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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Membre de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier de la Communauté Chrétienne des Policiers d'Ile de France
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 21:23
Colombie : le pape François vient en «pèlerin d’espérance et de paix»

« Je vous embrasse avec affection » : c’est ainsi que le pape François achève son message vidéo aux Colombiens en préparation à son voyage des 6-10 septembre 2017. Il annonce qu’il vient en « pèlerin d’espérance et de paix », .

Ce pays d’Amérique latine, de quelque 48, 7 millions d’habitants a pour voisins au Nord Est le Venezuela, à l’Ouest le Panama, au Sud Ouest l’Equateur et le Pérou, et au Sud Est le Brésil. Il a deux débouchés maritimes, au Nord sur la Mer des Caraïbes, et à l’Ouest sur l’Océan Pacifique.

Le message du pape prononcé en espagnol est publié en espagnol et en italien par le Saint-Siège ce lundi soir, 4 septembre 2017

Le pape y rappelle notamment le thème de son voyage : “Faisons le premier pas”. Il invite à faire les premiers pas pour la réconciliation et la paix dans le pays, de façon à construire la « fraternité ».

Voici notre traduction complète du message du pape, qui dure 4 minutes 25.
AB

Message du pape François

Cher peuple de Colombie,

Dans quelques jours, je rendrai visite à votre pays. Je viendrai en pèlerin d’espérance et de paix, pour célébrer avec vous la foi en notre Seigneur et aussi pour apprendre de votre charité et de votre persévérance dans la recherche de la paix et de l’harmonie.

Je salue et je remercie cordialement Monsieur le Président et les évêques de la Conférence épiscopale pour leur invitation à me rendre en Colombie. Je remercie chacun de vous de m’accueillir sur votre terre et dans votre coeur. Je sais que vous avez travaillé – et vous avez beaucoup travaillé – pour préparer cette rencontre. Mes remerciements vont à tous ceux qui y ont collaboré et continuent à le faire pour que cela devienne une réalité.

“Faisons le premier pas”: c’est le thème de ce voyage. Il nous rappelle que nous avons toujours besoin de faire le premier pas pour toute activité ou tout projet.

Cela nous pousse aussi à être les premiers à aimer, à construire des ponts, à créer la fraternité.

Faire le premier pas nous encourage à sortir pour aller à la rencontre de l’autre, à tendre la main et à échanger le signe de la paix.

La paix, c’est ce que la Colombie cherche et ce qu’elle travaille à obtenir depuis longtemps.

Une paix stable, durable, pour que nous puissions nous voir et nous traiter comme des frères, et non comme des ennemis. La paix nous rappelle que nous sommes tous enfants du même Père qui nous aime et qui nous réconforte.

Je suis honorer de me rendre sur cette terre, riche d’histoire, de culture, de foi, d’hommes et de femmes qui ont travaillé avec détermination et persévérance pour en faire un lieu où règne l’harmonie et la fraternité, où l’Evangile est connu et aimé, où dire “frère” et “soeur” n’est pas perçu comme un signe étranger, mais comme un véritable trésor à protéger, et à défendre.

Le monde d’aujourd’hui a besoin de conseillers de paix et de dialogue.

L’Eglise aussi est appelée à cette tâche, pour promouvoir la réconciliation avec le Seigneur et avec les frères, mais aussi la réconciliation avec l’environnement qui est une création de Dieu et que nous exploitons de façon sauvage.

Que cette visite soit comme une embrassade fraternelle pour chacun de vous, et que l’on sente la consolation et la tendresse du Seigneur.

Chers frères et soeurs colombiens, je désire vivre ces journées avec vous avec un esprit joyeux, avec de la gratitude envers le Seigneur.

Je vous embrasse avec affection et je demande au Seigneur de vous bénir, qu’Il protège votre pays et lui accorde la paix.

Et je demande à notre Mère, la Vierge Sainte, de prendre soin de vous.

Et n’oubliez pas de prier pour moi.

Merci et à bientôt.

©Traduction de ZENIT, Anita Bourdin

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 08:02
© OSSERVATORE ROMANO/AFP/Archives | Le pape François pose pour un selfie dans le hall Paul VI au Vatican, le 2 août 2017

© OSSERVATORE ROMANO/AFP/Archives | Le pape François pose pour un selfie dans le hall Paul VI au Vatican, le 2 août 2017

Mêlant rap, pop et musique typique, sur des paroles rendant hommage à la paix, "Demos el primer paso" (Faisons le premier pas) sera l'hymne de la première visite du pape François en Colombie, qui émerge de plus d'un demi-siècle de conflit armé.

La chanson a été sélectionnée mercredi pour accompagner en septembre le séjour du souverain pontife, l'un des principaux promoteurs de l'accord de paix historique signé en novembre entre le gouvernement et la guérilla des Farc.

"La visite du Pape a déjà son hymne. Musicos Catolicos Unidos (Musiciens Catholiques Unis) et leur mélodie +Demos el primer paso+ sont les vainqueurs de #CantaleAlPapa (Chante pour le Pape)", a tweeté le comité organisateur.

Le groupe, une fraternité religieuse créée en 2016 à Bogota et dont la chanson a été composée par Carlos Corvacho, l'a emporté face à 464 projets déposés depuis le 31 mai pour ce concours.

"Tu nous apportes la lumière, tu nous apportes la paix, tu nous apportes des paroles de vérité et notre peuple saura trouver la liberté en Dieu", dit le refrain de la chanson, choisie par un jury composé de quatre artistes et deux prêtres.

La musique, interprétée par plus d'une vingtaine de musiciens, dont des curés et des religieuses, est inspirée du vallenato, rythme typique de Colombie, au son de l'accordéon, de guitares, de tambours, et comporte une strophe en rap.

"Notre joie est complète et absolue, surtout parce que nous allons la chanter au vicaire du Christ sur la Terre", a déclaré à l'AFP l'une des solistes, Ana Bolivar, en référence à François.

Le Pape, qui arrivera en Colombie le 6 septembre et sera de retour à Rome le 11, doit visiter Bogota, ainsi que Villavicencio, ville très marquée par le conflit, Medellin et Carthagène des Indes.

Il entend ainsi exprimer son soutien à l'accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la plus ancienne guérilla des Amériques aujourd'hui en cours de réintégration à la vie civile.

Le gouvernement du président Juan Manuel Santos mène en outre depuis février des pourparlers de paix avec l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), dernière rébellion active du pays.

© 2017 AFP

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 20:17
La Vidéo du Pape de juin 2017 : Abolir le commerce des armes !

Prions ensemble pour les dirigeants des nations, afin qu’ils prennent des mesures efficaces pour mettre fin au commerce des armes, cause de tant de victimes.

Parler de paix, négocier la paix et, en même temps, promouvoir ou permettre le commerce des armes, est une absurde contradiction.
Une guerre par-ci, une guerre par-là … Ces guerres ont-elles vraiment pour but de résoudre des problèmes ? Ou bien s’agit-il de guerres commerciales, créées pour vendre des armes illégalement, pour que les marchands de mort en sortent enrichis ?
Résolvons cette situation. Prions ensemble pour les dirigeants des nations, afin qu’ils prennent des mesures efficaces pour mettre fin au commerce des armes, cause de tant de victimes.

Pape François - Juin 2017

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:26
Reuters Staff / Reuters

Reuters Staff / Reuters

Quand il rencontrera le pape, Trump aura beaucoup de choses à se faire pardonner

INTERNATIONAL - La rencontre s'annonce singulière, pour ne pas dire incongrue. Le pape François, défenseurs des pauvres et solidaire du sort des réfugiés, recevra Donald Trump, visage de l'opulence et de l'isolationnisme, mercredi 24 mai en début de matinée au Vatican. Le président américain, arrivé à Rome mardi soir, y poursuit sa tournée des hauts lieux des trois grandes religions monothéistes, après l'Arabie saoudite et Israël.

C'est peut-être la première fois que le président américain se retrouve face à une personnalité autant, voire plus influente que lui. La rencontre s'annonce donc périlleuse pour lui, d'autant plus que les deux hommes ont plusieurs fois exposé leurs profondes divergences, notamment pendant la campagne présidentielle américaine.

Le désaccord sur le mur de Trump

Si certaines prises de position de Donald Trump, comme le rejet de l'avortement et de la contraception, peuvent rapprocher les deux hommes, leurs échanges à distance se sont plutôt focalisés sur ceux qui les oppose. Interrogé sur le président américain en février 2016, le pape n'avait ainsi pas caché son hostilité à l'égard du projet de construction d'un mur entre les États-Unis et le Mexique.

"Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n'est pas chrétienne", avait assuré le pape. La déclaration avait provoqué une réaction courroucée du magnat de l'immobilier, qui avait jugé "honteux" qu'un responsable religieux "mette en doute la foi d'une personne" (il avait aussi accusé le Mexique d'avoir demandé au pape de l'attaquer, et les médias d'avoir exagéré la teneur des propos du pape).

La veille de l'élection, le pape avait aussi demandé aux chrétiens de ne pas se laisser tenter par "la fausse sécurité des murs physiques ou sociaux": "tous les murs tombent. Tous. Ne vous faites pas avoir", avait-il dit.

Rebelote le 20 janvier, lors de la prestation de serment de Donald Trump. Le pape avait alors prié pour que ses décisions soient "guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques" du peuple américain, avec une "préoccupation pour les pauvres et les exclus".

De telles prises de position de la part du pape sont un fait inédit. Pour le journaliste et spécialiste du Vatican Iacopo Scaramuzzi, François a pu voir un intérêt à se défaire ainsi de la tradition papale en attaquant frontalement le candidat. "Quand il a critiqué Trump (sur la question du mur, ndlr), même les diplomates du Vatican ont été surpris par une telle attaque contre un potentiel futur président des États-Unis, confie-t-il à Politico. Mais c'était une attaque intentionnelle. Un conflit explicite peut être utile: prendre l'autre comme exemple de ce qui est mal peut permettre d'envoyer un message à ses propres soutiens".

"Le nouveau pape est un homme humble, comme moi"

Que ce soit sur l'immigration, les réfugiés ou le changement climatique, les deux hommes sont aux antipodes. Quand l'administration américaine essaie d'interdire l'entrée aux États-Unis des ressortissants de pays musulmans, le pape ne cesse de magnifier "le devoir sacré de l'hospitalité" face à des migrants forcés de fuir la guerre ou la misère. Quand Trump promet de sortir de l'accord de Paris sur le climat, le pape François consacre une encyclique à l'environnement, dans laquelle il rappelle que la dégradation climatique nuit d'abord aux plus pauvres.

Ils pourront quand même se retrouver sur (au moins) un point: leur parcours. Donald Trump a fait faillite plusieurs fois avant de devenir milliardaire; le pape François, lui, a été envoyé par ses pairs jésuites en exil forcé à Cordoba après des désaccords, avant de devenir évêque. Trump est le premier Américain devenu président sans expérience politique; le pape François est le premier Latino-Américain à s'installer au Vatican.

En 2013, quand il n'était pas encore question de mur, Donald Trump lui-même avait vu dans la vie du pape François un miroir de sa propre expérience d'outsider. "Le nouveau pape est un homme humble, comme moi, ce qui explique sans doute pourquoi je l'apprécie tant !", avait-il tweeté.

La spontanéité, l'une des autres caractéristiques que les deux hommes ont en commun, a fait craindre à de nombreux observateurs une rencontre imprévisible. Ils ont toutefois tempéré tous deux leurs ardeurs, le pape expliquant qu'il "ne jugerait pas Trump avant de l'avoir rencontré", et le président américain avouant qu'il "n'aimait pas se battre avec le pape".

"Généralement, les présidents cherchent à se faire bien voir de l'homme qui est un guide spirituel pour des dizaines de millions d'Américains, explique à CBS News Candida Moss, professeur de théologie à l'Université catholique de Notre Dame, dans l'Indiana. Ils rencontrent aussi quelqu'un qui est à la tête d'un État qui a un grand pouvoir diplomatique dans le monde."

Le plan B du pape si l'entretien se passe mal

Au cours de leur entretien, qui devrait durer entre 20 et 30 minutes, les deux hommes pourraient aborder la question de la probable nomination de Callista Gingrich au poste d'ambassadeur au Vatican. L'arrivée en Italie de cette catholique affichée de 51 ans, épouse de l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, n'est pas exempte de controverses: elle est la troisième femme de Gingrich, avec qui elle a entretenu une relation de plusieurs années quand elle était encore une jeune assistante parlementaire et lui était toujours marié à sa précédente femme.

Si l'entretien tourne mal, le pape a tout prévu: entre 9 heures et 9 heures 15 le mercredi, le pape a l'habitude d'aller saluer la foule dans sa papamobile. "Il n'a pas libéré toute sa matinée pour rencontrer Trump, explique le journaliste Robert Mickens. Ca permettra au pape de dire: 'je suis désolé, je dois partir

  • Claire Digiacomi Claire Digiacomi est journaliste au Huffington Post.
  • Paul Guyonnet Paul Guyonnet est journaliste vidéo généraliste au Huffington Post France.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 06:45
Le Pape François adresse un message au peuple égyptien

À quelques jours de son voyage en Egypte vendredi et samedi prochains, le pape François s’adresse aux Égyptiens dans un message vidéo aujourd’hui, pour s’annoncer comme ami, pèlerin et messager de paix dans un pays où ont vécu, dit-il, prophètes et patriarches, et où Dieu a fait entendre sa voix.

«Je suis heureux de venir dans le pays qui a donné refuge à la Sainte Famille il y a plus de 2000 ans», dit François dans ce message vidéo diffusé à la télévision égyptienne. «Je voudrais que cette visite soit une accolade de consolation et d’encouragement pour tous les chrétiens du Moyen-Orient», affirme le Saint Père. «Un message d’amitié», de «fraternité» et de «réconciliation» pour tous les enfants d’Abraham, «particulièrement pour le monde islamique». En mentionnant le monde islamique, «dans lequel l’Égypte occupe une place de premier plan», le Pape souhaite que son voyage soit une «contribution appréciable» pour le dialogue interreligieux. Sans oublier évidemment le dialogue œcuménique avec l’Église copte orthodoxe, victime de deux attentats meurtriers le 9 avril dernier, pendant la messe du dimanche des rameaux.

«Une violence aveugle» déchire notre monde, alors qu’il a besoin d’artisans de paix, de personnes libres, créatrices et courageuses pour construire l’avenir sans s’enfermer dans des préjugés, insiste François, avant de conclure en précisant que le monde a besoin de «bâtisseurs de ponts de paix, de dialogue, de fraternité, de justice et d’humanité».

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 07:19
Non application de l’Accord de la CENCO: le pape lâche Kabila en annulant sa visite en RDC

C’est pas de chance pour le président Kabila qui voit son isolement diplomatique se renforcer avec l’annulation de la visite du pape en RDC prévue au milieu de cette année.
Son joker diplomatique, le pape François, a décidé de zapper la destination RD-congolaise pourtant inscrite à son agenda après l’invitation lui adressée par le chef de l’État congolais lors de sa visite à Rome en septembre dernier.
Par contre, le pape se rendra juste à côté à Juba au Sud Soudan. C’est une info révélée par Jeune Afrique puisée dans le journal allemand Die Zeit dans lequel sa Sainteté le pape avait accordé une interview.
« Il était prévu d’aller dans les deux Congo, mais, avec Kabila, ça ne va pas, je ne crois pas qu’on puisse y aller», explique le pape.
Le «ça ne va pas» traduit toute l’exaspération du pape à l’endroit du Raïs.
La venue du pape en RDC aurait contribué à rehausser considérablement l’image du président Kabila sur la scène internationale, très abîmée à cause de la grave crise politique dans laquelle est plongée la RDC.
Le souverain pontife fait sans doute payer à Kabila la non-application de l’Accord de la Saint-Sylvestre qui a été porté par l’église catholique à bout les bras, à travers une médiation acharnée et ingrate. Et qui a, à coup sûr, évité en décembre 2016 dernier, date de la fin du dernier mandat du président Kabila, un bain de sang à Kinshasa notamment.
Ce revers diplomatique va compliquer les relations déjà en dents de scie entre l’église catholique et le régime Kabila.
Derrière cette décision papale, certains y voient l’influence du Cardinal Laurent Mosengwo Pasinya, conseiller du pape François, et dont l’aversion pour le régime Kabila est de notoriété publique.
Kabila est désormais très clairement au banc de la communauté internationale. Sa dernière arme diplomatique vient faire pschitt.
L’intense activité diplomatique que déploie ses proches, Minaku (président de l’assemblée nationale) et She Okitundu (son ministre des affaires étrangères) notamment, semble vouer à l’échec.
Kabila à la peine, mais la communauté internationale déroule son tapis rouge à Félix Tshisekedi, nouveau leader de l’opposition après la mort de l’opposant historique Étienne Tshisekedi.
Le président du Rassemblement va de succès diplomatique en succès diplomatique.


Zabulon Kafubu

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 23:00
Le pape reçoit l'équipe du Villareal (Espagne) © L'Osservatore Romano

Le pape reçoit l'équipe du Villareal (Espagne) © L'Osservatore Romano

Le pape François a reçu les dirigeants et les joueurs de l’équipe espagnole de football du Villareal CF, dans la Salle Clémentine du Vatican, ce jeudi 23 février 2017. Voici le texte de son « discours » :

« Chers amis, bonjour,

Je vous salue avec joie, journalistes, entraîneurs et dirigeants de l’équipe du Villarreal et je vous remercie pour cette visite à l’occasion du match que vous jouerez ce soir.

Le football, comme les autres sports, est à l’image de la vie et de la société. Sur le terrain, vous avez besoin les uns des autres. Chaque joueur met son professionnalisme et son habileté au service d’un idéal commun qui est de bien jouer pour gagner. Pour obtenir cette entente, il faut beaucoup s’entraîner ; mais il est aussi important d’investir du temps et de la fatigue pour renforcer l’esprit d’équipe, pour réussir à créer cette corrélation de mouvements : un simple regard, un petit geste, une expression communiquent beaucoup de choses sur le terrain. C’est possible si l’on agit avec un esprit de camaraderie, en laissant de côté l’individualisme et les aspirations personnelles. Si l’on joue en pensant au bien du groupe, il est alors plus facile d’obtenir la victoire. En revanche, quand on pense à soi-même et qu’on oublie les autres, nous, en Argentine, nous disons que c’est quelqu’un qui aime « comerse la pelota » [garder le ballon] uniquement pour lui.

En outre, quand vous jouez au football, en même temps vous éduquez et vous transmettez des valeurs. Beaucoup de personnes, surtout les jeunes, vous admirent et vous observent. Elles veulent être comme vous. À travers votre professionnalisme, vous transmettez une manière d’être à ceux qui vous suivent, surtout aux nouvelles générations. Et c’est une responsabilité et cela doit vous motiver à donner le meilleur de vous-mêmes pour exercer ces valeurs qui, dans le football, doivent être palpables : la camaraderie, l’engagement personnel, la beauté du jeu et le jeu d’équipe.

Une des caractéristiques du bon sportif est la reconnaissance. Si nous pensons à notre vie, nous pouvons évoquer le souvenir de nombreuses personnes qui nous ont aidés et sans lesquelles nous ne serions pas ici. Vous pouvez vous souvenir avec qui vous jouiez, enfants, vos premiers compagnons d’équipe, les entraîneurs, les assistants et aussi les supporters qui, par leur présence, vous encouragent dans chaque match. Ce souvenir nous fait du bien pour ne pas nous sentir supérieurs et prendre conscience que nous faisons partie d’une grande équipe qui a commencé à se former depuis longtemps. Se sentir ainsi nous aide à grandir en tant que personnes, parce que notre « jeu » n’est pas seulement le nôtre, mais aussi celui des autres qui, d’une certaine manière, font partie de notre vie. Et cela renforce en outre l’esprit du jeu « amateur » qu’il ne faut jamais perdre, qu’il faut retrouver tous les jours, parce qu’il te conserve avec cette fraîcheur, avec cette grandeur d’âme.

Je vous encourage à continuer de jouer en donnant la plus belle et la meilleure part de vous-mêmes, afin que d’autres puissent profiter de ces moments agréables qui font que la journée est différente. Je m’unis à vous, je prie pour vous, j’implore la bénédiction de la Vierge des Grâces et l’intercession de saint Pasquale Baylon, patron de la ville de Villarreal, afin que vous vous sentiez soutenus dans votre vie et que vous puissiez être un instrument pour porter à ceux qui vous suivent et vous encouragent la joie et la paix de Dieu et avec vos amis.

Cela m’aide beaucoup de penser au football parce que j’aime cela et cela m’aide. Mais plus que tout, je pense au gardien de but. Pourquoi ? Parce qu’il doit bloquer le ballon là où on le lui envoie, il ne sait pas d’où il viendra. Et la vie est ainsi. Il faut prendre les choses d’où elles viennent et comme elles viennent. Et quand je me trouve face à des situations auxquelles je ne m’attendais pas, qu’il faut résoudre, et qui sont venues de là alors que je les attendais de là-bas, je pense au gardien de but, c’est pourquoi vous êtes très présents dans ma pensée. Merci. »

© Traduction de Zenit, Constance Roques

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 15:45
"Dans ma foi, j’ai traversé des moments d’obscurité", dit le pape

Le pape François a reconnu dimanche avoir traversé lui aussi "des moments d'obscurité" dans sa foi et que "certains jours celle-ci ne se voit pas" mais qu'avec le temps on la retrouve.

"Moi aussi certaines fois j'ai traversé des moments d'obscurité dans ma foi, et la foi a beaucoup baissé, mais avec un peu de temps on la retrouve", a lancé le pape lors de sa visite aux paroissiens de Sainte-Marie de Setteville, dans la municipalité de Guidonia, aux portes de Rome.

"La foi certains jours on ne la voit pas, tout est noir", a-t-il poursuivi dans son discours improvisé.

"Hier par exemple j'ai baptisé 13 enfants nés dans les zones sinistrées par les séismes (environ 300 morts cet été, ndlr) et il y avait un papa qui a perdu sa femme et on se demande si cet homme peut avoir la foi", a raconté le pape argentin.

"On comprend qu'il y a de l'obscurité, il faut respecter cette obscurité dans l'âme. On n'étudie pas pour avoir la foi, on la reçoit comme un cadeau", a assuré Jorge Bergoglio.

Le pape argentin a également invité les jeunes de la paroisse à ne pas se satisfaire de la messe du dimanche, mais à aider les pauvres et les vieux, à communiquer avec leurs parents.

"Si je dis que je suis catholique et si je vais tous les dimanches à la messe mais ensuite je ne parle pas avec mes parents, je n'aide pas mes grands-parents, les pauvres, je ne vais pas trouver les malades, ça ne sert à rien, ce n'est pas un témoignage", a-t-il dit.

"De cette manière on n'est qu'un chrétien perroquet, des mots, des mots, des mots. Le témoignage chrétien se fait avec trois choses: les mots, le coeur et les mains", a conclu le pape.

afp

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 07:55
Le président palestinien Mahmoud Abbas et le pape François, le 14 janvier 2017 lors d'une audience privée au Vatican / POOL/AFP

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le pape François, le 14 janvier 2017 lors d'une audience privée au Vatican / POOL/AFP

Le pape François a reçu samedi en audience privée au Vatican le président palestinien Mahmoud Abbas qui a ensuite inauguré l'ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège.

La représentation diplomatique palestinienne se trouve dans un immeuble face au Vatican qui abrite déjà les ambassades du Pérou et du Burkina Faso auprès du Saint-Siège.

En s'adressant brièvement aux journalistes devant l'immeuble, M. Abbas a réitéré son opposition au transfert de l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

"On ne peut encore rien dire car cela ne s'est pas encore produit, mais si cela se produisait, ça n'aiderait pas le processus de paix. J'espère que cela ne se produira pas", a déclaré M. Abbas qui s'exprimait en arabe.

Le président élu américain Donald Trump a promis durant sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et de déplacer l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Il romprait ainsi avec la politique historique des Etats-Unis qui est aussi celle de la très grande majorité de la communauté internationale, pour qui le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur Etat, doit se régler par la négociation.

M. Abbas avait rencontré auparavant pendant une vingtaine de minutes le pape François qui l'a accueilli chaleureusement.

Parmi les cadeaux échangés, Mahmoud Abbas a offert au pape une pierre venant de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, selon Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Un communiqué du Vatican a par la suite "exprimé l'espoir que des négociations directes entre les deux parties puissent reprendre afin de mettre un terme à la violence qui cause des souffrances inacceptables aux populations civiles et de parvenir à une solution juste et durable".

"Il est souhaitable de prendre des mesures, avec le soutien de la communauté internationale, favorisant la confiance réciproque et contribuant à créer un climat permettant de prendre des décisions courageuses en faveur de la paix", selon la même source.

Cette audience privée représentait la troisième rencontre entre le pape et M. Abbas après la visite de 2014 du souverain pontife en Israël et dans les Territoires occupés et la venue du dirigeant palestinien au Vatican en 2015 pour la canonisation de deux religieuses palestiniennes.

Les relations entre le Vatican et les autorités palestiniennes avaient franchi une nouvelle étape en 2015 avec la signature d'un accord qui a abouti à la création d'une ambassade palestinienne auprès du Vatican.

Cet accord, qui est intervenu deux ans après la reconnaissance par le Vatican de la Palestine en tant qu'Etat, a provoqué la colère d'Israël, qui a aussi peu apprécié que le pape ait qualifié M. Abbas d'"ange de la paix" lors de leur rencontre en mai 2015.

afp

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 08:53
Homélie du pape François pour la nuit de Noël 2016

« Le mystère de Noël, qui est lumière et joie, interpelle et bouleverse »

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes » (Tt 2, 11). Les paroles de l’apôtre Paul révèlent le mystère de cette nuit sainte : la grâce de Dieu s’est manifestée, son cadeau gratuit ; dans l’Enfant qui nous est donné l’amour de Dieu pour nous se fait concret.

C’est une nuit de gloire, cette gloire proclamée par les anges à Bethléem et aussi par nous aujourd’hui dans le monde entier. C’est une nuit de joie, parce que depuis aujourd’hui et pour toujours Dieu, l’Eternel, l’Infini, est Dieu-avec-nous : il n’est pas lointain, nous ne devons pas le chercher dans les orbites célestes ou dans quelque idée mystique ; il est proche, il s’est fait homme et ne se détachera jamais de notre humanité, qu’il a faite sienne. C’est une nuit de lumière : cette lumière, prophétisée par Isaïe (cf. 9, 1), qui illuminerait celui qui marche sur une terre ténébreuse, elle est apparue et elle a enveloppé les bergers de Bethléem (cf. Lc 2, 9).

Les bergers découvrent simplement qu’« un enfant nous est né » (Is 9, 5) et ils comprennent que toute cette gloire, toute cette joie, toute cette lumière se concentrent en un seul point, dans ce signe que l’ange leur a indiqué : « Vous trouverez une nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12). C’est le signe de toujours pour trouver Jésus. Non seulement alors, mais aussi aujourd’hui. Si nous voulons fêter le vrai Noël, contemplons ce signe : la simplicité fragile d’un petit nouveau-né, la douceur de son être couché, la tendre affection des langes qui l’enveloppent. Là est Dieu.

Avec ce signe, l’Evangile nous dévoile un paradoxe : il parle de l’Empereur, du Gouverneur, des grands de ce temps, mais Dieu ne se fait pas présent là ; il n’apparaît pas dans la salle noble d’un palais royal, mais dans la pauvreté d’une étable ; non dans les fastes de l’apparence, mais dans la simplicité de la vie ; non dans le pouvoir, mais dans une petitesse qui surprend. Et pour le rencontrer il faut aller là, où il se tient : il faut s’incliner, s’abaisser, se faire petits. L’Enfant qui naît nous interpelle : il nous appelle à laisser les illusions de l’éphémère pour aller à l’essentiel, à renoncer à nos prétentions insatiables, à abandonner l’insatisfaction pérenne et la tristesse pour quelque chose qui toujours nous manquera. Cela nous fera du bien de laisser ces choses pour retrouver dans la simplicité de Dieu-enfant la paix, la joie, le sens de la vie.

Laissons-nous interpeller par l’Enfant dans la mangeoire, mais laissons-nous interpeller aussi par des enfants qui, aujourd’hui, ne sont pas couchés dans un berceau et caressés par la tendresse d’une mère et d’un père, mais qui gisent dans les sordides “mangeoires de la dignité” : dans le refuge souterrain pour échapper aux bombardements, sur les trottoirs d’une grande ville, au fond d’une embarcation surchargée de migrants. Laissons-nous interpeller par les enfants qu’on ne laisse pas naître, par ceux qui pleurent parce que personne ne rassasie leur faim, par ceux qui ne tiennent pas dans leurs mains des jouets, mais des armes.

Le mystère de Noël, qui est lumière et joie, interpelle et bouleverse, parce qu’il est en même temps un mystère d’espérance et de tristesse. Il porte avec lui une saveur de tristesse, en tant que l’amour n’est pas accueilli, la vie est rejetée. C’est ce qui arrive à Joseph et Marie, qui trouvèrent les portes fermées et déposèrent l’enfant dans une mangeoire, « car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune » (v. 7). Jésus est né dans le refus de certains et dans l’indifférence de la plupart. Aujourd’hui aussi il peut y avoir la même indifférence, quand Noël devient une fête où les protagonistes sont nous, au lieu de Lui ; quand les lumières du commerce jettent dans l’ombre la lumière de Dieu ; quand nous nous donnons du mal pour les cadeaux et restons insensibles à celui qui est exclus.

Mais Noël a surtout une saveur d’espérance que, malgré nos ténèbres, la lumière de Dieu resplendit. Sa lumière gracieuse ne fait pas peur ; Dieu, épris de nous, nous attire par sa tendresse, naissant pauvre et fragile au milieu de nous, comme un de nous. Il naît à Bethléem, qui signifie “maison du pain”. Il semble ainsi vouloir nous dire qu’il naît comme pain pour nous ; il vient à la vie pour nous donner sa vie ; il vient dans notre monde pour nous porter son amour. Il ne vient pas pour dévorer et pour commander, mais pour nourrir et servir. Ainsi, il y a un fil direct qui relie la crèche et la croix, où Jésus sera pain rompu : c’est le fil direct de l’amour qui se donne et nous sauve, qui donne lumière à notre vie, paix à nos cœurs.

Ils l’ont compris, en cette nuit, les bergers, qui étaient parmi les exclus d’alors. Mais personne n’est exclu aux yeux de Dieu et ce furent vraiment eux les invités de Noël. Celui qui était sûr de lui, autosuffisant, était chez lui au milieu de ses affaires ; les bergers au contraire « allèrent, sans hésitation » (cf. Lc 2, 16). Nous aussi, laissons-nous interpeller et convoquer cette nuit par Jésus, allons à Lui avec confiance, à partir de ce en quoi nous nous sentons exclus, à partir de nos limites. Laissons-nous toucher par la tendresse qui sauve ; approchons-nous de Dieu qui se fait proche, arrêtons-nous pour regarder la crèche, imaginons la naissance de Jésus : la lumière et la paix, la plus grande pauvreté et le refus. Entrons dans le vrai Noël avec les bergers, portons à Jésus ce que nous sommes, nos exclusions, nos blessures non guéries. Ainsi, en Jésus, nous goûterons le véritable esprit de Noël : la beauté d’être aimés de Dieu. Avec Marie et Joseph, restons devant la crèche, devant Jésus qui naît comme pain pour ma vie. Contemplant son amour humble et infini, disons-lui merci : merci, parce que tu as fait tout cela pour moi.

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Published by Denis CHAUTARD - dans Pape François
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