la nommera prieure à vie. Elle meurt le 28 juillet 1951.
Léonie, sœur Françoise-Thérèse est née le 3 juin 1863. Elle entre définitivement en 1899 à la Visitation de Caen. Elle y meurt le 16 juin 1941.
Céline, sœur Geneviève de la Sainte-Face est née le 8 avril 1869. Elle entre au Carmel de Lisieux après la mort de son père qu’elle a accompagné jusqu’à la fin. Elle meurt le 25 février 1959.
Marie-Françoise Thérèse MARTIN est née à Alençon (Orne) le 2 janvier 1873. J’ai visité la maison où elle est née et j’ai pu voir « son berceau » !
Leur mère, Zélie, est décédée le 28 août 1877. Ce fut pour Thérèse une blessure très cruelle. Dès ce jour-là Thérèse s’est attachée à sa sœur Pauline comme à une seconde maman. Pauline est entrée au Carmel le 2 octobre 1882. Ce fut encore un énorme choc pour Thérèse.
Après l’entrée de Pauline, Thérèse n’a eu de cesse de vouloir entrer à son tour au Carmel. C’est à la suite d’un pèlerinage à Rome, qu’elle obtient de son évêque l’autorisation d’entrer au Carmel le 9 avril 1888 à l’âge de 15 ans. Elle prend le nom de sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.
Au Carmel Pauline (Mère Agnès de Jésus) demande à Thérèse d’écrire ses souvenirs d’enfance.  
Thérèse meurt au Carmel de la tuberculose le 30 septembre 1897 après une longue agonie et de grandes souffrances.
Thérèse a laissé trois manuscrits et une impressionnante correspondance :
-          Le manuscrit A : les récits de l’enfance jusqu’à l’entrée au Carmel
-          Le manuscrit C : le récit de sa vie au Carmel de juin 1897 jusqu’à sa mort le 30 septembre 1897
-          Le manuscrit B : une lettre à sa sœur, Marie MARTIN (Sœur Marie du Sacré Cœur) à qui elle raconte les grâces décisives de 1896
Les manuscrits A et B n’avaient pas vocation à être publiés (ils sont adressés à ses sœurs). Seul le manuscrit C a été rédigé dans l’idée d’une publication « post mortem ».
« L’histoire d’une âme » (le recueil « mis en forme » par Mère Agnès de Jésus de ces trois manuscrits) sera tiré en 2000 exemplaires en septembre 1898. En 1951, après le décès de Mère Agnès de Jésus, le pape Pie XII demande que soit restitué le texte original. Ce sont plus de 7.000 modifications (de style pour la plupart, mais aussi de fond pour des expressions qui paraissaient choquantes à l’époque) qui avaient été apportées.
Les manuscrits – dans leur forme originale – ont été publiés en 1956. Ils ont été édités dans 50 langues et vendus à 500 millions d’exemplaires.
Thérèse est canonisée le 30 septembre 1925 par le pape Pie XI.
Le 19 octobre 1997, l’année du centenaire de sa mort, sainte Thérèse est proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II.
Les docteurs de l’Eglise sont au nombre de 36 : 32 hommes et 4 femmes. Après Hildegarde de Bingen, Catherine de Sienne et Thérèse d’Avila, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face est la plus proche de nous. Les docteurs de l’Eglise sont des théologiens, universitaires et savants. Thérèse n’est rien de tout cela. Jean-Paul II l’a déclarée « Docteur en Science de l’Amour » ! Elle nous montre un chemin vers Dieu radicalement nouveau : « la petite voie » !
4°) Avec Thérèse c’est une véritable « révolution « copernicienne » :
« Ce qui a été caché aux sages et aux intelligents, Dieu l’a révélé aux tout-petits ! »
A l’époque de Thérèse (très marquée par le Jansénisme) on voulait atteindre la sainteté par des « mortifications », des sacrifices, en se faisant du mal. Le monde était une « vallée de larmes ». La religion était basée sur la peur : peur du monde, peur du démon, peur de l’enfer !
La « religion » de Thérèse n’est pas basée sur les devoirs, sur les efforts, ni sur la peur mais sur l’amour. Bien avant le concile Vatican II, Thérèse témoigne – par toute sa vie – que « Dieu est Amour ».
Thérèse ne cherche pas – par ses mérites - à « s’approcher » de Dieu. Elle laisse Dieu « s’approcher d’elle » !
Pas besoin de sacrifices ni de mortifications ! Les évènements et les épreuves de la vie suffisent amplement !
Thérèse ne veut pas aller vers Dieu par un escalier « épuisant » pour elle qui est souffrante et malade. A l’époque où l’on construit les premiers « ascenseurs » elle veut un moyen direct et le moins fatigant possible pour aller à Dieu !
C’est dans le quotidien, dans les choses les plus simples que Dieu nous rejoint. Eplucher des pommes de terre, faire la vaisselle avec amour : pas besoin de réaliser des « exploits » !
Quand je m’endors lors de l’oraison à la chapelle, Dieu est là !
Cette liberté de Thérèse est le signe « qu’elle vit vraiment d’Amour ».
Thérèse et sa pluie de roses représentent souvent la mièvrerie et l’infantilisme.
En réalité cette « petite voie », la « voie de l’enfance » (Thérèse est entrée au Carmel à 15 ans !) nous enseigne deus choses que les adultes ont trop souvent oubliées :
« Laissez venir à moi les petits-enfants, ne les empêchez pas ! Le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »
            L’enfant est le modèle du croyant :
-          Les enfants font confiance à l’Amour (alors que les adultes, « blessés par la vie », en sont trop souvent empêchés).
-          Les enfants sont capables d’émerveillement : une fleur, un oiseau, un soleil couchant…
5°) Thérèse et les incroyants :
(Ce paragraphe est largement inspiré par les écrits du Père Dominique FONTAINE, Prêtre de la Mission de France et aumônier national du Secours Catholique)
Lors des hémorragies de la nuit du jeudi au vendredi saint 1896, Thérèse vient de ressentir dans son corps que la mort est désormais proche.
Après un moment de joie (« la pensée du ciel faisait tout mon bonheur ») Thérèse est confrontée à la question du néant après la mort et du doute sur l’au-delà !
Ce qui est impressionnant – de la part de Thérèse – c’est qu’elle ne considère pas que ce doute est une tentation du démon (comme le pensaient toutes les croyants de cette époque), mais que c’est Jésus lui-même qui la met à l’épreuve !
Elle découvre – « dans sa nuit de la foi » – l’athéisme et par ce fait qu’il existe des âmes qui refusent Dieu. Elle se découvre en solidarité avec les incroyants : « Elle accepte de manger aussi longtemps que vous le voudrez le pain de la douleur et ne veut point se lever de cette table remplie d’amertume où mangent les pauvres pêcheurs avant le jour que vous aurez marqué » (manuscrit C). En acceptant de rester à la table des pêcheurs (comme elle le dit) Thérèse s’est rendue intérieure à l’expérience spirituelle des incroyants. C’est le charisme même de la Mission de France.
Alors qu’elle accepte de rester dans l’obscurité, assise à la table des pêcheurs, Thérèse exprime son désir dans sa prière au Christ : « Que ceux qui ne sont point illuminés du lumineux flambeau de la foi le voient luire enfin ». Ce flambeau de la foi pour Thérèse, c’est la charité !
La mission ce n’est pas du prosélytisme, c’est l’amour vécu sur le registre des actes les plus humbles de la vie quotidienne. Ses actes de foi sont des actes d’amour gratuits vécus au quotidien.
Le flambeau de la charité doit éclairer tous ceux qui sont dans la maison sans excepter personne.
Thérèse nous fait donc découvrir que la tâche du missionnaire est d’aimer : aimer les gens auxquels nous sommes envoyés, aimer chacun sans choisir ceux qui mériteraient notre amitié, vivre humblement la bonté du cœur du Christ.

Denis Chautard
Prêtre de la Mission de France
Aumônier de la Délégation d’Ile de France de Police et Humanisme
A l’Ermitage de Lisieux
Samedi 11 mars 2017

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 08:29
29 septembre, fête des « archanges » Michel, Gabriel et Raphaël

C'est la fête des Archanges Michel, Gabriel et Raphaël ! Et bientôt, le 2 octobre, celle des Anges gardiens ! Mais bien des croyants n'ont-ils pas banni de leur esprit cette figure "ailée" qui ne leur parle plus ? Pourtant, on les retrouve encore dans la publicité et dans nombre de films ! Surtout, on doit faire ce constat : " gommer " l'existence et la mission des anges dans la révélation chrétienne, ce serait mutiler gravement la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse !

Alors, dans le plan de Dieu sur le monde, qui sont les Anges ? Ce sont des contemplatifs de la Gloire de Dieu et des messagers de sa Bonne Nouvelle. Leurs noms l'expriment clairement : Michel (Mika-El) veut dire "qui est comme Dieu ? Lui l'incomparable !". Le Livre de l'Apocalypse le présente comme "le champion du Dieu unique", combattant en permanence les puissances du mal sur la terre. Saint Michel est l'un des saints patrons de la France où plusieurs centaines de communes, paroisses et sanctuaires sont sous son patronage (à commencer par le " sublime" mont Saint-Michel !). Il fut l'une des "voix" donnant mission à Jeanne d'Arc de libérer le royaume de France.

Gabriel est récemment devenu le saint Patron de "Chrétiens-Média", des moyens de communication, des radios chrétiennes et du minitel de l'Église. Lui l'Ange de l'Annonciation, de la meilleure Bonne Nouvelle qui soit : l'Annonce du Sauveur à Marie de Nazareth. N'oublions pas qu'il fut aussi le messager de Dieu pour Zacharie, lui annonçant la naissance de son enfant, le futur Jean le Baptiste. Gabri-El signifie "Dieu s'est montré fort !"

N'oublions pas Rapha-El, qui signifie "Dieu nous conduit et nous guérit" ! On le trouve aussi dans la Bible, conduisant le jeune Tobie à la recherche de sa future épouse, en messager de la Providence de Dieu.

De nombreux saints ont également illustré ces trois prénoms.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

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