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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 05:54
Léocadie Zinsou a quitté le Bénin en 1994. Elle est depuis 2014 un visage de la Ville.

Léocadie Zinsou a quitté le Bénin en 1994. Elle est depuis 2014 un visage de la Ville.

Portrait.

Elle est l’instigatrice des opérations « Coup de propre » menées à Vernon depuis début avril. Mais qui est vraiment l’adjointe au maire en charge de la Vie associative, de la Démocratie participative et des Quartiers ?

«Loyale et fidèle en toutes circonstances, franche, sensible, empathique et touchante par sa foi et son courage. » François Ouzilleau, maire (LR) de Vernon, ne tarit pas d’éloges au sujet de Léocadie Zinsou, 50 ans, son adjointe - « vraiment à sa place dans ce rôle » - en charge de la Vie associative, de la Démocratie participative et des Quartiers. Son départ commenté des Républicains pour La République en marche en 2017 n’a rien changé à la bienveillance et au respect que porte le premier magistrat à cette « femme engagée et de terrain ». « Elle est de ceux qui rappellent aux autres le sens de l’expression esprit collectif », souligne d’ailleurs le conseiller régional.

« Animée par le goût des autres »

Léocadie Zinsou n’y connaissait pourtant rien à la chose politique, et « ne s’y intéressait même pas », lorsqu’elle s’est installée, en 2006, à Vernon, « dont je suis tombée sous le charme dès le premier jour ». Son besoin de « faire quelque chose pour ma ville » et sa rencontre avec Jean-Luc Miraux, alors maire (UMP) de Vernon depuis 2001, vont changer son destin. Nous sommes en 2007. « Il m’a mis sur sa liste pour les municipales de 2008. On a finalement perdu pour 20 voix [face à la liste (PS) menée par Philippe Nguyen Thanh, Ndlr]. On ne pouvait pas en rester là. J’ai téléphoné à la fédération UMP de l’Eure. À l’autre bout du fil, c’était Sébastien Lecornu. Il m’a répondu : ‘‘On a plein de choses à faire.’’ Voilà comment tout a commencé. »

« Animée par le goût des autres », dixit François Ouzilleau toujours, Léocadie Zinsou a vu le jour à Cotonou, ville portuaire du sud du Bénin. Elle a quitté la chaleur de l’Afrique pour les frimas de la France en 1994, afin de poursuivre ses études, en Histoire-géographie. « Je me souviens parfaitement de mon arrivée en France. C’était un 19 octobre. Le vent était glacial et il n’y avait pas une feuille sur les arbres. Je me suis dit : mais qu’est-ce que c’est que ce pays ! »

À Lille (59), elle décroche un master, avec pour sujet de mémoire « la problématique d’une ville propre », puis enseigne. Dans les Hauts-de-France, elle fonde surtout une famille. Charlène (23 ans), Ervan (20 ans) et Éline (16 ans) sont aujourd’hui sa plus grande fierté. « Ma famille a toujours été ma priorité. Quelque part, je leur donne tout l’amour que je n’ai pas reçu. C’est aussi pour cette raison que j’aime rendre service, que j’aime les gens. »

« Élevée à la dure par un papa rigoureux, mais qui m’a transmis la valeur du travail », l’actuelle gestionnaire administrative du collège Cervantes a ensuite posé ses valises à Colombes (92), où elle a occupé un poste de chargée de mission à la mairie.

Le rêve « de faire construire », partagé avec son époux, informaticien chez Capgemini, l’a finalement conduit à Vernon.

« À fleur de peau »

Fervente catholique, lectrice assidue et membre de la chorale des Cœurs unis de Saint-Jean-Baptiste, Léocadie Zinsou a beaucoup milité pour son quartier, Le Petit-Val, avant d’être élue. « Je défends aujourd’hui tous les quartiers, parce qu’ils se valent tous et que je ne me sens une étrangère dans aucun d’entre eux. Nous devons respecter leur histoire et être au plus près de leur problématique. Je suis aussi très attachée à nos associations, parce qu’elles sont les poumons de notre ville. » « Très émotive et à fleur de peau », Léocadie Zinsou se distingue par son franc-parler et « déteste l’hypocrisie ». Son sourire et son empathie règlent pourtant bien des conflits.

De quoi rêve-t-elle, aujourd’hui ? « J’aimerais ouvrir un restaurant exotique avec deux de mes sœurs, Léonie ma jumelle, qui est toujours au Bénin, et Léontine, qui habite Mantes-la-Ville [elle a une autre sœur et avait un frère, aujourd’hui disparu, Ndlr]. J’ai déjà le nom : la Marmite des trois Léo ! Et pourquoi pas à Vernon ? »

Les « coups de propre » généralisés

Deux nouvelles opérations de nettoyage dans les quartiers auront lieu, demain samedi, à Gamilly et aux Douers. Elles seront au nombre de 13 cette année.

Tout a commencé le 8 avril, avec des actions menées durant trois jours successivement aux Boutardes, aux Valmeux, à la Futaie et aux Blanchères. Sous la houlette de Léocadie Zinsou et de Fatiha Lacaisse, responsable du service Démocratie participative, les opérations « Coups de propre », expérimentées avec succès à trois reprises en 2018, sont généralisés à l’ensemble des quartiers de Vernon, cette année. Les rendez-vous s’échelonneront jusqu’au 21 septembre, les prochains pas plus tard que demain samedi, à Gamilly et aux Douers. « Ce type d’opération permet de faire évoluer les mentalités, de contribuer au développement durable et de responsabiliser les habitants, insiste Léocadie Zinsou. C’est aussi une façon utile de faire se rencontrer les personnes d’un même quartier autour d’un projet commun. Les incivilités environnementales sont un fléau contre lequel il faut être extrêmement ferme. Nous devons avoir plus de respect pour notre cadre de vie et à l’égard de ceux qui se mobilisent pour la propreté publique. »

 

David GOUDEY, Paris Normandie

 

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