Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Journal de Denis Chautard
  • Journal de Denis Chautard
  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
  • Contact

Recherche

Articles Récents

26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 21:31

Partager cet article

Repost0
12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 09:57
L'église abbatiale de Pontigny n'est pas à vendre ; elle appartient à la commune. Le domaine de l'abbaye, lui, doit changer de main : de la Région à la fondation Schneider. © Jérémie FULLERINGER

L'église abbatiale de Pontigny n'est pas à vendre ; elle appartient à la commune. Le domaine de l'abbaye, lui, doit changer de main : de la Région à la fondation Schneider. © Jérémie FULLERINGER

Aucune surprise au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté. Présidée par la socialiste Marie-Guite Dufay, la Région a voté "pour" le principe d'une cession du domaine de Pontigny à la fondation Schneider, moyennant 1,8 M €. Néanmoins, la vente ne se réalisera que si François Schneider réussit à trouver un "partenaire hôtelier" prêt à investir dans l'Yonne. Le projet de la Fraternité Saint-Pierre, lui, a été écarté, car jugé moins intéressant... et tout aussi risqué.
Deux projets étaient en lice. La fondation Schneider, qui veut élever un hôtel à côté de l'église abbatiale de Pontigny. Et la fraternité Saint-Pierre, qui compte implanter son séminaire de formation des prêtres. Ce vendredi 11 décembre, les conseillers régionaux de Bourgogne Franche-Comté ont voté "pour" le principe d'une cession du domaine de Pontigny à l'homme d'affaires François Schneider.
Vente du domaine de l'abbaye de Pontigny : deux candidats retenus par la Région, verdict en décembre
Propriété de la Région depuis 2003, inutilisé par la collectivité, le domaine abbatial de Pontigny lui coûte plus de 200.000 € de charges d'entretien par an. "Nous avons décidé de nous en séparer. Avec un souhait : que ce lieu absolument sublime devienne, à l'avenir, un lieu attractif, qui draine beaucoup de monde autour d'une destination très belle", explique la présidente Marie-Guite Dufay (PS).
"Pontigny" le musée, la marque, l'hôtel, le restaurant
Selon elle, le projet de la fondation Schneider coche toutes les cases. Il prévoit de mener "sur ce site un grand projet de valorisation touristique et culturelle, avec un musée d'art contemporain dédié, en partie, à l'art cistercien", décrit la présidente. Il prévoit de "valoriser tous les produits qui peuvent être fabriqués sur les terres de Pontigny et de l’abbaye" : "du pain avec le blé", diverses préparations à base de "plantes"... "C'est un projet qui veut valoriser le concept de la terre nourricière, que l'on abîme aujourd'hui mais qu'il faut protéger", expose Marie-Guite Dufay. Autant de produits qui devraient être vendus sous la marque "Abbaye de Pontigny", déposée par la fondation Schneider à l'Institut national de la propriété industrielle en janvier 2020.
Vente du domaine de l'abbaye de Pontigny : le projet de l'homme d'affaires François Schneider jugé "solide" par la Région
À côté de cela, et c'est le nœud du dossier, un complexe hôtelier. "Un hôtel et un restaurant", expose la présidente. "Un bel hôtel, oui, même si je ne sais pas s'il sera de luxe. Et une table qui ne peut être que gastronomique dans un lieu pareil, à côté de Chablis..."
C'est là que les choses se compliquent. Estimé à 1,7 M €, le domaine de Pontigny doit être cédé pour 1,8 M €. Sauf que ce compromis de vente est assorti d'une "clause suspensive" : que la fondation Schneider trouve un "partenaire hôtelier" capable d'investir dans l'Yonne. Alors que la fraternité Saint-Pierre, elle, était prête à payer cash, et à faire un chèque de 2,1 M €.

"Vous, la gauche, allez privatiser le patrimoine régional"
L'opposition s'engouffre dans la brèche. Alain Joyandet (LR), président de la commission des finances, pointe deux "problèmes". D'abord, "la fraternité Saint-Pierre offre davantage d'argent que la fondation Schneider". Ensuite, "les clauses suspensives des deux dossiers ne sont pas du même ordre. Dans le projet de la fraternité, c'est l'avis d'un ecclésiastique, certes de haut rang, mais il n'y en a pas d'autre..."

Vente du domaine de l'abbaye de Pontigny : les réponses aux questions qui peuvent se poser

Côté RN, Julien Odoul estime qu'"il y a une opacité totale sur le dossier. Tout est biaisé depuis le début. Cela fait plus d'un an que tout est déjà ficelé, et pour preuve : l'abbaye de Pontigny a été déposée comme marque par la fondation Schneider en janvier 2020". L'Icaunais accuse Marie-Guite Dufay de "brader le patrimoine régional". "Vous, la gauche, allez privatiser le patrimoine régional pour un projet fumeux et risqué", s'exclame-t-il, qualifiant le projet Saint-Pierre de "concret".

Marie-Guite Dufay n'attendra pas la fumée blanche
Marie-Guite Dufay répond point par point. Elle assume de s'asseoir sur 300.000 €. "Je n’ai jamais dit que le prix serait un élément déterminant. Si la Fraternité a décidé de surenchérir, c'est leur position, mais ce n’est pas cela qui m'amènera à décider. Ce qui m’amène à décider, c'est le projet touristique et culturel porté par la fondation Schneider", qu'elle juge plus "ouvert au public". Elle affirme enfin que les "conditions suspensives" assorties au séminaire sont tout aussi risquées. "J’ai pris mes responsabilités ; j'ai pris des contacts", glisse la présidente socialiste. "Au sein de l'Église, les retours me laissent entendre que les conditions seront vraiment très, très difficiles à obtenir. Il faudra de toute façon, pour la fraternité Saint-Pierre, remonter jusqu’à Rome. Jusqu'à Rome !" Et attendre "deux ans, peut-être trois, peut-être quatre" avant que de la fumée blanche s'échappe du Vatican.

Bourgogne Franche-Comté : pour 2021, la Région adopte un budget record, de presque deux milliards d'euros
La majorité socialiste a voté pour le principe d'une cession du domaine de Pontigny à la fondation Schneider. Le groupe de la droite et du centre n'a pas participé au vote – à l'exception de l'élu icaunais Éric Gentis (Agir), qui a voté pour. Le groupe du Rassemblement national, lui, a voté contre.

Romain Blanc
L'Yonne Républicaine

Lien à la Source


 

Partager cet article

Repost0
6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 23:07
Bas les masques !

A l’heure de boucler « la Bulle du Perreux » nous voici une nouvelle fois confinés Cette situation inédite bouscule nos habitudes, c’est le moins que l’on puisse dire, mais plus encore nos prévisions. Nous formulions inconsciemment le vœu, en entrant dans cette crise sanitaire, que nous en sortirions vite et qu’il y aurait un après. Comme une page qui se tourne, pour ne plus faire comme avant pour certains, dans l’ambition de rattraper le temps perdu pour d’autres. Nous jurions nos grands dieux que nous saurions en tirer des leçons. 
Mais voilà que nous n’en sommes pas sortis ! La crise est plus profonde et durable que nous ne l’imaginions. Après une première vague, la seconde est là, avec son lot d’inquiétudes mais aussi d’épuisements pour beaucoup qui s’étaient engagés sans compter. Il nous faut apprendre à vivre avec et autrement. Les risques de replis et revendications égoïstes, corporatistes ou communautaires, y compris ecclésiaux, ne sont pas minces. Il nous faut faire œuvre de responsabilité collective. Il nous faut renoncer à la prétention d’un savoir et d’une maîtrise immédiate dans la cacophonie d’une Babel moderne et accepter le risque responsable. Les revendications excessives d’une liberté sans mesure sauront-elles se laisser interroger : qu’as-tu fait de ton frère ?  
 
Comme le souligne le pape François dans sa dernière encyclique "Fratelli Tutti" la pandémie « a réveillé un moment la conscience que nous constituons une communauté mondiale qui navigue dans le même bateau où le mal de l’un porte préjudice à tout le monde ». Gageons que ce moment ne s’oublie pas et que la solidarité avec les plus fragiles n'est pas sacrifiée sur l’autel des sauve-qui-peut, des repliements sur soi et des séparatismes faussement protecteurs.  
 
Bas les masques du chacun pour soi et des communautarismes. Nous faisons l’expérience comme le rappelle encore François que « personne ne se sauve tout seul, il n’est possible de se sauver qu’ensemble ».  
Bas les masques de ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités, alors qu’il nous faut apprendre à être vulnérable.  
 
Bas les masques qui prétendaient cacher nos « ego préoccupés de leur image », pour nous permettre de découvrir « cette heureuse appartenance commune, à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères » ! 
 
Veilleur où en est la nuit ? Elle en est à la construction renouvelée de la « maison commune ». La construction d’un temps qui vient qu’il nous appartient d’habiter en sachant être témoins d’Espérance et partie prenante de toutes ces initiatives de solidarité, de fraternité, de générosité porteuses d’avenir.  

Bonne lecture de ce numéro confiné de la Bulle. 
 
Bien fraternellement à chacune et chacun. 
 
 
Henri Védrine, Vicaire général 
Bulletin officiel de la Communauté Mission de France – numéro 14 – novembre 2020 

Partager cet article

Repost0
18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 10:09
Parcours de Formation 2020-2022 proposé par la Mission de France

« Dans un monde de mutations et d’incertitudes,
vivre et proposer la foi chrétienne. »

Pour qui ? Il est ouvert à tous ceux qui, dans une société en mutation profonde, s’interrogent sur comment vivre la foi chrétienne ? Comment en témoigner ? Comment la proposer ?

Pour quoi ? Permettre à des prêtres, des diacres permanents, des laïcs engagés dans la société et dans l’Église, à de jeunes adultes, de prendre du recul, acquérir des outils d’analyse lors d’une formation à la fois théologique et spirituelle pour vivre et engager la foi chrétienne dans les défis d’aujourd’hui.

Un itinéraire : Revisiter les événements fondateurs de la foi et des moments clés de l’histoire chrétienne, où l’Église a été confrontée à de la nouveauté ; décrypter les réponses apportées aux questions nouvelles, et les ajustements opérés, afin de reprendre à notre compte cette aventure de la foi pour la mission dans le monde d’aujourd’hui.

Le calendrier se déploie sur deux années avec 6 weekends et 2 sessions de 3 jours par an. calendrier 2020-2021 ici

La méthode mêle exposés, réflexions de groupe, lecture de textes, prière, liturgie, convivialité, et travail personnel accompagné par un tuteur. Il correspond à 220 heures d’enseignement.
Les intervenants : les formateurs, prêtres, diacres et laïcs, appartiennent en majorité à la Mission de France.

Nouveau Parcours 2020-22
Où ça ?
Les week-ends : Maison de la Mission de France au Perreux sur Marne (samedi 9h30 – dimanche 15h30).
Logement et restauration sur place.
Les sessions (4 jours, comprenant un weekend) Maison de la Mission de France à Pontigny (Yonne).
Logement et restauration sur place.

 

Cliquer sur ce lien pour vous inscrire

 

Parcours de Formation 2020-2022 proposé par la Mission de France
Parcours de Formation 2020-2022 proposé par la Mission de France

Partager cet article

Repost0
23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 16:22
Hommage à Noël CHOUX par Eric PAILLER du Jour du Seigneur
Hommage au Père Noël choux

Ce matin, nous avons appris la disparition du Père Noël Choux, prêtre de la Mission de France et qui fut, notamment pendant une dizaine d’années, producteur du Jour du Seigneur pour l’outremer. Nous perdons un référent spirituel, un grand professionnel, un ami, une personnalité unique.

Posted by Le Jour du Seigneur on Friday, April 10, 2020

Partager cet article

Repost0
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 11:47

Partager cet article

Repost0
15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 07:20
Communauté Mission de France

Communauté Mission de France

Le pape François a reçu, en audience privée, Mgr Hervé Giraud samedi 11 janvier 2020. Un tête-à-tête de 40 minutes, au cours duquel notre archevêque, également Prélat de la Mission de France, a souhaité dresser un état lieux détaillé de ce qui se vit justement à la Communauté Mission de France et d’en présenter les initiatives d’avenir : les prêtres engagés dans un travail professionnel et la gouvernance avec des laïcs.

Un dialogue franc, fraternel, libre, simple qui lui a permis de présenter cette Église participative, synodale et co-responsable. Au cœur de cette rencontre, la volonté de Mgr Hervé Giraud de présenter au Pape cette Église laboratoire qu’est la Mission de France : une “Église en sortie” qui va vers les périphéries existentielles et les périphéries territoriales. En d’autres termes, une Église dans l’esprit de la  “Joie de l’Évangile”, exhortation apostolique émise par le pape François en novembre 2013”.

Retrouvez une présentation détaillée de la mission de la Mission de France dans le document ci-dessous :

« LA MISSION VECUE PAR LA MISSION DE FRANCE

Une inquiétude missionnaire

 « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18, 8).

Cette inquiétude missionnaire ne cesse d’habiter les disciples-missionnaires de la Mission de France : prêtres, diacres, laïcs (hommes et femmes). Dans une société française autrefois chrétienne mais devenue non-chrétienne et même irréligieuse, qui se transforme, laissant au bord du chemin pauvres et migrants ; dans une culture où chacun doit trouver en soi le sens de l’existence et tisser par soi les liens sociaux ; avec une laïcité perturbée par l’installation durable de nouvelles traditions religieuses, la foi chrétienne a-t-elle un avenir ? Comment porter la question de Dieu et celle du salut en Jésus-Christ dans un monde où Dieu est peu entendu, peu attendu, et organisé sans Lui ? Atteinte dans son expression, ses rites, par le péché de l’Église aussi, la foi ne semble plus concerner la grande majorité de nos contemporains. 

 Pourtant, dès l’origine de l’aventure missionnaire, il y a cette confidence : « Une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : ‘Sois sans crainte, continue de parler, ne te tais pas. Je suis en effet avec toi et personne ne mettra la main sur toi pour te maltraiter car, dans cette ville, un peuple nombreux m’est destiné.’ » (Actes 18, 9-10)

 La mission des prêtres en travail professionnel

 Aller vers ce peuple quémander l’hospitalité, partager ses conditions de vie, ses combats et ses échecs, c’est ce qui a amené les prêtres à travailler professionnellement.

Écouter d’abord ce que les gens ordinaires expriment, crient et chantent. Se laisser toucher par leurs recherches et leurs tâtonnements. Balbutier les mots de la foi. Rendre grâce et intercéder sans cesse. Voilà le chemin missionnaire que nous empruntons depuis plus de 70 ans.

Une recherche théologique

 Cette responsabilité de la foi, qui est la grâce propre de la Mission de France, impose une recherche théologique : une théologie pratique, enracinée dans l’existence ordinaire, pour interpréter l’événement chrétien du salut afin qu’il puisse être exprimé dans le langage de la culture d’aujourd’hui, afin qu’il soit réellement inculturé, afin que le Christ Jésus puisse concerner la vie de chacun.

 Cette recherche ne peut se faire sans l’écoute et la confrontation avec d’autres peuples et d’autres Églises qui s’engagent au service de l’humanité. C’est ainsi que depuis longtemps, quelques prêtres et laïcs vivent hors de France, aujourd’hui encore au Maghreb, en Guyane, au Cambodge et même en Chine.

 Un retour de mission

 Cette responsabilité impose aussi un retour de mission : rendre compte de ce que nous vivons et du pourquoi nous marchons. Exprimer ce que nous découvrons et prions. 

 Nous vivons un retour de mission d’abord en direction de celles et ceux avec qui nous lions nos existences. La Parole du salut leur est destinée, l’Esprit repose sur chacun, Dieu ne cesse de s‘approcher d’eux.  

 Dans le même mouvement, nous adressons aussi un retour de mission aux évêques, premiers responsables de la mission, et qui sont à l’origine de la création du séminaire de la Mission de France puis de la Prélature.

 Enfin nous adressons un retour de mission aux communautés chrétiennes dont nous sommes solidaires. Il faut reconnaître que nous sommes loin d’assumer au mieux ce travail. Il y a un travail de réflexion à mener et des pratiques à modifier pour que l’Église soit davantage synodale.

 Une mission inculturée, diaconale et solidaire

 Ce chemin nous oblige à nous lier à nos contemporains et de manière privilégiée à celles et ceux qui ne croient pas en Dieu ou croient autrement. Dans beaucoup d’endroits, nous sommes engagés dans un dialogue exigeant, en particulier avec des musulmans, mais aussi avec des chercheurs scientifiques à travers un réseau international (Réseau Blaise Pascal). D’autres lieux de réflexion existent, à la croisée des enjeux de société et de la question de Dieu : pour des personnels soignants, des enseignants… Ce chemin nous oblige aussi à nous lier aux exclus, dans la vie associative en particulier ; beaucoup sont solidaires de migrants. Il faut également mentionner l’accompagnement de personnes divorcées voire remariées.

 

Vers une prélature personnelle pour mieux associer des laïcs ?

 L’aventure missionnaire de la Mission de France n’a pas la prétention d’assumer toutes les dimensions de la mission de l’Église. Elle se pense comme un signe modeste qui cherche à être authentiquement évangélique. Elle se vit dans le cadre canonique d’une prélature territoriale. Nous pensons aujourd’hui qu’il est pertinent de nous situer dans le cadre de la prélature personnelle voulue par le concile Vatican II. 

 La visée de la prélature personnelle correspond à ce que nous sommes réellement.  Son cadre permet de mieux associer les      fidèles laïcs, compagnons de route de longue date, à la     responsabilité apostolique portée par le Prélat, son presbyterium et ses diacres.  Comme prélature personnelle, la Mission de France veut être fidèle à la mission reçue, convaincue que l’Esprit la devance toujours au cœur du monde. 

 Histoire de la Mission de France 

 La Mission de France a une histoire originale, unique dans l’Église de France comme dans l’Église universelle. Dès les années 1930, l’Église en France prend conscience de la sécularisation de la société occidentale, de la déchristianisation des milieux ouvriers, de la désertification sacerdotale dans le monde rural en France. Le cardinal Suhard, archevêque de Paris, fait alors une proposition pour la mission en France : fonder la Mission de France (consociato cleri saecularis), pour abattre le « mur qui sépare l’Église de la masse, pour rendre au Christ les foules qui l’ont perdu ». 

 Le 24 juillet 1941, l’Assemblée des Cardinaux et Archevêques propose de créer un Séminaire. Le Séminaire lui-même est créé le 5 octobre 1942 à Lisieux. Le contexte est celui de l’Action catholique et de l’engagement des laïcs dans la mission. C’est l’époque de Témoignage Chrétien, de Frère Roger de Taizé, de l’Abbé Godin… etc. Les prêtres devront être des hommes de la mission par le dialogue. De jeunes « apôtres » se mettent au service du monde rural et du milieu ouvrier. La Mission de France veut porter l’Évangile au cœur d’une relation avec ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne. Elle est mise sous le patronage missionnaire de sainte Thérèse de Lisieux. Dès le départ, des femmes proches de la spiritualité de Madeleine Delbrêl se joignent à ce courant missionnaire. 

 Le 1er mars 1954, Rome met fin à l’expérience des prêtres-ouvriers travaillant à temps plein. Mais, le 15 août 1954, Pie XII signe la Constitution apostolique Omnium ecclesiarum sollicitudo et crée, non pas un diocèse, mais la Mission de France, une prélature territoriale nullius (ne relevant d’aucun diocèse), ayant donc son propre territoire (Pontigny) et son prélat ordinaire avec l’abbatiale comme cathédrale. Elle compte déjà 50 équipes dont trois en Algérie et Tunisie. L’Assemblée générale de septembre 1955 regroupe 200 prêtres. Une Loi propre est approuvée le 19 novembre 1955. En 1965 le concile Vatican II autorise à nouveau le travail professionnel pour les prêtres. 

 Après une période difficile (fermeture du Séminaire) la Mission de France reprend son élan. Dès 1976, la prélature élargit son horizon en envoyant des prêtres à l’étranger : Cameroun, Tanzanie, Argentine, Égypte, Chine…etc. Des équipes spécialisées sont envoyées dans les milieux de la mer, du bâtiment, parmi les saisonniers (tourisme, agriculture). En 1986, des équipes ouvertes aux laïcs se créent. 

 Le 18 juin 1988, les évêques de France votent une nouvelle Loi propre conforme au nouveau code de droit canonique : « La Mission de France a pour but de fournir aux ordinaires qui en manifestent le désir une contribution à l’effort missionnaire dans leur diocèse, en particulier pour faire face à des situations missionnaires auxquelles le clergé local ne peut répondre seul (…) : elle constitue un corps missionnaire spécifique de ministres ordonnés au service de l’annonce de l’Évangile. Elle est un des signes par lesquels l’Église réalise une présence originale dans les milieux sociaux et culturels les plus étrangers à la foi en Jésus Christ. » Une Commission épiscopale assiste le prélat dans le gouvernement de la Mission de France, au nom de la Conférence des évêques de France. Si « seuls les ministres ordonnés sont membres de la Mission de France », des fidèles laïcs continuent à être associé à la Mission de

France pour être, avec les prêtres, collaborateurs de l’apostolat confié à la Mission de France.

En 1993 a lieu l’ordination du premier diacre marié.

 En 2002 Mgr Georges Gilson donne naissance à la Communauté Mission de France dans laquelle chaque membre laïc s’engage avec la Mission de France, dans une équipe de mission, avec une lettre de mission, signé du prélat et de l’évêque diocésain concerné. L’équipe de mission engage, pour sa part, le ministère apostolique selon les trois objectif du Manifeste de la Mission  : travailler à la justesse de l’attitude chrétienne, vivre en Église aux lieux de la rencontre et du dialogue, interpréter la foi chrétienne pour aujourd’hui 

La Mission de France en chiffres

94 équipes réparties dans 52 diocèses .

92 prêtres incardinés dans la Prélature Mission de France dont 19 en activité professionnelle  et 6 prêtres au service de la Prélature

15 diacres incardinés ans la Prélature Mission de France 

79 prêtres diocésains associés à la Prélature (Communauté Mission de France)

 22 diacres diocésains associés à la Prélature (Communauté Mission de France)  

Présence à l’international : Algérie, Maroc, Cambodge, Chine

383 laïcs engagés en équipes de mission (Communauté Mission de France)                        

233 laïcs associés à la vie des équipes                                     

9 séminaristes en 2019-2020

2 candidats au diaconat permanent 

 30 participants à l’École pour la mission (parcours bibliques et théologiques)         100 à 150 jeunes concernés par les activités de la Mission de France 

 Lien à la Source

Partager cet article

Repost0
14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 07:25
Monseigneur Hervé Giraud (ici à Auxerre en 2018), prélat de la Mission de France, a rencontré le pape François à Rome, samedi 11 janvier. Photo © Jérémie FULLERINGER

Monseigneur Hervé Giraud (ici à Auxerre en 2018), prélat de la Mission de France, a rencontré le pape François à Rome, samedi 11 janvier. Photo © Jérémie FULLERINGER

 

L'archevêque d'Auxerre-Sens Hervé Giraud a rencontré le pape François, samedi 11 janvier 2020 au Vatican. Un entretien unique au cours duquel il a pu évoquer la Mission de France, dont il est le prélat.

1. Evoquer la Mission de France

Bien qu'archevêque d'Auxerre-Sens, Mgr Hervé Giraud s'est présenté, samedi 11 janvier au Vatican, en tant que prélat de la Mission de France, qui oeuvre sur tout le territoire national et au-delà des frontières, pour venir en aide aux personnes les plus démunies et en marge de la société. Le diocèse catholique au service de la mission, fondé à Pontigny, dans l'Yonne, dans les années 1940, compte 92 prêtres, 15 diacres et près de 400 laïques. Hervé Giraud souhaitait s'entretenir avec le Saint-Père sur la volonté de l'Église d'être "plus souple et accessible".

"Tout ce qui est humain trouve un écho en lui."

mgr Hervé Giraud (à propos du pape François)

2. Un échange "entre deux frères"

Mgr Giraud a été reçu vers 11 heures au Vatican, par le pape François. Au cours d'un entretien d'environ quarante minutes dans l'intimité, en italien et en français, il a expliqué le rôle de la Mission de France au pape François et s'est entretenu avec lui sur sa vision de l'église. "C'était une discussion entre frères. On était vraiment dans la même tonalité et sur la même longueur d'onde", résume Hervé Giraud qui, comme le Saint-Père, prône "une église pauvre pour les pauvres." L'archevêque icaunais qui avait déjà rencontré, par le passé, Jean-Paul II ou Benoît XVI, a vécu sa première rencontre privilégiée avec François. "C'était un moment très émouvant, très profond", commente-t-il.

Rendez-vous. Le 16 mars prochain, l’archevêque d’Auxerre-Sens sera de nouveau amené à rencontrer le pape François lors d’une visite ad limina pour rendre compte de l’état de son diocèse, aux côtés d’une quarantaine d’autres évêques.

3. Un cadeau en référence à Vézelay

Hervé Giraud, qui avait déjà eu l'occasion d'évoquer Vézelay au pape François lors d'une précédente rencontre où ils s'étaient tout juste croisés, lui a rapporté un cadeau icaunais. "Il s'agit du livre Vézelay, chemin de lumière, la grâce d’une basilique. Le pape apprécie particulièrement le chapiteau de Judas qui correspond à sa devise sur la miséricorde". Le Saint-Père pourra donc découvrir l'Yonne à travers l'ouvrage avant peut-être, un jour, de venir visiter les nombreux monuments religieux icaunais.  

L’YONNE REPUBLICAINE

Lien à la Source

 

Partager cet article

Repost0
19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 21:19
Monseigneur Hervé Giraud a rencontré le père de la famille albanaise menacée d'expulsion, ce jeudi 19 décembre. © Marion Boisjot

Monseigneur Hervé Giraud a rencontré le père de la famille albanaise menacée d'expulsion, ce jeudi 19 décembre. © Marion Boisjot

L'archevêque de Sens et d'Auxerre, Monseigneur Hervé Giraud, a rencontré ce jeudi 19 décembre 2019 le père de famille albanais menacé d'expulsion avec sa femme et ses trois enfants. Si les associations de soutien aux migrants de l'Yonne parlent en son nom depuis les premières mobilisations, il a pu, cette fois, raconter son histoire. 

Monseigneur Hervé Giraud a rencontré à Auxerre, ce jeudi 19 décembre à l'évêché, Azim (*). Arrivés d'Albanie il y a 5 ans, lui, sa femme et leurs trois enfants sont aujourd'hui menacés d'expulsion. Le couple a été débouté du droit d'asile, après deux demandes de réexamen étudiées par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et par la cour nationale du droit d'asile. Depuis l'intervention de la gendarmerie de Migennes au centre d'accueil Coallia, où elle résidait, la famille se cache tandis que les associations de soutien aux migrants se mobilisent.

"Je ne suis pas un criminel"

"J'ai été alerté par mon délégué épiscopal, chargé de la pastorale des migrants dans l'Yonne. Nous suivons d'autres dossiers en Puisaye ou dans le Tonnerrois, et j'aime prendre le temps d'écouter ces personnes individuellement, elles me disent des choses de l'humanité par leurs témoignages. Aucune situation ne tue en moi l'attention au prochain", affirme Monseigneur Hervé Giraud, qui avait préparé quelques friandises à offrir à Azim(*) pour Noël. 

Son histoire, Azim la raconte en français, autour d'un thé, aidé par l'archevêque lorsqu'un mot lui manque. "Je ne suis pas un criminel". Ce sont ses premiers mots. "Je ne me suis jamais caché dans ma vie, j'ai toujours respecté les règles, je n'ai jamais eu une seule amende dans mon pays".   

"Je suis impressionné par la solidarité, très touché par les citoyens."

Très vite, il tient à remercier les citoyens de "sa deuxième maison", la France, qu'ils tient en haute estime. "Je suis impressionné par la solidarité, très touché par les citoyens. Je ne pense pas qu'on s'engage autant dans d'autres pays, dans les associations, auprès des migrants. Je les remercie, comme je remercie le centre d'accueil, mes amis français ou non, les assistantes sociales, le conseil général, le district de football de l'Yonne et la Ligue de Bourgogne". 

"La préfecture ne reviendra pas sur les décisions juridiques" 

Pourquoi remercie-t-il le milieu du football ? Parce que malgré sa situation, Azim a créé son association et son club, le FC Aigles Auxerre. "Mon statut ne m'a pas empêché de le faire, ce que je trouve très démocratique. J'ai choisi l'aigle car c'est l'emblème de l'Albanie, mais l'aiglon est aussi celui de Napoléon Bonaparte", dit-il en souriant. "Dans ce club, j'ai toujours voulu transmettre un message de respect aux joueurs. J'ai plein de projets pour l'association, et je ne suis pas quelqu'un qui laisse tomber facilement".

Pourtant, la préfecture de l'Yonne campe sur ses positions. En parallèle de la rencontre secrète entre Azim et Monseigneur Hervé Giraud, une réunion, demandée par Réseau éducation sans frontières, s'est tenue entre les associations de soutien et Tristan Riquelme, directeur de cabinet du préfet.

"D'après l'étude du dossier, examiné par une autorité indépendante, la famille n'est pas menacée en Albanie."

"La position de l'État, c'est la stricte application du droit français. La demande d'asile a été rejetée ainsi que tous les recours déposés, examinés par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, par la cour nationale du droit d'asile ou par le tribunal administratif. La famille ne peut pas non plus bénéficier de la circulaire Valls, car elle ne remplit pas encore les conditions de durée de séjour sur le territoire. Elle ne les remplira qu'en mars 2020. Troisièmement, d'après les conclusions tirées de l'étude du dossier, examiné par une autorité indépendante, la famille n'est pas menacée. L'Albanie n'est pas un pays en guerre, on peut y vivre normalement. Certains français y vont en voyage d'affaires ou faire du tourisme. Prendre la décision de faire rester la famille serait une décision en défaveur de familles réellement menacées", détaille Tristan Riquelme. 

De nouvelles mobilisations en vue

Sur ce dernier point, Azim n'est pas d'accord. "En Albanie, j'étais président du parti de gauche, conseiller municipal, coordinateur d'élections. Dans ce pays, la corruption est une maladie et des groupes criminels empêchent la démocratie. Je pensais que mon parti pouvait changer les choses, mais rien n'a changé. Le parti m'a déçu, je n'étais pas d'accord avec la façon de faire, et cela m'a valu des menaces de mort. Aujourd'hui, si je rentre, ces personnes devenues importantes me menaceront toujours. Je comprends la préfecture. Ils font leur travail, doivent respecter la loi. Mais je ne peux pas accepter d'être expulsé, ni le comportement des gendarmes qui sont intervenus à mon domicile et ont intimidé ma femme. Maintenant, je me sens chez moi en France", affirme Azim.

Dans leur esprit, plus de reconduites à la frontière satisferont les électeurs, mais c'est seulement faire le lit de l'extrémisme.

Lors de la réunion, Erwan Ménard, de Réseau éducation sans frontières, a tenté de faire valoir les actions de mobilisation qui se sont tenues à Joigny et à Auxerre, pour soutenir la famille. "On sent que cela choque tout le monde, on commence à avoir des soutiens politiques. Aujourd'hui, c'est un coup de massue, mais cela nous donne envie de crier haut et fort contre cette inhumanité. De nouvelles mobilisations vont s'organiser".

Une mobilisation vue d'un bon oeil à l'évêché. "La préfecture est prise dans le cadre de la politique générale. La mobilisation est un bon moyen de faire entendre qu'il y a des cas d'exception. Dans leur esprit, plus de reconduites à la frontière satisferont les électeurs, mais c'est seulement faire le lit de l'extrémisme. Lorsqu'on rencontre la personne en face à face, on ne peut plus penser pareil", conclut le délégué épiscopal.

(*) Le prénom a été modifié. 

Lucile Preux
 

Lien à la Source

 

 

Partager cet article

Repost0
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 21:09
Homélie pour les obsèques d'André Blervaque, prêtre de la Mission de France

 « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi je demeure en lui. »

La célébration de l'Eucharistie a été le sommet de la vie chrétienne d'André. C'est sans doute une évidence de dire cela pour un prêtre, mais André l'a porté à son paroxysme.

« La vie des justes est dans la main de Dieu... Ce qu'ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l'épreuve et les a reconnus dignes de Lui. »

André a connu des souffrances qu'il a longtemps cachées et dévoilées par petites touches lors de l'intimité de certaines rencontres. Il s'est ainsi construit une carapace qui l'a mis à distance de beaucoup de ses confrères.

Voici à travers deux textes extraits du livre de la Sagesse et de l'Evangile selon St Jean les deux grandes caractéristiques d'André, homme complexe et attachant, homme paradoxal qui s'est coupé de certains et fortement liés à d'autres.

Le livre de la Sagesse dont nous avons entendu un extrait dans la première lecture est une réflexion sur le sens de la vie. Il y a parfois des blessures qu'on peut trainer toute sa vie. Il y a des souffrances qu'on peut essayer de cacher en se mettant à part, en enfouissant ce mal au plus profond de notre être. On est alors comme André en déficit de relation avec ceux qui devraient être les plus proches. Mais cela ne l'a pas empêché d'être apprécié de ses voisins musulmans, estimé dans cette cité de Nétreville où il a passé près de quarante ans, attendu par les personnes des EHPAD où il a été envoyé en mission.

Dans ses relations André est toujours allé droit au but, sans fioritures. Cela l'a mis en porte à faux avec beaucoup mais cela lui a aussi ouvert les portes des plus humbles, ceux qui ne cherchaient pas à lui imposer quoi que ce soit.

Malgré les difficultés de sa vie, il a toujours conservé l'Espérance, cette espérance chrétienne d'un Dieu qui nous a fait à son image et à sa ressemblance. Il a beaucoup cherché, beaucoup lu, beaucoup écrit.

Je me souviens de discussions passionnantes sur sa compréhension des textes bibliques, sur l'exégèse qu'il faisait lors de nos partages en équipe Mission de France. Le revers de la médaille était son intransigeance sur le mot juste, sur la virgule mal placée.

André était un intellectuel. Pas toujours très pédagogue il faut bien l'avouer mais comment pouvoir désavouer celui qui s'appuyait sur de grands théologiens pour affiner sa pensée.

Le discours sur le pain de vie dans l'Evangile selon St Jean vient illustrer le grand amour d'André pour l'Eucharistie.

Célébrer l'Eucharistie n'avait pour lui rien de plus fort. Cette célébration était codifiée et rien ne pouvait s'écarter du rituel. Ce qui l'amenait parfois à faire des réflexions à voix haute quand quelqu'un (un de ses confrères prêtres ou un autre baptisé) se permettait une petite incartade.

L'unité de la liturgie eucharistique ne souffrait pour lui aucun écart. Il lui est arrivé de ne pas célébrer avec nous lors de rencontres de la Mission de France, par ce que le cadre était changé

L'Eucharistie ne devait être célébrée qu'une fois par jour. C'est ainsi qu'il ne célébrait pas avec nous dans nos rencontres d'équipe lorsqu'il avait une présidence d'Eucharistie à assurer dans la journée avec une autre communauté.

Tout cela nous redit la rigueur de sa vie dans toutes ses dimensions. Une rigueur qu'on ne peut blâmer mais qui a souvent était la source de petits différents, voire de grandes cassures.

Mais je voudrais aussi m'exprimer sur la grande fraternité que nous avons vécu avec lui au cours de ces nombreuses années à Evreux.

André était aussi un bon vivant, généreux, appréciant la bonne chère. Il apportait volontiers une bonne bouteille, un pot de foie gras pour partager avec nous en équipe.

Il avait certes des « coups de gueules » qui nous mettaient mal à l'aise mais aussi des témoignages de rencontres simples et amicales.

André, ce matin, tu ne peux pas me dire d'arrêter, ni me reprendre si j'ai employé un mot inadéquat. Aussi je m'arrête de moi-même en me tournant vers ce Dieu d'amour que tu as cherché à mieux connaître toute ta vie. Je reprends pour cela les mots du psaume

« Seigneur, Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour ceux qui t'appellent, écoute ma prière Seigneur, entends ma voix qui te supplie. »

Amen

Eglise Sainte Thérèse de Nètreville, lundi 7 octobre 2019

 

Max DUBOIS

Diacre de la Communauté Mission de France

 

Lien à la Source

Partager cet article

Repost0