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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 06:54
Jeudi 15 octobre, Fête de Sainte Thérèse d'Avila

En ce jour de sa fête je vous invite à prier avec ce célèbre poème de Thérèse d’Avila :

Que rien ne te trouble
que rien ne t'effraie,
tout passe,
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien :
Dieu seul suffit.

Elève ta pensée,
monte au ciel,
ne t'angoisse de rien,
que rien ne te trouble.

Suis Jésus Christ
d'un grand coeur,
et quoi qu'il arrive,
que rien ne t'effraie.

Tu vois la gloire du monde ?
C' est une vaine gloire ;
il n' a rien de stable
tout passe.

Aspire au céleste,
qui dure toujours ;
fidèle et riche en promesses,
Dieu ne change pas.

Aime-le comme il le mérite,
Bonté immense ;
mais il n'y a pas d'amour de qualité
sans la patience.

Que confiance et foi vive
maintiennent l'âme,
celui qui croit et espère
obtient tout.

Même s'il se voit
assailli par l'enfer,
il déjouera ses faveurs,
celui qui possède Dieu.

Même si lui viennent abandons,
croix, malheurs,
si Dieu est son trésor,
il ne manque de rien.

Allez-vous-en donc, biens du monde ;
allez-vous-en, vains bonheurs :
même si l'on vient à tout perdre,
Dieu seul suffit.

Thérèse d’Avila

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 11:45
Vendredi 9 octobre, Fête de Saint Denis

Avec Saint Denis, pas question de "perdre la tête !"

D’après Grégoire de Tours, le premier évêque de Paris est un missionnaire venu d’Orient, au nom grec : Denis, accompagné du prêtre Rusticus et du diacre Eleuthère, vers l’an 250. Ils seraient morts décapités à Montmartre pendant la persécution de Valérien en 272. L’évêque Denis se serait même relevé et aurait porté sa tête pendant plusieurs mètres. Cette légende qui est à l’origine de l’iconographie de St Denis, veut signifier symboliquement que dans l’Eglise on ne sépare pas la tête du corps, le Christ, du reste du corps. 

La légende ajoute que , en attendant le supplice, Denis célébra la messe pour fortifier ses compagnons. Or, à la fraction de l’hostie, Notre Seigneur lui-même leur apparut visiblement à tous avec une clarté indicible et encouragea Denis au martyr. C’est le sujet d’un tableau du Louvre, repris depuis le portail de la basilique Saint Denis.

Une chapelle fut édifiée sur leur tombeau et agrandie en 467 par Sainte Geneviève. Dagobert fit transporter leurs reliques dans l’abbaye qu’il venait de fonder et qui devint l’abbaye Saint Denis, sépulture des rois de France. Ce saint , devenu très populaire à Paris, inspira d’abord un pèlerinage , puis de nombreux artistes : Manuscrit du XVe (1) ; Vitrail moderne à St Jean Baptiste de Belleville (2) ; saint Denis présente à Notre Dame l’évêque Mattifas de Buci, mort en 1304, peinture du XIVe siècle à Notre Dame de Paris (3)

Certains auteurs anciens confondent St Denis de Paris avec  Denis l’aéropagite converti par Saint Paul. Ce qui leur donne bien des soucis pour accorder les dates... 

Les archives du diocèse conservent une gravure représentant St Denis et son martyr, qui fut offerte le 9 octobre 1840 à Mgr Denis Auguste Affre , le jour de la fête de son saint patron. L’auteur ne se doutait pas que Mgr Affre serait assassiné huit ans plus tard en essayant de rétablir la paix dans Paris insurgé

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 19:44
Jeudi 1er octobre : fête de Sainte Thérèse de Lisieux Patronne de la Mission de France

Je vous propose la réflexion que j'ai adressée - à leur demande  - aux policiers chrétiens réunis en assemblée générale à Lisieux le 11 mars 2017 pour leur présenter les liens qui unissent la Mission de France à Thérèse de Lisieux :
1°) Mes premières « images » de Thérèse de Lisieux
J’ai deux images de Thérèse, deux images en apparence contraires.
Celle de mon enfance, transmise par maman, qui avait « grandi dans la foi » grâce à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, image qu’elle tenait de mon grand-père maternel. Il était poilu à la grande guerre, a été gazé, mais il a réussi à en revenir. Comme de nombreux poilus il portait sur lui un médaillon de la petite Thérèse (qui n’était pas encore sainte : elle a été canonisée en 1925.). Maman avait une image négative de Thérèse : mièvrerie, naïveté, culpabilité…
Plus tard c’est une autre image que j’ai découverte grâce à Edith PIAF, la chanteuse.
Edith, alors qu’elle avait 7 ans (en 1922), venait régulièrement en vacances chez sa grand-mère Léontine à Bernay dans l’Eure. Sa grand-mère qui tenait un commerce très particulier, une maison close, emmena sa petite fille en pèlerinage à Lisieux alors qu’elle était en train de devenir aveugle. Sur la tombe de Thérèse, les filles de joie qui accompagnaient Edith ont prié « très fort ». A son retour à Bernay l’enfant a progressivement recouvré la vue. Chaque année depuis ce jour et jusqu’à sa mort en 1963, Edith est venue (incognito) en pèlerinage à Lisieux remercier Thérèse. Malgré cela l’Eglise lui a refusé des funérailles religieuses. Cette fois c’est une toute autre image de Thérèse : celle de l’Amour et de la Miséricorde !
2°) La Mission de France à Lisieux
C’est le 24 juillet 1941 que le Cardinal SUHARD, archevêque de Paris, créé la Mission de France ici à l’Ermitage de Lisieux sous la forme d’un séminaire qui ouvrira ses portes en octobre 1942 avec le patronage de Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des Missions et de la Mission de France, en vue de former des jeunes prêtres (venus de toute la France pour être envoyés « en mission » dans les banlieues ou les secteurs ruraux déchristianisés.) De nombreux prêtres qui avaient vécu le STO en Allemagne avec de jeunes chrétiens avaient été marqués par la « vie ouvrière » qu’ils ont partagée avec ces jeunes « réquisitionnés ».
Le Cardinal SUHARD  nomme un Sulpicien, le père Louis AUGROS, premier « supérieur » du séminaire de la Mission de France. Le 12 septembre 1943 paraissait le livre « France Pays de Mission ? », un ouvrage de deux aumôniers de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Henri GODIN et Yvan DANIEL, alertant l’Eglise de France sur la nécessité d’envoyer des « missionnaires » dans les milieux non chrétiens en France. Ce fut le livre de chevet du Cardinal SUHARD qui eut cette formule : « Il existe un mur qui sépare l’Eglise des masses et ce mur il faut l’abattre ! ».
Le séminaire de Lisieux a été un véritable « laboratoire », sous l’impulsion de Louis AUGROS, pour toutes les initiatives missionnaires en France durant la guerre et surtout à la fin de la guerre. Madeleine DELBREL y est venue à plusieurs reprises. En 1942 le séminaire comptait 30 prêtres, 54 en 1943 et 120 en 1944. Ces jeunes prêtres ont pris conscience que pour se lancer dans l’aventure missionnaire il fallait honorer deux conditions : partager la vie des gens et vivre en équipes. Ce fut le début de l’aventure (à la suite du STO) des prêtres ouvriers. En 1948 la Mission de France avait fondé 30 communautés dans 20 diocèses.
A la suite de l’opposition des courants traditionalistes, le Père AUGROS est mis à l’écart et obligé de démissionner le 28 mars 1952. Le séminaire de Lisieux ferme ses portes en 1953. L’aventure de la Mission de France qui portait une formidable espérance commençait dans la douleur.
Le 15 août 1954, alors que l’Eglise marquait un premier arrêt à l’expérience des « prêtres ouvriers », la Mission de France obtenait son statut canonique du pape Pie XII. La Mission de France devenait un « diocèse sans territoire » sous la responsabilité d’un évêque. Le siège de l’évêque est l’Abbatiale de Pontigny (dans l’Yonne). A partir de cette date la Mission de France a eu la possibilité « d’incardiner » des prêtres. Depuis 2002, date à laquelle a été fondée la « Communauté Mission de France », les « équipes de Mission » sont composées de prêtres, diacres et laïcs.
Je suis en équipe de Mission à Evreux, équipe qui compte un prêtre de la MDF (moi-même), un diacre diocésain et 3 laïcs engagés avec l’équipe. A côté de notre équipe, quatre anciens dont André, 90 ans, qui a commencé l’aventure avec la Mission de France au séminaire de Lisieux.
3°) Quelques repères historiques au sujet de Thérèse.
Louis et Zélie MARTIN (canonisés par le pape François en 2015) ont eu 9 enfants dont 4 sont morts avant l’âge de 6 ans :
Marie, sœur Marie du Sacré-Cœur est née le 22 février 1860. Elle entre au Carmel de Lisieux en 1886. Elle meurt le 19 janvier 1940.
Pauline, sœur Agnès de Jésus est née le 7 septembre 1861. Elle entre au carmel de Lisieux en 1882. Elle y devient prieure pour la première fois en 1893. Plus tard, le pape la nommera prieure à vie. Elle meurt le 28 juillet 1951.
Léonie, sœur Françoise-Thérèse est née le 3 juin 1863. Elle entre définitivement en 1899 à la Visitation de Caen. Elle y meurt le 16 juin 1941.
Céline, sœur Geneviève de la Sainte-Face est née le 8 avril 1869. Elle entre au Carmel de Lisieux après la mort de son père qu’elle a accompagné jusqu’à la fin. Elle meurt le 25 février 1959.
Marie-Françoise Thérèse MARTIN est née à Alençon (Orne) le 2 janvier 1873. J’ai visité la maison où elle est née et j’ai pu voir « son berceau » !
Leur mère, Zélie, est décédée le 28 août 1877. Ce fut pour Thérèse une blessure très cruelle. Dès ce jour-là Thérèse s’est attachée à sa sœur Pauline comme à une seconde maman. Pauline est entrée au Carmel le 2 octobre 1882. Ce fut encore un énorme choc pour Thérèse.
Après l’entrée de Pauline, Thérèse n’a eu de cesse de vouloir entrer à son tour au Carmel. C’est à la suite d’un pèlerinage à Rome, qu’elle obtient de son évêque l’autorisation d’entrer au Carmel le 9 avril 1888 à l’âge de 15 ans. Elle prend le nom de sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.
Au Carmel Pauline (Mère Agnès de Jésus) demande à Thérèse d’écrire ses souvenirs d’enfance.  
Thérèse meurt au Carmel de la tuberculose le 30 septembre 1897 après une longue agonie et de grandes souffrances.
Thérèse a laissé trois manuscrits et une impressionnante correspondance :
-          Le manuscrit A : les récits de l’enfance jusqu’à l’entrée au Carmel
-          Le manuscrit C : le récit de sa vie au Carmel de juin 1897 jusqu’à sa mort le 30 septembre 1897
-          Le manuscrit B : une lettre à sa sœur, Marie MARTIN (Sœur Marie du Sacré Cœur) à qui elle raconte les grâces décisives de 1896
Les manuscrits A et B n’avaient pas vocation à être publiés (ils sont adressés à ses sœurs). Seul le manuscrit C a été rédigé dans l’idée d’une publication « post mortem ».
« L’histoire d’une âme » (le recueil « mis en forme » par Mère Agnès de Jésus de ces trois manuscrits) sera tiré en 2000 exemplaires en septembre 1898. En 1951, après le décès de Mère Agnès de Jésus, le pape Pie XII demande que soit restitué le texte original. Ce sont plus de 7.000 modifications (de style pour la plupart, mais aussi de fond pour des expressions qui paraissaient choquantes à l’époque) qui avaient été apportées.
Les manuscrits – dans leur forme originale – ont été publiés en 1956. Ils ont été édités dans 50 langues et vendus à 500 millions d’exemplaires.
Thérèse est canonisée le 30 septembre 1925 par le pape Pie XI.
Le 19 octobre 1997, l’année du centenaire de sa mort, sainte Thérèse est proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II.
Les docteurs de l’Eglise sont au nombre de 36 : 32 hommes et 4 femmes. Après Hildegarde de Bingen, Catherine de Sienne et Thérèse d’Avila, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face est la plus proche de nous. Les docteurs de l’Eglise sont des théologiens, universitaires et savants. Thérèse n’est rien de tout cela. Jean-Paul II l’a déclarée « Docteur en Science de l’Amour » ! Elle nous montre un chemin vers Dieu radicalement nouveau : « la petite voie » !
4°) Avec Thérèse c’est une véritable « révolution « copernicienne » :
« Ce qui a été caché aux sages et aux intelligents, Dieu l’a révélé aux tout-petits ! »
A l’époque de Thérèse (très marquée par le Jansénisme) on voulait atteindre la sainteté par des « mortifications », des sacrifices, en se faisant du mal. Le monde était une « vallée de larmes ». La religion était basée sur la peur : peur du monde, peur du démon, peur de l’enfer !
La « religion » de Thérèse n’est pas basée sur les devoirs, sur les efforts, ni sur la peur mais sur l’amour. Bien avant le concile Vatican II, Thérèse témoigne – par toute sa vie – que « Dieu est Amour ».
Thérèse ne cherche pas – par ses mérites - à « s’approcher » de Dieu. Elle laisse Dieu « s’approcher d’elle » !
Pas besoin de sacrifices ni de mortifications ! Les évènements et les épreuves de la vie suffisent amplement !
Thérèse ne veut pas aller vers Dieu par un escalier « épuisant » pour elle qui est souffrante et malade. A l’époque où l’on construit les premiers « ascenseurs » elle veut un moyen direct et le moins fatigant possible pour aller à Dieu !
C’est dans le quotidien, dans les choses les plus simples que Dieu nous rejoint. Eplucher des pommes de terre, faire la vaisselle avec amour : pas besoin de réaliser des « exploits » !
Quand je m’endors lors de l’oraison à la chapelle, Dieu est là !
Cette liberté de Thérèse est le signe « qu’elle vit vraiment d’Amour ».
Thérèse et sa pluie de roses représentent souvent la mièvrerie et l’infantilisme.
En réalité cette « petite voie », la « voie de l’enfance » (Thérèse est entrée au Carmel à 15 ans !) nous enseigne deus choses que les adultes ont trop souvent oubliées :
« Laissez venir à moi les petits-enfants, ne les empêchez pas ! Le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »
            L’enfant est le modèle du croyant :
-          Les enfants font confiance à l’Amour (alors que les adultes, « blessés par la vie », en sont trop souvent empêchés).
-          Les enfants sont capables d’émerveillement : une fleur, un oiseau, un soleil couchant…
5°) Thérèse et les incroyants :
(Ce paragraphe est largement inspiré par les écrits du Père Dominique FONTAINE, Prêtre de la Mission de France et aumônier national du Secours Catholique)
Lors des hémorragies de la nuit du jeudi au vendredi saint 1896, Thérèse vient de ressentir dans son corps que la mort est désormais proche.
Après un moment de joie (« la pensée du ciel faisait tout mon bonheur ») Thérèse est confrontée à la question du néant après la mort et du doute sur l’au-delà !
Ce qui est impressionnant – de la part de Thérèse – c’est qu’elle ne considère pas que ce doute est une tentation du démon (comme le pensaient toutes les croyants de cette époque), mais que c’est Jésus lui-même qui la met à l’épreuve !
Elle découvre – « dans sa nuit de la foi » – l’athéisme et par ce fait qu’il existe des âmes qui refusent Dieu. Elle se découvre en solidarité avec les incroyants : « Elle accepte de manger aussi longtemps que vous le voudrez le pain de la douleur et ne veut point se lever de cette table remplie d’amertume où mangent les pauvres pêcheurs avant le jour que vous aurez marqué » (manuscrit C). En acceptant de rester à la table des pêcheurs (comme elle le dit) Thérèse s’est rendue intérieure à l’expérience spirituelle des incroyants. C’est le charisme même de la Mission de France.
Alors qu’elle accepte de rester dans l’obscurité, assise à la table des pêcheurs, Thérèse exprime son désir dans sa prière au Christ : « Que ceux qui ne sont point illuminés du lumineux flambeau de la foi le voient luire enfin ». Ce flambeau de la foi pour Thérèse, c’est la charité !
La mission ce n’est pas du prosélytisme, c’est l’amour vécu sur le registre des actes les plus humbles de la vie quotidienne. Ses actes de foi sont des actes d’amour gratuits vécus au quotidien.
Le flambeau de la charité doit éclairer tous ceux qui sont dans la maison sans excepter personne.
Thérèse nous fait donc découvrir que la tâche du missionnaire est d’aimer : aimer les gens auxquels nous sommes envoyés, aimer chacun sans choisir ceux qui mériteraient notre amitié, vivre humblement la bonté du cœur du Christ.

Denis Chautard
Prêtre de la Mission de France
Aumônier de la Délégation d’Ile de France de Police et Humanisme
A l’Ermitage de Lisieux
Samedi 11 mars 2017

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 08:29
29 septembre, fête des « archanges » Michel, Gabriel et Raphaël

C'est la fête des Archanges Michel, Gabriel et Raphaël ! Et bientôt, le 2 octobre, celle des Anges gardiens ! Mais bien des croyants n'ont-ils pas banni de leur esprit cette figure "ailée" qui ne leur parle plus ? Pourtant, on les retrouve encore dans la publicité et dans nombre de films ! Surtout, on doit faire ce constat : " gommer " l'existence et la mission des anges dans la révélation chrétienne, ce serait mutiler gravement la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse !

Alors, dans le plan de Dieu sur le monde, qui sont les Anges ? Ce sont des contemplatifs de la Gloire de Dieu et des messagers de sa Bonne Nouvelle. Leurs noms l'expriment clairement : Michel (Mika-El) veut dire "qui est comme Dieu ? Lui l'incomparable !". Le Livre de l'Apocalypse le présente comme "le champion du Dieu unique", combattant en permanence les puissances du mal sur la terre. Saint Michel est l'un des saints patrons de la France où plusieurs centaines de communes, paroisses et sanctuaires sont sous son patronage (à commencer par le " sublime" mont Saint-Michel !). Il fut l'une des "voix" donnant mission à Jeanne d'Arc de libérer le royaume de France.

Gabriel est récemment devenu le saint Patron de "Chrétiens-Média", des moyens de communication, des radios chrétiennes et du minitel de l'Église. Lui l'Ange de l'Annonciation, de la meilleure Bonne Nouvelle qui soit : l'Annonce du Sauveur à Marie de Nazareth. N'oublions pas qu'il fut aussi le messager de Dieu pour Zacharie, lui annonçant la naissance de son enfant, le futur Jean le Baptiste. Gabri-El signifie "Dieu s'est montré fort !"

N'oublions pas Rapha-El, qui signifie "Dieu nous conduit et nous guérit" ! On le trouve aussi dans la Bible, conduisant le jeune Tobie à la recherche de sa future épouse, en messager de la Providence de Dieu.

De nombreux saints ont également illustré ces trois prénoms.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 07:29
Saint Louis rendant la Justice

Saint Louis rendant la Justice

Louis IX, dit « le Prudhomme » et plus communément appelé Saint Louis, est un roi de France capétien né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Carthage, près de Tunis. Il régna pendant plus de 43 ans de 1226 jusqu'à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l'Église catholique en 1297.

Quarante-quatrième roi de France, et neuvième issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le quatrième ou cinquième enfant et deuxième fils connu du roi Louis VIII, dit « Louis le Lion », et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance. Aîné des membres survivants de sa fratrie, il hérite de la couronne à la mort de son père, alors qu'il n'est âgé que de douze ans. Il est alors sacré le 29 novembre 1226 en la cathédrale de Reims, mais c'est la reine mère qui, conformément au testament de Louis VIII, exerce la régence du Royaume jusqu'à la majorité du nouveau monarque. Devenu adulte, Louis IX met fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêt et se soucie de l'extension du domaine royal, auquel il rattache notamment les sénéchaussées de Beaucaire et de Carcassonne, tout en consolidant sa souveraineté sur la Normandie, l'Anjou, la Touraine, le Maine et le Poitou. Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l'idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme. Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme « le justicier suprême ». De cette manière, il fait progressivement passer la France d'une monarchie féodale à une monarchie moderne, ne reposant plus seulement sur les rapports personnels du roi avec ses vassaux, mais sur ceux du roi en tant que chef de l'État avec ses « sujets ».

Louis IX est effectivement un roi réformateur qui veut léguer un royaume dont les sujets seront soumis à un pouvoir juste : il renouvelle la « quarantaine-le-roi », ordonne la présomption d'innocence, atténue l'usage de la torture, interdit l'ordalie et la vengeance privée et institue la supplicatio, consistant à pouvoir faire appel au roi pour l'amendement d'un jugement. Sa réputation dépassant les frontières du Royaume, son arbitrage est parallèlement sollicité par les différentes monarchies d'Europe. Il établit également dans le Royaume une monnaie unique et se fait l'instigateur des institutions qui deviendront le Parlement et la Cour des comptes. Très pieux, il fait d'autre part construire plusieurs églises, abbayes et hospices, vient en aide aux plus faibles, travaille à la conversion des princes mongols, soutient la fondation du collège de Sorbonne et se procure des reliques de la Passion pour lesquelles il fait construire la Sainte-Chapelle en 1242.

Conformément à son vœu prononcé à la suite d'une grave maladie, puis confirmé à la suite d'une guérison considérée comme miraculeuse, Saint Louis part se battre avec ses frères Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, en Égypte, lors de la septième croisade. À son retour, alors qu'il est persuadé que son échec est dû à l'état d'immoralité du Royaume, il travaille à renforcer son autorité et à rétablir la moralité chrétienne. Il décide ainsi de punir le blasphème, les jeux d'argent, les prêts à intérêts et la prostitution ; il tente également de convertir au christianisme de gré ou de force les juifs de France. À cette fin, il finit par leur imposer diverses mesures, dont le brûlement du Talmud et, vers la fin de son règne, le port de la rouelle. Enfin, en 1270, il repart en Tunisie pour la huitième croisade, au cours de laquelle il meurt de maladie. La peste, la dysenterie et le typhus ont tour à tour été évoqués ; en 2019, des analyses montrent que le roi était gravement atteint de scorbut, et peut-être de bilharziose.

Il est canonisé le 11 août 1297 sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface VIII, sous l'impulsion de son petit-fils Philippe IV le Bel. Sa fête liturgique est fixée au jour anniversaire de sa mort, c'est-à-dire le 25 août. Aujourd'hui considéré comme un monarque ayant offert à la France un renouveau économique, intellectuel et artistique, il est considéré comme l'un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe Auguste et son petit-fils Philippe IV le Bel.

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 08:16
Constantin et Hélène

Constantin et Hélène

Hélène est l'épouse de l'empereur Constantin Chlore. Elle donne le jour à Constantin le Grand, le premier empereur chrétien. Son prénom vient du mot hélê (éclat de soleil).

Constantin et sa mère Hélène, fresque du XIe siècle en l'église Sainte-Sophie de Novgorod (Russie)

Chrétienne pieuse, Hélène se rend en Palestine, sur les lieux où vécut le Christ, et se met en quête de témoignages de sa prédication. Elle supervise des fouilles à Jérusalem qui conduisent à la découverte de ce que l'on considère être la Vraie Croix.

Hélène est à sa manière le premier pèlerin en Terre Sainte. Elle ouvre la voie aux millions de fidèles qui, encore de nos jours, vont se recueillir sur les vestiges qu'elle a exhumés.

À sa mort, en 328, son fils Constantin l'aurait faite enterrer à Rome dans un mausolée dont il subsiste des vestiges. Mais selon la tradition catholique, ses reliques auraient été volées en 845 par le moine Teutgis et transférées à l'abbaye de Hautvillers, au-dessus d'Epernay, en Champagne, surtout connue aujourd'hui pour les exploits oenologiques de Dom Pérignon (l'inventeur des petites bulles du champagne).

Nouvelle pérégrination en 1820 : le moine Grossard transfère les reliques à Paris, en l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, rue Saint-Denis, au siège de la Confrérie des Chevaliers du Saint-Sépulcre, où l'on peut encore les vénérer.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 07:46
Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus, est fêté le 31 juillet. Il est l’auteur des Exercices spirituels, fruit de son désir d’aider les âmes pour “chercher et trouver Dieu en toute chose”.

Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus, est fêté le 31 juillet. Il est l’auteur des Exercices spirituels, fruit de son désir d’aider les âmes pour “chercher et trouver Dieu en toute chose”.

Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de la Compagnie de Jésus, est fêté le 31 juillet. Il est l’auteur des Exercices spirituels, fruit de son désir d’aider les âmes pour “chercher et trouver Dieu en toute chose”.
Ignace naît en 1491, au château de Loyola en Espagne. C’est un jeune noble initié très tôt au combat des armes et à la vie des chevaliers. Blessé au siège de Pampelune en 1521. Il s’ennuie durant sa convalescence et lit finalement des livres sur la vie des saints et sur la vie de Jésus. C’est pour lui une révélation et il se convertit. Décidé à suivre le Christ, il prend la route en ermite et se retire à Manrèse. Il y vit une expérience spirituelle dont il transpose l’essentiel dans les Exercices Spirituels.
Il étudie la théologie à Paris et partage la chambre de deux autres étudiants : Pierre Favre et François Xavier. Ils partagent ensemble le désir de mener une vie pauvre à la suite du Christ. C’est à Paris qu’Ignace pose les premières fondations de la Compagnie de Jésus.
Ordonné prêtre à Venise en 1537, Ignace se rend à Rome la même année. Trois ans plus tard, en 1540, il y fonde la Compagnie de Jésus et est élu le premier Préposé Général. Ignace de Loyola contribue alors de différentes manières à la restauration catholique du XVIe siècle et la Compagnie de Jésus est à l’origine d’une nouvelle activité missionnaire de l’Église. Il meurt à Rome en 1556 et est canonisé par Grégoire XV en 1622.

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 07:33
Lundi 27 juillet fête de Sainte Nathalie

Natacha et Nathalie, c’est le même nom d’origine latine, signifiant simplement naissance ou natal.
Les nombreuses Nathalie d’aujourd’hui peuvent se prévaloir de trois saintes patronnes qui ont vécu au IVe , IXe et au XVIIIe siècles.
Au IVe siècle d’abord, on trouve à Nicomédie en Asie mineure une sainte Nathalie ou Natacha qui aurait subi le martyre avec son époux saint Adrien, à Izmit (actuellement en Turquie). Elle est fêtée le 26 août. Une autre Nathalie ou Natacha fut également martyre en Espagne, à Cordoue, en 852, pendant la persécution déclenchée par l’émir Abdel-Rahman II. C’est la sainte spécialement fêtée en ce 27 juillet. Il semble qu’elle ait été martyrisée en même temps que son époux Aurèle. Tous deux, si dure est la persécution, font semblant parfois d’être musulmans pour garder leur vie sauve. Jusqu’au jour où ils sont témoins d’une scène atroce : un chrétien, nu et juché sur un âne, est fouetté jusqu’au sang par des bourreaux et tourné en dérision par le crieur public. Honteux de leur peur, les deux époux se mettent à proclamer leur appartenance à la religion chrétienne. Leur martyre a donc lieu à Cordoue, à la fin du 9e siècle.
Une autre sainte Nathalie fût victime, en France, de la persécution sous la Terreur. Elle faisait partie d’un groupe de cinq religieuses Ursulines, du couvent de Valenciennes, qui furent guillotinées le 17 octobre 1794.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 10:52
Mercredi 22 juillet Sainte Marie Madeleine

MERCREDI 22 JUILLET
Sainte Marie-Madeleine
Pénitente et disciple du Christ (Ier siècle)
Outre Marie, mère de Jésus, les évangiles nous parlent de plusieurs Marie. Nous fêtons aujourd’hui Marie de Magdala, Madeleine dont Jésus avait chassé sept démons. Depuis, elle le suivait partout où il allait, faisant partie de ce groupe de femmes qui servaient le Maître et les apôtres. Lors du crucifiement, elle se tient à distance, mais, après la descente de croix, elle suit Joseph d’Arimathie, remarque ce qui se passe et reviendra, avec une autre Marie, au matin de Pâques pour les rites de sépulture. C’est elle qui, la première, recevra la révélation du Christ ressuscité quand le jardinier se fait reconnaître. « Rabbouni, Maître » c’est son acte de foi. Le culte de Marie Madeleine connut un grand développement en France à la Sainte Baume, dans le sud de la France, et surtout à Vézelay.


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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 20:45
Samedi 11 juillet, Fête de saint Benoit

Saint Benoit de Nursie (Italie) 480-547

Saint Benoît est le patriarche des moines d'Occident et le saint Patron de l'Europe.
Son nom signifie "celui qui est béni". Le géant spirituel qu'est saint Benoît a illustré son nom, au moins pour trois raisons majeures : comme Maître spirituel, comme père des moines d'Occident et comme Patron de l'Europe, solidairement avec les saints Slaves Cyrille et Méthode.

Maître spirituel, Benoît de Nursie est né dans l'Ombrie, en Italie, vers 480. Il fut envoyé à Rome faire ses études mais cette ville était alors terrible pour ses tentations aussi bien charnelles qu'intellectuelles et politiques. Benoît s'enfuit, désirant "plaire à Dieu seul". Il se retire en ermite dans une grotte près de la ville de Subiaco. Il fonde ensuite le monastère du Mont Cassin pour les nombreux disciples qui affluent autour de lui. Il les organise en prieurés de 12 moines chacun. La règle essentielle de son École du Christ, la voici : "Ne rien préférer à l'amour de Dieu, en marchant d'un coeur libéré sur la voie de ses commandements". Il poursuivait : "Cette règle s'adresse à toi, qui que tu sois, toi qui renonces à tes volontés propres et prends les armes très puissantes de l'obéissance afin de militer pour le Seigneur Christ, le vrai Roi".

Benoît est père des moines d'Occident et bien plus encore ! La Règle de saint Benoît a marqué tous les Ordres religieux, du VIe siècle à nos jours, mais aussi une multitude de chrétiens dans tous les états de la vie laïque en plein monde. Sa Règle est peu chargée (en tout 73 courts chapitres avec un prologue), souple et équilibrée. L'ambition du fondateur est de procurer la Gloire de Dieu sur terre par la sanctification des moines vivant en famille spirituelle : dans la louange, le travail et l'étude, dans l'abnégation et la paix, la concorde et la fraternité.

Benoît de Nursie a été proclamé Patron de l'Europe par le Pape Paul VI en 1964 "pour avoir apporté à notre continent le progrès humain et chrétien par la croix, le livre et la charrue". Le monachisme bénédictin a influencé l'Église d'Occident toute entière, tant par sa vie mystique et liturgique, que par son action de civilisation humaniste et son hospitalité à tous venants. Benoît est entré dans la paix de Dieu au Mont Cassin le 21 mars 547. Vingt années plus tard, ses restes ont été transférés à Fleury, aujourd'hui Saint-Benoît-sur-Loire, dans l'Orléanais.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

 

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