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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 19:57
Un camp de réfugiés syriens en Jordanie. Selon le HCR, il y aura bientôt un million de réfugiés syriens enregistrés dans les pays voisins. AFP

Un camp de réfugiés syriens en Jordanie. Selon le HCR, il y aura bientôt un million de réfugiés syriens enregistrés dans les pays voisins. AFP

Le nombre de personnes vivant dans la région d’Idlib, dont le régime syrien veut reprendre le contrôle à des djihadistes et des opposants, est estimé à trois millions de personnes dont un million d’enfants.

Avec l’aide de Moscou, le régime syrien mène depuis décembre une offensive d’envergure contre la région d’Idleb et a pu reconquérir la moitié de la province, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) OMAR HAJ KADOUR / AFP

Au lendemain d’une mission d’évaluation humanitaire dans le nord-ouest de la Syrie, la situation dans la région syrienne d’Idlib représente « la plus grosse crise aujourd’hui dans le monde », a affirmé mardi 3 mars Kevin Kennedy, coordonnateur régional de l’ONU pour la crise en Syrie.

« Nous sommes confrontés à une crise humanitaire réellement majeure », a-t-il déclaré. « Nous nations, ONG qui travaillons via la frontière entre la Turquie et la Syrie, intensifions nos efforts » mais « avons un long chemin à faire, les besoins sont accablants », a-t-il ajouté lors d’une liaison vidéo avec des journalistes à New York.

Lundi, Kevin Kennedy s’est rendu dans le nord-ouest de la Syrie avec des représentants de six agences de l’ONU (HCR, Unicef, PAM, OMS…) pour une mission d’évaluation réclamée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Ses conclusions pourraient éventuellement conduire à établir une présence de l’ONU dans le nord-ouest de la Syrie.

« La violence doit s’arrêter et nous avons besoin d’une solution politique », a insisté le responsable onusien. « Des gens meurent tous les jours, des enfants meurent de froid ». « Cela ne s’arrêtera qu’avec l’arrêt des tirs », a-t-il estimé.

Trois millions de personnes

Le nombre de personnes vivant dans la région d’Idlib, dont le régime syrien veut reprendre le contrôle à des djihadistes et des opposants, est estimé à trois millions de personnes dont un million d’enfants. Plus de 6 000 membres d’ONG leur viennent en aide, mais 2 000 de plus ne seraient pas superflus, a précisé Kevin Kennedy.

Lors d’une conférence de presse séparée, Robert Mardini, représentant auprès de l’ONU du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a aussi souligné que « les besoins étaient énormes et devenaient de plus en plus importants ». « C’est la pire vague de personnes déplacées depuis le début du conflit » en Syrie en 2011, a-t-il relevé, en soulignant que de nombreuses familles à Idlib, bloquées par des handicaps, n’avaient pas la faculté de fuir et restaient coincées sans aide possible dans des zones bombardées régulièrement.

Avec l’aide de Moscou, le régime syrien mène depuis décembre une offensive d’envergure contre la région d’Idleb et a pu reconquérir la moitié de la province, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). L’ONU évalue à près d’un million de personnes – dont plus de la moitié sont des enfants – le nombre de déplacés dans le nord-ouest de la Syrie depuis début décembre.

Déclenché en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts.

 

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 08:00
Les déplacés irakiens de Fallouja d'un enfer à un autre

Un camp de réfugiés à Khaldiya, en Irak, le 20 juin 2016

Habbaniyah (Irak) - Elles ont fui la tyrannie des jihadistes et la famine à Fallouja pour la sécurité d'un camp de déplacés, mais des milliers de familles irakiennes se retrouvent toujours sans nourriture et sans abri pour dormir.

"Le gouvernement nous a dit de quitter nos foyers, alors on l'a fait. A en croire la manière dont ils nous ont décrit (le camp), nous allions nous retrouver au paradis", témoigne Ayyoub Youssef, un habitant de Fallouja de 32 ans.

"Je ne regrette pas d'être parti parce que nous aurions fini par mourir là-bas. Ici, nous sommes vivants (...) mais c'est juste une autre sorte d'enfer", lance-t-il.

M. Youssef, sa femme et leurs deux enfants font partie des dizaines de milliers de personnes à avoir fui Fallouja et ses alentours depuis le début le 23 mai de l'offensive des forces irakiennes visant à déloger le groupe jihadiste Etat islamique (EI) de cette ville située à 50 km à l'ouest de Bagdad.

Rien que ces derniers jours, des centaines de familles ont quitté la ville, rendant encore plus difficile la tâche des organisations humanitaires.

La famille de M. Youssef a échoué dans un camp de déplacés sur les bords du lac de Habbaniyah. Mais, faute de tente, elle a dû dormir quatre nuits à la belle étoile.

"Mes parents ont pu obtenir une tente dans un autre camp, nous allons donc essayer de les rejoindre pour dormir avec eux cette nuit", espère-t-il.

Alors que le soleil implacable se couche enfin sur le lac, ancien lieu de villégiature prisé en Irak, des hommes se regroupent autour d'un camion d'aide pour tenter d'obtenir les précieuses armatures métalliques et toiles qui leur permettront de monter leurs tentes.

"On s'attendait à une sorte d'hébergement au moins, mais on ne nous a rien donné", regrette Tarech Farhan, 49 ans, cherchant à bien tendre la toile pour faire tenir la structure.

- 'Honte à eux' -

"Nous avons dû vivre sous la tyrannie de Daech et maintenant c'est une autre injustice", lance une jeune femme furieuse, utilisant un acronyme en arabe de l'EI. "Cinq jours que nous sommes ici et rien à manger, même pas une bouteille d'eau (...) Ce camp, c'est juste comme le reste de l'Irak: si vous n'avez pas de relations, vous n'obtenez rien", rage-t-elle.

"Honte à eux, il n'y a pas de toilettes pour les femmes (...) Nous devons aller dans le désert", ajoute la femme, la tête recouverte d'un voile ne laissant voir que ses yeux.

A Khaldiya, un autre camp sur les rives du lac Habbaniyah, une ONG organise une distribution de nourriture qui, pour certains déplacés, est la première depuis leur fuite.

"Les derniers jours à Fallouja, nous coupions de l'herbe pour la manger", confie Hamde Bedi, une femme de 41 ans, enceinte de son huitième enfant.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué mardi que 20 camps supplémentaires seraient nécessaires pour les déplacés de Fallouja dans les prochaines semaines, ajoutant qu'il cherchait "de façon urgente 17,5 millions de dollars (15,5 millions d'euros)" pour répondre aux besoins les plus pressés.

- Des heures de marche -

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a proclamé la victoire à Fallouja la semaine dernière après que le drapeau eut été hissé sur le principal bâtiment gouvernemental.

Les forces irakiennes s'efforcent toujours de déloger des combattants de l'EI du nord de la ville, mais le principal défi à présent est d'ordre humanitaire.

Le directeur pour l'Irak du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), qui gère les camps de déplacés autour de Fallouja, a déploré mardi que les civils aient "fui un cauchemar pour en découvrir un autre". "Fallouja a eu beau être repris, ses citoyens font face à une catastrophe", affirme-t-il.

La plupart des familles récemment déplacées se retrouvent sans leurs hommes, souvent détenus par les forces de sécurité qui les soupçonnent d'être des membres de l'EI ayant essayé de fuir parmi les déplacés.

Yasser Abed, le mari de Hamde Bedi, a été relâché dimanche après quatre jours de détention.

"Nous avons réussi à fuir (...) parce que ma femme était dans la dernière phase de sa grossesse. Nous avons demandé la permission à Daech d'aller à l'hôpital et l'avons obtenue", raconte-t-il. "A la sortie de l'hôpital, nous ne sommes pas rentrés (chez nous) et avons fui. Nous avons marché pendant sept heures. J'ai dû porter ma femme".

"Nous avons vu des familles fuyant devant nous être tuées par l'explosion de bombes posées par l'EI. Maintenant nous sommes là, avec rien à manger et pas d'argent.

HAIDAR MOHAMMED ALI

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:45
Comprendre la situation en Syrie en 5 minutes

Après quatre années de combats sur son territoire, la Syrie est devenue bien plus qu'une sanglante guerre civile. Elle est d'abord la scène d'un affrontement par procuration entre les puissances régionales sunnites et chiites. Mais elle incarne aussi un retour des tensions entre Etats-Unis et Russie. Enfin, l'expansion djihadiste sur son sol n'en finit pas d'aggraver la situation. Pour y voir plus clair, voici un résumé de la situation en graphiques et en cartes.

 

Cliquez sur la vidéo ci-dessous puis sur l’icône « plein écran »

 


Comprendre la situation en Syrie en 5 minutes par lemondefr

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 07:12
Les catholiques français pendant la Première guerre mondiale

Entretien avec le père Franck Guérin, prêtre à Bar le Duc dans la Meuse un département français marqué par la bataille de Verdun - La France qui entre en guerre en août 1914 est un pays catholique. La très grande majorité des Français sont baptisés. Certes, il y a des différences notables entre un bassin parisien déjà globalement indifférent à la religion, un Sud-Ouest hostile à l’Eglise, ou une Bretagne encore profondément attachée à ses prêtres.

Les vingt dernières années ont été marquées par une lutte parfois violente entre les partisans d’une République laïque et ceux attachés à la présence de l’Eglise comme institution à part entière du pays. Depuis 1904, la France n’entretient plus de relations diplomatiques avec le Saint-Siège. En 1905, la loi de séparation des Eglises et de l’Etat a mis fin au Concordat napoléonien, au terme de violents débats. L’heure est à l’anticléricalisme et à une lutte d’influence entre l’Eglise et la République.

C’est dans ce contexte que les Français catholiques sont engagés dans le conflit qui modifiera sensiblement les relations qu’entretiennent les Français avec l’Eglise et ses représentants, et les relations entre l’Etat d’une part, et l’Eglise nationale et le Saint-Siège d’autre part.

Dès le début de la guerre, en France, c’est l’Union Sacrée. Tous les partis politiques, les syndicats, les Eglises, tous serrent les rangs pour faire face à l’invasion allemande. Malgré les appels à la paix de Pie X puis de Benoît XV, les catholiques, très majoritaires, soutiennent la guerre et le gouvernement comme le rappelle le père Franck Guérin :

« L’Église de France rentre dans l’Union sacrée, elle joue le jeu. Dès le début de la guerre, le 4 août 1914, l’Union sacrée est proposée par Raymond Poincaré, président de la République et le clergé français adopte une attitude à l’unisson de l’opinion nationale. Pour les catholiques français, le responsable du conflit, c’est l’Allemagne. Durant les quatre années du conflit, le Pape sera totalement incompris. On l’appellera le « Pape Boche ». Je crois que Léon Bloy a été jusqu’à l’appeler « Pilate XV ». Il est allé jusqu’à dire qu’il se trompe « infailliblement ». À l’époque, il y a très peu d’ecclésiastiques qui ont compris ce qu’il proposait dont le fait d’être impartial. Du côté allemand, il était considéré comme trop français, c’est ce que pensait Ludendorff. Et du côté français, on considérait qu’il était un Pape boche. C’est un mot aimable de Clemenceau. Le clergé ne l’a pas compris et ne l’a pas du tout soutenu. Il est tout seul et abandonné. Il est allé très loin dans l’incompréhension.»

Malgré le climat anticlérical qui règne en France, les catholiques n’hésitent pas à défendre leur patrie. Le père Franck Guérin :

« Chez les catholiques français, il y a toujours une association France- catholique qui est très forte. La patrie est en danger. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si tous les prêtres, membres des congrégations religieuses qui avaient été expulsées de France ou qui ne pouvaient pas rester parce qu’elles n’avaient pas obtenu l’autorisation d’exercer leur ministère ou fonction éducative, reviennent spontanément dès le début du mois d’ août’14 pour se battre et défendre la patrie.»

Les appels à la paix du Saint-Siège raisonnent dans le vide. Tous les efforts menés par Pie X et par Benoît XV, sans compter ceux, avant l’éclatement du conflit par les socialistes européens, pour préserver la paix, échouent. C’est une vraie défaite collective comme le souligne le père Franck Guérin :

« Au fond, à cette époque-là, il y a une nouvelle religion. C’est le nationalisme, la patrie, la défense de la patrie sur lequel tout le monde se retrouve. D’ailleurs, il y a deux grandes internationales qui ont échoué. Premièrement, c’est le christianisme (on ne parle pas du Christ). Le christianisme n’a pas été en mesure d’empêcher le conflit, que ce soit du côté catholique ou luthérien. Et le socialisme non plus ! Les socialistes de France se sont ralliés à l’Union sacrée et de l’autre côté, les sociaux-démocrates allemands ont voté les crédits militaires. C’est une espèce d’échec de ces grandes idées qui transcendaient les nations et les appartenances nationales.»

Les catholiques s’engagent donc dans la guerre. Parmi eux, les ecclésiastiques, prêtres, religieux et séminaristes, qui sont, comme tous les citoyens français, mobilisés. Le père Franck Guérin revient sur ces hommes d’Eglise intégrés dans l’armée. Le père Franck Guérin :

« La masse de gens concernés représente quand même plus de 25.000 hommes, membres du clergé catholique français. Il y a 500 pasteurs protestants. Il y a trois statuts. On pense spontanément aux aumôniers militaires. Mais au début du conflit, il ne doit y avoir que 150 prêtres membres de l’aumônerie militaire, titulaires de cette fonction, ce qui est très peu. Très vite, il va y avoir des besoins considérables et Albert de Mun qui est député catholique va parvenir à convaincre le gouvernement français, les autorités françaises de la nécessité d’élargir un peu le nombre d’aumôniers avec des aumôniers militaires qui s’engagent comme volontaires et je crois qu’ils seront très vite 400 aumôniers volontaires, les « aumôniers d’Albert de Mun ». Ils seront d’ailleurs reconnus par l’armée et la République avec une solde et un titre d’officier comme les autres aumôniers militaires titulaires. Ca ne fait que 600 personnes et la République a intégré quelque 13.000 prêtres- tous ceux qui étaient prêtres avant la séparation de l’Église et l’État de 1905- appartenant au service public des cultes ont été versés dans le service de santé comme brancardiers. 13.000 prêtres brancardiers au service de santé. Il en reste 12.000 qui eux, sont des combattants comme les autres dans l’artillerie, l’infanterie. Ces 12.000 hommes, ce sont tous ceux qui étaient prêtres ou séminaristes après 1905. »

Qu’ils soient aumôniers ou simples soldats, ils sont logés à la même enseigne que les autres Poilus. Dans la boue des tranchées, deux mondes, qui ne se connaissaient pas forcément, se rencontrent comme le raconte le père Franck Guérin :

« Au départ, dans les toutes premières semaines, ils ont parfois été accueillis avec circonspection. Mais finalement et assez rapidement, ils sont acceptés et ils sont même sollicités parce que ces hommes d’Église partagent tout simplement la vie des hommes: le froid, les travaux, la souffrance, la peur et évidemment. Ils vivent tous les risques de la mort. Et sur leur passage, les visages de ces hommes s’ouvrent les uns après les autres et bien des préjugés populaires d’avant-guerre tombent. Il faut se souvenir qu’une bonne partie de ces combattants sont marqués par l’anticléricalisme ambiant, le laïcisme d’avant-guerre. Et finalement, peu à peu et même assez vite, ils vont découvrir ces soldats prêtres, qu’on appelait à l’époque des « ratichons épatants ». Ils paient de leur personne, comme les autres. À la veille des attaques, les confessions sont d’une grande intensité. Il n’est pas rare aussi de voir des bataillons entiers envahir des petites églises à demi ruinées pour assister aux offices célébrées par l’un des leurs. Du côté des prêtres, ils vivent une expérience pastorale radicalement nouvelle. Le front, c’est un monde d’hommes et dans bien des régions de France, en particulier les grandes villes et toujours ce bassin parisien peu pratiquant - il y a beaucoup d’autres régions comme cela - les prêtres connaissaient surtout une population féminine, une assistance féminine à la messe et une assistance faite d’enfants, sauf dans les terres de chrétienté : en Bretagne, dans l’église, il y avait la moitié d’hommes et l’autre moitié de femmes. Ces prêtres découvrent un monde d’hommes qu’ils ignorent ou connaissent assez peu et qui est assez révélateur de la société française d’avant’14 qui est marquée par le christianisme et qui vit un détachement cultuel, rituel assez important selon les régions. Quand tous les séminaristes, tous les prêtres reviennent muris et endurcis par l’épreuve, cela va créer un nouveau clergé, il va être rénové. Une fois sorti de la sacristie, le nouveau prêtre de l’après-guerre a été baptisé dans le réel. »

Cette fraternité née au cœur des épreuves de la guerre n’est pas sans conséquence sur les relations qu’entretiennent, une fois la paix revenue, les anciens combattants, modifiant profondément la vision que les laïcs ont sur les religieux, et les religieux sur les laïcs. Le père Franck Guérin :

« Ça fait naître une génération de prêtres entreprenants, de prêtres baptiseurs qui vont se lancer dans les années 20-30 à la conquête des grandes villes. Il y a les grandes figures comme les Pères Brottier et Doncoeur. Il y aura des prêtres anciens combattants qui deviendront députés. C’est aussi dans ce clergé d’anciens combattants que l’Église puisera parmi les plus grandes figures une sorte de vivier de grandes figures de l’Église des années 30-40-50. Je vous cite les noms de Mgr. Liénart à Lille, Feltin à Paris, Saliège à Toulouse, Gerlier à Lyon. Ce sont tous des anciens combattants qui sont devenus évêques, archevêques et parfois cardinaux. On peut raisonnablement dire ou soutenir que le phénomène d’anciens combattants a contribué à la réintégration du clergé français dans la sociabilité masculine de l’après-guerre. Et lorsqu’un ancien combattant socialiste rencontre un curé, il voit d’abord en lui l’ancien combattant qui a peut-être eu la légion d’honneur, la croix de guerre avant de voir le curé. Là, il y a quelque chose qui est partagé entre les deux hommes. Et ça a été une chance. Comme quoi, du mal peut sortir du bien ! Une chance pour le clergé français de réintégrer un monde qu’il ne connaissait pas très bien ou plus ou moins bien

La Première Guerre mondiale a eu aussi des conséquences sur les relations que la République française entretiendra ensuite avec l’Eglise de France et le Saint-Siège. Les années 1920 marqueront une nette détente après des années de tensions et de défiance.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 18:01
EN IRAK COMME EN SYRIE, RÉFUGIÉS ET DÉPLACÉS SE COMPTENT PAR MILLIONS

Plus de trois millions de Syriens ont fui leur pays ravagé par la guerre, de plus en plus compliquée, plus de trois ans après avoir éclaté. Les combats, à l’origine entre les forces du régime et les insurgés, se sont doublés d’affrontements entre rebelles et jihadistes de l’Etat islamique (EI), ces derniers se battant également depuis quelques semaines contre les forces gouvernementales. Le conflit a fait plus de 180 000 morts selon une ONG syrienne, l’Onu avançant le chiffre de 191 000. Le nombre de réfugiés a dépassé lui les trois millions, dont un million en 2013, a indiqué le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Outre les réfugiés, 6,5 millions de personnes ont été déplacées, ce qui signifie que près de 50% des Syriens ont été contraints de fuir leurs foyers, a souligné le HCR. « La crise syrienne est devenue la plus grande urgence humanitaire de notre époque », affirme le HCR, parlant de « villes où la population est encerclée », de gens « affamés » et de « civils pris pour cibles ou tués sans discrimination ».

Angelina Jolie s’émeut

L’actrice américaine et ambassadrice de bonne volonté du HCR, Angelina Jolie, s’est émue dans un communiqué du nombre croissant de réfugiés, « un signe sans appel » selon elle « de l’échec collectif pour mettre fin à la guerre ».
Sur le terrain, l’armée syrienne a mené des bombardements intenses sur le quartier de Jobar, dans l’est de Damas, tenu par les rebelles depuis un an. « Le régime utilise son artillerie, ses avions et des missiles sol-sol de fabrication iranienne. C’est d’une violence inouïe », a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). « Un grand nombre de terroristes ont péri, leurs repaires et des tunnels ont été détruits », a indiqué une source de sécurité. La reprise de Jobar est cruciale pour le régime car si les rebelles parviennent à franchir la place des Abbassides adjacente, ils peuvent atteindre le cœur de Damas. En outre, ce secteur ouvre du côté est sur la région de la Ghouta orientale, véritable bastion de la rébellion dans la province de Damas.

Plus de 1,5 million de déplacés en Irak
Chez le voisin irakien, une offensive lancée le 9 juin par l’EI a permis à ce groupe de conquérir de vastes territoires, poussant aussi à la fuite de centaines de milliers de personnes. Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), plus de 1,6 million d’Irakiens ont ainsi été déplacés cette année par les violences, dont 850 000 durant le seul mois d’août.
Alors que le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a dénoncé « les massacres de civils » par l’EI dans le nord de l’Irak, le groupe a diffusé une vidéo sur la décapitation d’un combattant kurde dans cette région, avertissant que d’autres exécutions auraient lieu si les Kurdes poursuivaient leur coopération avec les Etats-Unis.

Par ailleurs, l’armée irakienne a mené des raids aériens contre l’EI qui encercle la ville chiite turcomane d’Amerli, au nord de Bagdad, alors que les forces de sécurité au sol se préparent à lancer un important assaut, selon des officiers. De même, des avions de combat américains ont lancé ces dernières 24 heures quatre nouvelles frappes près du barrage de Mossoul, qui ont détruit quatre véhicules armés de l’EI, gravement endommagé un autre véhicule armé, et détruit trois véhicules de soutien, selon un communiqué du commandement militaire américain qui couvre le Moyen-Orient et l’Asie centrale (Centcom). Depuis le 8 août les Etats-Unis ont lancé 110 frappes aériennes contre les insurgés, principalement près du barrage de Mossoul, a précisé hier le Centcom. Les Etats-Unis ont aussi déployé 865 soldats en Irak pour protéger leur personnel et conseiller l’armée irakienne après que l’EI a lancé une offensive fulgurante le 9 juin, s’emparant de larges pans du territoire irakien. Ces opérations ont coûté depuis la mi-juin « environ 7,5 millions de dollars par jour », a indiqué lors de son point de presse le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby. Elles sont financées par le budget dédié aux interventions militaires à l’étranger, dominées par l’Irak et l’Afghanistan, le « overseas contingency funding », a-t-il précisé.

Enfin, les Etats-Unis n’envisagent pas de relever leur niveau d’alerte terroriste après une décision en ce sens du Royaume-Uni, face à la menace liée à la situation en Syrie et en Irak, a annoncé hier la Maison Blanche. De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, a souligné dans un communiqué que ni son ministère ni le FBI n’avaient à ce jour « connaissance d’une menace spécifique et crédible de l’Etat islamique sur le sol américain ».

Dimanche 31 août 2014

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 10:41
Le 1er  août 1914, mobilisation générale en France

Il y a 100 ans Jean Jaurès était assassiné à Paris parce qu'il dénonçait le climat de guerre,

Il y a 100 ans, le 1er août 1914, les Français étaient appelés à la mobilisation générale pour aller s’opposer à l’avancée allemande sur le territoire français.100 ans après cette mobilisation, le gouvernement invite donc les maires de toutes les communes de France à faire sonner le tocsin à 16h, pour commémorer ce centenaire.

RMC s’est rendue dans un village de l’est de la France, un village détruit sous les bombardements allemands. Vic-sur-Aisne, un village de 1700 habitants en Picardie était tout près du front. Les vestiges de la Grande Guerre sont encore présents. La Grande Guerre pour les enfants, c’est du sérieux. Le commandant Pierre, 6 ans, emmène ses troupes sur le front. "Soldat, tirez les missiles", lance le petit garçon qui explique, sûr de lui : "Les guerres, c’est très très important. Mon arrière arrière grand-père, il s’est fait tuer par les Allemands".

En août 1914, leur village détruit, piétiné par les Allemands, ils s'en souviennent. "Quand il y avait un mort, il fallait l’emmener dans le château", explique un enfant coupé par une autre : "surtout que pendant la guerre 14-18, il y a eu beaucoup, beaucoup de blessés et les infirmières avaient beaucoup de boulot". Et tous ont la preuve matérielle que cette guerre a bien existé. "Mon grand-père, il a trouvé des baïonnettes. Une allemande et une française", dit un enfant, fier comme Artaban.

Et quand on leur demande d’expliquer qui sont Les Poilus, les réponses sont pleines de bon sens : "A l’époque, les rasoirs n’existaient pas, comme les tondeuses à moustache et la mousse à raser. C’est pour ça qu’on les a appelé 'Les Poilus'". Et cet après-midi, ils seront tous au pied de l’église du village lorsque les cloches sonneront pour se rappeler du 1er août 1914 et le début de la Première Guerre Mondiale.

La rédaction avec P. Baduel

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