Homélie du dimanche 14 septembre 2025, fête de la « Croix glorieuse »
10 sept. 2025Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (3, 13-17)
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Homélie
« La croix glorieuse… » Quelle drôle d’expression pour cette fête que l’Eglise nous propose de célébrer en ce jour ! « La croix glorieuse… » C’est comme si on disait dans un langage contemporain : « la souffrance joyeuse », « la détresse heureuse »… Il apparaît pourtant à chacun d’entre nous que la souffrance n’est pas joyeuse, que les moments difficiles de notre vie ne sont jamais heureux à vivre… Alors, frères et sœurs, comment comprendre ce dont il s’agit lorsque nous parlons de « croix glorieuse » ?
La croix reste, en elle-même, un instrument de torture, et ne sera donc jamais un objet à vénérer, s’il n’y a pas en même temps la foi en la résurrection de Jésus-Christ !
Cette croix et la souffrance qui l’accompagne n’ont jamais été, pour le Seigneur, un but en soi ; c’est un passage vers la vie, un passage qui annonce la victoire de Dieu sur la mal et sur la mort.
La croix devient glorieuse parce que le Fils de Dieu est ressuscité d’entre les morts ! Le merveilleux Mystère de notre foi chrétienne est de croire que Dieu a tant aimé le monde, qu’Il nous a envoyé son Fils Jésus, comme le proclame l’apôtre Jean.
Jésus, Fils de Dieu, nous a rejoints dans notre humanité avec toutes ses joies et ses espérances, mais aussi ses lourdeurs et ses faiblesses.
Et il nous appelle à dépasser nos peurs, à garder courage, à ne jamais nous laisser enfermer dans les désespoirs et les découragements…
Chacun de nous fait l’expérience de ces « croix » du quotidien, qui nous font mal et nous désarçonnent. Le Christ nous promet que ces souffrances sont des passages, et que nous sommes appelés à renaître, à lutter, à prier, à garder confiance ; et lorsque nous parvenons à dépasser ces angoisses et ces difficultés, nous en sortons plus forts, comme « ressuscités » avec le Christ !
Le Seigneur ne nous abandonne jamais, sa présence d’amour reste fidèle, même lorsque nous n’en avons pas conscience ! Alors, frères et sœurs, cette semaine, soyons particulièrement attentifs aux personnes qui nous entourent, et qui ont besoin de notre compassion, de notre présence, de notre prière. Aidons-les à se relever et à tenir debout !
Osons témoigner auprès d’elles, rayonner et annoncer ce Dieu de Jésus-Christ qui, lui aussi, n’a pas fait l’économie de la souffrance et de la mort, mais qui nous promet la résurrection et la joie de la vie qui refleurit !
Avec l’apôtre Paul, nous pourrons alors affirmer : « Dieu a élevé Jésus au dessus de tout, afin que toute langue proclame : Jésus-Christ est le Seigneur ! » Que la foi, l’espérance et l’amour guident nos pas, en Eglise, au service de nos frères ! Amen.
Alain-Noël Gentil
Prêtre et chanteur
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