Greta Thunberg à Davos : après 32h de train, elle bouscule les puissants

En cohérence avec ses convictions, la jeune militante suédoise a renoncé à l'avion, mais pas à sa détermination ni à son franc-parler. Brillant.

Greta Thunberg, jeune suédoise de 16 ans, avait déjà fait parler d’elle lors de la dernière Cop 24. C’était au mois de décembre. À l’époque, elle avait fait sensation en expliquant qu’il ne servait plus à rien d’apprendre quoi que ce soit à l’école dans un monde privé d’avenir. Et voici qu’on la retrouve aujourd’hui au sommet de Davos où elle est venue faire la leçon aux puissants de ce monde et a de nouveau appelé les jeunes du monde entier « à se mettre en colère » . Une nouvelle intervention coup de poing qui, déjà, fait sensation. Explications.

Pour arriver à Davos, Greta Thunberg a fait 32 heures de train. Citée par Sciences et Avenir, elle s’explique :

« J’ai arrêté de prendre l’avion par conviction, parce que je ne veux pas dire une chose et agir autrement (…) J’estime qu’il est insensé que des personnes qui discutent notamment ici du dérèglement du climat, arrivent en jet privé. »

Pourquoi s’être imposé un tel voyage ? Parce que la militante a certains messages à faire passer aux fameux « grands de ce monde ». Vendredi, elle prendra la parole officiellement mais, déjà, mardi, un écran géant a diffusé quelques-uns de ses propos. Et la jeune fille n’y va pas avec le dos de la cuillère :

« Certaines personnes disent que nous ne faisons pas assez pour combattre le changement climatique. Ce n’est pas vrai, parce que pour ne pas faire assez, il faudrait déjà que nous fassions quelque chose, et la vérité est que nous ne faisons rien. »

À l’AFP, elle précise sa pensée :

« Les responsables savent exactement quelles valeurs inestimables ils ont sacrifiées afin de continuer à gagner des sommes d’argent inimaginables (…) Je pense qu’il est parfaitement injuste que les anciennes générations nous lèguent cela, à nous ainsi qu’aux générations futures (…) et qu’il nous revienne de nettoyer après eux (…) Les jeunes doivent réaliser que leur avenir est en péril (…) Ils doivent faire quelque chose, se mettre en colère et transformer cette colère en action. »

Voilà des propos liminaires qui mettent en appétit. On a hâte d’entendre Greta Thunberg Vendredi. Ça pourrait décoiffer.

Axel Leclercq

 

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