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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:27

Samuel

 

Nous nous sommes retrouvés une cinquantaine de personnes à l’Espace Nètreville hier à Evreux pour cette journée du 8 mai à l’invitation des équipes de la Mission de France de Haute et Basse Normandie, pour partager dans le cadre de la préparation à l’Assemblée Générale de la Communauté Mission de France qui aura lieu du 13 au 15 juillet prochains à La Pommeraye (près d’Angers ). Dans les virages et les basculements du monde actuel et dans les domaines de l’Agriculture, de la Santé, de l’International, de la Précarité et des Nouvelles Techniques de Communication, quels défis nous relevons pour notre foi et pour l’annonce de l’Evangile ? Cette journée était animée par Laurent GRZYBOWSKI journaliste, musicien et chanteur.

Samuel GRZYBOWSKI est venu témoigner des basculements et des défis que représentent les nouveaux moyens de communication : Internet et les réseaux sociaux…

Samuel est né en 1992. Il fêtera ses 20 ans à Paris au cours d’une soirée la semaine prochaine (il vient de lancer ses invitations via Facebook). Il est étudiant en Licence d’Histoire à La Sorbonne et en Licence de Sciences Politiques. Il a fondé l’association COEXISTER (association de jeunes chrétiens, juifs et musulmans) en 2009 l’année de ses 16 ans. Il en est aujourd’hui le président. : http://www.coexister.fr/ 

Samuel fait partie des jeunes de la « Génération Z », c’est-à-dire de ceux qui ont toujours connu Internet et les réseaux sociaux et pour lesquels ces nouveaux moyens de communication ne représentent ni rupture ni basculement puisqu’ils leur sont familiers depuis toujours.

Il nous résume en quelques formules cette « typologie » des nouvelles générations selon la classification de William Strauss et Neil Howe :

La Génération X désigne la génération sociologique des Occidentaux nés entre 1960 et 1979. Cette génération est intercalée entre celle des baby-boomers et la génération Y.

La  génération Y désigne les personnes nées entre 1980 et 1995. Les Américains utilisent également l’expression digital natives ou net generation pour pointer le fait que ces enfants ont grandi dans un monde où l'ordinateur personnel, le jeu vidéo et l'Internet sont devenus de plus en plus importants et accessibles.

La génération Z se compose des gens nés de 1991 à 1999, donc après la chute du mur de Berlin. Par conséquent, ses représentations politiques n’ont plus rien à voir avec celles des générations qui la précédent, fortement marquées par des affrontements idéologiques : guerres mondiales, démocratie contre dictatures, décolonisations, puis guerre froide ouest-est. Pour beaucoup de ces jeunes gens qui vivent notamment dans les pays occidentaux, la démocratie est une notion acquise et ils ne peuvent imaginer qu'elle n'ait pas toujours été présente, surtout en Europe. Ils auront toujours connu les Technologies de l'information et de la communication (TIC).

Samuel  nous a présenté  ensuite les 3 réseaux sociaux auxquels il participe sur Internet :

1°) Facebook : C’est un réseau où l’on s’inscrit, on définit son « profil » et on se relie à des « amis » avec lesquels ont peut ensuite communiquer : textes, musique, photos, vidéos… liens Internet. Il y a actuellement 21 millions d’inscrits à Facebook en France c’est-à-dire 33% de la population dont 80% des jeunes de moins de 24 ans. Plus de 6000 personnes sont inscrites sur la page Facebook de Coexister.

2°) Twitter : Avoir un compte « Twitter » permet de suivre et d’être suivi. Un « twitt » est un message de 140 caractères maxi qui permet en temps réel de donner des informations à ses correspondants. Samuel suit plus de 500 personnes et il est suivi par plus de 700 personnes. Durant une heure 30 du  carrefour il a reçu plus de 500 twitts. Durant tous les évènements importants auxquels il a participé (JMJ à Madrid, Frat à Lourdes…) Samuel a Twitté de nombreux messages pour permettre à ses amis de suivre « en direct » les évènements auxquels il participait. 6 millions de personnes en France sont inscrites sur Twitter.

3°) Linkedin : C’est un site où l’on publie des informations à caractère professionnel : Poste occupé, poste recherché, Curriculum Vitae… 2 millions de professionnels sont inscrits sur Linkedin.

Avec humour Samuel nous a proposé cette question : Si Jésus revenait en 2012, que ferait-il avec son ordinateur ?

Il s’en servirait avec trois objectifs :

1°) LE PARTAGE : (TO SHARE en Anglais) : Un réseau social sert d’abord à partager, c'est-à-dire à communiquer son regard, ses émotions, sa vie. Je partage ce que je vis.

2°) L’ECHANGE : Les autres partagent également. Les partages provoquent des échanges. Il y a « interactions » au travers du réseau.

3°) L’ANNONCE : Samuel nous a fait part de son expérience. Après les twitts qu’il a transmis de Lourdes ou de Madrid, des échanges approfondis ont vu le jour avec plusieurs jeunes internautes qui lui ont posé des questions et avec lesquels il est entré en communication. Quatre ou cinq d’entre eux, à la suite de ces échanges se sont aventurés à lire l’Evangile !

Les enjeux de ces nouveaux moyens de communication :

1°) Les réseaux sociaux sont un formidable outil de communication, mais ils sont à l’image de la main qui peut servir à caresser mais aussi à frapper !

2°) Les réseaux sociaux sont un espace démocratique sans frontière. Il n’y a pas de hiérarchie : chacun a le même statut. Les réseaux réduisent à néant toutes les hiérarchies !

3°) Une des difficultés avec les réseaux sociaux c’est la confusion Vie publique – Vie privée.

Samuel propose trois pistes pour rendre ces réseaux plus pertinents :

1°) Démocratiser  l’ACCES : ouvrir Internet et les réseaux au plus grand nombre (nombre de SDF ou de personnes au RSA ont déjà des comptes sur Internet sans posséder d’ordinateur.

2°) Former : apprendre à maitriser l’outil et en particulier à ne pas publier sans discernement ce qui relève de sa « vie privée ».

3°) Sensibiliser : apprendre en particulier  à distinguer « l’INFO » de « l’INTOX » ! Savoir gérer le temps et l’immédiateté de l’outil pour ne pas se laisser submerger et en devenir esclave.

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