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  • : Journal de Denis Chautard
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  • : Journal de Denis Chautard, Prêtre de la Mission de France, Retraité de l'Education Nationale, Secrétaire de l'Association d'Entraide aux Migrants de Vernon et Aumônier Catholique des personnels de la Préfecture de Police de Paris
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 13:32

femmes

« Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l'Eglise.

Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l'avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien.

Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière.

Cependant, dans le monde d'aujourd'hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l'Evangile, la vigueur du corps et de l'esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s'est amoindrie en moi d'une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m'a été confié.

C'est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d'Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m'a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l'élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l'amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Eglise de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu'elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l'élection du Souverain Pontife.

Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l'avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée à la prière.

Du Vatican, 10 février 2013

Benoît XVI »

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:51

MesseMarek1

« L’Eglise est solidaire de tout le peuple tunisien qui souffre suite à l’attentat contre sa liberté, son droit au pluralisme et à la dignité » déclare à l’Agence Fides le Père Jawad Alamat, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Tunisie, condamnant le meurtre de Chokri Belaid, le responsable de l’opposition tué hier dans une embuscade (voir Fides 06/02/2013).

« Nous présentons nos condoléances à la famille, à son parti et surtout au peuple tunisien » affirme le Père Alamat qui qualifie Belaid de « voix libre qui s’est toujours battue contre la violence politique ».

Le prêtre décrit ainsi la réaction populaire au meurtre de l’homme politique : « l’attentat est vécu comme une agression contre un peuple tout entier et non pas contre une seule personne. C’est ce que j’entends répéter par les hommes de la rue et dans les commentaires repris par les moyens de communication ».

"Nous sommes peut-être à un tournant"

Face aux manifestations en cours dans toute la Tunisie, le Père Alamat affirme : « nous nous trouvons face à un tournant, peut-être plus important que celui du 14 janvier 2011 (chute du Président Ben Ali NDR). Sur l’Avenue Bourghiba, différents partis sont présents mais c’est surtout le peuple qui s’est rassemblé spontanément afin de manifester contre cette action ignoble. L’épouse de Belaid est écrasée par la douleur mais elle ne s’est pas enfermée chez elle et a été l’une des premières à manifester ».

« L’Avenue Bourghiba est un lieu symbolique mais c’est toute la Tunisie qui est descendue dans la rue pour protester du sud au nord. Cela signifie que la conscience populaire en a assez de la violence politique » poursuit le Père Alamat.

« Trop longtemps le gouvernement a laissé faire les violents au nom du respect d’une liberté d’expression mal comprise. On ne peut plus l’accepter » affirme le prêtre en rappelant les actes de violence qui ont précédé l’homicide d’hier.

« Prions pour que le sang versé serve à construire une Tunisie moderne, pluraliste, démocratique et pacifique » conclut le Père Alamat.(Fides)

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 15:36

Evêque d'Alep   

Le chef de l’opposition syrienne a renouvelé son appel au dialogue avec Damas. Ahmad Moaz al-Khatib veut négocier une transition politique. Il a invité Bachar al-Assad à épargner à la Syrie davantage de souffrances et a proposé lundi 4 février d'ouvrir des négociations avec le vice-président Farouk al-Chareh comme représentant du régime de Damas pour chercher une issue au conflit meurtrier dans le pays.

               al-Watan met en doute l'offre de dialogue du chef de l'opposition

               Au moment où la proposition de Ahmed Moaz al-Khatib a reçu l'aval de Washington, mais aussi des deux principaux alliés de Damas, la Russie et l'Iran, le régime de Bachar al-Assad n'a toujours pas réagi officiellement à cette ouverture qui a suscité des réserves au sein même de l'opposition. Mais le quotidien proche du pouvoir al-Watan a estimé que, malgré son "importance politique", l'offre arrivait avec "deux ans de retard" et ne suffisait pas pour que M. Khatib soit considéré comme "un négociateur acceptable".

               Alep souffre

               Selon l’ONU le conflit a couté la vie à plus de 60 000 personnes en deux ans. Tous les jours les violences continuent de faire des morts à travers le pays. La ville d’Alep est particulièrement touchée. La population vit dans la terreur et l’angoisse selon Mgr Antoine Audo, évêque chaldéen d’Alep et président de Caritas Syrie. Manuella Affejee l’a interrogé sur la situation dans la deuxième ville du pays. Il était à Rome à l’occasion du synode de l’Eglise chaldéenne qui s’est tenu au Vatican il y a quelques jours

 Ecouter l’interview avec Real Player

Ecouter l’Interview en MP3

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 08:55

 

Voici une présentation de la musique du Film Home de Yann ARTHUS BERTRAND, musique créée par Armand AMAR : un « chef d’œuvre » ! 

              Home est un film documentaire sorti le 3 juin 2009 simultanément dans de nombreux pays, écrit et réalisé par Yann Arthus-Bertrand et produit par Luc Besson.

              Ce documentaire saisissant sur l'état de la Terre vue du ciel, montre la pression que l'homme fait subir à l'environnement et les conséquences que cela entraîne sur le changement climatique.

              Yann Arthus-Bertrand ne le présente pas comme un film catastrophe mais comme un message d'espoir, en rappelant qu'il reste 10 ans pour agir.

             Ce film est disponible  gratuitement sur Internet

 Lien vers le Film Home

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 09:07

Florence-Cassez-a-Paris

 

Voici ce qu’écrivait pour “La Vie” Natalia Trouiller, il y a bientôt un an,  le 15 février 2012 !

MEXIQUE: L'AFFAIRE CASSEZ ENTRE LES MAINS D'UN PRÊTRE?

Alors que la Cour suprême mexicaine doit statuer une nouvelle fois sur le cas de la Française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour enlèvement et séquestration et qui crie son innocence, un article du journal français La Voix du Nord révèle qu'un prêtre mexicain pourrait bien détenir la clé de la libération de la jeune femme. Le père Pedro Arellano,de la pastorale sociale et pénitencière de Mexico, qui suit le dossier de la jeune femme depuis des mois et soutient avec force la thèse d'un complot de la police, détiendrait en effet des preuves de l'innocence de la jeune femme, selon maître Franck Berton, l'avocat français de Florence.

Le père Pedro Arellano a confirmé la chose dans un entretien à la Voix du Nord: "Elle n'a pas seulement eu un procès inéquitable, mais aussi sur l'aspect criminel, nous avons les preuves de son innocence complète". Problème: ces preuves ne sont pas utilisables, selon le prêtre, à cause de la façon dont elles ont été obtenues: "Ce rapport est secret parce que certains témoignages, de policiers notamment, ont été reçus sous le sceau de la confession. Ces gens-là nous ont dit que nous serons délivrés du secret de la confession le jour où le président Calderon et le ministre Genaro Garcia Luna auront quitté le pouvoir. Ce jour-là, nous serons autorisés à le rendre public".

Pedro Arellano est un personnage controversé. Travaillant depuis plusieurs dizaines d'années auprès des justiciables mexicains écrasés par une justice extrêmement corrompue, il a aidé des centaines de personnes à sortir de prison. Parfois en délicatesse avec sa hiérarchie qu'il n'hésite pas à accuser de collusion avec le pouvoir ("Le plus difficile, c'est la hiérarchie catholique, qui est très proche du gouvernement mexicain et tente de diffamer le travail de la pastorale et moi personnellement..."), il a été récemment démis de ses fonctions au sein de la pastorale pénitencière, avant d'être réintégré quelques mois plus tard sous la pression du peuple.

En attendant, le cas de la jeune Française doit repasser devant la Cour suprême mexicaine, où un juge moins corrompu que les autres, selon le journal des Français du Mexique, pourrait statuer favorablement à sa demande de libération. Mais les déclarations du père Arellano sèment le trouble et vont dans le sens de ceux qui réclament la fin de l'absolu secret de la confession.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 11:39

Le continent dispose d'importantes ressources en eau. Il manque en revanche les infrastructures de distribution et d'assainissement qui permettraient aux populations d'accéder à l'eau potable.

Dans son sous-sol, le continent africain recèle 660 000 kilomètres cubes de réserves d'eau. Cette ressource est cent fois supérieure à la quantité d'eau en surface. Et pourtant, 330 millions d'Africains, soit 40 % de la population, n'ont pas accès à l'eau potable, rappelle le quotidien espagnol El País. Selon des chiffres de la Banque africaine de développement, il faudrait que l'Afrique consacre l'équivalent de 11,5 milliards d'euros par an pour créer ou renforcer des infrastructures de distribution et d'assainissement. Et si l'eau existe, certaines nappes sont enfouies en profondeur, rendant délicat et coûteux tout projet de creusement.

Le graphique ci-dessous montre ainsi que d'énormes nappes dans les zones sahariennes se situent à une profondeur de plus de 50 mètres. Il s'agit notamment d'eaux "fossiles" très anciennes (des millions d'années), mais qui ne se renouvellent pas.

 

Afrique2

L'accès à l'eau potable devient d'autant plus aigu que les populations urbaines augmentent rapidement. Le pourcentage de citadins devrait passer de 44 à 57 % entre 2010 et 2040, selon l'Association africaine de l'eau. Mais de fortes inégalités subsistent entre les principales métropoles dans l'approvisionnement en eau des habitants [voir graphique]. Alors que Le Caire (17,6 millions d'habitants) a un taux d'approvisionnement de 95 %, une ville comme Lagos (capitale économique du Nigeria) dont la population se situe entre 15 et 17 millions d'habitants fournit l'eau à moins de 65 % de ses citoyens.

 

Afrique1

L'ONU a inscrit dans son programme, intitulé Objectifs pour le millénaire, l'accès à l'eau potable à 80 % de la population mondiale.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 18:58

Voici un “flash Mob” des jeunes de Campinas (Brésil) qui annoncent les Journées Mondiales de la Jeunesse  de l’été 2013 à RIO de JANEIRO au cours d’une journée d’octobre 2012. Ca va « bouger «  aux JMJ de RIO » !

L'archidiocèse de Campinas (en latin, Archidioecesis Brasiliapolitanus) est une circonscription ecclésiastique de l'Église catholique au Brésil.

Son siège se situe dans la ville de Campinas, dans l'État de São Paulo.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:12

 

Coup de projecteur sur un film qui devrait séduire aussi bien les enfants et les ados que leurs parents. Il s'agit du nouveau film de Samuel Collardey, "Comme un lion". C'est l'un de nos coups de cœur cette semaine.

« Mitri a 15 ans et vit dans un village au Sénégal. Comme tous les jeunes de son âge, il joue au foot en rêvant du Barça et de Chelsea. Lorsqu'un agent recruteur le repère, Mitri croit en sa chance. Mais pour partir à l'assaut des grands clubs européens, il faut payer. La famille se cotise et s'endette pour l'aider. Une fois à Paris, tout s'écroule : Mitri se retrouve abandonné sans un sou en poche, et ne peut imaginer affronter la honte du retour au village. Une odyssée faite de débrouilles commence alors. Mais son rêve de foot le rattrapera au coin d'une rencontre. »

Jean-Claude Mbvoumin est président de l'association Foot Solidaire. L'association recueille chaque année 200 enfants venus d'Afrique alors que la FIFA approuve 13.000 recrutements "légaux" de jeunes africains.

"Les enfants sont des marchandises qu'on vend, qu'on exploite" affirme Jean-Claude Mbvoumin  

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:13

Bartholomée

Monsieur le Président du Conseil européen, Monsieur Herman van Rompuy

Monsieur le Président de la République française, Monsieur François Hollande

Monsieur le Président de la République de la Côté d’Ivoire, Monsieur Alassane Ouattara

Votre Altesse Sérénissime, le Prince Albert II de Monaco

Monsieur le Président du World Policy Conference, Monsieur Thierry de Montbrial

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Estimés participants,

Chers amis

S'il est une certitude que notre époque puisse nous offrir, c'est qu'elle donnera de la matière aux historiens du futur. Ils pourront établir des parallèles avec la première mondialisation qui a conduit aux guerres fratricides du XXème siècle, ou encore avec le tournant du XVIIème qui, avec la fin des guerres de religion, fut marqué par le début de l'ascension européenne. Quoi qu'il en soit, il y a de fortes chances pour que l'historiographie future considère notre période comme une rupture.

La perplexité qui prédomine aujourd'hui conforte cette hypothèse. Les thèmes qui seront traités dans les jours qui viennent dans ce colloque relèvent ainsi de questionnements plutôt que de réponses, de doutes plutôt que de certitudes.

Vingt ans après l'effondrement du système communiste, la crise économique a brisé les certitudes sur la capacité auto-régulatrice du système capitaliste. La gouvernance économique paraît ainsi comme une nécessité. Cela dit, on voit mal comment instaurer une gouvernance économique globale sans un pouvoir politique à la même échelle. L'unification de l'humanité, cet éternel idéal, paraît pourtant de plus en plus éloignée aujourd'hui, au moment où les grands équilibres mondiaux se dessinent à nouveau, où les conflits et les tensions s'accentuent et où émerge un monde multipolaire fragmenté.

Dans ce cadre, les anciennes alliances qui paraissaient fort solides il y a quelques années commencent à s'affaiblir. L'Europe et l'Amérique semblent suivre des trajectoires divergentes. L'Union européenne elle-même vit une crise profonde. Incapable de garantir à ses citoyens une place privilégiée parmi les sociétés du monde, elle voit son ciment matérialiste se déliter, ce qui ne rend que plus visible son déficit spirituel.

Plus à l'est, les tensions s'accentuent au Moyen Orient, là même où se trouve l'un des foyers de la civilisation occidentale. La région constitue l'un des grands enjeux géopolitiques de notre époque. La descente aux enfers du dépositaire d'une large partie de l'histoire de notre civilisation détruit dès lors quelques unes des racines les plus solides de l'expérience européenne.

 

Sur un autre terrain plus global, les inquiétudes que l'on ressent depuis plusieurs années sur l'environnement ne font que s'accentuer. La crise économique monopolise l'attention en l'orientant vers le court terme et en la détournant des préoccupations de moyen ou de long terme. Or, c'est surtout à ces deux échelles temporelles que ces questions peuvent se poser.

Alors, quelle boussole trouver au sein de ces tempêtes? Sans doute le sens de l'histoire, la capacité à discerner les différents cycles entrecroisés dans lesquels s'inscrit notre quotidien.

Cela dit, une approche purement intellectuelle ne saurait suffire. La connaissance historique doit faire partie d'un thème plus large, touchant au grand nombre. Elle doit s'ouvrir sur la mémoire collective. En ces temps de transition et de rupture, la mémoire collective constitue une ressource essentielle. Or, depuis un siècle, l'humanité détruit les ressources mémorielles plus rapidement encore que les ressources naturelles. Portons par exemple le regard sur la géographie des populations en Méditerranée orientale comme elle se présente aujourd'hui et selon les témoignages d'il y a à peine un siècle. La complexité religieuse et linguistique qui la caractérisait, la mosaïque des peuples, la diversité des paysages, tout cela a été réduit comme une peau de chagrin - et avec lui le souvenir de la succession des Etats, des migrations et des invasions, de la splendeur de civilisations, des tragédies d'une histoire mouvementée. Cette mémoire qu'on peut encore trouver ici ou là, dans les monuments des cités ou dans les récits des communautés, constituait et constitue toujours une école vivante de comportement collectif face aux aléas de la Géo économie, de la Géopolitique et de la Géostratégie. Il est impératif de la protéger.

Dans ces grands fonds de mémoire collective, les religions jouent un rôle fondamental. Outre la longue lignée historique dans laquelle ils s'inscrivent, les cultes ont le grand avantage de s'adresser à tous, riches ou pauvres, érudits ou illettrés, citadins ou ruraux.

Parmi les grandes institutions religieuses, le Patriarcat œcuménique de Constantinople occupe, par son histoire, une place unique. Au fil des énormes bouleversements souvent traumatisants qu'il a du affronter en deux millénaires, notre Patriarcat a toujours su rester actif, preuve s'il en est qu'il est possible de survivre et de transmettre un témoignage de civilisation à travers les âges. Par sa seule existence, notre Institution contribue à donner du sens et de l'espoir à un monde angoissé, qui cherche aujourd'hui son chemin. Dès lors, nous pensons que toute gouvernance se doit de prendre en considération la complexité du monde, en lui redonnant les outils nécessaires propres à la protection de son pluralisme. Le premier de ces outils est le dialogue qui est le seul susceptible de limiter le phénomène de fragmentation auquel nous sommes confrontés. Nous nous proposons donc d’être des acteurs de ce dialogue afin de faciliter la rencontre, l’échange, le partage des mémoires collectives. Le principe de base de toute bonne gouvernance n’est pas si éloigné des propos du Christ qui déclare : «Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites le vous-mêmes pour eux » (Mt 7, 12).

Sa Sainteté le Patriarche OEcuménique de Constantinople Bartholomée 1er

A Cannes, le 8 décembre 2012

 

http://www.metropolegrecque.fr/

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:19

Moyen Orient
            Nouvelle étape du pèlerinage de confiance sur la terre : une délégation de Taizé a entamé une visite de quatre jours à Istanbul, pour la fête de l’Epiphanie. Immédiatement après la 35° Rencontre européenne qui s’est tenue ces jours derniers à Rome (du 28 décembre au 2 janvier), le prieur, frère Aloïs, est parti pour la Turquie avec un groupe d’une centaine de jeunes de plusieurs pays et de frères de la Communauté œcuménique. Ils rencontreront notamment le patriarche orthodoxe, Bartholoméos 1er, et prieront avec les chrétiens d’Istanbul.

              Les premiers contacts entre Taizé et le Patriarcat Œcuménique de Constantinople remontent aux années 60. Le fondateur de la communauté, frère Roger, avait rendu visite en 1962 au Patriarche Athënagoras. Celui-ci lui avait offert une icône de la Vierge Marie qui se trouve toujours dans la chambre du Frère Roger à Taizé. Depuis, il y a eu d’autres visites et d’autres contacts, d’autant que Bartholoméos 1er a toujours manifesté un grand intérêt pour les activités de Taizé. C’est lui qui a invité Frère Aloïs à Istanbul cette année.

Ambiance morose pour les communautés chrétiennes

              Un rayon de soleil pour les communautés chrétiennes de Turquie confrontées à de nombreuses difficultés. Selon des estimations, il ne resterait plus que 90 000 chrétiens en Turquie, dont 24 000 catholiques, une goutte d’eau dans un océan musulman. Surveillés de près par le gouvernement, ils ont parfois le sentiment d’être des citoyens de seconde classe, dans une région qui a été l’un des berceaux du christianisme. Les chrétiens souffrent surtout de la non-reconnaissance juridique de leurs institutions, ce qui les laisse à la merci de la bureaucratie et des administrations locales. L’été dernier, après trois années de procédure judiciaire, la Cour de cassation de Turquie a donné tort au monastère syrien-orthodoxe de Mar Gabriel, cœur spirituel du peuple syriaque, en l’accusant d’occuper abusivement ses terres. Cette décision a créé un choc auprès de toutes les communautés chrétiennes du pays.

               A Istanbul, les jeunes pèlerins de Taizé seront accueillis par des familles chrétiennes. Au programme de leur séjour, la célébration des Vêpres ce jeudi soir en l’église gréco-orthodoxe de la Sainte-Trinité, au centre d’Istanbul, une prière animée par les chants de Taizé, vendredi soir, en l’église arménienne catholique de Saint-Jean-Chrysostome et les Vêpres de la fête de l’Epiphanie samedi soir au Phanar, siège du Patriarcat Œcuménique. Samedi soir, des chrétiens et leurs amis musulmans organiseront des rencontres conviviales dans divers endroits de la ville.

Ecoutez frère Aloïs interrogé avant son départ de Rome par notre confrère de la rédaction italienne, Fabio Colagrande :

Ecouter l’Interview de Frère Aloïs en MP3

 Ecouter l’Interview de Frère Aloïs à l’aide de Real Player

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