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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 15:41
Le pape François arrive pour célébrer une messe à la fin du Congrès eucharistique, le 12 septembre 2021, à Budapest, en Hongrie. Gregorio Borgia/AP

Le pape François arrive pour célébrer une messe à la fin du Congrès eucharistique, le 12 septembre 2021, à Budapest, en Hongrie. Gregorio Borgia/AP

Reportage
Durant la première journée de son voyage en Europe centrale, dimanche 12 septembre à Budapest, le pape François a exhorté ses interlocuteurs à être à la fois « enracinés » et « ouverts ». Il s’est notamment entretenu avec le premier ministre, Viktor Orban, dont les convictions sur l’accueil des migrants sont à l’exact opposé des siennes.

« Jésus nous secoue, il ne se contente pas de déclarations de foi ! ». Devant la foule silencieuse réunie sous le soleil sur la place des Héros, à Budapest, le pape François poursuit : « Il nous demande de purifier notre religiosité. » En clôturant, dimanche 12 septembre, le Congrès eucharistique international organisé dans la capitale hongroise, au premier jour d’un voyage qui devait le mener quelques heures plus tard en Slovaquie, le pape a adressé un message clair aux catholiques hongrois. Qui pourrait se résumer ainsi : il ne suffit pas de se dire catholique, encore faut-il se laisser « conduire » par Jésus.
→ À LIRE. Congrès eucharistique à Budapest : le rendez-vous des plus hautes figures de l’Église François a ainsi exhorté les 100 000 fidèles qui l’écoutaient à ne pas réduire le christianisme à « la défense de notre image », mais à en faire un « décentrement libérateur ». Des mots prononcés juste après avoir rencontré le premier ministre hongrois Viktor Orban, dont les convictions sur l’accueil des migrants sont à l’exact opposé des siennes. « J’ai demandé au pape de ne pas laisser se perdre la Hongrie chrétienne », avait d’ailleurs écrit sur Facebook le chef du gouvernement après cette entrevue formelle de 40 minutes.

L’accueil des migrants n’a pas été abordé

Au cours de cet entretien, décrit comme « cordial » par le Vatican, Viktor Orban a remis à François une copie d’une lettre envoyée en 1250 par le roi Béla IV à Innocent IV. Dans cette missive, le roi hongrois suppliait le pape d’alors de l’aider face aux invasions tatares qui menaçaient la Hongrie chrétienne. Le choix, ne devant rien au hasard, a alimenté la chronique de ce rendez-vous attendu et commenté, à Rome autant qu’à Budapest, depuis des semaines.
→ REPORTAGE. « C’est une douleur qu’il ne reste pas plus longtemps » : dans la foule venue accueillir le pape François En Hongrie, le pape n’a jamais directement abordé l’accueil des migrants, mais il a fait plusieurs allusions claires à la nécessité d’accueillir l’autre, tout en assumant « des racines » chrétiennes. « La croix, plantée en terre, en plus de nous inviter à bien nous enraciner, élève et étend », a martelé François lors de l’Angélus qui a suivi la messe, avant d’encourager ceux qui l’écoutaient à être « ancrés et ouverts, enracinés et respectueux ».
À plusieurs reprises, il a également vanté les mérites de la diversité dans la société. Ce fut le cas devant les évêques de Hongrie. « La diversité fait toujours un peu peur », a-t-il concédé. Une peur devant laquelle il ne faut pas céder. « Devant la diversité culturelle, ethnique, politique et religieuse, il est possible d’avoir deux attitudes, a-t-il soutenu, « nous fermer dans une attitude de défense rigide de ce que nous appelons notre identité, ou nous ouvrir à la rencontre avec l’autre et cultiver ensemble le rêve d’une société fraternelle ».

« Relents de haine »

Pour appuyer son appel à la fraternité, le pape François a largement fait référence au passé de la Hongrie, et en particulier à la situation des communautés juives. Si les 75 000 à 100 000 juifs y vivant entretiennent aujourd’hui de bonnes relations avec le gouvernement en place, qui a soutenu la construction de plusieurs synagogues, ils restent très profondément marqués par la Shoah. Entre mai et juillet 1944, 440 000 juifs ont en effet été déportés vers les camps d’extermination – « l’abîme le plus obscur et dépravé de l’humanité », a affirmé le pape —, dont les écrivains Elie Wiesel et Imre Kertesz furent rescapés.
Or, a rappelé le pape devant les responsables religieux, juifs et chrétiens, il faut tirer pour aujourd’hui des leçons de cette histoire dramatique. « Chaque fois qu’on a eu la tentation d’absorber l’autre, on n’a pas construit mais on a détruit », a-t-il insisté.
→ À LIRE. En Hongrie, l’avertissement du pape François contre l’antisémitisme Aussi François a-t-il condamné les « relents de haine » qui veulent « détruire » la fraternité. « Je pense à la menace de l’antisémitisme, qui circule en Europe et ailleurs. C’est une mèche qui doit être éteinte. » C’est pourquoi, a poursuivi François, les responsables religieux doivent être « des racines de paix et des ferments d’unité », afin d’« aider nos contemporains à s’accueillir et à s’aimer ».Un programme exigeant.

Loup Besmond de Senneville (envoyé spécial à Budapest, Hongrie)

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 06:55
Photo by Andreas SOLARO / AFP

Photo by Andreas SOLARO / AFP

Malgré son âge et sa récente opération, le pape François s’apprête à accomplir un voyage intense au cours duquel il prononcera douze discours et enchainera de nombreuses rencontres avec les fidèles locaux, mais aussi avec des protestants, des juifs et des Roms.
Le pape François s’envoler le 12 septembre à l’aube pour Budapest et la Hongrie. Ce 34e voyage débutera par une rencontre attendue avec le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Leurs visions en matière de gestion des flux migratoires sont aux antipodes. Le hongrois étant favorable à un contrôle strict de ses frontières, bien loin des positions du pontife exhortant inlassablement à accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les réfugiés.
Une rencontre d’une demi-heure avec Viktor Orban
Les deux hommes se rencontreront pendant une demi-heure selon le programme officiel, dans une salle du Musée des Beaux-Arts de Budapest. Le Premier ministre sera aux côtés du président Janos Ader, tandis que le pape devrait être accompagné du cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin et du secrétaire pour les relations avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher.
Au cours de son étape hongroise, le pontife de 84 ans inaugurera une série de rencontres œcuméniques, avec les églises protestantes, et interreligieuses, avec des communautés juives. Série qu’il poursuivra en Slovaquie.
Sur la grande place des Héros de Budapest, François inaugurera la messe de clôture du congrès eucharistique international, point d’orgue de ce passage en Hongrie. Il s’envolera le même jour pour Bratislava, capitale de la Slovaquie et débutera cette seconde étape de son voyage par une nouvelle rencontre œcuménique à la nonciature.
La cérémonie de bienvenue et la rencontre avec les autorités n’auront lieu que le jour suivant, 13 septembre. Après s’être ensuite entretenu avec le clergé local, il visitera un centre d’aide aux personnes défavorisées. Il achèvera cette journée par une seconde réunion interreligieuse, avec la communauté juive slovaque cette fois, au cours de laquelle il écoutera le témoignage d’un survivant de la shoah. 
La journée du 14 septembre sera marquée par une messe dans la ville de Presov présidée par le pontife dans le rite byzantin et une visite dans le quartier rom à Kosice. Le Pape constatera les conditions modestes dans lesquelles vivent les quelque 6.500 personnes qui composent la communauté Rom.
Enfin, comme Jean Paul II lors de ses trois visites dans le pays, le pape argentin s’adressera aux jeunes slovaques. Le voyage se terminera le 15 septembre par une cérémonie eucharistique dans le sanctuaire marial de Sastin à 70 km de Bratislava. 

Arthur Herlin 

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 18:07

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 06:08
POPE FRANCIS AUDIENCE Antoine Mekary | ALETEIA | I.MEDIA

POPE FRANCIS AUDIENCE Antoine Mekary | ALETEIA | I.MEDIA

Le pape François a été hospitalisé, dimanche 5 juillet, pour une opération programmée du côlon. Le Saint-Siège a expliqué que le Pape avait "bien réagi à l'opération" et qu’il devait maintenant rester en convalescence.
Le pape François a déjà rencontré des soucis de santé mais c’est la première fois depuis le début de son pontificat qu’il subit une opération sous anesthésie générale. À 84 ans, le pontife doit désormais rester à l’hôpital sept jours et devra certainement se reposer durant la pause estivale.
Cette halte dans son rythme effréné — il ne prend jamais de vacances — permettra aussi de reposer sa jambe. Depuis de nombreux mois, il montre des difficultés à marcher du fait d’une sciatique douloureuse. C’est pour cette raison qu’il avait, au début de l’année, annulé sa participation à un certain nombre d’événements.
Sa sciatique ne l’avait toutefois pas empêché de s’envoler début mars pour l’Irak. L’évêque de Rome avait cependant reconnu dans l’avion du retour que ce voyage l’avait « fatigué beaucoup plus » que les précédents.
Une santé (très) capricieuse
L’histoire de la santé de Jorge Mario Bergoglio est bien documentée. « Aucun pape n’a jamais parlé avec autant de franchise de sa santé que le pape François », assurait récemment un de ses biographes, Austen Ivereigh, soulignant le contraste existant avec ses prédécesseurs. Jadis, le Vatican avait, par exemple, longtemps refusé d’annoncer publiquement « ce que tout le monde pouvait voir sur le visage de Jean Paul II », à savoir, sa maladie de Parkinson, indique-t-il. 

Pendant des mois, je n’ai pas su […] si j’allais mourir ou vivre.
La vie du jésuite argentin a été marquée par de très sérieuses alertes en matière de santé. Dès l’âge de 21 ans, alors qu’il est en deuxième année de séminaire, le jeune homme doit subir une opération grave consistant en l’ablation du lobe supérieur droit du poumon. « Pendant des mois, je n’ai pas su […] si j’allais mourir ou vivre. Même les médecins ne savaient pas si je m’en sortirais », écrit-il dans Un temps pour changer (Flammarion, 2020). Cette opération, qui a nécessité l’ouverture de la cage thoracique, lui laissera une grande cicatrice sur la moitié de la poitrine.
En 1980, il frôle de nouveau la mort à la suite d’une infection à l’abdomen. « Vous m’avez sauvé la vie parce que j’avais une insuffisance de la vésicule biliaire, et tout le monde sait que c’est très mortel », confie-t-il des années plus tard au chirurgien Juan Carlos Parodi qui l’avait opéré gracieusement. 

Psychiatre et acupuncteur
En Argentine, sous la dictature (1976-1983), celui qui est alors Provincial des Jésuites du pays ressent le besoin de consulter une psychiatre. « Pendant six mois, je suis allé la consulter une fois par semaine », raconte le Pape dans l’ouvrage La santé des papes. Médecin, complot et foi. De Léon XIII à François, (Sud Amercicana, 2021, en espagnol). Il est alors pris en charge par une « femme formidable » qui l’aide à « gérer les peurs », la « tension » et l’ « anxiété » générées par son action secrète en faveur de personnes recherchées par l’armée.
Les années passent et la santé de celui qui est désormais archevêque de Buenos Aires reste précaire. « En plus du diabète et d’une vésicule biliaire fatiguée, le cardinal âgé désormais de plus de 60 ans, souffre de problèmes cardiaques », raconte Austen Ivereigh (François le réformateur, L’Emmanuel, 2017). Touché par ailleurs au dos, il décide en 2004 de commencer un traitement avec un moine taoïste qui pratique la médecine chinoise, un « tortionnaire chinois » comme il le surnomme. Durant trois ans et à raison de deux rendez-vous par semaine — puis une fois par mois —, il suit des séances d’acupuncture et de massage qui le remettent sur pied.
Lors de ces exercices, Austen Ivereigh raconte que Liu Ming, son praticien, expliqua à son patient qu’avec la médecine chinoise, il était possible de vivre cent quarante ans. « Vous croyez que je vivrai aussi longtemps ? », s’était alors interrogé le futur pontife en riant.

Hugues Lefèvre 

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 15:05
Le Pape François a dirigé jeudi 1er juillet au Vatican une journée de prière pour le Liban, avec les responsables religieux du pays. REUTERS - GUGLIELMO MANGIAPANE

Le Pape François a dirigé jeudi 1er juillet au Vatican une journée de prière pour le Liban, avec les responsables religieux du pays. REUTERS - GUGLIELMO MANGIAPANE

Au soir d’une journée de réflexion et de prière avec neuf patriarches chrétiens libanais, le pape François a voulu soutenir « le peuple libanais déçu et épuisé, en quête de certitudes, d’espérance, de paix ».
« Il faut donner aux Libanais la possibilité d’être protagonistes d’un avenir meilleur. » C’est un vibrant appel en faveur du Liban que le pape François a lancé, jeudi 1er juillet à la basilique Saint Pierre de Rome, à l’issue d’une journée de réflexion et de prière organisée au Vatican, en présence de neuf patriarches chrétiens du pays.
« Seigneur, viens à mon secours ! », a lancé le pape, reprenant un passage de l’Évangile de Matthieu dans lequel une femme de Tyr rencontre Jésus et l’implore. « Ce cri est devenu aujourd’hui celui de tout un peuple, le peuple libanais déçu et épuisé, en quête de certitudes, d’espérance, de paix, a-t-il poursuivi. Par notre prière, nous avons voulu accompagner ce cri. »
« Le Liban ne peut être laissé à la merci du sort »
Le matin même, c’est dans cette même basilique que les 10 responsables religieux, l’un vêtu de blanc, les autres en noir, avaient prié longuement, en silence. C’est le pape lui-même qui avait entonné le Notre Père en arabe, avant que François et les patriarches descendent dans la crypte pour allumer un cierge devant la tombe de saint Pierre. À lire aussi Les Églises cherchent un avenir pour le Liban
Après avoir présidé trois réunions de travail et de prière, tout au long de la journée, le pape a estimé que le Liban, « message universel de paix et de fraternité », « ne peut être laissé à la merci du sort ou de ceux qui poursuivent sans scrupule leurs intérêts personnels ».
Comme à plusieurs reprises dans le passé, François n’a pas épargné la classe politique libanaise. « Cela suffit, les avantages de quelques-uns sur le dos d’un grand nombre ! Cela suffit, la domination des vérités de parti, sur les espérances des gens ! », a-t-il répété, reprenant le discours qu’il avait tenu à Bari, lors d’une rencontre des responsables chrétiens du Proche-Orient, en juillet 2018.
Puis il a ajouté : « Cela suffit d’utiliser le Liban et le Moyen-Orient pour des intérêts et des profits étrangers ! Il faut donner aux Libanais la possibilité d’être protagonistes d’un avenir meilleur, sur leur terre et sans ingérences abusives. »
Agir en fonction du bien commun
François a appelé les Libanais à s’enraciner « dans les rêves de paix de (leurs) aînés ». « À vous, citoyens : ne vous découragez pas ! ne faiblissez pas, courage ! », a-t-il poursuivi. Devant les patriarches, mais aussi devant les ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, qui avaient été invités à assister à ce temps de prière, il a exhorté la communauté internationale à œuvrer pour que « le pays ne s’effondre pas, mais entame un chemin de reprise ». « Ce sera un bien pour tous », a-t-il ajouté.
Dans l’assemblée, figuraient également des membres de la diaspora libanaise présents à Rome, auxquels il s’est directement adressé : « A vous, chers Libanais de la diaspora : pour que vous mettiez au service de votre patrie les énergies et les meilleures ressources dont vous disposez. »
Alors que la société libanaise est profondément divisée par les tensions communautaires, y compris entre chrétiens, le pape François a encouragé à agir en fonction du bien commun. « Les relations entre les hommes ne peuvent pas reposer sur la recherche d’intérêts, de privilèges et de gains partisans », a-t-il insisté. « Nous, chrétiens, nous sommes appelés à
être des semeurs de paix et des artisans de fraternité, à ne pas vivre de rancœurs et de remords
passés », a-t-il encore ajouté. « Assurons donc aux frères et sœurs musulmans, et des autres religions, ouverture et disponibilité à collaborer pour construire la fraternité et pour promouvoir la paix. »
En faveur des femmes et des jeunes
Alors que des jeunes venaient de remettre aux patriarches, en signe d’espérance, des lampes allumées, le pape a plaidé aussi en faveur d’une génération frappée de plein fouet par la déliquescence du pays. « Ce sont eux, les jeunes, qui sont des lampes qui brûlent en cette heure sombre. Sur leurs visages brille l’espérance de l’avenir. Qu’ils reçoivent attention et écoute, car c’est par eux que passe la renaissance du pays. »
Un plaidoyer qu’il a aussi poursuivi en évoquant ces « autres lumières (qui) brillent à l’horizon du Liban » : les femmes. « Les femmes sont génératrices de vie et d’espérance pour tous ; qu’elles soient respectées, valorisées et impliquées dans les processus décisionnels du Liban. » « Que la nuit des conflits se dissipe et qu’une aube d’espérance resurgisse, a conclu le pape. Que cessent les animosités, que disparaissent les désaccords, et que le Liban recommence à rayonner la lumière de la paix. »
Si l’organisation de cette journée était une réponse de François à une demande des patriarches, le pape s’est impliqué personnellement dans son déroulement. Il a d’ailleurs demandé aux patriarches de prendre dans les semaines qui viennent des « initiatives concrètes sous le signe du dialogue, de l’engagement éducatif et de la solidarité ». Il pourrait également se rendre au Liban en 2022. À condition, a-t-il affirmé en avril en recevant au Vatican le premier ministre libanais désigné, que le pays soit doté d’un réel gouvernement.

Loup Besmond de Senneville (à Rome)

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 19:09
Extraits de l’homélie du Pape François du 6 juin 2021

Quelques réflexions du pape François à propos de l’Eucharistie en cette Fête Dieu le 6 juin 2021

« Demandons-nous ceci : quand approche quelqu’un qui est blessé, qui s’est trompé, qui a un parcours de vie différent, l’Eglise, cette Eglise, est-elle une grande salle pour l’accueillir et le conduire à la joie de la rencontre avec le Christ ? L’Eucharistie veut nourrir ceux qui sont fatigués et affamés sur le chemin, ne l’oublions pas ! L’Eglise des parfaits et des purs est une salle où il n’y a de place pour personne ; l’Eglise aux portes ouvertes, qui fait la fête autour du Christ, est par contre une grande salle où tout le monde – tous, justes et pécheurs - peuvent entrer. »

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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 18:56
Fête de Saint Joseph artisan le 1er mai

A l'occasion de la fête de saint Joseph artisan le pape François affirme l'importance d'un travail digne pour tous.
« Chers frères et sœurs, bonjour !
Aujourd’hui, en ce premier mai, nous célébrons saint Joseph travailleur et nous entrons dans le mois traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Pendant cette rencontre, je voudrais donc m’arrêter sur ces deux figures si importantes dans la vie de Jésus, dans celle de l’Église et dans la nôtre avec deux brèves réflexions : la première sur le travail, la seconde sur la contemplation de Jésus.
Le travail fait partie du plan d’amour de Dieu
Dans son Évangile, à un des moments où Jésus retourne dans son pays, à Nazareth, et où il parle dans la synagogue, saint Matthieu souligne l’étonnement de ses compatriotes devant sa sagesse, et la question qu’ils se posent : « Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? » (13, 55). Jésus entre dans notre histoire, il vient au milieu de nous, il naît de la Vierge Marie par l’opération de Dieu, mais avec la présence de saint Joseph, son père légal qui veille sur lui et lui enseigne même son travail. Jésus naît et vit dans une famille, dans la Sainte Famille, apprenant de saint Joseph le métier de charpentier, dans l’atelier de Nazareth, partageant avec lui l’effort, la fatigue, la satisfaction et même les difficultés quotidiennes.
Ceci nous rappelle la dignité et l’importance du travail. Le livre de la Genèse raconte que Dieu a créé l’homme et la femme en leur confiant la tâche de remplir la terre et de la soumettre, ce qui ne signifie pas l’exploiter, mais la cultiver et la préserver, en prendre soin par leur propre labeur (cf. Gn 1, 28 ; 2, 15). Le travail fait partie du plan d’amour de Dieu ; nous sommes appelés à cultiver et à préserver tous les biens de la création et c’est ainsi que nous participons à l’œuvre de la création ! Le travail est un élément fondamental pour la dignité d’une personne.
Pour le dire de manière imagée, le travail nous « oint » de dignité, nous remplit de dignité ; il nous rend semblables à Dieu qui a travaillé, et qui travaille, qui est toujours à l’œuvre (cf. Gn 5, 17) ; il donne la capacité de pourvoir à ses propres besoins, à ceux de sa famille, de contribuer à la croissance de sa nation. Et je pense ici aux difficultés que rencontre, dans un certain nombre de pays, le monde du travail et de l’entreprise ; je pense à tous ceux, et ce ne sont pas seulement les jeunes, qui sont au chômage, très souvent à cause d’une conception économiste de la société qui recherche un profit égoïste, sans tenir compte des paramètres de la justice sociale. »
François, Evêque de Rome

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 18:26
Dante par Sandro Botticelli vers 1495.SUPERSTOCK / AURIMAGES

Dante par Sandro Botticelli vers 1495.SUPERSTOCK / AURIMAGES

On savait l’inclination personnelle du pape François pour l’œuvre de Dante Alighieri (1265-1321), souvent citée dans ses discours depuis son élection. À l’automne, recevant une délégation de l’archidiocèse de Ravenne – où le poète passa les dernières années de sa vie –, François avait indiqué vouloir revenir substantiellement sur les écrits et l’expérience de Dante, notamment celle de l’exil, afin d’éclairer ce qu’il peut nous apporter pour « traverser les nombreuses forêts obscures de notre terre ».
Le pape a surpris et réjoui ce jeudi 25 mars à midi en honorant sa promesse sous la forme d’une lettre apostolique (1), ouvrant ainsi les célébrations des 700 ans de la mort de l’écrivain italien. Le jour de la fête liturgique de l’Annonciation et l’heure de l’angélus n’ont pas été choisis au hasard pour publier ce texte dont le titre, Candor lucis aeternae (« Splendeur de la Lumière éternelle »), invite à méditer l’Incarnation. Il convoque le souvenir de Marie chantée par saint Bernard sous la plume de Dante : « Vierge mère, fille de ton fils,/humble et haute plus que créature,/terme arrêté d’un éternel conseil,/tu es celle qui a tant anobli notre nature humaine que son créateur daigna se faire sa créature/Dans ton ventre, l’amour s’est rallumé,/par la chaleur de qui, dans le calme éternel/cette fleur ainsi est éclose. »
Cette lettre apostolique, belle et littéraire, profonde et éclairée par la voix du poète, salue d’emblée la puissance de la littérature pour dire la profondeur de l’Amour. Et elle veut tout autant manifester de l’œuvre de Dante son actualité, « saisir ces avertissements et ces réflexions qui encore aujourd’hui sont essentiels pour toute l’humanité, pas seulement pour les croyants ».
Un appel à la fraternité
Inscrivant sa parole dans la continuité de ses prédécesseurs (François rappelle qu’en conclusion des travaux du concile Vatican II, Paul VI offrit aux pères conciliaires une édition artistique de La Divine Comédie), l’auteur de Fratelli tutti invite à contempler l’héritage vivant constitué par cette œuvre italienne médiévale comme un appel à la fraternité. Cette fraternité contemporaine, le pape la voit aussi dans le miroir tendu à tous les exilés, le poète ayant été banni de Florence et contraint à l’errance en 1302 après les troubles politiques entre guelfes blancs et noirs. François souligne la créativité et la vitalité que Dante y puisa : « En réfléchissant en profondeur sur sa situation personnelle d’exil, d’incertitude radicale, de fragilité, de mobilité continuelle, Dante transforme celle-ci en la sublimant dans un paradigme de la condition humaine, laquelle se présente comme un chemin, intérieur avant d’être extérieur. »

Rejoignant Paul VI qui insistait sur la finalité transformatrice de La Divine Comédie, François trouve aussi dans cette lecture un fort appel à la conversion. Dante est pour lui un « prophète d’espérance »,messager de la miséricorde et du libre arbitre autant qu’il sait décrire l’ardeur du désir humain, qu’il évoquait dans le premier chant de l’Enfer : « Mais toi, pourquoi retournes-tu vers cette angoisse ?/Pourquoi ne vas-tu pas à la douce montagne/qui est principe et cause de toute joie ? »

Un récit contemporain

Le pape propose ainsi Dante comme un modèle à imiter afin d’atteindre « la voie droite pour vivre pleinement notre humanité », a fortiori à notre temps marqué par « beaucoup d’ombres, par des situations qui dégradent l’humanité, par un manque de confiance et de perspectives d’avenir ». François insiste sur la contemporanéité du récit dantesque, composé jadis, ce fut une première, en italien et non en latin : « Si Dante raconte tout cela en utilisant la langue du peuple, celle que tous peuvent comprendre l’élevant au rang de langue universelle, c’est parce qu’il a un message important à nous transmettre, une parole qui veut toucher notre cœur et notre esprit, destinée à nous transformer et à nous changer dès maintenant, en cette vie. »
Enfin, le pape prend plaisir à commenter avec un regard très neuf la brève apparition de François d’Assise parmi les nombreux saints évoqués par Dante, marquant leur proximité : « Le premier est sorti du cloître avec les siens, il est allé parmi les gens dans les rues des villages et des villes, prêchant au peuple, s’arrêtant dans les maisons. Le second a fait le choix, incompréhensible à l’époque, d’utiliser la langue de tous pour son grand poème de l’au-delà, et de peupler son récit de personnages, connus et moins connus, mais absolument égaux en dignité aux puissants de la terre. Un autre trait rapproche les deux personnages : l’ouverture à la beauté et à la valeur du monde des créatures, miroir et “trace” du Créateur. »

(1) Les deux précédentes avaient été consacrées à saint Joseph (décembre 2020) et à la crèche (décembre 2019).

Sabine Audrerie

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 10:28
À la Maison d'Abraham, à Ur dans le sud de l'Irak, le pape François a présidé une rencontre interreligieuse en présence de représentants musulmans le 6 mars 2021.À la Maison d'Abraham, à Ur dans le sud de l'Irak, le pape François a présidé une rencontre interreligieuse en présence de représentants musulmans le 6 mars 2021. • AHMAD AL-RUBAYE / AFP

À la Maison d'Abraham, à Ur dans le sud de l'Irak, le pape François a présidé une rencontre interreligieuse en présence de représentants musulmans le 6 mars 2021.À la Maison d'Abraham, à Ur dans le sud de l'Irak, le pape François a présidé une rencontre interreligieuse en présence de représentants musulmans le 6 mars 2021. • AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Lors d'une rencontre interreligieuse à Ur, le 6 mars, les représentants chiites, sunnites, yazidis et sabéens d'Irak ont prononcé, avec le pape François, une prière commune.
   
«  Dieu Tout-Puissant, notre Créateur qui aime la famille humaine et tout ce que tes mains ont accompli, nous, fils et filles d’Abraham appartenant au judaïsme, au christianisme et à l’islam, avec les autres croyants et toutes les personnes de bonne volonté, nous te remercions de nous avoir donné comme père commun dans la foi Abraham, fils éminent de cette noble et bien-aimée terre.

Nous te remercions pour son exemple d’homme de foi qui t’a obéi jusqu’au bout, en laissant sa famille, sa tribu et sa patrie pour aller vers une terre qu’il ne connaissait pas.

Nous te remercions aussi pour l’exemple de courage, de résistance et de force d’âme, de générosité et d’hospitalité que notre père commun dans la foi nous a donné.

Nous te remercions en particulier pour sa foi héroïque, manifestée par sa disponibilité à sacrifier son fils afin d’obéir à ton commandement. Nous savons que c’était une épreuve très difficile dont il est sorti vainqueur parce qu’il t’a fait confiance sans réserve, que tu es miséricordieux et que tu ouvres toujours des possibilités nouvelles pour recommencer.

Nous te remercions parce que, en bénissant notre père Abraham, tu as fait de lui une bénédiction pour tous les peuples.

Nous te demandons, Dieu de notre père Abraham et notre Dieu, de nous accorder une foi forte, active à faire le bien, une foi qui t’ouvre nos cœurs ainsi qu’à tous nos frères et sœurs ; et une espérance irrépressible, capable de voir partout la fidélité de tes promesses.

Fais de chacun de nous un témoin du soin affectueux que tu as pour tous, en particulier pour les réfugiés et les déplacés, les veuves et les orphelins, les pauvres et les malades.

Ouvre nos cœurs au pardon réciproque et fais de nous des instruments de réconciliation, des bâtisseurs d’une société plus juste et plus fraternelle. 

Accueille dans ta demeure de paix et de lumière tous les défunts, en particulier les victimes de la violence et des guerres.

Aide les autorités civiles à chercher et à retrouver les personnes qui ont été enlevées, et à protéger de façon particulière les femmes et les enfants.

Aide-nous à prendre soin de la planète, maison commune que, dans ta bonté et générosité, tu nous as donnée à tous.

Soutiens nos mains dans la reconstruction de ce pays, et donne-nous la force nécessaire pour aider ceux qui ont dû laisser leurs maisons et leurs terres à rentrer en sécurité et avec dignité, et à entreprendre une vie nouvelle, sereine et prospère. Amen. »

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 08:22
Le pape François au palais présidentiel de Bagdad, en Irak, le 5 mars. VATICAN MEDIA / VIA REUTERS

Le pape François au palais présidentiel de Bagdad, en Irak, le 5 mars. VATICAN MEDIA / VIA REUTERS

Le souverain pontife a entamé vendredi une visite inédite en Irak par un discours devant les dignitaires du pays, lors duquel il a appelé à cesser la corruption et à consolider la justice.
« Que se taisent les armes ! », a lancé le pape François, vendredi 5 mars à son arrivée en Irak, pour la première visite papale de l’histoire du pays, ravagé par les guerres. S’adressant aux autorités irakiennes – dont le président Barham Saleh –, le chef des 1,3 milliard de catholiques du monde a évoqué tous les sujets brûlants.
Il est notamment revenu sur le sort de la minorité yézidie, prise pour cible par les membres de l’organisation Etat islamique (EI) à partir de 2014, et dont des milliers de femmes ont été réduites à l’esclavage sexuel.
« Je ne peux pas ne pas rappeler les yézidis, victimes innocentes de barbaries insensées et inhumaines, persécutés en raison de leur appartenance religieuse, dont l’identité même et la survie ont été menacées. »
« Assez de violences, d’extrémismes, d’intolérances », a aussi martelé le souverain pontife. Assez également de la « corruption », qui a conduit des centaines de milliers d’Irakiens à manifester durant des mois fin 2019. A l’époque, le pape avait exhorté l’Irak à cesser de réprimer ses jeunes en demande de justice. Il faut « édifier la justice », a de nouveau plaidé le dignitaire argentin.
Il faut en outre que « personne ne soit considéré comme citoyen de seconde zone », a-t-il fait valoir. Notamment les chrétiens, qui représentent 1 % de la population du pays − ils ne sont plus que 400 000 actuellement, contre 1,5 million il y a vingt ans. Le pape a donc rappelé leur « présence très ancienne sur cette terre », plaidant pour « leur participation à la vie publique » en leur qualité de « citoyens jouissant pleinement de droits, de liberté et de responsabilité ».
Des dizaines de fosses communes
Sous haute protection, circulant seul et masqué sous un strict confinement face à l’épidémie de Covid-19, le pape, âgé de 84 ans, est venu en « pèlerin de paix » réconforter l’une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde, étiolée par violence et pauvreté.
Dimanche, il participera à une prière œcuménique à Ur, dans le sud du pays, berceau du patriarche Abraham (présenté par la tradition comme le père des monothéismes). A ses côtés se tiendront des dignitaires yézidis, chiites, sunnites et sabéens.
Le chef des enquêteurs des Nations unies, Karim Khan, a estimé vendredi que la visite papale délivrait « un message d’union, de paix et de coexistence entre communautés ». « Les visites du Saint-Père à Mossoul et à Karakoch », des villes « ravagées par les crimes de l’EI, seront des instants profonds et personnels pour les chrétiens d’Irak », a-t-il ajouté. Et cela soulignera que « chaque vie compte », a poursuivi le chef d’une mission qui a déjà entamé l’examen de dizaines de fosses communes, notamment yézidies.
« Notre détermination commune à promouvoir la justice, la tolérance et la réconciliation est la meilleure façon de combattre l’héritage de l’EI », a conclu le responsable, présent au moment de l’adresse papale aux hommes politiques et aux diplomates à Bagdad.
Au cours de son séjour − qui s’achèvera lundi au terme de 1 445 km parcourus principalement par les airs pour éviter les zones où se terrent toujours des djihadistes −, François tendra la main aux musulmans en rencontrant le grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité de l’islam pour de nombreux chiites d’Irak et du monde.

Le Monde avec AFP

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