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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 19:54
Un mur peint en l’honneur des JMJ 2019, le 16 janvier à Pacora, quartier de Panama.  / Mauricio Valenzuela/dpa/picture-alliance

Un mur peint en l’honneur des JMJ 2019, le 16 janvier à Pacora, quartier de Panama. / Mauricio Valenzuela/dpa/picture-alliance

Le pape a célébré, vendredi 25 janvier, une liturgie pénitentielle dans une prison pour mineurs, confessant cinq jeunes détenus.

De ce qui se sera passé vendredi matin 25 janvier dans la petite chapelle du centre de détention pour mineurs de Pacora, près de Panama, la télévision du Vatican n’aura diffusé que quelques rares images. Raisons de sécurité et respect des détenus obligent, impossible de montrer le visage des jeunes prisonniers ou de prendre le risque qu’on puisse les identifier par leurs tatouages.
Elle aura toutefois laissé entrevoir quelques plans d’un jeune, de dos, agenouillé devant le pape qui, étole violette sur les épaules, pose sur lui ses yeux d’une grande bienveillance, image de ce « regard du Seigneur, qui ne voit pas une étiquette ni une condamnation, mais qui voit ses enfants », comme il l’avait confié quelques instants plus tôt dans son homélie.
Pour ce vendredi de JMJ consacré à la pénitence et au sacrement de réconciliation, c’est en effet auprès de jeunes détenus que le pape François a voulu se rendre pour une liturgie pénitentielle qui promettait d’être un des grands moments de ces JMJ.

Le « regard stérile et improductif de la médisance et du commérage »

Dans ce quartier très excentré de Panama, où il a été accueilli par la joie simple des habitants, il avait voulu cette proximité avec des jeunes qui ne pouvaient participer au rassemblement des JMJ pour leur dire que, eux aussi, font « partie de la famille ».
Au risque de créer quelques jalousies parmi les autres jeunes de ces JMJ, comme l’a confié à La Croix un des cinq jeunes que le pape a confessé.
Au Panama, les jeunes prisonniers aussi attendent le pape
« Jésus n’a pas peur de s’approcher de ceux qui, pour une infinité de raisons, portent sur leurs épaules la haine sociale », a expliqué le pape, mettant en garde contre le « regard stérile et improductif de la médisance et du commérage » de ceux qui « mettent des pancartes et des étiquettes qui figent et stigmatisent non seulement le passé mais aussi le présent et l’avenir des personnes ».
« Une société tombe malade quand elle n’est plus capable de faire la fête pour la conversion de ses enfants, une communauté tombe malade quand elle vit de la médisance étouffante, condamnatoire et insensible », a-t-il insisté, brodant largement sur le texte qu’il avait préparé.

« Tu fais partie de ma famille et je ne peux pas te laisser à l’extérieur »

Au contraire, a estimé François, « une société est féconde quand elle réussit à engendrer des dynamiques capables d’inclure et d’intégrer, de prendre en charge et de lutter pour créer des opportunités et des alternatives qui donnent de nouvelles possibilités à ses enfants, quand elle s’emploie à créer un avenir par la communauté, l’éducation et le travail ».
« Tout l’Évangile est marqué par cet autre regard qui n’est rien de plus et rien de moins que celui qui naît du cœur de Dieu », a expliqué François, martelant que « chacun de nous est beaucoup plus que ses étiquettes ».
Le pape François au Panama pour des JMJ à taille humaine
Tel un grand-père au milieu de ses enfants, le pape a témoigné avoir fait lui-même cette expérience du « regard de Dieu qui nous dit : tu fais partie de ma famille et je ne peux pas te laisser dehors, je ne peux pas te perdre en chemin, je suis ici avec toi ».
Une expérience qui redonne « la joie et l’espérance » dont il a assuré qu’elle était aussi possible « ici », jusque dans cette prison où il a appelé les jeunes à se prendre en main pour changer, malgré les voix qui leur disent « tu ne vas pas pouvoir ».
« Battez-vous, a-t-il exhorté ces jeunes. Battez-vous pour chercher et trouver les chemins de l’insertion et de la transformation ! »

Nicolas Senèze, à Panama

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