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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 07:08

Réflexion de votre serviteur parue dans la revue de "Police et Humanisme" : "Le Veilleur" n°180 de septembre 2020

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Le métier de policier à la lumière de l'Evangile

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 18:17

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 09:04
Les policiers dans la rue pour exprimer leur colère

Depuis 15 jours, les manifestations contre le racisme et les violences policières se succèdent en France. La pression est forte et les réactions parfois maladroites envers les policiers.

« Lors de la matinale » sur RCF ce mardi 16 juin à 7h12, Pauline de TORSIAC a donné la parole à des policiers et à l’un de leurs aumôniers.

Podcast à écouter en cliquant sur le lien ci-dessous.

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 07:45
Les accusations de racisme contre la police sont très mal vécues par les policiers et questionnent le sens de leur mission CLEMENT MAHOUDEAU AFP

Les accusations de racisme contre la police sont très mal vécues par les policiers et questionnent le sens de leur mission CLEMENT MAHOUDEAU AFP

Alors que des manifestations dénoncent des violences policières et pointent la question du racisme au sein de l’institution, des policiers chrétiens et leurs aumôniers expriment un certain désarroi et s’interrogent sur le sens de leurs missions.

Policier et… prêtre. Le père Claude Sirvent a longtemps porté les deux casquettes. Désormais retraité de la police nationale après 36 ans de service, ce prêtre de la Mission de France en activité dans le diocèse de Fréjus-Toulon, est l’aumônier national de l’association « Communauté chrétienne des policiers de France-Police et Humanisme ».

Amertume face aux accusations

Après avoir achevé sa carrière au grade de commandant et exercé un temps au sein de la direction générale de la police nationale, il ne cache pas une certaine amertume face aux accusations auxquelles font face l’institution et ses anciens collègues. Car, pour lui, il ne fait aucun doute que la police n’est « ni raciste, ni violente mais républicaine », même s’il ne nie pas la possibilité de comportements individuels violents ou racistes qui doivent être sanctionnés et combattus.

Reçus par l’intérieur, les syndicats policiers en colère

Le major de police Simon-Marcel Martinon, qui a la particularité d’être diacre depuis son ordination pour le diocèse de Paris en octobre dernier, évoque, lui, des policiers heurtés par les critiques virulentes à l’encontre de l’institution. Ce Français originaire de la Martinique, qui compte plus de 30 ans d’expérience, assure n’avoir jamais subi directement de racisme au sein de la police. En revanche, il raconte avoir déjà repris un collègue une fois sur le terrain après un « comportement limite ».

« Au service du prochain et de la société »

En lien avec de nombreux policiers, le père Claude Sirvent s’alarme aussi d’un sentiment d’abattement. « Ces accusations touchent profondément le cœur des policiers, chrétiens ou non, souligne-t-il. Car notre mission première est d’être au service du prochain et de la société, d’être des gardiens de la paix. Quand les policiers interviennent dans les quartiers difficiles – et je l’ai fait moi-même – c’est d’abord pour porter secours. » Selon lui, les forces de l’ordre ne se résument pas à la répression et sont aussi en première ligne pour « consoler ».

Le père Denis Chautard, aumônier catholique de la préfecture de police de Paris, partage ce ressenti. Lors de la dernière messe mensuelle pour les policiers parisiens, mardi 9 juin, il a entendu l’émotion « du commissaire jusqu’au gardien de la paix ». Ces accusations reposent la question du sens de la mission de policiers qui se sentent profondément mal aimés, même s’ils ont été applaudis pour leur engagement après les attentats de 2015.

« L’essentiel de nos missions consiste à défendre les plus faibles et les victimes qui appellent au secours, insiste Hervé Deydier, ancien président de Police et Humanisme, à la retraite depuis trois mois après 35 ans de service en Ile-de-France. Pendant le confinement, la plupart des interventions ont concerné des violences conjugales par exemple. » Avec passion, celui qui a dirigé un commissariat pendant sept ans, rappelle que ces missions de secours sont à la source de la vocation des policiers.

Le témoignage par l’exemple

Les accusations de racisme passent plus mal encore chez les policiers chrétiens, souligne le président de l’association Police et humanisme Georges Gasperini, retraité depuis trois ans, sans évidemment revendiquer l’exclusivité du refus du racisme dans la police. « Le cœur de notre message chrétien porte justement sur le fait que quelque que soient notre couleur de peau et nos origines, nous sommes tous frères », insiste cet ancien commissaire central de Marseille, qui rappelle que la police reflète aussi la diversité de la population française.

Il raconte également qu’en 40 ans de carrière, il n’a jamais été confronté à des comportements ouvertement racistes mais il concède qu’il peut y avoir parfois « dans l’action des propos inappropriés » qu’il faut bannir.

Violences, bavures : des policiers racontent

En référence notamment au mouvement des gilets jaunes, Hervé Deydier estime que la société est de plus en plus violente envers les policiers. « Cela n’excuse en rien des éventuelles violences de la part de policiers mais cela montre dans quel état d’esprit ils se rendent au travail le matin, souvent la boule au ventre. » Il confie que sa foi l’a aidé « en reconnaissant dans l’autre, même le plus violent, le visage du Christ. »

Mais quel rôle peuvent jouer les policiers chrétiens, qu’ils assument ouvertement ou non leur foi ? Le diacre policier Simon-Marcel Martinon tente, lui, au quotidien de mettre sa foi en pratique dans l’exercice de son métier. « Nous sommes dans un État laïc, je ne fais pas de prosélytisme et je suis avant tout un professionnel, prévient-il. Mais, le témoignage passe aussi par la façon d’être, le souci de l’autre et du bien commun. Je crois que cette attitude interpelle et peut, peut-être, à un moment donné remettre un collègue dans la bonne attitude. »

 

Arnaud Bevilacqua

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 12:05

Article paru ce jour dans la revue du Diocèse de Paris : « Paris Notre Dame »

Les Policiers à Paris durant le confinement

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 13:35
Noël à la Maison Marie-Thérèse à Paris le 5 décembre 2019

Noël à la Maison Marie-Thérèse à Paris le 5 décembre 2019

Le Père Noël CHOUX, Prêtre de la Mission de France, a été aumônier national de la Communauté Chrétienne des Policiers de France (« Police et Humanisme ») de 2007 à 2018, aumônier de la Délégation Ile de France de Police et Humanisme de 2007 à 2017 et aumônier catholique à la Préfecture de Police de Paris de 2016 au 31/12/2017.

Noël nous avait prévenus : je ne serai plus là à Pâques ! Il est mort ce vendredi Saint à 2H du matin dans son sommeil ! Quel symbole (le jour de la mort du Christ) ! Après avoir été en communion (silencieuse) avec tous ses frères prêtres pour la Pâques de Jésus Jeudi Saint 9 avril à 19h !

Il a été emporté par la maladie contre laquelle il luttait depuis le printemps 2019. Le dernier mot qu’il a pu épeler à Fred OZANNE, Prêtre de la Mission de France, venu lui rendre visite à la maison Jeanne Garnier samedi 4 avril, avec un laser fixé à ses lunettes projeté sur un tableau de lettres : M…E…R…C…I…  Ensuite il s’est endormi. Quel message extraordinaire ! MERCI Noël !

Il m’avait confié lors de l’une de mes dernières visites ces trois mots qui étaient devenus son horizon « Lâcher Prise » et « Abandon » !

Il était tellement heureux que son roman-témoignage puisse être publié avant son départ : « Jusqu’à la tendresse – en mission derrière le rideau de fer » aux éditions Enteleki. La tendresse de Dieu était devenue la lumière de sa route et de ses nuits !

Voici le message qu’il nous avait donné à la Pentecôte à Pontigny le 15 mai 2016 alors que nous fêtions avec lui ses 70 ans et ses 43 ans d’ordination :

« Plusieurs attendaient que je rappelle, une fois de plus, les trois composantes d’une vie réussie. Alors, sur leur demande, les voici :

La première, c’est le grain de folie. Le grain de folie qui fait espérer contre toute espérance, qui fait entreprendre sans avoir des certitudes et qui donne la confiance au-delà de tous les doutes. Le grain de folie qui fait rêver et oser.

La deuxième, c’est la rigueur. La folie sans la rigueur, ce serait n’importe quoi, la voie ouverte à toutes les initiatives les plus farfelues et irréalistes. Et surtout, aucune action ne serait menée jusqu’au bout. Elle calerait au premier obstacle et à la première difficulté.

Et la troisième, c’est celle qui permet aux deux premières de tenir ensemble, de ne pas s’opposer l’une à l’autre, c’est la tendresse. Pas une tendresse au rabais, ni une mièvrerie de quatre sous, mais une vraie tendresse qui fait naître un regard positif sur chacun.

Ces trois ingrédients, je les partage avec vous tous, quelle que soient vos croyances. C’est cela qui nous unit et qui nous a rassemblés. « Ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas » comme disait Paul Eluard.

Pour ceux et celles d’entre vous qui partagent avec moi la foi chrétienne, ces trois ingrédients ne sont pas étrangers à notre foi.

Cette folie, elle à l’image de celle de notre Dieu, qui donne son amour à l’humanité, qui aime chaque homme et chaque femme quelle que soit sa vie, et qui va jusqu’à envoyer son Fils partager notre vie, de la naissance à la mort. Il n’y a pas de vie chrétienne sans cette folie, qui se décalque sur celle de notre Dieu.

Cette rigueur, elle s’enracine sur celle de Jésus, qui va aller jusqu’au bout se sa mission, qui va témoigner de l’amour de son Père face à tous ceux qui veulent le faire taire, et qui va partager jusqu’à notre mort pour que nous ayons la vie.

Cette tendresse, elle prend sa source dans la tendresse même de Dieu, dans cette tendresse que notre Dieu offre à chaque femme et à chaque homme qu’elle que soit sa vie. Notre Dieu est un Dieu de tendresse.

Grain de folie, rigueur, tendresse, voilà un beau programme pour chacun et chacune d’entre nous, pour inventer un avenir à l’image de ce que nous avons vécu ensemble ce week-end. Un avenir où chacun ait sa place et soit heureux, les petits comme les grands, avec nos différences. L’avenir peut sembler parfois sombre, mais si nous l’inventons ensemble, il deviendra lumineux. »

Noël sera inhumé dans l’intimité familiale au cimetière de Pontigny (Yonne) dans la semaine de l’octave de Pâques. Une messe sera célébrée à Pontigny après le déconfinement.

Qu’il repose en Paix !

Que la tendresse de Celui auquel il a donné sa vie nous donne de vivre – à notre tour – ce formidable message d’Amour et de Vie !

Belles Fêtes de Pâques en communion avec Noël qui nous précède dans la Vie en Dieu !

 

Denis CHAUTARD

Prêtre de la Mission de France

Aumônier de la Délégation Ile de France de Police et Humanisme

 

Marcel MARTINON

Policier et Diacre Permanent du Diocèse de Paris

Président de la Délégation de Police et Humanisme Ile de France

 

Vendredi Saint 10 avril 2020

Cliquer sur le fichier pour télécharger le texte du message

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 22:13
Frédéric Veaux était arrivé à la tête de la préfecture des landes le 7 janvier 2019.  ARCHIVES PASCAL BATS/ "SUD OUEST"

Frédéric Veaux était arrivé à la tête de la préfecture des landes le 7 janvier 2019. ARCHIVES PASCAL BATS/ "SUD OUEST"

Le préfet des Landes, Frédéric Veaux, sera nommé mercredi midi, après le conseil des ministres à la tête de la Direction générale de la police nationale (DGPN). 

L’information a été donnée ce mardi, en milieu d’après-midi, par nos confrères du Point : le préfet des Landes Frédéric Veaux a été reçu par le président de la République, Emmanuel Macron, pour se voir confier le poste de patron de la police. À 63 ans, "Frédéric Veaux succède à Éric Morvan, dont Le Point avait annoncé la démission surprise début janvier, au poste de directeur général de la police nationale. Il a été reçu ce mardi matin par Emmanuel Macron et sa nomination devrait être annoncée officiellement à l’issue du conseil des ministres prévu mercredi."

Frédéric Veaux a fait carrière dans la police nationale où il a notamment occupé les fonctions de directeur central adjoint du renseignement intérieur puis de directeur central adjoint de la police judiciaire et Inspecteur général de la Police Nationale. Avant d’arriver dans les Landes il y a un an, il était en Mayenne, pour sa première nomination en tant que préfet.

 

Lien à la Source

 

Biographie :

 

Frédéric VEAUX

Né le 08/07/1956 à Talence (Gironde)

Maîtrise en droit

Ecole nationale supérieure de la police : promotion Fernand CHAUDIERES

Officier de l’ordre national de la Légion d’honneur

Officier de l’ordre national du Mérite

1982 – 1984 : Ecole nationale supérieure de la police

01/08/1984 : chef du groupe criminel et des stupéfiants au service régional de police judiciaire de Lille

16/12/1985 : adjoint au chef de la brigade de recherche et d’intervention de l’antenne de police judiciaire de Nice

11/07/1988 : chef du groupe de répression du banditisme de l’antenne de police judiciaire de Nice

18/03/1991: chef de la brigade de recherche et d'intervention de l’antenne de police judiciaire de Nice

01/12/1995 : chef de la division des stupéfiants et du proxénétisme au service régional de police judiciaire de Marseille

27/04/1998 : directeur du service régional de police judiciaire d’Ajaccio

14/08/2000 : directeur du service régional de police judiciaire de Lille

18/06/2001 : chef de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiants à la direction centrale de la police judiciaire

19/11/2001 : chef de la division nationale anti-terroriste à la direction centrale de la police judiciaire

03/06/2006 : sous-directeur chargé de la lutte anti-terroriste à la direction centrale de la police judiciaire

01/11/2008 : sous-directeur chargé de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière à la direction centrale de la police judiciaire

06/04/2009 : directeur central adjoint de la police judiciaire chargé de la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière

18/01/2010 : directeur central adjoint du renseignement intérieur

23/07/2012 : conseiller technique du directeur central de la police judiciaire

03/06/2013 : directeur central adjoint de la police judiciaire

17/05/2016 : préfet de la Mayenne

07/01/2019 : préfet des Landes

29/01/2020 : Directeur Général de la Police Nationale (DGPN)

 

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 20:32
Emmanuel Macron, le 14 janvier 2020. (GEORGES GOBET / AFP)

Emmanuel Macron, le 14 janvier 2020. (GEORGES GOBET / AFP)

Lors d’un déplacement à Pau, le chef de l’Etat a évoqué « des comportements qui ne sont pas acceptables ».

L’exécutif infléchit sensiblement son discours. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement ce mardi 14 janvier « des propositions claires pour améliorer la déontologie » parmi les forces de l’ordre.

Alors que la police fait face à de nouvelles accusations de violence, le président de la République a évoqué lors d’un déplacement à Pau « des comportements qui ne sont pas acceptables ». Sans « généraliser » ces comportements, le chef de l’Etat ne veut pas que « cela atteigne la crédibilité et la dignité » des « professionnels des forces de sécurité intérieure » et « pour cela il ne faut avoir aucune complaisance ».

 « En aucun cas, je ne veux que ce sujet vienne cacher la violence profonde qui existe dans notre société et dont les forces de sécurité intérieure sont les premières victimes », a cependant mis en garde Emmanuel Macron, qui a par ailleurs déploré « la violence et le nihilisme politique » qu’expriment selon lui certains manifestants.

« Avant d’être respectueux, encore faut-il être respecté »

Deux jours après avoir déjà rappelé les forces de l’ordre à leur professionnalisme et à leur déontologie, Christophe Castaner a également enfoncé le clou en consacrant, lundi, une bonne partie de ses vœux à la police nationale au devoir « d’exemplarité », à « l’éthique » et à un « usage juste et proportionné de la force » au cours d’une visite à l’école nationale supérieure des officiers de police (Ensop) de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne). « On ne fait pas de croche-pied à l’éthique », avait-il ajouté, en référence à la vidéo du croche-pied d’un policier à une manifestante jeudi.

 « Avant d’être respectueux, encore faut-il être respecté », a répondu le secrétaire national du syndicat Alliance en charge de la province, Benoît Barret, mardi sur Franceinfo. « Personne ne peut tolérer les violences. Mais dans la grande majorité des cas, elles sont effectuées dans le cadre de l’exécution de la force publique », a-t-il assuré, estimant que « la profession de policier est la plus surveillée ».

Plusieurs enquêtes ouvertes

Les images du croche-pied d’un policier, comme d’autres filmées lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites, ont pour certaines donné lieu à l’ouverture d’enquêtes judiciaires. Et ont provoqué une nouvelle vague d’accusations de violences policières, un terme réfuté depuis plus d’un an par l’exécutif et le début de la contestation des « gilets jaunes ».

En ce début d’année, elles s’ajoutent à la mort d’un père de famille de 42 ans travaillant comme livreur, le 3 janvier, victime d’une asphyxie avec une fracture du larynx, aux abords de la tour Eiffel après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par plusieurs policiers lors d’un contrôle routier houleux. Sa famille a été reçue mardi par le ministre de l’Intérieur.

Le Nouvel Observateur et l’AFP

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 17:44
Eric Morvan démissionne de ses fonctions. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Eric Morvan démissionne de ses fonctions. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Sa gestion du maintien de l’ordre lors de la crise des « gilets jaunes » était critiquée. Son entourage affirme qu’il quitte ses fonctions par « choix personnel ».

Le patron de la police nationale Eric Morvan, dont l’action a été notamment confrontée aux critiques dans la gestion du maintien de l’ordre lors de la crise des « gilets jaunes », va quitter ses fonctions pour partir en retraite, a-t-on appris de sources concordantes mercredi 8 janvier.

Agé de 62 ans, Eric Morvan était à la tête de la direction générale de la police nationale (DGPN) depuis août 2017.

Pur produit de la « préfectorale », Eric Morvan, passé par la préfecture de police de Paris, fut le directeur adjoint du cabinet de Bernard Cazeneuve à Beauvau d’avril 2014 à septembre 2016.

Il « a décidé de partir. Les raisons tiennent à un choix personnel », a-t-on appris dans son entourage.

« Le DGPN a effectivement demandé à faire valoir ses droits à la retraite. Il en a informé le ministre de l’Intérieur depuis plusieurs semaines », a indiqué à l’AFP l’entourage de Christophe Castaner.

« Ne pas céder aux sirènes du découragement »

L’annonce de son départ, rendue publique par « le Point », faisait l’objet de rumeurs insistantes depuis plusieurs semaines au sein du ministère de l’Intérieur.

Sous sa direction, la police nationale a eu à gérer plusieurs attentats djihadistes, la gestion critiquée du maintien de l’ordre dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » ou encore une importante vague de suicides en 2019 (59).

LIRE AUSSI > Plongée dans une police au bord de la crise de nerfs

Sur fond de grogne sociale, Eric Morvan s’est aussi attelé à résoudre plusieurs chantiers sensibles comme le paiement des heures supplémentaires ou l’organisation du temps de travail des policiers.

Dans un courrier de vœux adressé à ses pairs, préfets, que l’AFP a pu consulter, Eric Morvan souhaite « à (son) successeur/(sa) successeure toute l’énergie nécessaire pour conduire le grand paquebot qui a mobilisé tout [son] engagement au cours des 31 derniers mois ».

« Je souhaite surtout à tous les policiers de ne pas céder aux sirènes du découragement face à l’adversité plurielle mais au contraire d’affirmer leur fierté d’appartenir à une très belle institution, quelles que soient les difficultés », a-t-il encore ajouté.

La nomination du nouveau directeur général de la police qui prendra la tête de quelque 150 000 fonctionnaires devrait intervenir rapidement, a-t-on appris de sources concordantes.

Si les noms de plusieurs hauts fonctionnaires circulent, membres du corps préfectoral ou issus de la maison « police », le choix de l’exécutif ne serait pas encore tranché, ont avancé ces sources.

L’OBS avec l’AFP

 

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 08:46

Interview de Simon Marcel MARTINON, Diacre et Major de Police à Radio Notre Dame lundi 30 décembre 2019

Interview de Simon Marcel MARTINON à Radio Notre Dame

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