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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 16:21
Mosquée de Gennevilliers (92)

Mosquée de Gennevilliers (92)

A l'occasion de l'Aid al-Adha, le père Vincent Feroldi, directeur du Service national pour les relations avec les musulmans (SNRM) adresse un message aux musulmans qui commencent à célébrer l’Aïd al-adha “la fête du sacrifice” le mardi 20 juillet 2021.
Chers frères et sœurs en humanité, membres de la communauté musulmane vivant en France,
Dans son message du 9 juillet dernier, Monsieur Mohammed Moussaoui, Président du Conseil français du culte musulman, évoquait votre belle fête de l’Aïd al-Adha comme étant un moment de partage et de solidarité, soulignant que le jeûne des jours précédant la fête − et notamment le jour d’Arafat la veille de l’Aïd, 19 juillet 2021 − vous donnait l'occasion de mesurer la souffrance et la détresse de ceux et celles qui subissent au quotidien les affres de la pauvreté.
Ainsi avez-vous été tout particulièrement sensibles à la détresse de vos amis et proches de Tunisie, confrontés à une flambée des cas de COVID-19 et à un afflux massif de patients dans des hôpitaux déjà saturés. Plus près de nous encore, suite à des événements climatiques d’une violence extrême, l’Allemagne et la Belgique où vivent de nombreux musulmans ont dû faire face à de très graves inondations qui ont entraîné de nombreuses victimes.
Ces événements ne nous laissent pas insensibles et plus nous nous stimulerons dans les œuvres, plus nous serons fidèles à la Volonté Divine (cf. Jean 15 et Sourate 5, 48).
Mais aujourd’hui, en ce mardi 20 juillet 2021, début de fête de l’Aïd al-Adha, vous commémorez l’œuvre et le sacrifice du Prophète Abraham (Ibrahim), prêt à immoler son fils, mais touché par la Miséricorde divine. Vous vivez intensément votre relation à Dieu par la prière et une vive attention au prochain par l’écoute, le partage, la solidarité et la sollicitude. Cela nous réjouit.
Aussi, nous vous présentons tous nos vœux de bonne fête de l’Aïd al-Adha, vœux de joie dans vos cœurs, de bonne santé pour vos corps, d’amitié fraternelle avec tous vos voisins et vos proches.
Que Dieu vous bénisse, vous, vos familles et vos communautés ! Qu’Il vous comble de Ses Bienfaits !
Qu’Il nous aide également, chrétiens et musulmans, à mieux nous connaître, nous respecter et nous estimer ! N’est-ce pas à cette condition que nous pourrons promouvoir ensemble une vraie fraternité entre tous les hommes et femmes, et sur tous les continents ? N’y a-t-il pas urgence ?
Nombreux vont être les défis que nos sociétés vont devoir relever dans les décennies à venir. Celui de la pandémie est déjà là. Le dérèglement climatique s’accentue. L’importance des phénomènes migratoires perturbe quotidiennement nos équilibres…
Pourtant, le témoignage donné depuis des siècles par les croyants de nos diverses communautés a montré que ni le repli, ni l’exclusion, ni le communautarisme n’ont permis à l’humanité de progresser en sagesse et en altérité. Par contre pardon et miséricorde, amour et justice, solidarité et fraternité ont apporté confiance et joie, tendresse et paix.
Alors que Dieu le Tout Puissant, riche en miséricorde pour toute l’humanité, nous garde ensemble dans une amitié partagée et dont Il est la Source !
Aïd Moubarak !
Père Vincent FEROLDI
Directeur du Service des Relations avec les Musulmans de la Conférence des Evêques de France

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 07:22
MESSAGE À L’OCCASION DE LA FIN DU MOIS DE RAMADAN CE 13 MAI 2021

Chers amies musulmanes, chers amis musulmans,


En la fête de l’Aïd al-Fitr qui coïncide avec la fête de l’Ascension, musulmans et chrétiens, nous sommes invités à regarder vers le Ciel, ce « lieu » symbolique de Dieu, le Tout Autre qui nous ouvre un chemin vers Lui. Si le Ramadan est un mois privilégié qui rapproche le croyant musulman de Dieu, la fête qui clôture ce mois célèbre la joie de se souvenir de Lui. Pour le chrétien, la fête de l’Ascension rappelle que le Christ a ouvert un chemin vers Dieu qui désire que chacun de nous soit proche de Lui.
Dans notre monde, beaucoup d’hommes et de femmes sont absorbés par les tâches et les soucis quotidiens. Cette longue période de pandémie est particulièrement lourde et chargée de souffrances. Nous risquons d’oublier de contempler le Ciel, de regarder vers l’Infini. Ne partageons-nous pas ce désir d’ouvrir la vie à une dimension de mystère de l’existence ? Si nous le faisons, c’est parce que c’est pour nous la source d’une joie profonde que nous désirons communiquer. Se tourner vers Dieu ne nous détourne pas de la Terre et de tous nos frères et sœurs qui l’habitent, bien au contraire. Le Tout Autre nous appelle à nous faire proches les uns des autres.
Nos meilleurs vœux à l’occasion du mois de Ramadan et le ‘Id al-Fitr, la fête marquant la fin de ce mois,

Guy Harpigny, évêque référendaire pour le dialogue interreligieux en Belgique

Lode Van Hecke, évêque référendaire pour le dialogue interreligieux en Belgique

Steven Fuite, Président de synode de l’Église protestante unie de Belgique

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 09:40
Bon mois de Ramadan à nos amis Musulmans !

Ce mardi 13 avril 2021 nos amis Musulmans s'engagent pour un mois de prière, de jeûne et de partage : le mois de Ramadan qui est le mois privilégié d'expression de foi et de retour vers Dieu pour les croyants de l'Islam.

Je viens les assurer de ma solidarité car je sais que pour tous les Musulmans sincères c'est une contribution à la Paix et à l'Amour entre les hommes. Dieu Grand et Miséricordieux accueille ce travail des hommes, femmes et enfants qui désirent que l'Amour sauve le monde.

Comment ne pas se sentir proche de tous ces croyants qui veulent donner le meilleur d'eux-mêmes ?

Je me souviens du témoignage d'un jeune ami Imam qui dans une rencontre inter-religieuse répondait à cette question : Pourquoi Dieu a t'il accepté plusieurs religions ? Tout simplement pour que les hommes "rivalisent" dans le bien !!

Bon et Saint mois de Ramadan à tous mes amis Musulmans !
Que Dieu vous bénisse et que son "visage s'illumine pour vous " !

Denis CHAUTARD
Prêtre de la Mission de France à Vernon (Eure)

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 06:26
le 27 novembre 2015, le drapeau  français flotte au sommet de la Grande Mosquée de Paris, en mémoire des 130 victimes des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris. PATRICK KOVARIK/AFP

le 27 novembre 2015, le drapeau français flotte au sommet de la Grande Mosquée de Paris, en mémoire des 130 victimes des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris. PATRICK KOVARIK/AFP

Tribune dans La Croix, 03/02/2021
Charbel Attallah, Emmanuel Pisani & Anne Sophie Vivier-Muresan (ISTR de Paris), Michel Younès, Malek Chaieb (Université catholique de Lyon, UCLy), Colette Hamza & Christophe Roucou (ISTR de Marseille), Jean-Marc Balhan & Sylvie Robert (Centre Sèvres, Paris), Samir Arbache & Christian Cannuyer (Lille), Bénédicte du Chaffaut (Grenoble). Ces auteurs s’inquiètent d’une intrusion trop forte de l’État dans l’organisation des religions
Membres du GECI (Groupe des enseignants catholiques en islamologie), nous tenons à exprimer notre inquiétude à l’égard du rôle de l’État dans deux textes en débat actuellement : d’une part, la Charte des principes pour l’islam de France imposés aux responsables associatifs, gestionnaires de lieux de culte musulmans et aux fédérations qui composent le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) ; et d’autre part, les articles du projet de loi nº 3649 confortant le respect des principes de la République. Ce rôle risque de remettre en cause l’équilibre apporté par la loi de 1905 dans les relations entre l’État et les religions.
Le droit d’exprimer des désaccords
Si on peut se féliciter que la Charte souligne l’importance de la liberté de conscience et inclue la possibilité de renoncer à l’islam sans stigmatiser ou qualifier d’apostat celui qui abandonnerait l’islam, elle oblige cependant à une forme de dépolitisation des responsables du culte musulman et auteurs du discours religieux. Au nom du respect des principes républicains est affirmée ici l’impossibilité d’une voix discordante, ce qui est en contradiction avec le principe même de la laïcité.
Les croyants de toutes religions ne sont pas seulement des priants mais aussi des citoyens. Au nom de leurs convictions, éclairées de leur foi, ils ont le droit d’exprimer dans l’espace public leurs désaccords et de contribuer ainsi à l’enrichissement du débat national. Limiter le discours religieux à une pure dimension spirituelle ou éthique contrevient au respect de la neutralité de l’État vis-à-vis de la religion.
Par ailleurs, en son article 10, le principe posé d’exclusion des instances de l’islam de France en cas d’infraction constatée à la Charte risque d’accroître des fractures au sein de l’islam en France, au lieu de les résoudre.
D’inquiétantes mesures
Quant au projet de loi, confortant le respect des principes de la République, il ne peut se faire au détriment des libertés et droits fondamentaux assurés par le préambule de la Constitution française de 1958. Or, le projet de loi ouvre à d’inquiétantes mesures dont nous devons bien évaluer les conséquences.
Le renforcement de la police des cultes, l’atteinte à la liberté d’association en adjoignant à la création de toute association la signature d’un « contrat d’engagement républicain », la possibilité d’exercer plus largement des contrôles sur les finances et les discours, le contrôle renforcé sur les établissements scolaires privés, le passage d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation pour les établissements hors contrat, etc., nourrissent une image négative des religions auprès de nos concitoyens et heurtent d’une manière paradoxale et déconcertante nos principes républicains. 
Les leçons de Tocqueville sur les religions
L’histoire montre que, dans des contextes idéologiques autoritaires de dérives étatiques sectaires ou racistes, la garantie de la liberté religieuse constitue un solide rempart envers des dérives que la France a connues au cours de la Seconde guerre mondiale et que nous connaissons encore aujourd’hui sur notre continent européen. Les leçons d’Alexis de Tocqueville sur l’importance de la religion pour répondre aux dérives totalitaires inhérentes à la démocratie ne sauraient être sacrifiées sous prétexte qu’il faut apporter une réponse législative au développement d’un islam politique et communautariste, bien réel mais cependant très minoritaire. 
Si l’on peut comprendre que ces textes cherchent à protéger la société de toute incitation à la haine, on peut s’étonner qu’ils semblent ignorer les moyens déjà prévus par diverses lois. En outre, ils semblent considérer tous les croyants de notre pays comme une catégorie à part des autres citoyens, devant apporter d’autres preuves de leur attachement à la République que celles que requiert la Loi. Comme le dit Philippe Portier, historien spécialiste des religions : «la laïcité, initialement conçue, dans l’esprit de Briand et Jaurès, comme un régime de protection des libertés, se voit transformée en instrument de contrôle des conduites et des croyances religieuses, au nom des « valeurs » que l’État définit ». 


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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 07:24
La « charte des principes pour l’islam de France » sera-t-elle suivie d’effet ?

Une charte très attendue a été approuvée par le Conseil français du culte musulman (CFCM), dimanche 17 janvier, mais pas encore signée par l’ensemble de ses fédérations. Elle affirme un certain nombre de principes mais suscite des doutes quant à son efficacité.
L’affirmation très formelle de principes
Source  : Bernard Godard
Bernard Godard Spécialiste de l’islam et ancien fonctionnaire au ministère de l’intérieur
Le principe d’une telle charte n’est pas nouveau. Des propositions émanant des musulmans eux-mêmes ou des pouvoirs publics ont déjà existé. Je vois dans ce domaine trois faits marquants. En 1994, les responsables musulmans, sous la pression amicale du ministère de l’intérieur, avaient pris l’initiative, mais finalement seule la Grande Mosquée de Paris avait signé une charte. De même, en 1999, le ministère de l’intérieur avait rédigé un texte sur les principes et les fondements juridiques des relations des musulmans avec la République. Enfin, en 2013, le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait lui-même rédigé un texte explicite où, condamnant notamment le racisme, il exprimait sa volonté d’agir dans le cadre des institutions laïques.
Cependant, ces textes n’apparaissaient pas aussi explicites sur les valeurs islamiques et leurs compatibilités avec la République que la « charte des principes » qui vient d’être approuvée. Ce texte voit le jour dans un contexte particulier. Il apparaît comme une réponse aux interrogations des pouvoirs publics après l’assassinat de Samuel Paty, dans le sillage du discours du président de la République aux Mureaux mais aussi des questionnements au sein de la société française. On ne peut qu’adhérer aux principes énoncés dans cette charte.
Le CFCM prend soin de mettre de côté certaines pratiques culturelles qui, d’après lui, ne relèvent pas de l’islam. Il dénonce l’homophobie, la misogynie, l’apostasie mais aussi les idéologies politiques et défend l’égalité entre les hommes et les femmes. C’est nouveau d’affirmer tous ces principes de manière très formelle, il faut le souligner. C’est une manière pour eux de dire : « Nous ne sommes pas séparatistes. »
D’une certaine manière, cette charte se situe entre le symbole et l’acte fondateur. Il fallait que tous ces points soient abordés de front, d’autant que la pression était forte. Mais des questions demeurent. L’article 10 évoque la possibilité d’exclusion en cas d’infraction à la charte, mais nous attendons de voir formellement comment va se manifester une telle décision lourde de conséquences. Le problème, c’est que ce texte pèche non pas sur le fond mais sur la forme. Il y a d’abord le contexte de l’injonction gouvernementale qui peut être ressenti par les musulmans, pour la plupart en accord avec ces principes, comme une volonté de donner des gages.
En outre, quelle que soit la valeur du texte, il interroge la légitimité du CFCM vis-à-vis de la chose théologique. Or cette charte possède une portée théologique forte. Il manque un haut conseil islamique de théologie, indépendant pour exprimer des avis dans le contexte français et formé d’imams et de théologiens. C’est un vrai problème, non résolu à ce jour. Certes, sur le fond, nous n’avons jamais été aussi loin, mais, au-delà des positions de principe, il y a les pratiques. Or, je peux ainsi craindre en conséquence que cela reste lettre morte et que le conseil national des imams ne puisse voir le jour. Oui, c’est une étape importante mais elle reste à confirmer.
Recueilli par Arnaud Bevilacqua
Un texte politique et symbolique
Source  : Tareq Oubrou

Tareq Oubrou Imam de Bordeaux et auteur d’Appel à la réconciliation ! Foi musulmane et valeurs de la République française (1)
Cette charte a été écrite pour rassurer l’État et la société, et j’en approuve globalement le contenu, même si je trouve le style maladroit et certains arguments assez faibles. Dire que le tabligh (un courant piétiste né en Inde, NDLR) est un mouvement de « l’islam politique », par exemple, est faux. Quoi qu’il en soit, j’y vois avant tout un texte politique et symbolique.
Aura-t-il un impact sur les musulmans ? Je ne pense pas. Tout d’abord parce que la majorité d’entre eux vivent pleinement dans les valeurs de la République. Le droit français s’impose à tous les citoyens et c’est à la République, pas au Conseil français du culte musulman (CFCM), d’en assurer le respect et l’application.
L’autre problème de cette charte est qu’elle provient du CFCM, une instance non connue – et encore moins reconnue – par l’écrasante majorité des musulmans de France. Elle a été créée en 2003 sous la pression du politique, et c’est à nouveau sous cette pression qu’elle signe cette charte aujourd’hui. Le CFCM aurait été plus crédible s’il avait présenté cette charte avant que l’exécutif le lui demande.
La véritable question est la suivante : quelle est la légitimité des rédacteurs de cette charte, qui semblent parler « au nom de l’islam » ? Aucun d’eux n’est religieux, ni théologien : ce sont des laïcs, chargés de la gestion administrative et temporelle du culte musulman en France. D’un point de vue théologique, il serait de toute façon absurde de considérer qu’ils « représentent » les musulmans, puisque aucune institution religieuse, dans l’islam, ne peut avoir cette prétention. C’est d’ailleurs l’une des différences avec l’Église catholique.
Ce qui s’impose comme une urgence, selon moi, c’est un travail théologique d’envergure sur les questions de société, qui conduise à la refondation de notre religion au niveau théologique, canonique, éthique, et spirituel. Les musulmans n’ont pas encore saisi l’occasion de repenser leur religion dans un monde mondialisé. Nous sommes très en retard, au niveau théologique ! En particulier sur l’égalité entre les femmes et les hommes : même dans certains instituts de formation d’imams qui dépendent directement des fédérations du CFCM, on enseigne encore le droit médiéval selon lequel la femme n’a pas accès aux mêmes droits que l’homme (héritage, accès à des fonctions pastorales, etc.).
Or, rassembler des théologiens et des imams autour d’une doctrine musulmane « à la française », en phase avec son époque, nécessite un travail de plusieurs années. Pas un bricolage de quelques semaines aboutissant à des postures de principe, le tout à la demande du président de la République. Malgré tout, je considère que ce texte est une avancée et, comme l’a dit le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, qu’il peut faire l’objet d’améliorations.

Recueilli par Mélinée Le Priol

(1) Plon, 2019, 348 p., 19,90 €.

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 10:44
« Boycotter la France, c’est ignorer la réalité de ses idéaux » : l’appel d’intellectuels musulmans à « la concorde et l’union »

Le modèle français respecte l’universalité des valeurs sans opposer les communautés, affirme, dans une tribune au « Monde », un collectif d’intellectuels musulmans.
Tribune. Le récent appel d’entités de certains pays à boycotter les produits français est incompréhensible, choquant et injuste. Il représente un processus d’exclusion réalisant précisément le travers qu’il est supposé combattre. Qui pourrait raisonnablement dire que la France maltraite ses citoyens de confession musulmane ? Personne, hormis peut-être ceux qui voudraient instiller des germes de discorde au sein de la communauté nationale française.
Plus que jamais la concorde et l’union doivent prévaloir au sein de la communauté nationale française victime actuellement d’une série d’attentats innommables qui nous endeuillent tous. Nous, musulmans de France et d’autres pays méditerranéens, appelons au calme et à la raison.
Il y a deux sujets. D’une part, l’émotion suscitée par les caricatures du Prophète et les déclarations des autorités françaises sur ce sujet. D’autre part, les commentaires du président Emmanuel Macron dans un discours récent sur le séparatisme. Prenons-les un par un.
Les caricatures du Prophète. Les auteurs des appels au boycottage critiquent les caricatures du Prophète, les trouvant blasphématoires et dégradantes. Nous-mêmes, qui écrivons et signons ce texte, les trouvons vulgaires et choquantes. Mais, en France, le blasphème n’est pas un délit. Il peut donc être critiqué, mais pas interdit.
Depuis la Révolution de 1789, la liberté d’expression est protégée, comme le rappelle l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme. Des limites sont clairement énoncées par la loi, ne permettant ni d’injurier ni d’inciter à la haine comme le racisme. De fait, tout citoyen est libre de faire appel à la justice s’il estime que ces limites sont franchies, non pas au nom du droit au blasphème, mais au nom du respect de la dignité humaine, et ce quelle que soit la religion concernée, catholique, protestante, juive ou musulmane. Mais rien, en tout état de cause, ne permet d’utiliser la violence, ni dans la loi française ni dans l’islam.
A l’encontre du message coranique
Que certains musulmans se sentent offusqués et choqués par ces caricatures, nous l’entendons, mais nous rappelons que l’islam rejette aussi toute idolâtrie ou sacralisation d’une personne humaine. De fait, le Prophète Mahomet lui-même rappelait qu’il n’était qu’un messager. Il est à plusieurs reprises moqué, traité de fou, d’usurpateur ou insulté par ses opposants.
A aucun moment Dieu n’a appelé à tuer les auteurs de ces provocations, mais Il a incité à adopter un comportement sage et patient face à l’adversité : « Et Nous savons certes que ta poitrine se serre à cause de ce qu’ils disent. Glorifie donc Ton Seigneur par Sa louange et sois de ceux qui se prosternent, et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude. » (Coran XV, 97-99). Dieu encourage les premiers musulmans à ignorer ces attaques et à faire preuve d’intelligence : « Lorsque vous entendez que l’on renie les versets de Dieu et que l’on s’en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. » (Coran IV, 140).
Non seulement Dieu ne prescrit aucune vengeance, mais Il demande de ne jamais rompre les liens avec les auteurs de ces moqueries en se concentrant sur ce qui les unit et non ce qui les divise. Les meurtres pour défendre le Prophète, les violences et appels aux boycottages vont ainsi clairement à l’encontre du message coranique et relèvent de motivations profanes et politiques bien éloignées de la profondeur spirituelle et éthique de l’islam.
Ensuite, le sujet du discours du président Macron sur le séparatisme. Contrairement à ce qui a été dit ici ou là, ce discours ne critique pas l’Islam. Il critique l’islamisme, qui est une déformation de l’Islam. Critiquant l’idéologie islamiste, il respecte l’Islam, distinction qui a pu être mal comprise dans la traduction arabe.
Contrairement à ce qui a été dit ici ou là, à aucun moment le discours ne prétend réformer ou modifier l’islam. Le président de la République française est respectueux de chacune des religions. Et il est respectueux d’une tradition française, instaurée par une loi de 1905 : la séparation de l’Eglise, des églises, et de l’Etat. L’Etat français n’intervient pas dans la vie des églises, dans aucune d’entre elles.
Un idéal universel
Dans ce discours du 2 octobre, le président Macron a réaffirmé un certain nombre de mesures d’ordre public et de neutralité du service public et précisé des dispositions relatives au droit des associations et à l’école, piliers et creuset de notre pacte républicain français. Egalement, et surtout, il a insisté sur la nécessité de bâtir un Islam en France, Islam des Lumières, libéré des influences étrangères, structuré et transparent dans ses financements, et intégrant pleinement la part culturelle de l’Islam-civilisation, sans empiéter d’un pouce sur l’islam-religion.
Avec son discours refondateur, le président Macron a voulu rappeler que tous les Français doivent se savoir membres de la République française, notamment ses enfants les plus défavorisés ou en insécurité financière, sociale ou culturelle. Et rappelle à tous que le racisme, les discriminations et séparations n’ont pas leur place en France.
Nous, intellectuels engagés dans une volonté de concorde à l’échelon international, avons choisi de soutenir de telles idées témoignant d’un idéal universel, et dont l’Islam-civilisation est une des expressions. Nous avons salué en 2019 à l’Unesco, à l’occasion d’un colloque organisé par l’association L’Islam au XXIe siècle, une telle démarche visant à « faire un à partir de plusieurs » permettant, grâce à la culture, d’unir plutôt que diviser, de rassembler plutôt qu’ostraciser et exclure.
La diversité culturelle et religieuse est voulue par Dieu pour les hommes, lui qui énonce : « Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de vous une communauté unique : mais Il voulait vous éprouver en Ses dons. Faites assaut de bonnes actions vers Dieu. En Lui, pour vous tous, est le retour. Il vous informera de ce qu’il en est de vos divergences. » (Coran, V, 48). Toute agression contre une religion est une attaque contre toutes les religions.
Mention nécessaire
C’est parce que la République en France ne « reconnaît aucun culte » qu’elle les protège tous. Selon l’article Ier de la Constitution de 1958, « la France est une République indivisible, laïque, démocratique, et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ». Alors que le général de Gaulle estimait que le caractère laïque était évident, son rédacteur, Michel Debré, aurait insisté auprès de ce dernier pour que ce soit mentionné. Plus de soixante ans plus tard, on mesure combien cette mention était nécessaire pour la France, un des seuls pays du monde à avoir inscrit l’égalité dans sa devise, et qui s’efforce de suivre ces idéaux.
L’accusation d’une soi-disant ingérence française violant l’intimité des consciences musulmanes est fausse
Nous, intellectuels venant d’horizons très différents, témoignons en faveur de cette probité française et de sa légitimité. Il ne s’agit pas de mots creux. Connaisseurs du monde, nous pouvons sans peine paraphraser et faire nôtre l’expression « heureux comme un musulman en France »… Car l’islam est une religion de conscience qui s’adresse directement à l’individu, chaque musulman étant « une Eglise » à lui-même, n’ayant de compte à rendre qu’à Dieu. « Croira qui voudra et niera qui voudra », nous dit le Coran (XVIII, 29), réaffirmant la valeur de l’individu. L’homme n’étant soumis qu’à Dieu, il est par essence non assujetti, en une forme d’émancipation universelle conforme à l’idéal républicain d’individus libérés de l’adoration ou de l’asservissement de leurs semblables.
C’est en cela que l’accusation d’une prétendue ingérence française violant l’intimité des consciences musulmanes est si fausse. Elle tendrait aussi à dénoncer la loi des hommes, comme voulant contredire la loi de Dieu. Mais en France, la liberté religieuse est la règle ! « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi », nous dit la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
L’ordre politique et l’ordre religieux sont séparés en France, en plein respect des droits fondamentaux des citoyens. Distinguer ces deux ordres permet à la fois de respecter la transcendance des croyants et de limiter les prétentions de certains qui pourraient s’imaginer parler pour Dieu (et donc rivaliser avec lui).
Paradigme républicain
Observateurs de la société française, nous lui reconnaissons le fait qu’elle pose parfois des questions en avance sur son temps, en ayant en tête des considérations universelles. Certains peuvent considérer une telle attitude comme arrogante. Nous ne partageons pas ces critiques. Permettre à chacun de prendre en main son destin, tout en s’intégrant au sein d’un creuset républicain, représente à notre sens toute la beauté – et la difficulté – du paradigme républicain, nullement en opposition avec la croyance intime de chacun.
Au-delà de la prise en compte de la diversité des expressions culturelles, le modèle français respecte l’universalité des valeurs, sans opposer les communautés les unes aux autres… Le Coran affirme ce caractère unique de l’homme : « Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. » (Coran, XLIX, 13).
Le président Macron, suivant les bases républicaines, rappelle que nous sommes tous différents et tous égaux, garantissant l’universalisme de la réflexion, sans tomber dans les travers d’un relativisme culturel asservissant. C’est ainsi que nous dénonçons avec la plus grande force les attentats, violences, et manifestations de haine.
En suivant le philosophe Alain, battons-nous pour la Liberté, défendons l’Egalité, et promouvons la Fraternité : « Ne vouloir faire société qu’avec ceux qu’on approuve en tout, c’est chimérique, et c’est le fanatisme même. » Car la Fraternité fait le lien entre Liberté (ou mon autonomie) et l’Egalité (ou mon devoir éthique de respect de l’autre).
En conclusion, boycotter les produits français, c’est boycotter la France. Boycotter la France, c’est ignorer la réalité de ses idéaux, c’est méconnaître son respect des religions, celle du prophète et les autres. Il faut cesser le boycottage de la France et retrouver le chemin du dialogue, de l’écoute et du respect mutuel.

Signataires : Farid Abdelkrim, auteur et comédien ; Mohamed Bajrafil, islamologue et essayiste ; Sadek Beloucif, président de l’association L’Islam au XXIe siècle ; Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris ; Eva Janadin, déléguée générale de l’association L’Islam au XXIe siècle ; Hakim El Karoui, fondateur de l’Association musulmane pour l’Islam de France ; Khaldoun Nabwani, philosophe ; Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux ; Hachem Saleh, écrivain ; Youssef Seddik, philosophe, anthropologue des textes sacrés.

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 10:56
L'imam de Bordeaux Tareq Oubrou lors d'un débat à Auxerre (photo d'illustration). (JEREMIE FULLERINGER / MAXPPP)

L'imam de Bordeaux Tareq Oubrou lors d'un débat à Auxerre (photo d'illustration). (JEREMIE FULLERINGER / MAXPPP)

Tareq Oubrou insiste : "Rien ne justifie de tuer un innocent pour ses convictions, d'autant plus qu'il représente l'école, l'enseignement. Il représente la République."
"Je suis abattu parce que c'est un acte inqualifiable qui est perpétré au nom d'une religion qui n'a rien à voir avec un acte ignoble", a réagi vendredi 16 octobre sur franceinfo Tareq Oubrou, l'imam de la grande mosquée de Bordeaux, après qu'un professeur a été décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). La religion musulmane "est en otage de ces comportements ignobles", a-t-il ajouté.
"Quelles que soient la pensée, la croyance, même l'insulte, la caricature de l'autre, rien ne justifie le fait de tuer une âme. C'est un péché mortel, capital que de tuer une personne comme ça, d'égorger comme ça, sous prétexte qu'il a montré les caricatures du prophète", déplore Tareq Oubrou.
"C'est devenu insupportable"
Est-ce que "le prophète, lui, serait content de cet acte ?", s'interroge l'imam bordelais, "ça n'honore pas la religion ni Mahomet." Tareq Oubrou se dit "doublement affecté, en tant que citoyen, en tant que musulman. Il n'y a aucune guerre des civilisations. Il y a des actes qui n'incombent qu'aux hommes qui les ont perpétrés."
"Toucher la République, c'est toucher à la société, c'est toucher à la paix, c'est toucher à la religion en tant que telle, parce que la religion, de par son essence, est la transcendance et l'altérité", souligne Tareq Oubrou.
"On est otage de ces comportements ignobles." Tareq Oubrou à franceinfo
La communauté musulmane "est dans un mauvais état", estime l'imam. "Nous sommes très affectés parce que chaque jour qui passe sans incident nous louons Le Seigneur. C'est devenu insupportable. On est entre le marteau et l'enclume".
"J'ai fait des serments sur la liberté d'expression de caricaturer, de blasphémer", ajoute Tareq Oubrou. "Dieu a voulu que les gens soient libres de le connaître ou pas. C'est même un droit divin." L'imam explique qu'il fait "de la théologie préventive". "On fait notre travail, mais on ne peut pas courir derrière chacun, chaque fou, chaque taré. Je ne sais pas si cet homme est normalement constitué. ces gens-là, je ne pense pas qu'ils ont leur cœur, ont effleuré la spiritualité et l'amour de Dieu. C'est impossible".

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 17:33
MESSAGE POUR LA FIN DU RAMADAN

À l'occasion de la fête de l'Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du Ramadan, et qui cette année est célébrée entre la soirée du samedi 23 et celle du dimanche 24 mai 2020, notre évêque adresse un message à la communauté musulmane.

 Message pour l’Aïd-el-Fitr  1441/2020

Chers amis de la communauté musulmane,

Vous arrivez au terme d’un mois de Ramadan que vous avez vécu dans les conditions particulières imposées par la pandémie du COVID-19 qui a frappé le monde entier. Il en a été de même pour la Pâque de nos amis juifs, ainsi que pour le Carême et la Semaine Sainte des chrétiens. Cette situation nous a tous empêchés de vivre en communauté des moments importants de nos religions respectives. Pas de pèlerinages, non plus, que ce soit à Jérusalem, à la Mecque, à Rome ou à Lourdes.
Cependant, cette situation ne nous a pas empêchés de vivre notre foi, en particulier par la prière et par une attention plus grande à celles et ceux que l’épidémie mettait en grande difficulté du fait de leur santé, de leur âge ou de leurs conditions de vie. Le confinement auquel nous avons été contraints nous a permis de faire un pèlerinage spirituel et un pèlerinage du cœur. Nous avons pu redonner à Dieu la première place dans notre vie, et aussi une place plus importante à notre prochain. Car l’amour de Dieu et la charité à l’égard du prochain sont liés l’un à l’autre.
Au moment où vous allez célébrer l’Aïd-el-Fitr, je forme le vœu que la crise sanitaire actuelle produise de bons fruits dans nos vies personnelles et dans nos communautés respectives. Que notre foi en Dieu le Miséricordieux nous permette de continuer à œuvrer ensemble pour bâtir un monde de paix, de justice et de fraternité.
Soyez assurés, chers amis de la communauté musulmane, de ma prière pour chacun de vous, pour vos familles et vos communautés. Dieu soit béni !


Jean-Louis PAPIN,

Évêque de Nancy et de Toul

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 12:14
Normand d’adoption, le père Denis Chautard est une figure de Vernon, reconnu notamment pour l’aide qu’il apporte aux personnes en difficulté.

Normand d’adoption, le père Denis Chautard est une figure de Vernon, reconnu notamment pour l’aide qu’il apporte aux personnes en difficulté.

Pendant le confinement, des habitants de Vernon (Eure) ont relancé le débat sur la création d’un espace d’inhumation propre aux défunts de confession musulmane. Dans leur sillage, le père Denis Chautard en appelle à « la bienveillance » de la ville où il officie depuis vingt-sept ans.

« Je ne cherche pas la polémique. Simplement à être la voix de la paix » : le père Denis Chautard a pris la plume à deux reprises pour plaider la cause des musulmans auprès de la mairie de Vernon (Eure). Un espace commun pour les pratiquants de l'islam au sein d'un cimetière de la ville, c'est en effet le vœu formulé par certains habitants. Ils veulent pouvoir enterrer leurs morts en suivant leurs rites, dans un contexte où le rapatriement des corps des défunts dans leurs pays d'origine est devenu impossible.

La mairie est contre l'idée d'autoriser un carré informel dédié aux seuls fidèles de l'islam. « À Vernon, les cimetières doivent rester des lieux neutres et laïcs où tout le monde est logé à la même enseigne », a ainsi souhaité le maire François Ouzilleau, lors d'une permanence vidéo fin mars. « La mairie a fait des efforts, en négociant au cas par cas pour que les sépultures soient orientées vers La Mecque, reconnaît Denis Chautard. Mais elle ne veut pas que les tombes soient regroupées ensemble. Pourtant, il me semble qu'à Vernon, c'est possible. »

Attaché au dialogue entre les religions

Prêtre-ouvrier pendant des années, il s'est maintes fois frotté au monde hors de l'église. « Je préfère l'expression prêtre au travail », sourit l'Ardéchois en se remémorant son passé d'informaticien et d'enseignant à Grenoble, Paris et en Normandie. Parce qu'il a foi en « l'unité de la famille humaine », le religieux a fait venir rabbins et imams à Vernon et dialogue constamment avec les représentants de l'islam dans la ville.

Denis Chautard est aujourd'hui l'un des cinq aumôniers des principaux cultes de France officiant à la Préfecture de police de Paris, postes créés après les attentats de 2016 pour apporter un soutien spirituel aux forces de police. « Dans ce contexte et à d'autres moments, je parle avec des musulmans. Et je sais que le regroupement des morts, cela fait partie de la tradition musulmane très ancienne. Le fait que les âmes des défunts

 

Lou Garçon

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 16:58
Bon mois de Ramadan à nos amis Musulmans

Ce jeudi 23 avril 2020 nos amis Musulmans s'engagent dans un mois de prière, de jeûne et de partage : le mois de Ramadan qui est un mois privilégié d'expression de foi et de retour vers Dieu pour les croyants de l'Islam.

Je viens les assurer de ma solidarité car je sais que pour tous les Musulmans sincères c'est une contribution à la Paix et à l'Amour entre les hommes. Dieu Grand et Miséricordieux accueille ce travail des hommes, femmes et enfants qui œuvrent pour que l'Amour sauve le monde.

Comment ne pas se sentir proche de tous ces croyants qui veulent donner le meilleur d'eux-mêmes ?

Je me souviens du témoignage d'un jeune ami Imam qui dans une rencontre inter-religieuse répondait à cette question : Pourquoi Dieu a t'il accepté plusieurs religions ? Tout simplement pour que les hommes "rivalisent" dans le bien !!

Bon et Saint mois de Ramadan à tous mes amis Musulmans !

Que Dieu vous bénisse et que son "visage s'illumine pour vous " !

Denis Chautard

Prêtre à Vernon (Eure)

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